Bonjour !
Merci aux fidèles revieweuses :
Missterre, P'tite Lylyss, Lia Sail, lily forever, Cloé, 'Lisbeth, lillyjade, Whizzbee et ninoubulle.
R.A.R
P'tite Lylyss : Merci pour ta review ! Et oui, tout s'est plutôt bien passé avec les parents… Mais je m'en serais voulue si j'avais fait un truc dramatique… et puis ce ne sont pas des nouvelles catastrophiques que nous deux zozos ont annoncées ! Les parents sont tjs compréhensifs, enfin, en règle générale ! Bises. Nyny's.
Cloé : Merci beaucoup pour tes DEUX reviews ! Tu l'as fait exprès pour montrer ton impatience ou tu ne t'en es pas rendue compte ? lol En tout cas, je suis contente que tout ça te plaise toujours ! Bises. Nyny's.
'Lisbeth : D'accord, alors je peux me permettre de t'appeler Trelawney maintenant ! Donc, ma chère Sibylle, un grand merci pour ta dernière review, ravie de voir que tu en as postée une deuxième ! J'espère que la suite te plaira. Bisous. Nyny's.
Whizzbee : Merci, merci ! Bon, d'un côté, je suis contente que ma fic te « repose » un peu ! Mais d'un autre côté, ça m'inquiète aussi ! Cette fic serait-elle trop calme ? lol Bon, rassure-toi, je ne vais pas déclencher une tuerie dès le prochain chapitre pour remédier à ça ! Maintenant, pour le film, je l'ai trouvé bien, mais bon… Il en manque des choses… Et Remus, qui est quasi' absent et quasi' muet ! Quand au septième livre, ah ! Un seul mot : magique ! Bises à toi. Nyny's.
ninoubulle : Merci pour ta review ! J'espère que la suite te plaire, et que ma plume (a papote, ça va de soi ! ;-) ) continuera à te plaire ! Bises. Nyny's.
ATTENTION : Veuillez lire la note en fin de chapitre, c'est IMPORTANT et elle pourrait peut-être vous intéresser…
Bonne lecture !
Chapitre XXIV
Le lendemain matin, Céline préparait le petit-déjeuner dans la cuisine quand un raclement de gorge se fit entendre. Elle se retourna et sourit à sa mère.
"Bonjour ! Bien dormi ?
- Et bien, on peut dire ça, répondit Valérie. Même si ton père et moi avons pas mal parlé après nous être couchés.
- C'est sûr qu'après les révélations d'hier soir, ça ne m'étonne pas trop. J'espère que le bilan de votre conversation a été plutôt bon ? Demanda-t-elle avec un léger sourire.
- Oui, il l'a été. Je ne dis pas qu'il ne va pas va falloir un petit temps d'adaptation pour digérer toutes ces nouvelles, mais… mais vous êtes fait l'un pour l'autre, il n'y a aucun doute là-dessus."
Valérie se servit ensuite un bol de lait chaud et vint s'asseoir en face de sa fille.
"Remus n'est pas levé ?
- Non, la pleine lune est dans une semaine, alors il faut qu'il se repose au maximum.
- C'est un homme très courageux. Je me souviens d'Edouard, le frère de Charles… Je ne l'ai pas vu beaucoup, mais à chaque fois, c'était un modèle de gentillesse… Remus semble être pareil.
- Il l'est, assura Céline. Ce n'est pas pour rien qu'il s'est retrouvé dans la maison Gryffondor, c'est là que vont les plus courageux !"
Sa mère acquiesça d'un signe de tête, puis continua :
"Erin est vraiment adorable. On ne l'a pas entendue cette nuit !
- Oui, cette nuit, ça a été ! Rit Céline. Mais ce n'est pas tout le temps comme ça !
- Rassure-toi, elle va trouver son rythme, il faut juste un peu de temps. Je me rappelle, pour toi, tu as du mettre trois mois pour faire tes nuits.
- Oh, ça ne nous laisse plus que deux mois alors !"
Un silence passa, quand Valérie reprit la parole, quelque peu tendue :
"D'ailleurs, en parlant d'Erin… Heu… 'Line, je peux te poser une question disons… assez personnelle ?
- Oui, vas-y, répondit-elle, les sourcils froncés en se demandant ce qu'allait lui demander sa mère.
- Voilà, c'est à propos de… Tu me réponds si tu veux ou pas, bien sûr. Mais comme j'ai cru comprendre que tout ne s'est pas très bien passé les premiers temps entre toi et Remus… Et je pense ne pas me tromper, mais tu n'avais jamais fait l'amour avec un homme…"
La jeune femme la regarda, les yeux ronds comme des soucoupes.
"Maman, qu'est-ce que tu…
- Et bien, en tant que mère, j'aimerai simplement savoir comment ça s'est passé !"
