Hello.
J'ai fait assez vite, pour la suite, faut croire que je suis inspirée.
Un grand merci à ceux qui lisent cette fiction et encore plus à ceux qui m'ont laissé leurs impressions.
Crunchies thx.
my dark dreams. cette fin ne dervait pas trop te plaire je crois.
klaude déconcertant, je pense que ce chap. l'est tout autant si ce n'est plus. Mais bon l'essentiel c'est que tu aimes.
nono-chan230 trés perspicace. mais bon sorry c'est pas today que l'on sait de quoi parlait Snape.
chris87 thx again
clém aie aie aie... je vous fait encore patauger here !
Bonne lecture. Ness.
Piégée.
« La mouche qui veutéchapper au piège ne peutêtre plus en sûreté que sur le piège même. »
Extrait de Le miroir de l'âme de Georg Christoph Lichtenberg
Voldemort était assis sur un trône d'os. D'os humains. Chacune de ses victimes ou presque avait généreusement contribué à ce trône. Mais il n'était pas parfait. Il lui manquait quelques cadavres. Celui de Dumbledore, Potter et Delilah.
Il était sans aucun doute le plus puissant sorcier de son époque. Il avait le pouvoir. Il était craint. Mais cela ne lui suffisait pas. Ces trois là, tournaient autour de lui comme des moustiques insupportables gênant le guerrier dans sa conquête de la jungle. Dumbledore ne le craignait absolument pas, Potter empêchait son ascension au sommet, et cette fichue Delilah le narguait ouvertement. Cette pensée, le mettait dans une fureur telle, que le mage noir aux couleurs cadavériques virait au rouge. Ca en était presque amusant. Enfin du moins dans l'esprit d'un vieil homme cynique tel que moi, observant la Terre de son perchoir. Mais ce n'était pas le plus divertissant. Notre méchant Voldy préféré, faisait de Delilah une obsession. Il passait plus de temps à la rechercher elle, qu'à trouver des solutions pour tuer Potter…
Amusant certes, intriguant surement, et inquiétant à souhait.
Pas loin de là, une jeune fille se brossait ses cheveux. Ou du moins tentait de les brosser. En vain. Elle se releva lentement, résignée, et descendit les escaliers. Elle vivait dans un duplex coquet du Londres moldu, avec son oncle et sa tante : Mr and Mrs Dursley. De braves gens. Mr. Dursley était informaticien, Mrs. Dursley ambassadrice de je ne sais plus trop quelle association célèbre moldu luttant pour je ne sais encore qu'elle fléau de l'univers. A eux trois, ils tentaient de mener une vie simple… du moins si l'on tentait nous aussi d'oublier le fait que leur nièce était sorcière, hors la loi, et encore plus hors la loi depuis quelques heures ainsi que tous les dangers qui planait sur la tête de la jeune fille.
Mais dans l'immédiat le problème récurant de la maisonnée, était Delilah.
Hermione (car il s'agissait bien d'elle) hurlait :
-Non, non, non !!
Et sa tante souriait :
-S'il te plait Mione ! On restera tranquille, on ne fera pas de bruit, et on ne la dérangera pas.
Alors que son mari surenchérissait :
-Mais, oui ! Tout ce que l'on veut c'est la voir en chaire et os, lui demander un autographe, et l'écouter chanter !!
Hermione, se pinçait les lèvres se demandant sûrement ce qu'elle avait fait pour mériter une famille si inconsciente, et soupira, vaincue. A quoi bon dire non ? Ils ne la lâcheraient pas. Plus collants qu'un strangullot, plus gentils qu'un labrador, et plus fidèles que son chat Pattenrond qui n'hésitait pas à la tromper pour un bol de lait, à eux, elle ne pouvait définitivement pas dire non.
De l'autre coté, version sorcier, un jeune homme aux cheveux noirs de jais et aussi indiscipliné que lui-même, discutait avec Malefoy père et fils. Le sujet du jour ? Devinez un peu… Exact. Delilah.
Harry prit le dossier que lui tendit son ami, et le feuilleta rapidement, avant de relever la tête.
Que vas-tu faire ? la question venait de Draco.
Rien, s'entendit t il répondre. Remets ce dossier à Mme. Le Ministre.
Draco hocha la tête et sortit. Harry se retourna vers Lucius, et lui dit :
Remets en une copie à Tu sais qui. Voilà qui devrait te remettre dans ses bonnes grâces, et Merlin sait que nous en avons besoin.
Lucius se leva et sortit après un bref au revoir de la tête, laissant un Harry songeur.
