Coucou !! Désolé ca fait deux semaines que j'ai rien envoyé alors que tout est écrit … mais bon, j'ai eu mes partiels et donc aucun répit. La bonne nouvelle c'est que j'ai finit, et que ca c'est bien passé, et que je suis tellement contente que je vous envoie un chapitre now !!

Merci à Saika Garner, Lone Wolf ( dsl du retard !! ), chris87 pour avoir laisser leurs impressions au chapitre précédent, et a tous ceux qui m'ont mis dans leurs favoris ainsi que ceux qui lisent ma fiction. Sur ce je vous dis bonne lecture et a très bientôt. ;)


« C'est

plein de disputes un bonheur. »
Antigone (1942)
Jean Anouilh

On était en décembre, cela faisait déjà plus d'un mois, qu'ils étaient ensemble. C'était officiellement officieux Hermione Granger était la petite amie d'Harry Potter, et ce sans que personne ne le sache. Tout cela était bien compliqué n'est ce pas ? Et bien elle-même ne s'y retrouvait pas vraiment. Elle ne s'y était pas préparée, n'y avait pas réfléchit, c'était comme ca. Entre eux s'était installé un « nous » naturelle. Ils se voyaient peu. Une ou deux fois par semaines, le reste du temps ils s'ignoraient totalement. Elle n'avait plus eu de missions ni pour le compte du « charmant »Voldy, ni de la « sanguinaire » MacGo, ni même a son propre compte. Elle avait passé un mois à être une jeune fille normale comme vous et moi. (Note : désolé s'il y a des garçons qui lisent ma fiction.) Elle riait avec les autres serpentards qui voyaient en elle leur véritable princesse. Elle taquinait Draco. Elle avait un petit ami. Elle lisait énormément. Elle se permettait même de rester couchée dans son lit, à ne rien faire du tout. Chose qui ne lui était jamais arrivée !! Elle ne savait pas si ce fameux survivant avait une bonne influence sur elle finalement, mais pour la première fois depuis longtemps elle allait bien… et si en ce beau jour de décembre elle avait pu prévoir l'enfer qui allait s'abattre sur elle, elle aurait certainement encore plus profité de ces moments de sérénité dans une vie bien trop marquée par l'odeur acre du sang…

Harry était bien. Aucun mot ne semblait mieux convenir. Il n'était ni heureux, ni triste, ni en colère. Non il était bien. Serein. Tranquille. Il ne pouvait pas être heureux dans un monde malheureux, chaque jour amenait un nom de plus dans la rubrique nécrologique de la gazette du sorcier ou des personnes déchirées par la peine, informaient le monde de la fin de leur proche. Voldemort semblait avoir repris du poil de la bête après une période ou il s'était montré « discret » il revenait, plus assoiffé de sang que jamais. Harry n'était pas triste, il s'en voulait parfois mais il n'y arrivait pas, bien trop heureux qu'aucun de ses proches ne soit à la page 8 du journal. Il n'était pas en colère non plus, il aurait aimé. Mais les moments qu'il passait avec Hermione lui ôtait toute la colère qu'il avait en lui. En pensant à elle, il sourit. Il ne pouvait pas mettre de mot sur ce qu'il ressentait. Comment nommer ce que l'on ne connait pas ? Il avait beau chercher, tous les mots lui semblait dérisoires, inappropriés… était ce de l'amitié ? Bien sur que non. Du désir ? Non, ce n'était pas ca, enfin si, il la désirait mais pas seulement. La preuve : ils n'avaient rien fait du tout en un mois. Ils s'embrassaient, se caressaient et voilà. S'il lui était arrivé de passer ses mains sous les vêtements de la jeune fille la pudeur de celle-ci le stoppait avant qu'il n'aille plus loin.

Harry soupira. Si un jour on avait dit à Harry, qu'il ferait tout pour se rendre chez les serpentards, il aurait éclaté de rire. Si en plus on lui avait dit, que c'était pour rejoindre une serpentarde il aurait frappé la personne pour lui dire de telles bêtises. Or, il était là face au tableau qui menait chez les serpis. C'était le moment le plus amusant, il annonçait le mot de passe « sang pur » (original n'est ce pas ?) et le petit diablotin dans le tableau était obligé d'ouvrir le passage vers les cachots bien qu'il ne vit absolument personne puisque notre survivant préféré était caché sous sa cape d'invisibilité.

