Auteure: Booyaka87

Titre: Ma plus grande histoire

Rating: R

Paring: Harry/Draco

Warning: Cette histoire est un slash. Homophobes, s'abstenir !

Disclaimer: Rien à moi, tout a JKR.


Chap 02 : Un hôte inattendu

Je suis allongé sur mon lit. Non rectification ! Je suis allongé sur mon… merveilleux lit ! Il est 16h30 et j'ai besoin de me reposer un peu. J'ai une vie chargée moi ! J'ai mis de la musique dans le manoir. Et oui la magie c'est magnifique, un sort et pffout… une musique résonne dans tout le manoir. Je connais un peu le monde des moldus et je sais qu'ils doivent payer pour acheter des... disques, je crois. Payer pour de la musique, on aura tout vu. Quoique moi je m'en fiche un peu. J'ai tellement d'argent que même si je devais payer pour la musique que j'écoute je ne perdrais pas la moitié de mon compte. J'en suis là, dans mes agréables pensées quand j'entends un grand bruit dans mon salon… Je me relève en jetant un coup d'œil à mon reflet… non tout va bien je suis toujours aussi beau, classe et sûr de moi.

Ah, parfois je m'aime… non je plaisante ! Je m'aime tout le temps !

Je descend l'escalier calmement et me dirige vers le salon. Il est immense, il y a une cheminée gigantesque (on peut tenir debout dedans) dans laquelle brûlent des bûches de bois, je précise que le feu qui brûle dans cette cheminée ne produit pas de chaleur, n'oublions pas que nous somme début septembre est que le temps est encore estival, cependant les bûches brûlent réellement et laissent des cendres. Oui c'est magique… L'ambiance est chaleureuse rouge et doré (celui qui dit que je vire au Gryffondor je lui lance un Avada Kédavra entre les deux yeux), au centre il y a des bons gros fauteuils et un grand canapé où on pourrait s'endormir tant on y est bien. Un tapis moelleux est déposé sur le parquet brillant, des tapisseries ornent les murs et un unique tableau géant représentant un magnifique dragon se situe sur le mur de cette pièce. C'est le genre de pièce où l'on aime se blottir en hiver quand il fait bien froid.

Je regarde le sol devant la cheminée… il y a de la cendre… Je regarde qui a osé poser ses fesses crasseuses sur un de mes fauteuils et je le vois… l'intrus…

« Blaise ! Merlin me damne ! Combien de fois t'ai-je dit que je ne voulais pas que tu encrasses mon superbe parquet avec les cendres que tu traînes de cheminée en cheminée. Et puis je te rappelle que tu as ET l'age ET le permis de transplaner alors la poudre de cheminette tu pourrais la laisser de côté !

- Moi j'aime bien la poudre de cheminette, c'est amusant »

Blaise, adossé contre le dossier de ce fauteuil, me regarde un sourire affiché sur le visage et dans les yeux. Il m'exaspère. Aussi loin que je me souvienne à Poudlard, il faisait mature, froid, distant des autres. Mais maintenant que la guerre est finie et que nos années à Poudlard le sont aussi, ont dirait qu'il est décidé à profiter de la jeunesse d'un enfant de 5 ans. Jeunesse dont il n'est possesseur… Je soupire et finis par demander.

« Bon qu'est que tu veux ?

- Rien je me balade de maison en maison histoire de papoter.

- Oui c'est bien…, je lui dis et j'ajoute pour moi-même : On voit quand même qu'il y en a qu'on pas grand-chose à foutre…

- Draco… dit-il en me regardant. Pourquoi es-tu parti si vite avant-hier ?

- Blaise, je soupire en m'asseyant dans un fauteuil en face du sien. Ecoute, je n'aime pas cette profusion de bonne humeur. Ni ces gens dont la bonté ressemble à un leure pour faire croire que la vie est magnifique…

- C'est-à-dire ?

