"Ma vengeance est perdue s'il ignore en mourant que c'est moi qui le tue." Jean Racine.
Prémices d'un séisme…
On grandit souvent sans s'en rendre compte, sans s'en apercevoir. Vous vous levez un matin et boum : vous êtes un adulte. On ne décide pas quand. On ne décide pas pourquoi. C'est comme ca.
Ce jour là il faisait froid. Elle s'était levée et comme tous les matins elle avait allumé la radio pour écouter les news. On entendait beaucoup d'horreurs à la radio toutes fictives par rapport aux vrais douleurs des gens qui les vivaient, faisant de la douleur humaine un fardeau logique et mécanique. Cependant rien ne l'avait préparée à cette douleur là… La monotonie de la « dame de la radio » rendait les choses encore plus dérangeantes. Passer de la crise économique à la guerre en Palestine à la météo en moins de cinq minutes avec le même ton monocorde et transparent ne devait pas toucher les gens et elle devait avouer qu'elle-même n'avait jamais fait vraiment attention aux intonations que prenait la « dame de la radio » jusqu'à ce jour fatidique.
A la radio se jour là on avait annoncé la mort du mannequin « Nora Granger » disparue dans des conditions mystérieuse.
Le reste elle ne s'en souvenait plus. Jusqu'au moment de l'enterrement il y avait un blanc total. Elle se rappelait juste avoir enfilé un trench noir pardessus ses vêtements et être sortie. Qu'avait elle fait après ? Ou était elle allée ? Qu'avait t elle ressenti ? Mystère.
Elle avait toujours cru que les enterrements avaient lieu les jours de pluie, un peu comme dans les films. Ils seraient tous tristes mais beaux, impeccables dans leurs tenues sombres, se souriant timidement à travers leurs larmes pour reprendre courage en la vie, et cela bien qu'ils fussent tous incapables de penser à autre chose qu'à celui qui avait plongé dans le noir le plus complet. Mais la vie n'est pas un film n'est ce pas ? Elle était en train de marcher dans une belle et grande allée encadrée par de majestueux marronniers. Elle avançait de manière bien droite. Un pas après l'autre comme sa sœur lui avait appris. Et elle ne pensait plus qu'à ca. Un pas. Un autre. Des pas alignés, rangés, harmonisés qui viraient à l'obsession.
Il faisait beau. On n'avait jamais vu un soleil aussi radieux. Le ciel ne semblait pas triste. Le monde continuait. Les oiseaux chantaient. La vie poursuivait sa course folle. Sans elle.
Les gens à l'enterrement portaient tous des lunettes de soleil. Énormes et noires. Et elle ne pouvait s'empêcher de penser que ca leur donnait un effet « mouche ». Le silence régnait, coupé par les mots d'un homme qu'elle ne connaissait pas, faisant un discours concernant une fille décédée qu'apparemment il ne connaissait pas non plus et cela avait le don de décrisper le visage d'Hermione malgré sa peine. Il parlait de la joie d'une fille qui depuis bien longtemps avait oublié la définition ambiguë de ce mot. Il parlait de la beauté de cette femme comme étant la seule composante de cet être bien plus complexe que ca. Il parlait de la carrière d'une étoile brillante et constante alors qu'elle aurait préféré être une étoile filante. Il parlait d'une femme qu'il ne connaissait pas et ca, ca la faisait sourire. Sourire dans les moments ou l'on ne devrait pas peut passer pour un sacrilège, mais qu'importe si malgré ses cernes, ses pleurs et ses cris, elle n'était pas revenue, le reste elle s'en moquait royalement…
Melle Nora Granger était décédée et du reste Hermione Granger s'en foutait royalement…
La suite ? Des nuits blanches passées à ressasser des idées noires.
- Haine moi.-
Hermione ferma les yeux.
Le ciel tremble.
Le soleil pleure.
L'herbe chante des élégies.
L'éternité la désenvase.
Les fantômes de son passé s'enterrent eux même.
La vie est agréablement terrifiante.
Le monde perd pied.
Elle a 18 ans.
Elle est belle, bien trop belle. Presque faite pour mourir.
Elle est morte. Except her.
Un flot d'images avaient pris possession d'elle. Encore et toujours les mêmes mots. Des mots qui n'avaient aucun sens. Des images. Des images qui ne voulaient rien dire. Et elle au milieu.
