Oui ! Voilà enfin le troisième chapitre !

Merci pour les reviews. Je vais être dans le regret de vous annoncer que je continue à être sadique puisqu'il ne se passe presque rien entre nos deux protagonistes dans ce chapitre !

Hey ! Partez pas !


Tony flottait dans les eaux chaudes de la mer méditerranée… Il sentait l'eau tiède rouler sur son corps musclé. Les vagues le soulevaient au rythme du vent, projetant de petites gouttes salées sur son torse maintenu en dehors de l'eau. Il se replaça lentement en position verticale lorsqu'il sentit une douce caresse contre sa jambe. Oh…, pensa-t-il, une sirène… Il se rapprocha d'elle et passa délicatement sa main dans les cheveux blonds, presque blancs, de la jeune nageuse. Puis il posa avec une infinie douceur ses lèvres sur les siennes, ferma les yeux… Et les rouvrit. Il était à présent sur la terre ferme, dans une forêt humide et mystérieuse. Il découvrit alors qu'il embrassait maintenant un homme. Non, un centaure pour être exact. Celui-ci avait emprunté le visage de son patron et lui souriait. Il lui prit tendrement la main et s'élança à travers la forêt vierge. Forêt qui se transforma tout à coup en un gigantesque champ fait de fleurs multicolores. Tony courait, tenant toujours la main de Gibbs dans la sienne, le vent dans les cheveux, lorsque celui-ci trébucha. Ils roulèrent alors ensemble dans les fleurs avec de grands éclats de rire…

Tony se réveilla en sueur sur le sol de son appartement. Il ouvrit et referma les yeux plusieurs fois avant de se redresser d'un mouvement brusque. Prenant appui sur son canapé il se releva complètement avec un long grognement. Ce n'était plus de son age de dormir par terre. Il fit un pas, se cogna le tibia sur la table basse puis jura.

- Raaaah, il faut vraiment que je revoie l'agencement de cet appart…

Il se traîna lamentablement jusqu'à la cuisine pour voir l'heure affichée sur le micro-onde. 03h12…Il jura à nouveau. Cela faisait trois fois qu'il se réveillait en sursaut cette nuit-là, par des rêves de plus en plus stupides de plus, qui se terminaient toujours et inlassablement de la même manière, c'est-à-dire lui dans les bras de son patron. « Lamentable » pensa-t-il. Il retourna dans le salon où il se laissa tomber sur le canapé. Il regarda la télé où passait la scène de fin d'Harry Potter et l'école des sorciers, film devant lequel il venait de s'endormir… Il était pourtant bien ce film... Il allait en regarder un autre. Après tout il allait travailler dans quatre heures et refusait en bloc l'idée de se rendormir.

Il roula à terre et rampa jusqu'à sa DVDtèque personnelle avant de se rendre compte que, en effet, il allait falloir qu'il aille travailler. Donc voir Gibbs. Il le fallait vraiment ? Hier soir, il était parti dès que le courant avait été rétabli et n'avait donc pas eut le loisir de discuter avec son patron après leur… échange physique… ? Un gargouillement incompréhensible sortit de ses lèvres et il se prit la tête à deux mains. Mais pourquoi Gibbs avait-il répondu aussi? Et pourquoi lui, Anthony DiNozzo, hétéro pure souche avait-il apprécié ça ? D'ailleurs son patron n'était pas gay non plus, qu'il sache. Il avait eu trois femmes. C'est bien pour ça qu'il s'était toujours retenu de lui sauter dessus…

L'agent tapa le sol de ses deux mains et se releva. Gibbs avait juste dû se moquer de lui donc il ferait comme s'il ne s'était rien passé. Il marcha d'un pas décidé vers la salle de bain, il irait travailler comme d'habitude, point.