Sans le vouloir, Céline éclata brusquement de rire, et mit plusieurs longues secondes à se calmer.
"Et bien, dit-elle, ça… ça s'est très bien passé.
- Mais, ce que je voudrais savoir, c'est que… vous n'étiez pas vraiment ensemble à ce moment, non ? Donc, te connaissant, ça m'étonne que tu ais acceptée aussi rapidement ! Après tout, ce n'étaient pas les conditions idéales pour une première fois !"
Céline se mit à rougir brusquement en repensant à leur toute première nuit ensemble et plongea son regard dans son propre bol de lait. Elle n'allait tout de même pas expliquer à sa mère les poussées d'hormones qui avaient aidé à « faciliter le contact »…!
"Maman, il y a eu des… des circonstances qui ont fait que… ça devait se passer comme ça. Et ça s'est passé, et j'en garde un excellent souvenir ! Tu n'as aucune raison de t'inquiéter là-dessus, vraiment."
Elle porta une cuillérée de céréales à sa bouche. Valérie continuait de la fixer, légèrement dubitative.
"Maman, écoute. Je comprends que tu te poses des questions, mais de toute manière, Remus et moi sommes liés. Alors même si nous n'étions pas vraiment ensemble à ce moment-là, le lien qu'il y a entre nous à fait en sorte que… que tout se passe le plus naturellement du monde."
Sa mère acquiesça d'un signe de tête, mais resta muette.
"Bon, d'accord, soupira la jeune femme d'un ton théâtral, si je devais noter les performances de Remus sur une échelle de un à dix, je lui accorderai un douze, avec félicitations du jury en plus, ça te va ?"
Sa mère avala sa gorgée de lait de travers et se mit à tousser :
"Mais… 'Line, je…
- Oui ? J'ai dit quelque chose…? Fit innocemment Céline."
Elles se regardèrent toutes les deux quelques secondes, puis éclatèrent de rire.
"Tu es rassurée ?
- Oui, ça va aller. Mais tu me connais, je suis ta mère et…
- Et tu t'inquiètes pour moi, oui, je sais, fit-elle en posant sa main sur la sienne. Quoi de plus normal d'ailleurs ?"
A ce moment, Maky et Finy firent leur apparition dans la cuisine.
"Madame ! Mais vous auriez du nous laisser faire le petit-déjeuner ! S'exclama Maky.
- Oh non, je suis passée vous voir sur le canapé, et vous dormiez comme des loirs, alors je n'allais pas vous réveiller !"
- Ils sont vraiment adorables, nota Valérie. J'en avais vu, chez Charles. Vous les avez libérés ou… ?
- Non, pas encore, répondit Céline, alors que Finy lui jetait un regard réprobateur. Quoi ? On en a déjà parlé, dit-elle à l'elfe. Il n'y a aucune raison pour qu'on ne vous libère pas, et vous pourrez très bien rester avec nous ! Rien ne changera… A part que vous serez libres. Libres de faire ce que vous voulez. Partir. Rester.
- Madame a sans doute bu trop de vin hier soir, rétorqua Finy avec un sourire narquois.
- Oh oui, c'est sûr qu'en allaitant Erin, je suis autorisée à boire ! Mais Finy, tu fais d'énormes progrès ! Nota-t-elle ensuite. Tu viens d'insinuer que j'avais forcé sur la boisson ! Bravo !"
Pour toute réponse, l'elfe se plaqua les mains sur la bouche avec des yeux horrifiés, et se rua vers un placard, sans doute pour se cogner dedans, mais Céline le rattrapa par le poignet, de justesse.
"Finy, tu n'as pas à te punir pour ça, dit-elle d'une voix douce, mais ferme. Alors même si je n'aime pas ça, je… je t'ordonne de ne pas réessayer de te punir, de quelque manière que ce soit, quand tu diras quelque chose de soi-disant insultant, c'est clair ?
- Je n'ai pas voulu dire ça, madame ! Je n'ai pas voulu !
- Je le sais, voyons ! Dit-elle en souriant. Alors, tu respecteras ce que je viens de te dire ?"
Finy hocha la tête en signe d'affirmation. Alors qu'elle se relevait, Céline entendit un « pop » en direction du salon.
"Quelqu'un vient d'arriver, je vais voir, dit-elle à sa mère.
- Vient d'arr… Quoi ? Mais… La sonnette ? S'étonna sa mère.
- C'était le bruit d'un transplanage, maman, fit-elle en sortant."
Elle traversa le couloir et tomba nez à nez avec… Rogue !
"Bonjour, dit-il d'un signe de tête, avisant sa tenue de nuit d'un bref coup d'œil.
- Bonjour, répondit-elle d'un ton neutre, ne voulant pas s'énerver dès le matin.
- Je viens vous apporter ceci, dit-il en sortant de sa poche une petite bouteille de verre et en la lui tendant.