Elle rouvrit les yeux aussi soudainement qu'elle les avait fermés. Face à elle se tenait celui qui avait tué ses proches. Il n'y avait donc qu'une seule solution : le tuer aussi.
Mais Hermione n'eut pas le temps de prendre sa baguette. Alors qu'elle s'apprêtait à le faire elle entendit une voix douce s'adresser à elle.
- Tu ne peux pas Mione.
Hermione se retourna d'un vif mouvement prête à avadakadavriser la personne qui avait osé… mais elle se stoppa net en reconnaissant le visage inquiet de Ginny Weasley. Hermione soupira, la mort de 'cheveux gras' était donc remise à plus tard. Elle avait du temps de toute façon, il fallait juste trouver la bonne occasion. Elle le tuerait. Et le dernier visage qu'il verra sera celui de Delilah...
Hermione sourit à la jeune rousse d'un sourire qu'elle espéra être rassurante, et s'approcha doucement d'elle faisant de son mieux pour éviter de penser qu'elle tournait le dos à l'ennemi. Gin' parut soulagée et lui sauta au cou. Hermione souriait malgré elle, elle se rappelait très bien de la première fois qu'elle avait rencontré la plus jeune des Weasley. Celle-ci dirigeait un orphelinat recueillant des enfants qui avaient vécu les pires malheurs à cause d'une certaine couleur bleue. Hermione lui avait alors fait don d'une valise remplie de gallions. Tant d'or avait d'ailleurs causé l'évanouissement de la jolie rousse, au plus grand amusement d'Hermione. Hermione s'était alors fait un devoir de faire des dons à intervalles réguliers, et était par ailleurs vite devenue amie avec Ginny Weasley, bien que celle-ci ne sache pas grand-chose sur Hermione et rien sur Delilah.
-Haine- moi-
Harry soupira. Voilà. Encore une fois, une chose qu'il n'avait pas prévu. Que Snape soit là. Ok. Que Ginny soit là. Ok. Que Granger ait des envies de meurtres. Ok. Mais que les deux filles les plus agaçantes au monde soient amies ????? Hum…
- hum…
-Haine- moi-
Hermione se retourna vers l'émetteur de grognement, et haussa les épaules. Snape était parti. Elle se retourna vers Ginny qui fixait le survivant et attendit la suite. Une des leçons primordiales pour chasser : être patient.
- Qu'est ce que tu lui as fait ? demanda Ginny d'un ton dangereusement mielleux. Elle avançait vers Harry avec une lenteur calculée et dans ses yeux brillaient de jolies flammes qui annonçaient très bien la suite…
- Gin' soupira Harry. Je ne lui fais rien. Ok ? Et puis on n'a pas vraiment le temps de parler si ?
- Je ne te demande pas ce que tu lui fais, mais ce que tu lui AS fait !!!
- Ginny… commença le jeune homme.
- Ne me « Ginny » pas !! Tu es dingue Potter !! Cette file est une amie et depuis qu'elle est arrivée ici personne ne l'a vu ! N'essaye pas de mentir, je sais ce que tu fais aux nouveaux venus Potter ! Mais je te préviens Potter si tu lui a fait du mal je te tues…
Le ton de la jeune fille était monté en crescendo au fur et à mesure que son doigt menaçant se rapprochait de Potter, et bien que cela fût des plus divertissants, Hermione se vit obliger de couper ses jolies menaces.
- Gin', il ne m'a rien fait vraiment.
Ginny se retourna vers elle étonnée, mais les paroles d'Hermione eurent l'effet escompté et elle se retourna vers celle-ci, abandonnant Potter. D'ailleurs si celui-ci était surpris il n'en montra rien, sur son visage Hermione ne pouvait rien lire à part ce petit air suffisant et légèrement ennuyé qu'il abordait toujours.
Harry hocha la tête en direction de la jeune fille et lui demanda d'un ton sans réplique de le suivre. Ils entrèrent dans ce qui devait être un mini salon et Harry s'assit dans le fauteuil le plus proche de l'entrée, lui faisant signe de s'assoir devant lui. En d'autres circonstances Hermione lui aurait surement dit qu'il pouvait faire quelque chose dont sa mère désapprouverait les termes, mais elle ne fit rien. Ecouter fait partie du jeu de la chasse aussi…
- Il faut que je vous explique deux, trois choses. Tout d'abord, vous êtes ici en tant que sœur cadette de Delilah. Votre sœur Nora sera Delilah, et vous resterez simplement Hermione. Ceci vous offrira une semi-couverture qui sera suffisante pour l'instant. Nul ne doit savoir votre véritable identité. A part nous 12, (ceux que vous avez rencontré lorsque vous êtes venue ici sans compter Dumbledore), nul ne sera la vérité. De plus, Delilah sera admise dans le conseil des douze, et vous serez admise dans l'Ordre. Le Ministère et Voldemeort n'en sauront pas plus que les autres membres de l'Ordre. Pour tous, Delilah est Nora Granger, et vous n'êtes que sa sœur, une jeune adolescente sans intérêt. Me suis-je bien fait comprendre ?
