Je suis vraiment désolée pour le retard. J'étais, ce qu'on appelle, partie en vacances. Et quand je suis revenue j'ai été dans l'obligation de regarder la saison 4 d'NCIS. Dur devoir…

Enfin, voilà la suite ! Merci pour les reviews.

Merci à Satanic Doll, c'est étonnant mais les puissances 10 ça marche ! (en plus j'aime les maths.)

Et nous commençons par un –très léger- échange physique pour


Tony courait. Tony fuyait. Il était poursuivi. D'immenses mains noires essayaient de l'attirer vers une porte, une minuscule porte au dessus de laquelle clignotait une enseigne. Celle-ci s'allumait et s'éteignait avec une lenteur stupéfiante. Les mots qu'elle affichait le faisaient trembler de tout ses membres : « San Marco Cinema ».

Tout à coup la main l'attrapa par la cheville. Tony hurla. Mais, alors qu'il commençait à se débattre, celle-ci lâcha prise et s'effondra sur le sol. Tony se retourna pour voir son sauveur. Un chevalier en armure se tenait devant lui, l'épée au poing, ses yeux bleus brillant sous son heaume. Gibbs aborda un sourire narquois lorsqu'il lui tendit gracieusement la main. Tony se releva et le chevalier aux cheveux gris s'agenouilla. Il prononça un « Pour vous servir » d'une voix rauque et ténébreuse et lui baisa la main…

- …ozzo ! DiNozzo !

Celui-ci entrouvrit les yeux et examina Gibbs penché sur lui. Il sourit et posa doucement le bout des doigts sur la joue de son patron.

- Merci… murmura-t-il d'une voix mal éveillée.

Gibbs écarquilla légèrement les yeux. Puis il eut un mouvement de recul, repoussant involontairement la main de son agent et se laissa retomber dans son fauteuil.

- Ecoute Tony, dit-il (Il avait parlé avec la même voix rauque que dans le rêve du jeune homme. Il marqua une pose, se racla la gorge, fronça les sourcils et reprit de son timbre habituel) Je n'ai rien contre le fait que tu dormes dans l'avion mais pourrais-tu au moins attendre que j'ai finis de t'expliquer pourquoi nous le prenons cet avion?

- … (Tony cligna trois fois des yeux) Oui, patron… heu… alors ?

- Kate ! grogna-t-il. Explique lui.

Puis il se leva et partit explorer l'avion. Abby, McGee et Kate étaient assis sur les trois sièges derrière Gibbs et lui. Oh ! Il ne s'était pas assis à côté de l'homme de son plein gré. A vrai dire les quatre plus jeunes avaient tiré à la courte paille pour savoir qui allait devoir les supporter, lui et son humeur massacrante, pendant deux heures de trajet. Et il avait comme d'habitude perdu.

La tête de Kate apparu entre son fauteuil et celui que Gibbs venait de quitter.

- Bizarre, dit-elle, le fait que tu ronfles n'aurait pas mis Gibbs en colère d'habitude ?

- C'est parce que Tony est trop mignon lorsqu'il se réveille, répondit Abby qui venait d'apparaître de l'autre côté de sa tête, même Gibbs n'y peut rien !

- Si ce que tu disais était vrai alors Tony devrait être mignon plus souvent.

- Oh ! Mais Tony est toujours mignon, il est juste un petit peu pénible parfois. Ce qui fait de lui un gars pénignon ?

- Quoi ? Qu'est ce qu…

- Je suis toujours là, coupa Tony, vous ne voudriez pas plutôt me faire un résumé de ce qu'a dit Gibbs ?

- Tu vois, qu'est-ce que je disais ? reprit Abby. Pénignon !

- Je vais d'expliquer, sourit Kate, comme tu as sûrement pu le constater on a plus grand-chose à faire depuis deux semaines.

- Je pense que c'est parce qu'on se rapproche des vacances d'été, ajouta Abby. Tu as remarqué qu'on a toujours moins de meurtres en mai- juin ? Les gens ne doivent pas avoir envie de passer leur été en prison…

- Donc comme on n'a pas de boulot, reprit Kate. On…

- On part en vacances ! (Abby s'agitait tellement derrière le siège de Tony qu'il avait l'impression de s'être installé dans une nouvelle attraction de Disneyland).