- Merci, fit-elle en la prenant.
- Il serait peut-être mieux que je vous l'envoie par hiboux par la suite.
- Bien sûr, cela vous évitera de vous déplacer. Et pendant que vous êtes là, j'aurais un service à vous demander. Maky ! Appela-t-elle sans attendre de réponse, et la petite elfe apparue. J'aurais besoin de la lettre que j'ai écrite il y a deux jours."
Maky claqua dans ses doigts et une enveloppe tomba dans ses mains, qu'elle donna à Céline.
"Merci. Tenez, dit-elle à Rogue. Si vous pouviez donner ceci à Miss Granger, c'est important."
Rogue prit l'enveloppe, y jetant un regard inquisiteur, comme s'il craignait qu'elle lui explose à la figure.
"Pour vous évitez de demander et de paraître trop curieux, sachez que c'est en rapport avec la convocation de Remus au ministère de la magie. Vous savez, celle dont vous êtes en partie responsable, acheva-t-elle avec un ton douloureusement ironique, tout en le fusillant du regard."
Elle n'avait pas pu s'empêcher. Pourtant, malgré que Remus lui ait dit que se provoquer à chaque fois ne servait à rien –et elle savait au fond d'elle-même qu'il avait raison-, voir Rogue devant elle lui rappelait cette fichue convocation, seulement distante d'une dizaine de jours.
Ils se regardèrent en silence pendant plusieurs secondes. Enfin, Rogue reprit la parole :
"Le professeur Dumbledore vous a sans nul doute fait part de mon regret.
- Votre regret, dit-elle avec un sourire rempli d'amertume. Oui, merci beaucoup, Severus, ça va sûrement nous aider à faire en sorte que cette Dolorès Ombrage ne sépare pas notre famille !"
Elle se tut un instant, mais reprit devant son silence :
"Je ne comprends pas ! Ca fait je ne sais combien d'années qu'il y a eut cette blague stupide, et ce n'était même pas Remus le fautif ! Comment pouvez-vous être aussi bêtement rancunier ? Comment n'avez-vous pas pu penser que tout ça irait jusqu'aux oreilles du ministère ? Ca ne vous a pas suffit de lui faire perdre son travail, c'est ça ?"
Valérie sortit de la cuisine et arriva à côté de sa fille, avisant Rogue d'un œil curieux et interrogateur.
"'Line, il y a un problème ?
- Maman, voici Severus Rogue, professeur de potions à Poudlard, dit la jeune femme d'une voix hachée, qu'elle essayait pourtant de rendre naturelle. Severus, voici ma mère."
Valérie passa un rapide regard entre Rogue et sa fille, puis tendit la main vers Rogue.
"Ravie de vous rencontrer."
Rogue regarda la main tendue en levant un sourcil, puis la serra :
"Moi de même, répondit-il d'un ton raide"
Il se retourna ensuite vers Céline et lui dit, la voix légèrement cassante :
"Je sais que mes regrets ne vous aideront pas. C'est donc pour ça que j'ai accepté de continuer à vous préparer la potion. Parce que voyez-vous, cela, ma chère, peut vous être utile. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser mesdames, je vais retourner à Poudlard. Et je donnerai ceci à Miss Granger."
Céline et lui se jaugèrent un bref instant.
"Très bien, souffla-t-elle finalement. Merci pour la lettre. Et merci pour… la potion. C'est très gentil à vous."
Il hocha simplement la tête en guise de remerciement. Il commença à vouloir transplaner, quand il sembla se raviser, et se tourna vers elle une dernière fois pour murmurer, les lèvres si serrées qu'elle eut du mal à l'entendre :
"Bonne chance pour votre convocation. "
Et il transplana.
"Alors c'est lui le fameux Severus Rogue. Un homme vraiment étrange… Nota Valérie."
Céline ne répondit pas et se contenta d'un vague murmure affirmatif.
"C'est pour Remus ? Fit sa mère en montrant le flacon.
- Oui, la potion Tue-Loup. Il faut qu'il commence à en prendre dès aujourd'hui, jusqu'à samedi prochain."
Un cri de bébé se fit entendre dans la chambre.
"Ah, ta petite-fille a faim, sourit-elle en donnant la potion à sa mère. Je vais la chercher."
La jeune femme se rendit dans la chambre et ouvrit pour la porte, pour découvrir Lupin, debout, en train de câliner sa fille, qu'il avait prise dans ses bras.
"Elle t'a réveillé ?
- J'étais déjà en train, mais mademoiselle à achever le travail un peu plus rapidement, répondit-il. Bonjour, ajouta-t-il en lui déposant un baiser sur les lèvres.
- Bonjour, bien dormi sinon ?