OoOoO

Timothy McGee descendit du bus et commença une longue marche vers les locaux du NCIS. En effet, l'arrêt d'autobus le plus près de son lieu de travail se situait à 3km de celui-ci. Etant le seul de son équipe à prendre le bus, il n'avait pour ainsi dire jamais eu vraiment l'occasion de s'en plaindre. Il était en fait rare qu'il soit dans la possibilité de se plaindre de quoi que ce soit. Les seuls points positifs de ce problème de ligne de bus étaient 1.que le bleu pouvait ainsi affirmer faire un minimum de sport dans sa semaine ; et 2. qu'il arrivait tout à fait frais et dispo au travail le matin.

« Pas comme d'autre », se dit-il en apercevant Tony à quelques mètres de la porte d'entrée de l'agence. Celui-ci se tenait immobile ; il fixait le sol dans une attitude de profonde défaite psychologique qui ne lui ressemblait pas du tout. McGee s'arrêta juste derrière lui mais son collègue ne sembla pas s'en apercevoir. Il fronça les sourcils et posa sa main sur l'épaule du brun. Celui -ci fit alors un bond de trois mètre en poussant un petit cri. Ils se fixèrent un instant puis Tony souffla.

- Tu m'as fait peur, le bleu.

- Euh, désolé... Tu es sur que ça va, Tony ?

- Bien sur que ça va ! Qu'est ce que tu crois ? Qu'on peut effrayer un DiNozzo en le tapant sur l'épaule ? Ou en lui roulant un patin dans un coin sombre ? Eh bien, non ! Le bleu, on y va !

Et sur cette déclaration il entra dans l'agence à grandes enjambées laissant McGee avec les sourcils froncés et la bouche ouverte signe que les rouages de sa petite tête se mettaient en marche pour chercher à comprendre quelque chose.

OoOoO

Kate exprimait l'expression « se tourner les pouces » au premier sens du terme. Il y a un quart d'heure environ, Gibbs était parti vers l'ascenseur dans une rage folle lui ordonnant de réserver quatre billets d'avion immédiats à destination d'une ville dont elle n'avait jamais entendu parler et de descendre voir Abby avec Tony et McGee dès qu'ils seraient arrivés. Sans explications. Puis, il y a dix minutes elle avait vu Abby passer en trombe, elle lui avait dit de prendre cinq billets plutôt que quatre. Sans explications. Exécuter les ordres ne lui déplaisait pas vraiment mais elle aimait tout de même être au courant de la situation. C'est pour cela que quand ses collègues apparurent derrières les portes de l'ascenseur, Kate beugla plutôt qu'elle ne parla.

- Mais vous étiez où ?

- Pourquoi ? demanda McGee. Il est 7h45, on est à l'heure, non ?

- Avec Gibbs, il n'y a pas d'heure pour commencer. On doit descendre voir Abby. Ah ! Gibbs s'est levé du pied gauche.

- Gibbs est de mauvaise humeur ? gémit Tony.

- Oui… Mais ça ne te dérange pas d'habitude. Aurais-je enfin la preuve que tu as une peur bleue de lui ?

- Aurais-tu peur d'être la seule dans ce cas là ?

- Ca au moins, je suis persuadée de ne pas être la seule… dit Kate en tournant son regard vers McGee.

- Pour une fois je doit admettre que tu as raison, ricana Tony.

Le regard du bleu passa de l'un à l'autre. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais renonça quand ses deux collègues se mirent à rire. Ils posèrent alors leurs affaires sur leurs bureaux et prirent l'ascenseur pour aller voir leur scientifique favorite.

OoOoO

Abby avait les pieds collés au plafond. Elle fermait les yeux. On aurait presque pu croire qu'elle essayait de se détacher par la force de la pensée. A moins qu'elle réfléchisse…

- Abby ?

Tony avait murmuré. A dire vrai le labo de la jeune gothique était, chose étrange, silencieux. Il eu l'impression par cet acte qu'il brisait quelque chose d'extrêmement important. Il tourna autour de la scientifique un moment et renouvela son appel.

- Abby !

- Tony ! (La scientifique avait ouvert les yeux d'un seul coup le faisant reculer de deux pas) Ouf, fais moi descendre.

- Descendre ? Qu'est ce que tu as fais ?

