Coucou, new chapitre.
Merci à saika Garner pour son msg, la chanson c'est Broken de Lifehouse.
Biz
Ne§
"It's time to be a big girl now
And big girls don't cry"
Fergie Big girls don't cry. Chanson tirée de l'album The Dutchess
On était dimanche. Harry se leva du bon pied ce jour là. Il avait passé une excellente soirée, et comptait passer une excellente journée. Un sourire idiot scotché au visage, il s'approcha de la fenêtre. A la fin de la soirée, il avait déposé un léger baiser sur les joues de la plus belle des serpentards sous l'œil on ne peut plus outré de toute l'école. Aux questions qui suivirent il se contenta de répondre qu'il n'avait de comptes à rendre à personne. A Ron, il répondit « pulsions d'adolescent que veux tu. ». A Luna et Ginny il se contenta d'un sourire, les filles avaient depuis longtemps appris à ne plus poser de questions à Harry concernant sa vie sentimentale. Il s'était bien trop mal comporté ces trois dernières années avec les filles, pour qu'elles puissent aujourd'hui lui faire des reproches. Pour la première fois de sa vie Harry avait mentit a son meilleur ami, cette bise était tout sauf une pulsion. Il l'avait prémédité, imaginé durant toute la soirée, et y avait mit une affection que lui-même n'aurait jamais cru pu mettre dans un geste aussi innocent.
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Hermione se leva. Potter avait le don de ne pas la laisser indifférente. Elle ne pouvait pas déposer de nom à ce qu'elle ressentait, puisqu'elle n'avait jamais été dans cette situation, mais cela ne lui déplaisait pas. Elle mit plus de temps que d'habitude à choisir ses vêtements, pour finalement opté pour un look simple. Elle enfila un long marcel blanc qui lui arrivait mi- cuisse, sur un jean bleu foncé, avec des ballerines blanches (note : pas trop inspirée par les vêtements je l'habille finalement comme moi ! ). Elle avait laissé ses longs cheveux lâchés, pour recouvrir sa cicatrice sans avoir recours a du maquillage pour la cacher. Elle préférait cette couleur noir, les cheveux miel indomptables lui rappelaient trop sa mère. Dehors il faisait froid. Mais Hermione avait l'habitude du froid … au point qu'aujourd'hui il avait presque congelé son être en entier.
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Au déjeuner, Harry fut surpris de voir Dobby lui ramener un petit bout de parchemin enroulé.
« Rendez vous à la même salle que d'habitude. 13h. Granger. »
Ils arrivèrent au même temps. En silence, évitant de croiser le regard de l'autre. Elle s'asseya en tailleur a même le sol. Il en fit de même. Ce fut lui qui se chargea de rompre le silence.
- Pourquoi m'as-tu appelé ?
Il se serait frappé, tellement sa phrase était stupide. Rien d'autre à dire ?
Elle se contenta de le regarder, penchant légèrement la tête vers la gauche, comme si elle le voyait d'un nouvel angle.
-Moui. Je pense qu'avant de continuer nos cours, je dois apprendre a mieux te connaitre.
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Quelle belle excuse !! Elle voulait juste pour une raison quelconque passer du temps avec lui, apprendre à mieux le connaitre a vraiment le connaitre, pour pouvoir ensuite mieux comprendre ce qu'il avait de si intéressant la perturber à ce point.
- que veux tu savoir, mis je sais tout ?
- miss je sais tout ?
- oui, tu as réponse à toutes les questions des professeurs, réponse à mes propheties, tu sais chanter, rassurer et apaiser les gens d'un simple discours. Tu sais te battre, avec une baguette ou a l'épée. Dois je continuer ou trouves tu que ce surnom est assez mérité ?
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S'il avait voulut la fâché, c'était bien joué. Bravo Harry. Tu es très doué avec les filles parfois. Particulièrement celle-ci …
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Elle fit une petite moue boudeuse, le jugeant du regard. Que devait-elle penser de cette tirade ? Elle prit le partit de sourire. Un sourire doux amer comme disait sa mère. Histoire que la personne d'en face ne devine pas vos pensés.
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Un sourire inapproprié a la situation, un sourire déstabilisant et craquant en même temps, selon Harry.
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Elle opta pour une contre attaque.