- Regarde, Monsieur-Potter-j'ai-sauvé-le-monde-pour-disparaître-aux-yeux-de-tous est de retour et là tout le monde est content.

- Tu voulais pas qu'on le renvois de là où il vient avec un coup de pied au cul.

- Tes manières Blaise… Non je ne veux pas qu'on le renvois, je ne veux juste pas les voir…

- Les …?

- Oui, lui et ses fichus yeux malheureux ainsi que tous ces hypocrites qui lui font des courbettes et continue de l'aimer malgré le fait qu'il les ai quand même ignoré pendant 3 ans ! »

Blaise soupire (que de soupirs aujourd'hui !), se lève et se dirige vers ma cheminée. Il entre dans le feu qui, je le rappelle, ne dégage pas de chaleur et met sa main dans sa poche droite, là où je sais qu'il met sa poudre de cheminette quand il décide de jouer l'incruste chez tout le monde. Mais avant de partir il me regarde.

« Tu sais Draco, peut-être que Harry avait de bonne raison de disparaître comme ça.

- Quoi ? Monsieur I-saved-the-world, ne vous l'a pas expliqué pendant la merveilleuse soirée ?

- Non, il est resté une heure afin de se dépêtrer de tous les gens qui le collaient et quand il a enfin réussit a s'éloigner de la foule c'est pour me demander où tu étais… je lui ai dit que tu n'étais pas là et…

- Et ?

- Et il a transplané comme ça en plein milieu de la soirée… »

Avant de me laisser le temps de lui poser d'autres questions ou déprimer ma surprise, Blaise lança la poudre de cheminette et prononça très clairement :

« Nimphus Alley » (lieu de résidence de Seammus et Dean)

Potter est parti parce que je n'étais pas là ? Ouh la la, je me dirige vers mon mini bar et me sers un verre de Burn-Gorges, alcool sorcier d'un goût assez doux malgré son nom. A moins que se soit l'habitude d'en prendre qui le rende doux… Non je ne suis pas alcoolique mais durant un moment, j'ai… j'ai abusé de l'alcool. Après la guerre je dois avouer. Si jamais vous osez dire que ça ne correspond avec l'époque de la disparition de Potter, je me permets de vous rappeler que la menace du Avada Kedavra tiens toujours.(ndbl : toujours aussi charmant !)

Non en fait, d'après mon père. Si le nom de cet alcool est tel qu'il est c'est pour que les plus courageux se désintéressent d'un alcool aussi bon. Oui je sais bien que ce n'est pas forcément la vérité mais c'est une explication qui se tient.

Mon père… il en a dit des choses de ce genre avant de recevoir le baiser du Détraqueur il y a deux ans. Je pourrais vous dire que ça m'a fait de la peine mais ce serait vous mentir. En fait quand mon père est mort j'ai plutôt été… soulagé. Comme si un poids avait disparu en moi.

J'ai aimé mon père parce que ça devait être comme ça : un fils aime son père même si c'est un sadique doublé d'un esclave. Mon père lui, je le sais, voyait en moi le futur Petit-toutou-serviable-de-Voldemort et à partir du moment où il a vu que je ne le serai il s'est désintéressé de moi… C'est un peu triste quand j'y pense.

Enfin bon, arrêtons là ces immondes pensées. Je me lève, m'étire comme un chat et monte dans ma chambre pour me laisser tomber sur le lit. Tomber avec classe je précise… N'oubliez pas qu'on parle de moi là !

Quel crétin ce Potter… il aurait pas pu rester là où il était non ? Au lieu de revenir faire chier son monde et principalement moi ! Pffff…

Je ferme les yeux et…

……………………………………..