- Oui. Je ne t'ai pas entendue te lever. Oh… Elle a faim ! Fit-il en déposant Erin dans les bras de la jeune femme, alors que la petite avait recommencé à crier à pleins poumons. Quel organe, on peut dire que ça réveille !"
Céline éclata de rire et ils se rendirent dans la cuisine. Remus salua Valérie et les elfes de maisons, alors que Céline se mettait à allaiter sa fille.
"Au fait, on a reçu ça ce matin, dit-elle en lui montrant la petite bouteille en verre. C'est ta potion Tue-Loup.
- Oh… Rien de tel pour se mettre en appétit dès le matin, ironisa Remus. Severus l'a envoyée par hibou ?
- Non, il est passé l'apporter lui-même.
- Severus est venu ici ? S'étonna-t-il.
- Oui, et tu l'as raté de peu.
- Ca c'est bien passé ?
- Rassure-toi, je n'ai pas essayé de l'étrangler.
- C'était tout juste, pourtant, lança sa mère."
Remus pencha la tête en jetant un regard de reproches à Céline.
"Ne me fais pas cette tête-là ! Dit-elle.
- Quelle tête ?
- Celle du « Je t'avais bien dit que ça ne servait à rien de vouloir lui arracher les yeux ». Bien sûr que je sais que ça ne sert à rien. Mai quand cet homme, qui m'a traitée de sale moldue, qui a traité notre enfant de bâtard, qui t'a traité de monstre, qui a essayé de te faire arrêter par les Détraqueurs, qui t'a fait perdre ton travail et qui est en partie responsable du fait que tu es convoqué au ministère pour la garde d'Erin, débarque dans mon salon, essaye de comprendre que je n'ai pas forcément envie de l'accueillir avec un bouquet de fleurs !
- Je le comprends tout à fait, répondit-il. Mais…
- Et arrête de jouer à celui qui n'en veut à personne, coupa-t-elle. Ce n'est pas moi qui, il y a quelques mois de ça, suis allée dans son bureau tard dans la soirée pour lui remettre les points sur les « i » !"
Valérie tourna la tête vers Lupin avec rapidité :
"Oh, vous avez fait ça ? Dit-elle avec un air impressionné. Vous cachez bien votre jeu dîtes donc !"
Remus ne pu s'empêcher d'afficher un léger sourire.
"Je ne lui ai rien fait. Juste deux ou trois mots de recommandations. Rien de bien méchant.
- Mais Severus m'a fichue la paix après, ajouta Céline. Tu peux être très persuasif quand tu veux…"
Alain arriva alors dans la cuisine.
"Ah, vous êtes déjà tous debout ! Bonjour Maky ! Finy ! Comment allez-vous les tourtereaux ?
- Bien, merci, répondit Remus. Et vous ?
- Oh, bien aussi ! Et toi, ma petite loupiotte ? Fit-il en se penchant vers Erin.
- Loupiotte ? Répéta Valérie.
- Oh… Je ne vous ai pas froissé au moins ? Demanda-t-il à Remus.
- Non, il n'y a pas de problème, dit-il en souriant.
-Tu devrais la prendre maintenant, dit Céline en désignant la fiole. Au moins tu pourras manger après, ça te changera le goût.
- Oui. Alors, santé ! Fit ironiquement Lupin en levant la potion, avant de la boire. Toujours aussi répugnant…
- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Alain, visiblement intéressé.
- La potion Tue-Loup, dit Lupin.
- Ah, ça commence aujourd'hui ? C'est vraiment passionnant !
- C'est la première fois que quelqu'un trouve ça passionnant, nota Remus en riant.
- Oh, mais c'est tout nouveau pour moi ! Et tout ce que vous avez raconté, c'est vraiment fantastique : l'école, les baguettes, les elfes de maisons, les licornes, le Chemin de Traverse… On se croirait dans un roman !"
Valérie, Céline, Remus, Maky et Finy le regardèrent avec scepticisme.
"Ben oui, c'est vrai ! Je suis sûr que si vous mettez cette histoire entre les mains d'un bon écrivain, ça aurait des chances de devenir un succès planétaire, croyez-moi !"
Dans l'après-midi. Ils étaient tous dans le salon, Erin dans les bras de son père, plus Muriel qui était revenue les voir, et discutaient du mariage.
"C'est bien beau de dire début août, mais il faudrait fixer une date, dit Valérie. Nous sommes déjà le 25 juin, tout de même !
- Accio calendrier ! Lança Remus. Et bien, on en avait plus ou moins vu une, en fait… Le samedi 6 août. Ca nous laisse six semaines pour tout préparer.
- Tout préparer ? Dit Alain. C'est-à-dire ?
- Trouver le lieu. Le mage qui pourra nous marier. Un minimum de décoration. Voir si tous les invités sont disponibles ce jour-là. Les costumes, répondit Remus.