- En vacances ? répéta Tony.

- Abby… reprit Kate, Gibbs t'a déjà dit que ce n'était pas des vacances. On a récemment trouvé trois corps à San Marco. L'un d'eux était un marine. Il avait obtenu un congé pour retourner chez ses parents suite à la mort de son frère.

- Un des autres corps ? demanda Tony.

- Non, son frère est mort il y a environ un mois. Le marine en question un certain…Yann Dotte. Trente-huit ans, pas de petite amie, il lui reste une sœur… La voisine de ses parents a retrouvé son corps avant-hier. Les deux autres morts étaient des touristes canadiens.

- Ah, les touristes…On n'a pas besoin de Ducky pour les corps ?

- Apparemment un médecin légiste a déjà pratiqué les autopsies. Mais la police du coin semble un peu dépassée par les événements…

- Tu m'étonne…ricana-t-il. Ca doit bien être leurs premiers meurtres dans le coin.

- Et bien non justement, cette histoire se répète. Il s'est passé la même chose il y a maintenant treize ans.

- Treeiizze… le chiffre maudiiit…Hem, la même chose ?

- Oui, trois hommes retrouvés morts sur la voix publique. On a rien trouvé d'autre sur cette affaire. Enfin, Gibbs en sais peut-être plus mais je ne suis pas au courant. Voilà tu as les grandes lignes. Tout ça pour dire qu'on part avec pas grand-chose.

- Mais nous triompherons !

- Laisse moi deviner. Un film ?

- Cette réplique est signée Anthony DiNozzo !

- Ah ?

OoOoO

Leroy Jethro Gibbs arpentait les couloirs de l'avion depuis seulement 5 minutes lorsqu'une hôtesse vint lui demander s'il cherchait quelque chose. Il fut bien obligé de se rendre à l'évidence : non, il ne cherchait absolument rien. A part, peut-être, à s'éloigner le plus possible de l'agent aux magnifiques yeux verts-marrons assis à côté de lui. Comment pouvait-on avoir autant de charme lorsque l'on vient juste de vous réveiller ? En repensant à ces yeux entrouverts et à la douceur de cette main Jethro eut un frisson. « Hum… » L'hôtesse était toujours là. Il se résigna et s'apprêta à répondre qu'il cherchait les toilettes. C'est alors qu'il prit conscience que celle-ci avait la peau orange. Il commença à la dévisager en fronçant les sourcils. « C'est un fond de teint ? Etrange… » Le comportement de l'homme sembla gêner la jeune femme. Elle lui sourit marmonna un « bon voyage » et fit demi-tour dans l'allée.

Gibbs se rendit compte que son comportement pouvait en effet paraître étrange. Il soupira et décida de regagner sa place. Quitte à supporter le magnifique corps de son agent à côté du sien. Corps musclé d'ailleurs… Il s'en était rendu compte la veille eu soir. Il avait eut beau se poser et se reposer la question il ne comprenait toujours pas pourquoi Tony lui avait ainsi sauté dessus. Il n'avait pas vraiment réfléchi non plus à ce qu'il faisait en lui rendant son baiser. Peut-être pensait-il à le faire inconsciemment depuis un moment déjà ? A vrai dire c'était la première fois qu'il embrassait un homme. Ca n'avait pas été désagréable et puisque ça ne marchait pas –ou plus- avec les femmes pourquoi ne pas essayer avec un homme ? Non pas avec n'importe quel homme mais avec Tony… « Hey, Jethro ! Calme toi ! Ce n'était qu'un accident et ça n'arrivera plus. Ils n'avaient même pas ré aborder le sujet. De plus tu aimes les femmes. Et rousses. Et… »

Et la vue de son agent lui fit perdre ses mots. En pleine discution avec Abby sur l'intérêt possible que pourraient avoir la mouche tsé-tsé dans un futur proche, celui-ci se tourna vers lui et lui sourit.

- Et toi, patron, tu pense que les insectes pourront un jour surpasser intellectuellement les hommes ?

(Gibbs lui claqua la tête.)

- Je n'en ai rien à faire DiNozzo.

- Tu vois Abby, je t'avais dit que le sujet ne l'intéresserait pas.