Je l'embrasse dans le cou pendant que mes mains caressent son corps fin. Je souris quand je l'entends gémir mon prénom. Ma bouche descends sur son torse et s'arrête pour énerver un de ses tétons. Je le mordille, le suce et le lèche, pendant que mon amant se cambre sous moi et me fait sentir la chaleur exquise que dégage son corps. Après avoir largement torturé le premier je m'attaque au deuxième avec autant d'ardeur. Je sais qu'il pourrait mourir maintenant en étant parfaitement heureux. Et moi aussi je pourrai mourir sans rien regretter.

Ma langue descend jusqu'à son nombril et dessine des arabesques sur son ventre plat. Il gémit, mon dieu j'aime ses gémissements, ils sont comme une douce musique emportée par un vent chaud d'été.

Ma langue trace un chemin jusqu'à l'intérieur de ses cuisses en prenant bien garde de ne pas toucher son sexe si délicieusement tendu. Je suce l'intérieur de ses cuisses en attendant quelque chose…

« Draco, je t'en pris… »

L'invitation est lancée. Lentement je prend son érection vibrante dans mes mains et pose un léger baiser sur son gland. Ma langue le lèche sur toute sa longueur et mon amant se cambre brutalement en poussant un cri.

Alors là je le prend dans ma bouche.

Je le suce pour lui montrer que je tiens à lui. Je le suce pour lui montrer qu'il n'y a que lui qui compte. Je le suce pour lui montrer qu'il est à moi. Je le suce pour lui montrer que je suis à lui. Je le suce pour lui montrer que… je l'aime.

Mais je ne veux pas qu'il vienne dans ma bouche alors j'arrête, obtenant ainsi un grognement de sa bouche.

Et alors que je me dirige vers son visage caché par la pénombre je…

……………………………………….

« Nooooooooooooooooooooooon ! »

C'est un cri du cœur. Je me lève brutalement. Et me dirige vers la salle de bain. J'appuies les deux mains sur le bord du lavabo et ferme les yeux.

Je ferme les yeux parce que je sens les larmes qui viennent et que je ne veux pas pleurer. J'ai encore fais un rêve… torride. Merlin me damne ! C'est vrai que j'en fais souvent et c'est même ça qui m'a fait devenir écrivain mais j'en peux plus. Depuis un mois, je fais ce rêve, cet horrible rêve. Le plaisir n'est par forcément bon et peux rendre fou. Depuis un mois je rêve que je couche avec un homme dont je ne vois jamais le visage. (ndbl : Ha oué c'est pas Potter … Merde j'en été persuadée pourtant ! NdA : …) Depuis un mois dans mes rêves je fais l'amour à un fantôme. Un homme sans visage. Et le pire dans tout ça c'est que j'aime cet homme. J'aime cet homme dans mon rêve et j'aime cet homme dans la réalité. Je couche avec des hommes, un tas d'homme pour en trouver un qui me fera ressentir ce que je ressens dans mes rêves alors que je fais toutes sortes de choses à cet homme. Et personne ne me comble

Personne ne comble se vide en moi. Et je me sens mal si mal. Alors j'écris pour me libérer l'esprit. J'écris pour qu'un jour un homme lise mes histoires et me veule. Je pris pour que cet homme soit celui de mon rêve. Mais ce n'est jamais lui. Jamais.

Je rentre dans ma douche et laisse couler une eau très froide sur mon corps bouillant de ce rêve.

Je repense à ce rêve. Pourquoi ne puis-je pas voir le visage de cet homme qui me hante. Pourquoi ne puis-je pas savoir ce que mon cœur veut. Est-ce mon éducation qui m'empêche d'aimer ? Est-ce que je serai toute ma vie un homme seul. Est-ce que comme mon père je deviendrait un homme froid, amer incapable d'aimer ?

L'eau coule sur mes joues, se mélangeant aux larmes que mon cœur ne peut pas garder prisonnière. Je n'ai jamais montré mon mal-être à qui que ce soit. Les gens doivent me voir comme un homme sûr de lui et sans défaut. Et pourtant… j'ai plein de défauts et depuis la fin de la guerre je ne suis plus du tout sûr de moi.