- Mais avec la magie, ça devrait aller vite, sourit Céline. Et puis, nous serons une vingtaine en tout, ce n'est pas énorme. Et…"
Elle s'arrêta de parler et regarda le calendrier avec des yeux horrifiés.
"Maman. Tu as bien dit qu'on était le 25 aujourd'hui ?
- Oui. Pourquoi, il y a un problème ?
- Heu… Non… Rien… Chéri, je pourrais te parler cinq minutes, s'il te plaît, ajouta-t-elle vers Remus."
Celui-ci fronça les sourcils, et se laissa entraîner dans la cuisine.
"Qu'est-ce qui se passe ?
- Il n'y a pas quelqu'un qui devait venir le 25 à quinze heures faire sa visite médicale ?"
Lupin ferma les yeux de consternation.
"Oh non, souffla-t-il. Charles…
- Oui, Charles ! Ma mère va vouloir le tuer ! Quelle heure est-il ?
- Et bien il est… commença Remus en levant son bras."
Soudain, un cri se fit entendre dans le salon.
"… quinze heures, finit-il avec une grimace."
Ils sortirent dans la cuisine et se ruèrent dans le salon, où l'atmosphère était aussi légère que du caramel mou… Charles avait le teint pâle et semblait pétrifié, regardant tour à tour Muriel et Valérie. Les deux femmes étaient debout. La première affichait un visage légèrement contrarié, mais la deuxième semblait sur le point d'exploser. Quand à Alain, il regardait Céline et Remus avec espoir, implorant du regard qu'on lui explique ce qui était en train de se passer.
"Heu… Maman, papa… Voici mon gynécomage, Charles Donovan, lança Céline avec un sourire crispé et le ton aussi léger qu'elle pu.
- Aaaaaah ! Fit Alain. Je comprends mieux maintenant…
- C'est ton gynécomage ? Demanda Valérie. C'est lui qui t'a suivie pendant ta grossesse ? C'est lui qui t'a aidée à mettre ma petite-fille au monde ?
- Oui, et il nous a beaucoup aidés, dit-elle doucement. Et il est ici pour le suivit après accouchement. Donc… Charles, on va aller dans la chambre, on sera mieux, non ?"
Charles hocha simplement la tête et s'empressa de quitter le salon. D'un discret coup d'œil, Céline fit signe à Muriel et Alain d'essayer de calmer Valérie.
Dans un silence pesant, Céline se plaça sur le lit, jetant un regard inquiet vert Remus, alors que Charles commençait à étaler le gel bleuté sur son ventre.
"Vous le savez depuis quand ? Demanda-t-il alors.
- Depuis lundi. Muriel se doutait de quelque chose à propos de Remus, et elle m'en a parlée. Pour me convaincre, elle m'a montrée une photo sorcière… D'elle et… de vous. J'étais assez surprise sur le moment. Elle aussi d'ailleurs…
- Le monde est petit, ricana Charles. Donc, Valérie est votre mère. Oui, c'est vrai, maintenant que je le sais, il y a un petit air de ressemblance. Mais… elle n'a pas l'air ravie de me revoir, plus que Muriel… Ce qui est assez bizarre…
- Disons que, après votre séparation, c'est elle qui s'est occupée de Muriel. Et celle-ci n'était pas vraiment au mieux de sa forme. Une loque, pour reprendre les mots exacts de ma mère. Donc…
- Donc elle m'a pris en grippe, termina Charles en soupirant."
Il laissa passer un silence, puis reprit :
"Sinon, rien de particulier à me dire au sujet de votre état ? La potion pour perdre vos kilos à l'air de marcher !
- Oui, c'est vraiment bien, répondit-elle.
- Parfait. Et tout va pour le mieux, dit-il en enlevant ses mains de son ventre et en nettoyant le gel avec sa baguette. Voyons la petite maintenant, ajouta-t-il en se dirigeant vers Remus avant de prendre Erin dans ses bras et de la coucher sur le lit. Vos parents sont arrivés depuis longtemps ?
- Hier, dans la soirée.
- Et vous leur avez parlé ? De tout ?
- Oui, répondit Remus. Ca nous a valu de nous coucher assez tard.
- Je vous crois… Et ils ont bien réagi ?
- Disons que l'on s'attendait à pire… Mais dans l'ensemble, ça a été.
- Tant mieux… Tant mieux… La petite va très bien, dit-il en la prenant dans ses bras. Je crois que je vais pouvoir vous laisser. Et il vaudrait mieux que je transplane d'ici. Je ne veux pas créer de malaise.
- Ce n'est pas de votre faute, fit Lupin. Et on va se charger de régler ça.
- Bien sûr, ça ne remet pas en cause votre invitation au mariage, ajouta Céline. D'ailleurs, vous seriez libres le 6 août ?