Hermione retint son sourire naissant, en se mordant la langue. Il avait dit 'lorsque vous êtes venue' comme si elle était là de son plus grés. Il avait aussi affirmé que Voldemort et le Ministère n'en savait pas plus, la question était comment le savait il ? S'il avait eut des espions là bas ceci était logique, mais le problème restait entier, avait il informé ses espions, ou bien était ce ses espions qui l'avaient informé ? Enfin, elle avait tillée sur le mot sans intérêt. Aucun Granger n'était sans intérêt, et ca il le serait bientôt. Elle hocha la tête et sortie. Dans le jeu de la guerre, tous les coups sont permis et lorsque vous ne savez pas si celui qui se tient en face de vous est votre ami, ou votre ennemi, et bien vous vous contentez de l'étudier et de lui faire croire que vous êtes sous son contrôle, jusqu'au coup fatidique…
Ginny lui fit faire le tour de la maison lui présentant les différents membres de L'Ordre au fur et à mesure qu'elles les croisaient. Potter avait disparu, et si son absence procurait le plus grand bien à Hermione elle ne pouvait s'empêcher de se demander ou il était et ce qu'il mijotait. Les gens la saluaient avec le plus grand respect. Etrangement nul ne posa aucune question sur sa sœur. D'après Ginny, tous les membres de l'Ordre de Classe Numéro 1 soit environ 30 personnes avaient accès à la maison de Sirius Black. Une réunion avait eu lieu ou Potter leur avait dit qui elle et sa sœur étaient. Il avait cependant eu la prudence de placer une « clause béotienne ». Ce procédé était rare, il fallait signer sur un parchemin ce que l'on s'engageait à respecter sous peine de mort imminente, et la signature était faite avec le propre sang de la personne utilisée comme ancre par la plume. Harry y avait recours à chaque fois qu'un nouveau membre entrait dans l'ordre s'assurant ainsi de sa protection. Il paraissait que c'était à Ombrage que l'on devait l'idée… Celle-ci se demandait d'ailleurs pourquoi le survivant avait caché son existence à ses ennemis après tout il avait bien dévoilé l'identité supposé de Delilah…
Quelques heures plus tard, Hermione s'excusa au prés de la jeune Weasley et se rendit dans sa chambre. L'heure était venue pour Delilah d'entrer en jeu. Mécaniquement elle commença à jouer avec son pendentif, jusqu'à ce que la transformation fût complète. Puis, elle fit apparaitre la deuxième Hermione de la même façon qu'elle avait fait durant l'enterrement.
Le résultat fut prévisible. Nul ne donnait d'importance à la plus jeune des Granger, qui au bout de quelques temps (assez pour que tous les vit cote à cote) elle disparut à l'étage prétextant un mal de tête.
Hermione était assise écoutant vaguement Mrs Weasley lui expliquer qu'il fallait qu'elle mange pour récupérer des forces. Les gens semblaient gentils, tous étaient ravis de la rencontrer, et tous la tutoyaient… Certains comme les jumeaux Weasley lui demandèrent un autographe et d'autre comme Sirius Black la félicitèrent durant des heures du « courage » dont elle avait fait preuve toutes ses années. Toutefois nul ne lui posa aucune question.
Mais, elle n'attendait qu'un seul nom, un seul visage : Dumbledore. Tel un mythe dont on retrouve la source, elle espérait quand le rencontrant elle comprendrait mieux certaines choses.
Elle passa la journée en compagnie des Weasley qui se révélèrent tous aimables bien qu'un peu trop bavards. Vers 18h, deux hommes firent leur entrée dans le salon. Le premier était Ronald Weasley le second et le second son ami Neville Longdubat. Un large sourire apparut sur le visage de celui-ci quand il la vit.