- Ca va faire trois jours qu'on m'a rien apporté à faire alors j'ai essayé d'inventer la colle du siècle. Je suis arrivée à un super résultat : elle colle vite et n'importe quoi. Et comme je voulais l'essayer avant de partir, j'ai voulu voir si elle pouvait me coller au plafond mais maintenant je sais plus comment descendre…

- Avant de partir où ? demanda McGee.

- Gibbs vous a pas dit ? Je pars avec vous parce que je m'ennuie ferme. Hey, Kate tu as pensé à mon billet, non ?

- Oui, répondit-elle, mais tu ne saurais pas pourquoi on y va ?

- Au fait on va où ? demanda McGee.

- Et pourquoi Gibbs est-il de mauvaise humeur ? ajouta Tony.

- Euh…, répondit Abby, vous savez j'ai le sang qui me descend à la tête et ça commence à devenir très désagréable.

Ils commencèrent donc à s'agiter dans le labo sous les instructions d'Abby dans le but de la décoller du plafond. Au bout d'une dizaine de minutes, alors qu'ils y arrivaient enfin, Gibbs débarqua dans la pièce. Il s'arrêta et observa la scène d'un œil critique. Ses agents s'étaient pour ainsi dire tous stoppés en plein milieu de leurs mouvements, ce qui donnait un tableau assez spécial où McGee et Tony soulevaient Abby alors que Kate décollait les derniers morceaux de colle de sous les chaussures préférées de cette dernière.

- Qu'est ce que vous faites ? grogna-t-il (alors qu'ils s'empressaient tous de se replacer dans une position à peu près normale).

- Eh bien… commença Kate.

- Non, en fait je ne veux pas le savoir, coupa Gibbs, vous êtes prêts ?

- Oui, chef ! dit Abby d'une voix grave en sautant d'un pied sur l'autre.

(Les trois autres agents se regardèrent)

- Et pour quoi faire patron ? demanda Tony.

Whoo ! Sa voix n'avait presque pas tremblé. Gibbs se tourna vers lui et le regarda pour la première foie de la journée. Tony frissonna. Son patron étrécit les yeux et lui répondit d'une voix parfaitement neutre.

- San Marco.

- Quoi ?

- On part dans une heure pour l'aéroport alors dépêchez-vous, nom de Dieu !

Et sur ces paroles catholiques, il tourna les talons.

- C'est quoi cette histoire ? demanda McGee.

- San Marco est une petite ville qui fait partie de Jacksonville, répondit Abby, elle est très européenne dans le sens où elle a un vrai centre ville avec sa petite place, ses commerces, ses bureaux et son cinéma. De plus…

- C'est une mutation en guide touristique ? railla Tony.

- Je ne fais que vous répéter ce que j'ai lu sur un site touristique en vous attendant.

- Tu arrives à trouver un site en étant collée au plafond ? Je suis admiratif…

- N'est ce pas ? (Abby lui claqua la tête) Idiot ! Je l'ai fait avant !

- Bon, soupira Kate, si l'on part dans une heure je vais faire mes bagages. On part pour combien de temps ?

- Aucune idée, dit Abby.

- Pfff, souffla-t-elle, je suppose qu'on ne saura ni pourquoi nous y allons, ni pour combien de temps qu'à partir du moment où nous serons dans l'avion.

- Y'a de grandes chances, répondit McGee.

- Rendez-vous dans trois quart d'heure ici alors ! s'exclama Tony.

Les trois agents partaient vers la porte du labo lorsque Tony se retourna vers Abby.

- Tu as dit « son cinéma » ? Il n'y en a qu'un seul ?

- A vrai dire il n'y a qu'une salle. Ils changent de films tous les soirs.

Tony gémit.

OoOoO

Trois heures plus tard, l'équipe s'envolait vers l'aéroport le plus proche de l'un des villages les plus perdu des USA.


Attention ! Ne chercher pas si vous êtes allergique à la campagne. Vous risqueriez de finir très malade.

J'ajouterais que les petits reviews me force à écrire plus vite…