- Et bien merci du surnom alors. Mais vois tu il y a quelque chose que je ne sais pas. Qui est Harry Potter ? Je ne te parle pas de ce que je pourrais lire dans les livres. Ni du fait que tu es vaincu a l'âge d'un an Voldemort. Pas plus que de ta bataille continuelle contre les forces noires. Non ce qui m'intéresse c'est l'humain qui est en toi. De quoi as-tu peur ? Que veux-tu ? Ou vas-tu ? À quoi tu penses quand tu fermes les yeux ? Ou vas-tu quand tu te sens seul ? Pourquoi ne t'acharnes tu pas plus sur le moyen de tuer tes ennemis ? Qui es tu Harry Potter ?
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Harry en resta scotché. Elle avait parlé d'un seul trait, sans prendre la peine de respirer, les joues rosées. Plus belle que jamais. IL répliqua alors le plus doucement que possible.
- Et en quoi cela t'intéresse t il ? Personne ne m'a jamais demandé… Bref, qui me dis que tu n'iras pas répéter tout ceci a Voldemort ?
- Et bien, parce que je veux plus que toute autre chose tuer mon psychopathe de géniteur. Et qu'a cause de stupides propheties il se trouve que tu es le seul a pouvoir le tuer. Donc lui vivant je ne permettrais pas que l'on te touche.
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Elle n'avait pas réfléchit a sa phrase. C'était sortit spontanément, franchement. Il lui sourit et se rapprocha d'elle. Elle le vit passer derrière elle, écarter ses jambes, et la prendre dans ses bras une jambe de chaque coté du corps de la jeune fille. Sans y penser, naturellement elle recula et se laissa aller contre le torse de Potter. Comme si elle l'avait toujours fait. Sans gène, ni timidité. Il passa ces deux bras autour d'elle, son visage enfuit dans la chevelure de la belle.
- Orange ?
-Pamplemousse.
-Oh.
Elle le sentit sourire dans ses cheveux.
- Et tes cheveux reprennent quand leur jolie couleur d'origine ?
- Quand tout ca sera finit.
- Pas avant juin donc.
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Il soupira. Tout ca lui semblait naturel, et étrange à la fois. La prendre dans ses bras, la garder contre lui, lui parler … la voir sourire… Il prit une longue inspiration et commença :
- Je me nomme Harry Potter. J'ai 17 ans. J'aime les fraises, et le jus de citrouille le matin. J'ai horreur des Malefoy, des serpents et des cicatrices en forme d'éclairs. Je suis un être à tout jamais marqué par le destin. Trop triste d'avoir perdu les siens, trop craintif de perdre ceux qui lui reste. Je préfère ne pas trop penser à ma lutte contre Voldemort. Tel un enfant, il m'arrive de croire que si je l'ôte de mes pensées, il disparaitra à tout jamais. Quand je ferme les yeux, je me vois vieux, avec une femme a mes cotés, avec nos enfants, nos petits enfants, et mes amis, entourés de bonheur. Et quand j'ouvre mes yeux je me rends compte que peut être je ne connaitrais jamais ce bonheur. Je suis le survivant, un être qui survit au lieu de vivre.
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Elle ne répondit pas. Que dire a un être qui a autant souffert que vous ?
Elle se retourna lentement pour enfuir son visage contre le sien, et le serer très fort dans ses bras.
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Il caressait sa peau, faisant glisser doucement ses doigts sur les frêles épaules contre lui. Sa peau était douce, si douce. Elle frissonnait légèrement à son contact. Tout son corps sentait la quoi déjà ? Ah oui pamplemousse. Il sourit, qui aurait pu croire que la fille de l'hideux Voldy, prenait tant soin d'elle-même ? Sa peau était froide, pas d'un froid qui vous choque ou qui surprend. Non un froid étrange, qui vous transporte, qui curieusement vous réchauffe.
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Elle était bien contre lui, sa présence la rassurait. Son corps la réchauffait, une douce chaleur s'émanait de lui. Ses mains la calmaient, ses bras la berçaient.
Ils étaient bien, l'un contre l'autre, sans vouloir se lâcher. Il la serra contre lui un peu plus fort. Elle fondait contre lui, comme les premières neiges d'hiver sous les rayons du soleil.