- Delilah !!
Hermione n'eut pas le temps de réagir que le jeune homme la soulevait déjà dans les airs. Elle éclata de rire. Qui aurait cru que la mort de ses parents rendrait ce jeune homme plus sur de lui ?
Il la reposa à terre dans un éclat de rire.
- et bien, et bien mademoiselle la star cela me fait plaisir de te voir.
- Mais de même mon cher.
Neville secoua la tête pour dire qu'il n'en croyait rien vu le ton ironique qu'elle avait employé, et s'asseya prés d'elle. Ronald Weasley s'approcha d'eux et s'assis prés de Neville, s'adressant directement à la jeune fille.
- Je me nomme Ronal…
- Elle sait qui tu es Ron ! Ton visage est parmi les plus connu des aurors coupa neville.
- Enchantée répondit Hermione ignorant le dernier commentaire de son ami.
Ils restèrent un moment silencieux, se remémorant leur première rencontre et ce qui avait suivit. Hermione avait rencontré Neville sous sa forme 'Delilah'. C'était au tout début de sa radio illégale. Elle s'était échappée de justesse après sa deuxième intervention, les aurors ayant réussit à la repérer et dans sa course elle n'avait ni plus ni moins percuté un passant qui l'avait de suite reconnu. Il l'avait ensuite cachée dans une petite ruelle, et l'avait conduit chez lui ou il l'avait présenté à ses parents. Elle était encore jeune, et faisait à cette 'lointaine époque' encore confiance en la nature humaine, elle l'avait donc suivit sans sourciller puisqu'il l'avait sauvé. Les Longdubat avaient alors mis en place le système de la radio qu'elle avait utilisée dés lors et qui n'avait jamais faillit jusqu'à sa rencontre avec l'horrible homme aux cheveux gras.
-Haine- moi-
Harry réfléchissait. Il l'avait observé un bon moment, et ce qu'il avait vu ne l'arrangeait pas. Cette petite enquiquineuse, connaissait Ginny Weasley sous le nom d'Hermione Granger et Neville Longdubat sous le nom de Delilah. Il ne restait plus qu'à faire venir Sanson, et Voldemort et la boucle serait bouclé. Sans compter le retour de Snape au mauvais moment.
- Il parait que la rouquine t'as fait mangé tes hippogriffes ?
Harry lâcha un soupir d'agacement en reconnaissant la voix trainante de son ami. Celui-ci posté contre l'embrasure de la porte, les bras croisés et le sourire suffisant méritait que le survivant lui fasse ravaler sa pose.
- Je devrais la tuer une fois pour toutes, les Weasley sont trop bruyants.
Draco éclata d'un rire franc et froid.
- Je doute que tu le puisses, tu n'as jamais été à l'aise pour tuer tes amantes. Tu te rappelles d'Elodie ? Tu l'as tuée que lorsqu'elle a levé ta baguette contre toi.
Harry se leva et frappa légèrement son 'ami' au plexus ce qui le fit taire ou du moins étouffer son rire.
- Ou en est-on ? Demanda harry.
- Là ou tu voulais arriver.
Un rictus malveillant à souhait apparut sur le visage du survivant, le temps de jouer était arrivé…
-Haine- moi-
Hermione et Neville se 'promenait ' dans la maison qui était aussi vaste qu'un château. Son ami, lui expliqua ainsi qu'il s'agissait d'un sort d'extension appliqué à toute la maison par le jeune Potter, ce qui laissait supposer de l'étendue de ses pouvoirs. Mais ce n'était pas ce qu'il disait qui intéressait Hermione, s'était plutôt ce qu'il ne disait pas. Il n'avait pas parlé de l'ordre, ni de ce qu'il en pensait, et ceci l'intriguait au plus haut point.
Ils étaient arrivés dans une pièce qu'Hermione aurait qualifiée de morbide. Tout était noir. Le sol, le plafond et le mur. Seuls des torches rouges illuminaient faiblement la pièce. On avait peint à même le sol un immense carré rouge sang, et Hermione bien qu'intriguée par ce carré l'était encore plus par ce qui était écrit au centre de ce carré. L'écriture fine et bordellique laissait apparaitre les mots suivants : « Nul n'entre ici, s'il n'est maitre de sa haine. »*
-Haine- moi-
Harry et Draco étaient penchés sur ce qui semblait être une carte vierge en peau 'de je ne sais quoi'. Ils murmuraient à voix basse, dans une langue étrangère, extrêmement concentrés, cela ne les empêcha néanmoins pas de pointer leur baguette vers l'intrus qui osa ouvrir la porte et penser entrer dans la pièce.