Quand il entra dans la chambre d'Hermione, elle était en train de lire un énorme grimoire intitulé « De l'utilité de la magie noire ». Il sourit et retira sa cape. Il se rapprocha d'elle et la prit par la taille.

T'as rien d'autre à faire que lire ca ?

Charmant !!

Oui, je sais, je trouve que c'est aussi l'adjectif qui me convient le mieux.

Elle éclata de rire, pour se reprendre rapidement et lui lancer :

non, en fait je parlais de ton introduction. Les gens normaux disent. Bonjour. Comment vas-tu ? Ce genre de préambules idiots, mais polis tu vois ?

oui ca me dit vaguement quelque chose.

Ils se mirent à rire tous les deux. Il s'installa prés d'elle sur le lit repoussa le grimoire et la pris dans ses bras la couchant sur le lit, puis l'embrassa. Des baisers avides, gourmands, un peu comme on mange une glace : c'est si bon, si sucrée, qua l'on savoure chaque instant, reculant sans cesse, le moment fatidique de la fin. Elle finit par déposer sa tête contre le torse d'Harry et retourna légèrement son visage vers le garçon de façon à pouvoir plonger ses yeux dans la mer verte qui se trouvait face a elle. Puis doucement elle hissa sa tête au niveau de celle de son petit ami et l'embrassa à nouveau. Bientôt il quitta ses lèvres pour conquérir le reste de son visage et finir par enfouir son visage dans le cou de la jeune fille, la faisant frissonner.

Au bout d'un instant, elle mit fin au baiser et se leva, pour s'appuyer nonchalamment contre son bureau.

Alors dis-moi, comment avance tes recherches sur la prophétie ?

Hum… disons que ca avance, se contenta t il de marmonner.

Mais encore ?

Et bien, je crois avoir deviné comment avoir sa chaire et son sang, mais … Harry détourna les yeux. Il était évident que cela le gênait, voir même l'inquiétait beaucoup, mais la serpentarde n'était pas du genre a éviter les questions sous prétexte que cela gêne.

Donc ?

J'aurai besoin de toi.

Bien. Tu en auras mis du temps à comprendre.

Harry ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois à la vitesse de la lumière. Hermione se contenta de sourire, elle attendait la question qui fatalement aller suivre … ainsi que surement la dispute, qui en passant serait leur première.

Harry avait compris depuis un bout de temps, que s'emparer de la chaire et du sang de Voldy ne serait pas chose aisée. Mais quand on y regardait de plus prés, cela était surement une métaphore non ? Puisque tout le reste de la prophétie n'était que métaphore, et c'est là qu'il comprit. « Ma chaire, mon sang ». Il avait déjà entendu cette phrase. De la part de parents, parlant de leurs enfants. Hermione. Mais cela ne plaisait pas du tout.

Tu le sais depuis longtemps ?

Quoi ?

La solution a cette fichue énigme.

Oui.

Oui ?

Bin oui, oui. Que veux tu que je te dise ?

La réponse, explique moi toute cette foutue énigme.

Je ne peux pas. Il faut que tu trouves tout seul. Sinon ca n'a aucun sens. Sinon, elle n'aura plus aucune valeur. Je peux te faciliter la tache mais en rien, le faire à ta place.

N'importe quoi ! Le ton était monté d'un cran, sans qu'il ne le remarque. Dis-moi au moins comment tu le sais !!

Je ne peux pas, répondit-elle, toujours aussi calme.

Tu ne PEUX pas, ou bien tu ne VEUX pas ??

Les deux.

Quoi ? Ecoutes quand je te parle de ton cher Draco Malefoy qui entre parenthèses a une partie de ta chambre, tu éludes la question. Quand je te parle de ton passé tu fais la même chose. Quand il s'agit du futur c'est encore pire. Une relation ne se constitue pas quand parlant du présent.

Excuse moi, Monsieur, je me connais en relation alors que je ne reste pas avec une fille plus de cinq mois, mais j'ai le droit de te parler de ce dont j'ai envie. En plus je n'élude pas tes questions, je refuse d'y répondre. Nuance. Ce que tu ne sais pas, ne te feras pas de mal, c'est connue.

Mais très chère, tu n'as pas à me protéger. Je suis le survivant et je me défends très bien tout seul.

Faux Harry. Tu répugnes à tuer. Tu n'attaques pas tu te défends. Tu passes le moins de temps que possible sur ta mission. Tu …

J'ai jusqu'au moins de juin pour …

Oui, mais en attendant de gens meurent !!