Le garçon qu'il avait crut voir était une fille. Fille qui travaillait avec Delilah. Fille qui était hors la loi. Et fille qui partageait à son plus grand agacement une partie de son destin. Bad news comme qui dirait. Comme quoi il y avait des jours petit Potter ou il ne fallait pas se lever !
Amusant. Voilà moins de 48h, que j'étais mort, et tout dans leurs vies, n'allait pas tarder à être chamboulé. Pour ma part, j'ai emmené dans ma tombe mes secrets et ne comptez pas sur moi pour vous les raconter ! Pourtant je peux vous voir d'ici, vous pensez sans doute que ceci est intriguant, étrange et compliqué. Exact. Vous voilà bien perspicace. Et encore, nous ne sommes qu'au début de l'histoire…
Hermione et sa famille sortirent. Au bout de deux rues, ils s'engagèrent dans une petite ruelle mal éclairée. Elle compta 78 pas, et se pencha, murmura quelque chose d'inaudible, et une trappe apparu. Elle la souleva, et ils s'engouffrèrent dans les ténèbres. Une vingtaine de minutes plus tard ils ressortirent à l'air libre, dans une ruelle semblable à la précédente. Hermione leur tendit des capes, puis cachés, ils sortirent de la ruelle, débouchant sur le chemin de traverse. On était à l'heure de pointe, les sorciers courraient pour rentrer chez eux, avant le couvre feu. Au bout d'une dizaine de minutes de marche, Hermione et les Dursley entrèrent dans un immeuble en mauvais état.
Harry ouvra les portes battantes qui menaient vers la salle de réunion de l'Ordre d'un geste sec. Il s'assit. Il avait 30 minutes de retard. Il avait toujours pensé qu'il fallait se faire désirer dans la vie.
Il ne prit pas la peine de dire bonjour aux autres et encore moins de s'excuser pour son retard, et entra dans le vif du sujet :
Je sais qui est Delilah.
Il prit un temps d'arrêt, savourant dans le silence l'effet de ses paroles, attendant la question fatidique… posé par Ron Weasley, allons donc on s'en serait presque douté.
Et qui est-elle ?
Les lèvres d'Harry s'étendirent pour former un sourire étrange, ce fameux sourire qu'Hermione avait trouvé insupportable. Un demi-sourire en coin, hautain.
La fille qui était avec elle. C'est Hermione Granger.
Tout en parlant Harry avait fait parcourir un dossier la concernant.
17 ans. D'origine moldue. Elle a été parmi les premiers à être marqué en tant que sang de bourbe par le ministère, puis elle a disparu, il y a de cela 3 ans. De sa famille le ministère n'a rien, pas plus que l'administration moldue. Ce que je sais, je sais par des moyens disons… spéciaux. Elle a un grand frère et une grande sœur Noah et Nora 23 ans, jumeaux. Ils ont disparus il y a cinq ans. Peu après leurs parents John et Dalila, disparaissaient à leurs tours. Impossible de retrouver leurs traces nulle part. Quelqu'un s'est chargé de tout nettoyer. Aucune trace ou presque que ces individus ont un jour existé. D'ailleurs peu de personnes, ont rencontré Hermione Granger… mais je suis sur que le professeur Dumbledore se rappelle encore de cette jeune fille, n'est ce pas ?
Le directeur de Poudelard souriait.
Oh oui, bien sur que oui, comment l'oublier. J'avais été la voir chez elle, jamais je n'avais vu autant de potentiel chez une si jeune enfant moldue de surcroit. Mais son frère et sa sœur avait refusé qu'elle entre à l'école, tout comme eux même avaient refusé il y avait quelques années. Une famille discrète, pour ne pas dire secrète. Dommage. Elle serait sans doute devenue la sorcière la plus douée de sa génération, dit-il en caressant lentement sa barbe.
Harry grogna. Le sorcier le plus doué de leur génération, c'était lui. Point.
-Bref, vous vous rappelez sans doute de ses yeux.
-Oui, bien sur deux perles d'or pur.
Des chuchotements se levèrent dans la salle.
-donc, reprit Harry, elle ne peut pas être Delilah. Nous savons tous que les yeux d'or s'ils sont uniques sont aussi inchangeable, et ca par aucun sort, ou invention moldu (j'ai vérifié).
Sirius lui coupa la parole.