- Le 6… Oui, je crois que ça devrait aller ! Ma femme est déjà ravie à l'idée de vous rencontrer ! Bon… Je vais y aller. Je vous contacterai pour le prochain rendez-vous. Et bonne chance avec… Fit-il avec un mouvement de tête vers le salon."
Ils acquiescèrent. Charles redonna Erin à Lupin, puis se volatilisa en un léger « pop ».
"Pourquoi est-ce que c'est ta mère qui fait toujours le plus d'histoires…? Demanda Remus avec un sourire amusé.
- Elle est comme ça ! Et ne commence pas avec ma mère, c'est clair ? Je ne veux pas de cliché genre « belle-mère VS gendre » !
- Je n'ai rien dit ! Se défendit Remus en levant les mains."
Ils se regardèrent quelques secondes, avant de rire légèrement.
"Il ne vaut mieux pas s'engueuler maintenant, dit Remus. Surtout pour ce genre de bêtises.
- Je suis d'accord.
- Même si… la réconciliation vaut toujours le coup…
- Remus… Soupira-t-elle en levant les yeux au ciel, sans cesser de sourire.
- C'est de ta faute. Tu me prives. Et avec la pleine lune dans une semaine, je vais devenir intenable.
- Oh, mon pauvre petit loup chéri, ironisa-t-elle.
- Moque-toi. On va voir qui aura le dernier mot pendant la nuit de noces… Fit-il avec un regard de prédateur qui la cloua sur place.
- Heu… Oui… Bien sûr… Mais… mais ce n'est pas le moment de parler de ça, balbutia-t-elle, avant de quitter la chambre."
Elle arriva dans le salon, bientôt suivie de Remus, et trouva un silence quelque peu surprenant. Ses parents et Muriel relevèrent la tête en les voyant.
"Tout va bien ! Je suis en pleine forme et Erin aussi ! Lança-t-elle.
- Il est parti ?
- Heu… Oui. Se faire étrangler par une de ses anciennes connaissances n'était pas vraiment dans son programme de la journée, répondit la jeune femme, optant pour l'humour ironique, dans l'espoir que cela apaise les tensions.
- Rassure-toi, je n'aurais pas été jusque là, rétorqua sa mère avec sarcasme. C'est juste que… enfin, il faut que tu tombes sur lui, spécialement !
- Je ne pouvais pas savoir que c'était le premier amour de Muriel. Je ne l'ai appris que lundi dernier. Maintenant, tout ce que je peux dire, c'est que c'est un excellent gynécomage, qui nous a vraiment épaulé Remus et moi pendant les derniers temps de la grossesse. Je… Je ne sais pas si vous connaissez Albus Dumbledore ?
- C'était un ami de Charles, répondit Muriel. Il m'en parlait souvent. Un grand sorcier, apparemment. Il… Il était professeur, c'est ça ?
- C'est le directeur de Poudlard, maintenant, répondit Remus. C'est grâce à lui que j'ai pu avoir une scolarité normale.
- Et qu'est-ce qu'il vient faire dans l'histoire ? Demanda Valérie.
- C'est lui qui a demandé à Charles de s'occuper de moi, continua Céline. Comme ils sont de très bons amis et que son frère était un loup-garou, il a pensé –judicieusement, d'ailleurs-, qu'il était le mieux placé pour nous accompagner. C'est ce qu'il a fait, c'est ce qu'il fait et c'est sûrement ce qu'il continuera de faire, car c'est devenu un ami. Et puis, de toute manière, on ne peut pas se permettre de prendre un autre gynécomage…"
Un ange passa.
"Il viendra au mariage ? Demanda Valérie.
- Oui, et avec sa femme. Nous les avons invité. Alors, s'il te plaît, même si tu lui en veux, quand tu le verras, ne lui saute pas à la gorge. Plus de vingt ans ont passé depuis cet épisode, et beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Il s'est marié. Muriel aussi. Tout va bien ! Et c'est un homme charmant, tu devrais peut-être… enfin… essayer de lui parler… Une séparation, ça peut arriver, malheureusement."
Céline se tourna vers Remus en quête de soutien.
"Oui, et puis, un mariage, c'est le symbole du renouveau, dit-il alors. Vingt de rancœur, ça vaudrait le coup d'oublier. Surtout que ce n'est pas vous la principale concernée.
- C'est vrai, enchaîna la jeune femme. Muriel ne lui en veut pas ! N'est-ce pas, Muriel ?
- Oh bien sûr que non ! Fit celle-ci."
Ils se mirent tous les quatre à fixer Valérie avec un air légèrement inquiet. Celle-ci finit par s'exclamer :
"Quoi ? Pourquoi vous me regarder comme ça ? On dirait que je suis un monstre qui en veut à la terre entière !"