Bien sûr je dis cela parce que je ne me sens pas bien. Dans les jours où je me sens heureux, je me sens prêt à mettre le monde à mes pieds. Mais est-ce que ce n'est pas être faible que de n'obéir qu'à son humeur.

Je ne sais pas je ne sais plus.

Ca fait dix minutes que je laisse l'eau glacer mon corps. Mais il est 20h30, alors je sors de la douche et m'enroule dans une serviette bien chaude. Je regarde mon reflet dans la glace. Mon corps est parfait, mon visage, malgré mon air fatigué reste très beau. Mon physique est le contraire de mon intérieur.

Ma peau est blanche, claire alors que mon âme est sombre. Mes yeux sont fiers alors que j'ai parfois honte de moi. Ma posture me montre sûr de moi alors que je doute depuis déjà trop longtemps.

Mais après tout, ne dit-on pas « on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a » ?

Moi j'ai le physique et je devrais m'estimer heureux parce qu'il y en a qui n'ont même pas ça.

Je me rhabille. En noir, pantalon noir, chemise noire, boxer noir. Si mon corps est trop clair pour mon âme alors faisons au moins en sorte que mes vêtements soient assortis à mon esprit.

Je me regarde dans mon grand miroir. Je suis parfait. N'est ce pas être stupide que de se réconforter dans son image ? Pourtant en ce moment, alors que je me regarde dans mon miroir je reprends confiance en moi. En oubliant ainsi mon rêve.

Après tout, peu importe qu'un rêve soit triste, gai (ndbl : gay), ou confus. Il suffit d'une chose pour nous le faire oublier. Et après tout je suis un maître en ce qui concerne le refoulement des sentiments. Alors, allons-y, inch'allah, qui vivra verra.

J'aimerai bien sortir quelque part pour me changer les idées. C'est dans cet état d'esprit que je me dirige vers mon salon pour essayer de joindre Blaise (oui vous savez en faisant apparaît ma tête dans sa cheminée etc…). Mais là d'un seul coup, ma sonnette d'entrée sonne.

Je vais ouvrir (oui c'est le désavantage d'avoir viré tous ses elfes de maison!).

J'ouvre la porte et là devant moi je vois un homme. Enfin une loque, parce que l'homme en question est trempée. Il faut dire qu'il pleut très fort dehors et que le soleil n'est pas au beau fixe. Avec le ciel noir, et le très faible éclairage venant de mon manoir je ne vois pas qui est là, devant moi.

Soudain un éclair zèbre le ciel et là je le reconnais.

« Merlin me damne ! Potter ? »

Et sur ce il s'écroule en avant. Je le rattrape de justesse dans mes bras et l'emmène tant bien que mal dans mon salon pour l'allonger, avec plus de mal que de bien, sur mon canapé. Son corps est gelé et il tremble. Ses lèvres sont bleues il a de grandes cernes. Je pose mes poings sur mes hanches et fait mon air perplexe des grands jours pour annoncer à Merlin, Dieu et qui voudra l'entendre une phrase assez stupide …

« Bon, ben, je crois que je vais changer mes plans pour ce soir… »

A suivre


NdA: Bon voila un autre chapitre... je devais vous le publier plus tot mais ca voulait pas marcher...

Bon comme vous l'avez vu... il n'y a pas le chapitre nouveau de "Mourir avec toi", s'il vous plait ne m'en tenez pas rigueur... ces derniers temsp je n'avais pas le courage... mais j'ai écrit une autre fic... un one shot... en guise de thérapie... j'espère que cela suffira:

Titre: Lettre d'un condamné a vivre

Draco écrit une dernirèe lettre à Harry...

w w w . f a n f i c t i o n . n e t / s / 3 0 0 7 6 3 4 / 1 /

Merci à Lucilucette, slydawn et à remissia pour leur review anonymes.