Ginny Weasley ne sursauta point lorsqu'elle se vit menacer. A la place elle annonça d'une voix blanche.
- Delilah a reçu un défi.
-Haine- moi-
Delilah était debout au centre du carré de sang.
- c'est quoi cette pièce ? demanda t elle les yeux soudain animés.
- La pièce des défis. Chaque nouveau venu reçoit à son entrée dans l'Ordre un défi qu'il doit executer ici meme devant tous. Et ce défi doit etre lancé par un ancien…
Hermione faillit bondir de joie ! Voilà qui tombait à merveille … un défi ! Feignant la candeur meme d'un ange de 2 ans elle se retourna vers Neville pour lui demander :
-Pourrais tu me rendre un service s'il te plait ?
…….
Droite, les yeux fixant un point imaginaire en face d'elle, la bouche à son habitude boudeuse, on aurait presque pu croire que cette jeune fille s'apprêtait à monter sur un podium pour défilé un jour bénit de la fashion week.
Ses cheveux avaient été tiré en une queue de cheval bien haute. Sa peau si blanche avait été souillée de morbides traits noirs. Elle portait un mini short, ce qui laissait ses jambes nues encerclés de dagues et autres objets pointus que l'on ne voit d'habitude que dans les musés orientaux. Elle avait pris le soin de masquer chaque veine, de noir. A son bras gauche était accrochée une sacoche aux milles et uns secrets, à son bras droit sa baguette. Sa main droite enserrait une dague. Une très belle dague par ailleurs, renfermant par le secret de sa conception le secret même de son maitre. Delilah était prête pour le combat. Comme une arme de guerre patiemment aiguisée, elle attendait son heure.
La pièce était bondée. Elle vit Potter s'installer face à elle. S'assoir. Seul humain assis parmi les autres spectateurs, il attendait le spectacle, et le sourire carnassier qu'elle lui adressa quand elle vit son geste lui assura la plus belle pièce de théâtre que l'on eut jamais vu. Au final demander à Neville de lui lancer le défi de combattre Snape n'avait pas été si difficile et il ne manquait maintenant plus que l'arrivée de celui-ci pour que ce jour déjà bénit devienne jour de fete.
Il entra enfin. Le visage pale. Les cheveux sales et gras. Une cicatrice pale longeant sa joue gauche. Son vêtement noir lourd et pesant se mouvant difficilement autour de lui. L'observant comme on observe le chien qui va vous mordre.
Au bout de longues secondes il se trouva au centre du carré. En face d'elle. A même pas un mètre d'elle. Elle pouvait sentir cette douce odeur qui apparait chez l'ennemi quand il sait qu'après une longue traque il est à votre merci. Son rictus ne la trompait pas. Ce soir Severus Snape allait mourir.
* j'avoue mettre inspiré du fameux 'nul n'entre ici s'il n'est geometre' que 'l on pouvait lire au fronton de l'Académie de Platon.
Voilà le chapitre est encore à revoir disons que c'est là mon premier jet. J'attends vos réactions en vous disant à très bientôt.
Rars :
Mama : dsl… mais on ne fait pas tjrs ce qu'on veut. Ce n'est pas par impolitesse vis-à-vis des lecteurs de haine moi que j'ai mis autant de temps… :)
Eldar-Melda : superbe ? merci. Merci beaucoup
Saika garner : :p l'idée ne te plait pas ??? pourtant moi ca m'amuse imagine unee grande banière… ok j'arrête ! je dois aussi te remercier pour ta belle phrase « … par l'inhumanité on fait ressortir justement l'humanité. » …
Lapetiotesouris ! merci :)
Mama : hermione n'a pas de caractère ? vraiment ? je ne trouves pas pourtant. Les choses sont raement ce qu'elles semblent etre.
Angi : la fin est etrange je sais mais bon tu comprendras bientôt.
Butterflied : et pour le diable et bien non il ne s'agit pas de rogue, ca aurait été simple…
Shadow : mon harry ne me plait pas non plus, et pour ce qui est du pakistan je crois qu'il faut parfois ecrire ce que l'on pense meme si ce n'est qu'une fiction.
Squib : merci !
B. : :)
Chris87 : :) what else ?
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