Ils ne dirent rien et continuèrent de la fixer. Celle-ci se mit à faire les cent pas en se tortillant nerveusement les mains, et Remus ne pu s'empêcher, en souriant intérieurement, de remarquer que Céline faisait exactement la même chose quand quelque chose n'allait pas.
"Maintenant… Commença Valérie, toujours en se tortillant les mains, s'il doit vraiment être ton gynécomage attitré pour les raisons que l'on sait… Et après tout… j'ai bien accepté tout ce que vous m'avez dit hier…"
On aurait dit qu'elle essayait de se convaincre elle-même. Remus et Céline échangèrent un regard, alors que Valérie continuait son monologue :
"C'est vrai… vingt ans… ça fait loin… et puis… il n'était pas si désagréable que ça… et s'il est marié maintenant…
- Bon, tu as fini ton manège ? Intervint alors Alain. Tu ne veux pas quand même pas nous faire une crise pour un truc qui s'est passé il y a des années ! Tu devrais plutôt lui être reconnaissante de s'être occupé de ta fille, ton gendre et ta petite-fille !"
Valérie regarda son mari, la bouche légèrement entrouverte, mais muette.
"Mais oui, ma chérie, il y a plus important que d'en vouloir à ce pauvre homme ! Ta fille va se marier, tu es grand-mère, notre futur gendre est un sorcier, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ! S'exclama-t-il. Alors, de quoi on parlait ? Du mariage, bien sûr ! Allez, tout le monde, on se rassoit !"
Alain passa près de Remus et Céline, et murmura :
"Parler d'autres choses, c'est le secret avec elle… Et nous avons plus d'un mois pour la faire redevenir amie avec ce Donovan… Donc ! Fit-il en reprenant une voix normale. Le six août, pourquoi pas ! Et les invités seront…"
La date du 6 août semblant être quasiment définitive, ils s'étaient tous mis d'accord sur le point que, même pour un mariage discret et avec peu d'invités, six semaines risqueraient de vite passer. Et donc, deux jours plus tard, c'est-à-dire le lundi, une rencontre fut organisée entre les parents, Muriel et Molly et Arthur. Dès les premières secondes, une curiosité mutuelle s'était installée, surtout chez Alain et Arthur, chacun montrant un engouement avide pour les mœurs et coutumes de l'autre. Quand à Valérie, elle s'était montrée quelque peu sèche envers Molly, qui était, après tout, la femme qui avait prit sa place au côté de sa fille pendant cette année riche en évènements. Mais face au fait que, justement, c'était en partie grâce à elle que Céline avait eu une grossesse la plus sereine possible, Valérie se montra soudain plus aimable. Nul besoin de rajouter que Molly ayant beaucoup insisté sur le fait que sa fille lui avait beaucoup parlé d'elle et de son chagrin quand au manque de sa présence avait quelque peu joué en faveur d'une meilleure entente…
Cette après-midi, après une bonne partie du repas à fêter le premiers mois d'Erin, les femmes avaient laissé les hommes et la petite pour une affaire d'une grande importance, dont le mari n'était pas censé faire partie : la robe de mariée. C'est donc toutes les quatre qu'elles entrèrent sur le Chemin de Traverse, direction « Madame Guipure, prêt-à-porter pour mages et sorciers ».
Dès leur entrée, une petite sorcière replète et souriante vint à leur rencontre :
"Bonjour, mesdames ! Lança Mme Guipure. Je peux vous aider ?
- Et bien, commença Céline, ayant du mal à cacher une certaine excitation… Je… Heu…
- Elle va se marier ! Lança Muriel.
- Oh ! Félicitations ! Donc, vous venez pour une robe ! Parfait, allez vous installer dans le fond du magasin, suivez-moi !"
Quelques minutes plus tard, Céline se trouvait sur un petit tabouret, détaillée par l'œil inquisiteur de Mme Guipure. D'un coup de baguette magique, plusieurs mètres rubans commencèrent à prendre les mesures de la jeune femme.
"Votre nom, s'il vous plaît ?
- Garand. Céline Garand.
- Ce n'est pas un nom anglais, non ?
- Je suis française. Voici ma mère, sa meilleure amie et mon témoin.
- Puis-je demander le nom du futur marié ? Vous savez que je m'occupe aussi des costumes pour hommes…
- Oh oui, Molly m'en a parlé. Il viendra un autre jour. Il s'appelle Remus Lupin.
- Très bien ! Alors ce sera le mariage Garand-Lupin, fit-elle en prenant un petit carnet. Désolé de poser toutes ces questions, mais comme nous allons nous revoir plusieurs fois, ça me permettra de vous aider au mieux ! Vous avez prévu une date ?
- Le 6 août, répondit Valérie.
- Le… Le 6 août ?! De cette année ?"
Les quatre femmes acquiescèrent.
"Ca nous laisse un peu moins de six semaines… Nota Mme Guipure. Parfait, j'aime les défis ! Alors, mademoiselle Garand, vous avez une forme préférée ?