JE LE SAIS !! Il avait hurlé. Un cri de détresse, un cri qui suppliait la personne en face de lui de le décharger de son destin. Hors elle ne pouvait pas. Le sien était déjà bien trop compliqué. Il sortit en claquant la porte, s'enveloppant avec rage de sa cape d'invisibilité.

Elle s'affaissa sur la chaise de son bureau. Elle ne pouvait pas, elle ne pouvait pas lui dire … Elle en était désolé, mais elle ne pouvait pas… pourquoi ne pouvait il pas comprendre ??

Harry se rendit à la bibliothèque, il allait élucider cette foutue énigme avant noël. Rien que pour lui prouvait qu'elle avait tord. Il ne s'en foutait pas de sa mission. Loin de là. Il lui montrerait.

Hermione sortit de sa chambre, pour aller dans la salle commune des verts. Baise, Pansy et Draco parlaient Quidditch. Le match Rouges – Verts avait lieu ce soir, et elle n'avait même pas eu le temps de souhaiter bonne chance à Harry.

Harry était tellement énervé, que durant tout le match, il hurlait contre ses coéquipiers. Il lui fallut environ une heure pour attraper le vif d'or, permettant à son équipe de gagner. Il l'avait vu à la tribune des serpentards, encourageant du regard Malefoy. Rien qu'en y pensant ca l'énervait encore plus. Oui, Harry était jaloux de Malefoy, pire il l'enviait. Mais ca bien sur il ne le reconnaitrait pour rien au monde. Malefoy dormait souvent dans la chambre de SA petite amie, il était amie avec SA petite amie, il était le garde du corps de SA petite amie. Et pire que tout, ils étaient complices comme lui et Luna !! Sauf que Malefoy n'était pas Luna et qu'il n'avait pas confiance en ce gars.

Le lendemain a midi, la situation entre eux deux, ne s'était pas arrangé. On était à deux jours des vacances de noël. A la table des serpentards, une belle brune mangeait sans entrain, en compagnie de son meilleur ami, lui répondant par mono syllabes, sans même prendre la peine de lever la tête de son assiette. C'est pourtant ce qu'elle dut faire quand elle entendit le directeur de leur maison, le professeur de potions, Mr. Dick, appeler Draco. Elle se leva en même temps que le blond. Ils se dirigèrent vers leur professeur, qui parut étonné de voir la jeune fille au coté de Draco, mais il n'osa pas faire la remarque, il y avait bien longtemps que le vieux professeur avait perdu son autorité sur elle, du moins s'il en avait un jour eu. Ils sortirent de la salle, pour se rendre dans le hall. Ou a la surprise des deux élèves se trouvait Lucius Malefoy accompagné de la directrice. Lorsqu'il vit son fils, il s'en approcha dangereusement, la directrice restant a l'arrière.

J'ai appris que tu souhaitais passer Noel ici ? Tu plaisantes j'espère ? Il en est hors de question fils. Tu rentres.

L'ordre était clair et net, ne laissant place a aucune contradiction, du moins de la part du fils en question parce que sa meilleure amie elle ne se priva pas pour répliquer :

Dites moi, mon cher Lucius, au cas où vous n'en aviez pas été informé, par mon très cher père, NOUS passons les fêtes ici.

Malefoy père toisa du regard la jeune insolente, fille de son maitre ou pas, elle n'avait pas à lui répondre.

Il y eut un silence, puis un geste. Celui qui avait condamné, Lucius aux foudres de son maitre, dés l'instant même ou il avait pensé le faire. Il avait osé gifler la fille de Voldemort. Un long filet de sang coulait le long de la bouche d'Hermione, sa joue était en feu, mais ce n'était pas le plus impressionnant, non ce qui horrifia Lucius, ainsi que de la directrice qui avait accourut, de même que Draco et que tous les élèves qui venaient justes de sortir de table c'étaient les yeux de la jeune fille. Meurtriers et calmes. Elle s'approcha de lui et lui murmura de façon a ce que seul lui entende :

Pour avoir osé me toucher, je veillerai personnellement à ce que vous récupériez cent fois la monnaie de votre pièce. Parole de Jedusor. Sortez.

Lucius trembla sous les deux derniers mots, et sortit en courant oubliant toute la dignité des sangs purs, qu'il avait toujours prônée.

Harry venait de sortir de la grande salle, quand il vit la princesse des serpis prendre une gifle. Et avant même de comprendre ce qui se passait, il la vit passer prés de lui avec Malefoy junior, sans lui adresser un regard et se diriger vers les cachots.


Merci