Il releva sa tête, puis approcha ses lèvres de celle d'Hermione et s'empara de ses lèvres, pour un vrai baiser. Pas un baiser doux, pas un baiser calme et serein, mais pour un baiser fougueux, assoiffé. Un léger et furtif baiser ne semblait pas les contenter. Comme si leurs vies en dépendaient, comme s'ils ne pourraient plus jamais s'embrasser à nouveau. Comme si c'était vital, et c'est avec toute la passion qu'un être humain puisse éprouver qu'Harry Potter embrassa Hermione Granger.
Frémissante et rougissante, elle reposa sa tête sur le torse du Gryffondor pour reprendre son souffle.
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Harry était gêné. Il avait adoré l'embrasser, et il recommencerait bien directement, mais quelque chose le dérangeait. Jamais au grand jamais il n'avait ressentit tout ca pour un simple baiser, elle éveillait plus de chose en lui que toute autre fille passée dans ses bras. Pourquoi ?
Leurs cœurs battaient la chamade. Chacun se concentrant pour contrôler en vain les battements de son cœur, espérant que l'autre ne le remarque pas.
Harry se décida a parler, histoire de calmer le truc.
- Hum, alors dis-moi princesse. Tu sais qui je suis. Mais toi qui es tu ? Quel est ton lien avec Dumby ? Pourquoi es tu si secrète ? Pourquoi hier alors que tous avaient la larme a l'œil, toi tu ne pleurais pas ? Quel a été ta vie, pour arriver aujourd'hui si mystérieuse et si forte ? Tu me dis que je dois haïr Voldemort mais toi pourquoi le hais tu tant ? Au milieu de toute cette haine, qu'aimes-tu ? De quoi a peur la grande Hermione Granger ?
Elle sourit contre lui, et répondit sur un ton confidentiel.
- Je me nomme Hermione Granger. 17 ans. Fille d'Emilie Granger. La seule et l'unique et je ne pleure jamais. Pourquoi ? Tout simplement parce que j'en suis incapable. Bébé j'ai surement du pleurer mais je ne m'en souviens plus. Ensuite j'ai vécu avec une mère fabuleuse, j'étais heureuse, non pas gâtée, mais heureuse. Et puis un jour on l'a tué. Sans que je ne puisse rien faire. Ma tristesse était si grande, ma peine si profonde que je ne pouvais pas pleurer. Aucune larme n'est venue, comme si aucune goutte d'eau ne pouvait irriguer mon corps. Dumbledore m'a recueillie en secret, il venait me voir souvent, et je me suis très vite attaché à celui que je considère un peu comme un grand père. En tant qu'ami de ma mère il est devenu mon parrain. J'aime les framboises, le diabolo menthe (boisson moldue), nager, le froid et les causes perdues. Je déteste le jus de citrouille, et tout ce qui est fait a base de citrouille d'ailleurs. Je hais Voldemort pour m'avoir enchainer a mon destin toute petite, pour avoir autoriser Bellatrix a tuer ma mère sous prétexte de faire grandir en moi la haine et m'ôter tout sentiment. Je suis devenue forte parce que je devais l'être. Et j'ai deux projets : tuer Voldy et dégonfler ta tête.
Harry ne savait que répondre, il se contentait de la serrer fort contre lui. Plus fragile qu'il ne l'aurait cru, il voulait être pour elle le pilier sur lequel se reposer.
- Dis-moi, si tu aimes les causes perdues, alors tu dois m'aimer très fort !! Parce que je suis le grand, le magnifique et téméraire Gryffondor Harry Potter, et enlever mon caractère narcissique hautement aiguisé se révèle être une cause perdue d'avance !!
- C'est grave… peut être que tu devrais consulter tu sais… hey !! Retire tes mains de mon derrière tout de suite !! Mon père va te tuer, s'il apprend que tu m'as touché !!
- Une autre raison pour Voldemort de me tuer … charmant !!
Deux rires retentirent dans la pièce. L'un cristallin et pure et l'autre grave et soulagé. Soulagé qu'elle puisse rire, tant pis si elle ne pouvait pas pleurer, du moment qu'elle pouvait rire. Deux rires qui finirent par s'arrêter lorsque deux bouches vinrent se rejoindre, pour sceller a tout jamais une relation qui s'annonçait très belle, en se premier dimanche ensoleillé de novembre.
Le reste de la journée, ils la passèrent dans les bras de l'autre. Racontant leurs vies, se taisant, se câlinant s'embrassant… S'aimant tout simplement.