- Heu… Non, pas spécialement… Répondit-elle en fronçant les sourcils. J'aime bien toutes les formes…
- Très bien. Cela suffit, fit la sorcière, et les mètres rubans allèrent se ranger sur une petite table à côté d'elle. Vous pouvez descendre."
Céline s'exécuta, alors que Mme Guipure prenait un mannequin, qui, d'un coup de baguette, prit la taille et les formes de la jeune femme.
"C'est plus pratique pour les robes de mariées, confia la vendeuse avec un clin d'œil, ça vous évite de vous balader en petite tenue dans le magasin, et vous pouvez avoir votre propre vue extérieure sur la robe. Vous suivez un régime ?
- Heu… Oui, j'essaye de perdre quelques kilos. J'ai eu une petite fille il y a un mois !
- Oh, vraiment ! Félicitations ! Donc, vous allez encore vous affiner ! Ah, donc la solution du mannequin est la meilleure, car il risque d'y avoir des ajustements ! Je vous en prie, asseyez-vous, mesdames ! Fit-elle à l'intention de Valérie, Molly et Muriel. La couleur, blanche ?"
Céline acquiesça.
"Parfait ! Accio tissu !"
Quelques deux heures plus tard, les quatre femmes étaient sur le chemin du retour, parlant des diverses formes de robes que Mme Guipure leur avait montrées.
"Je préfère celle avec la forme trapèze, dit Molly. Mais celle avec le bustier était ravissante !
- Oui, c'est vrai ! Et celle avec les manches qui laissaient les épaules dénudées ? Fit Valérie.
- Non, pitié ! Je ressemblais, enfin, le mannequin ressemblait à une meringue ! S'exclama Céline.
- Et bien quoi, Remus n'aime pas les choux à la crème ? Demanda Muriel, ce qui les fit rire."
Elles rentrèrent dans l'appartement et trouvèrent les hommes dans le salon.
"Tout s'est bien passé ? Dit Remus en venant embrasser Céline. Tu as trouvé ton bonheur ?
- Il y en a plusieurs qui me plaisent, oui…
- Ah oui ? Quel genre ?
- Comme si j'allais vous le dire, mon cher monsieur Lupin, chantonna Céline.
- Nous allons rentrer, dit Molly en regardant l'heure.
- Oh, on ne reste pas dîner ? Dit Arthur, sortant soudain d'une conversation vraisemblablement passionnante d'avec Alain.
- Oui, restez, dit Remus.
- Bon… Très bien, d'accord ! Mais j'aide pour préparer le dîner, alors !"
Avec un sourire, Céline regarda les trois femmes se diriger vers la cuisine, alors qu'Arthur et Alain reprenaient leur conversation.
"Mme Guipure t'attend dans les jours qui suivent, dit-elle à Remus, en prenant Erin dans ses bras.
- D'accord… et qui sait… j'arriverais peut-être à trouver les formes de robes que tu préfère… Fit-il en l'enlaçant avec un sourire diabolique."
La jeune femme lui fit les gros yeux, avant d'éclater de rire, bientôt rejointe par Lupin.
Ils riaient, mais dans un coin de leur tête, ils ne pouvaient s'empêcher de penser que dans une semaine, ils ne riraient peut-être pas, que dans une semaine… il y avait la convocation au ministère.
A suivre…
OYEZ, BRAVES GENS ET DAMOISELLES ! OYEZ !
Le compteur de critiques indique 100 reviews ! Bravo à ninoubulle d'avoir postée la 100ème
Mais voilà, ça chamboule un peu mes plans… Et oui, car j'avais prévu, pour celui qui posterait la 100ème (qui aurait du être sur ce chapitre), cette petite surprise :
Il ou elle aura le droit de me poser une question de son choix sur la suite -proche ou plus lointaine dans le futur- de l'histoire. Bien entendu, ça va de soi que j'y répondrai ! Et je précise bien n'importe quel type de question ! Il faudra donc bien y réfléchir, histoire d'avoir peut-être une info importante et totalement inédite !
Donc, bon… ninoubulle a donc légitimement gagné ce droit, donc NINOUBULLE, SI TU M'ENTENDS ! lol (et comme tu es une anonyme, laisse-moi un moyen de te répondre !)
MAIS pour ne pas blesser les autres, victimes de la rapidité de ninoubulle (ou de ma lenteur à poster ce chapitre…), je déclare que le ou la première à poster la 101ème review aura le même droit que ninoubulle ! Si le ou la gagnante se trouve être aussi un(e) anonyme, j'aimerai bien qu'il me laisse un moyen de lui répondre… ;-)
QUE LE MEILLEUR (ET LE PLUS RAPIDE) GAGNE !
Bises à toutes et à tous. Nyny's.