-Alors, cette fille est une…
-Oui, le coupa Harry. S'en est une. Mais je doute qu'elle-même le sache. Seuls nous 12, savons leurs existences. Bref, pour revenir à Delilah. Il fallait qu'elle soit proche de Granger, et elle-même inconnue. C'est alors, que je suis tombé sur la photo de Nora Granger. Belle, brune et aux yeux noirs, facilement colorables en roses. D'après ce que je sais, elle était mannequin chez les moldus, une existence normale, jusqu'à ce qu'elle disparaisse mystérieusement.
-Que fait on ? demanda Sirius.
-Nous ? Rien. J'ai donné un exemplaire de ce dossier à Dray, en ce moment même, il est avec le ministre cherchant un moyen d'arrêter Delilah, et Lucius est avec Voldemort. Si tout va bien ils l'auront ce soir.
Sirius se leva brusquement.
-Comment ca ce soir ?
- Et bien, j'ai plus ou moins trouvé ou elle allait enregistrer son émission ce soir. Comment ? Je ne vous le dirais pas.
-Mais comment peux-tu faire ca ? Tu les condamnes à mort.
- Faux, ce n'est pas sur qu'ils les trouvent. J'ai laissé des indices certes. Mais il faut que les Malefoy les dirigent en ce sens, en les laissant croire, que ce sont leurs chefs qui ont tout trouvé par eux-mêmes. Et ce n'est pas facile. Et puis, j'ai prévenu Lucius et Rogue ainsi que Dray qu'ils doivent protéger Hermione Granger. Le reste m'est égal.
-Mais… commencèrent Sirius et Ron d'une même voix.
-Non. Ils ont fait le choix d'assurer leurs protections à eux de payer le prix.
-Pourquoi sauver Hermione ? Demanda Dumbledore de sa voix calme.
-Elle peut m'être utile.
Personne ne parlait. Tous ou presque étaient dégoutés de l'attitude de l'ancien prince des serpentards, bien qu'ils n'en fussent pas surpris, Harry Potter était aussi diabolique que Lucifer, quand il le voulait. Même Sirius et Dumbledore ne pouvait rien y faire. C'est donc presque résigné, et impuissants qu'ils virent la petite radio s'allumait, en espérant que le carnage ne serait pas pour aujourd'hui…
« Mesdames et Messieurs bonsoir. Ici Delilah. Vous écoutez une radio illégale, si cela ne vous fait pas peur, et bien bienvenue sinon adieu.
Je tiens tout d'abord à m'excuser pour hier, j'ai du m'absenter, pour assister à l'enterrement des Longdubat. C'était euh… Spécial. J'ai été accueillie (deux heures après mon arrivée tout de même … la notion de politesse est à revoir chez le ministère !!), donc je disais accueillie très très bien. Ils m'ont tous regardé durant quelques temps, m'admirant sous tous les angles, (j'ai jamais autant rougie !!) puis on a joué au lancer de doloris (plutôt eux parce que moi, ca m'amuse pas trop… allez savoir pourquoi !) Puis ils ont enrichit mon vocabulaire (Madame le ministre connait plus de jurons que tout le monde !!) Et enfin j'ai du partir (sans dire au revoir… désolé.) J'imagine qu'après ca, ils ont tous pleuré… les pauvres !! Mais bon, quand il faut y aller, faut y aller !!
Sinon quoi d'autre à dire ? Ah oui !! Je présente du fond du cœur mes condoléances à Voldychounet pour la mort inopiné et tragique de son mangemort (quand même Voldy t'aurais pu trouver moins macabres pour désigner tes sbires…) Mr. Cracks. Ca me désole… Un méchant en moins, rien que pour ca, je vous invite à faire une seconde de silence durant laquelle on va sourire si fort, qu'on aura tous des crampes. Ca y est.
Bref, sinon la vie suit son cours, dans le ministère ou l'évènement du jour (à part moi hier !! Brigie, je suis ravie d'augmenter tes risques d'infarctus… oups ca ne se dit pas. Reprennons, je suis désolée je voulais dire, de te rajoutée des rides, sur ta vieille face de crapaud c'est mieux ?). Donc l'événement du jour est le 156 ème chat de Brigie qui a vu le jour aujourd'hui transformant le ministère de la magie, en une litière géante.
Voilà c'était les news d'aujourd'hui. C'est toujours Delilah à l'antenne et il est l'heure maintenant pour moi de … »
Mais on ne devait jamais savoir la fin de cette phrase, car au même moment retentit un cri aigu dans la radio.
Du sang. Du sang. Du sang. Merde.
Et voilà...
Merci pour votre lecture, en espérant que ce chap. n'est pas trop mauvais.
Ness