- Mais je le savais Tony, quand est ce qu'on arrive ?

- Deux heures et demi, répondit McGee. En comptant le voyage en voiture.

- Oooh…

OoOoO

Cinq minutes plus tard.

- Quand est ce qu'on arrive ?

- …deux heures, 25 minutes.

OoOoO

Dix minutes plus tard.

- Quand est ce qu'on…

- Abby ! Tu as une montre !

- Cassée…

- Ca risque d'être long… marmonna Kate.

OoOoO

Trois heures plus tard…

- McGeeeee ! On est arrivés ! Whooo !

- Oui…

- C'est ici qu'on dort ? demanda Kate.

Devant eux s'étendait une charmante maison de briques rouges, surplombant un petit jardin. Elle n'était pas très loin de la route mais les arbres la coupaient merveilleusement bien du monde urbain. Si l'on pouvait qualifier la circulation du coin d' « urbaine ». La maison semblait posséder deux étages. Des plantes grimpantes avaient recouvert une bonne partie des briques et des rosiers en fleurs longeaient les murs. Kate était émerveillée.

- Je crois bien, répondit Gibbs.

- C'est merveilleux… Une retraite dans le coin pourrait être intéressante….

- Ouais, bof, coupa Tony. Et puis tu es encore loin de la retraite.

- Il n'est jamais trop tôt pour imaginer quoi que ce soit ! Sur ce je vais voir l'intérieur.

Alors qu' Abby qui faisait pour la troisième fois le tour de la maison en hurlant, ils avancèrent vers la porte de la maison. Ce fut une charmante petite dame d'environ 80 ans qui vint leurs ouvrir. Elle portait une robe à grosses fleurs roses qui fit frémir Tony mais arborait un sourire franc et honnête.

- Bonjour, dit-elle, vous êtes la police de la ville ?

- Oui, dit Gibbs, NCIS, nous venons pour…

- Pardon ? J'ai des problèmes d'oreilles, pourriez vous parler plus fort, jeune homme ?

- Apparemment, elle n'a pas que des problèmes d'oreilles, chuchota Tony.

(Gibbs lui lança un regard noir)

- Je suis juste là pour vous accueillir, reprit-elle en rentrant dans la maison, mon petit-fils m'attend à la maison et je ne veux pas le faire attendre trop longtemps. Alors, il y a trois chambres et deux salles de bain à l'étage mais je ne monte plus les escaliers. Le dernier étage est inaccessible, il y a des risques d'effondrements. Au rez-de-chaussée vous avez le salon, la salle à manger et la cuisine. Oh ! Il n'y a plus de gaz mais je vais arranger ça ! Les toilettes sont dans le coin là-bas. Parfois la chasse d'eau fuit mais ce n'est pas vraiment grave. Il y a un chat qui vient régulièrement ici, cela vous dérangerait de le nourrir ?

- Heu… Non, non, répondirent les trois plus jeunes agents d'une même voix.

- Vous avez des questions ?

- Non.

- Bon, eh bien, bon séjour.

Et sur ces mots, elle claqua la porte sur Abby qui venait tout juste de rentrer.

- Sympathique, cette maison, reprit Tony, n'est-ce pas Kate ?

- Tais-toi.

- Alors, alors ? coupa Abby. Combien de chambres ?

- Trois, répondit McGee.

Il y eut un bref silence après lequel ils se précipitèrent tous les quatre pour monter les escaliers avec de grands cris tels que « Je choisis d'abord ! » ou « Dégage de là ! ».

OoOoO

Une heure plus tard ils finissaient de s'installer. Abby avait un peu amélioré la décoration du salon de sorte que McGee ne voulait plus y entrer. Gibbs avait installé sa cafetière dans la cuisine. Tony avait ressortit une vieille télé du fond d'un placard puis s'était lamenté lorsqu'il s'était rendu compte qu'elle ne fonctionnait plus.

Ils avaient partagé les chambres. En fait Gibbs avait finalement pris la plus grande, Abby et Kate la seconde et Tony et McGee s'étaient retrouvés avec la plus petite donnant sur la rue.

Tony méditait dans le salon- entrée. Il se disait qu'il aurait de loin préféré partager la chambre de son patron. Pourquoi pas avec le patron d'ailleurs. Il soupira et s'allongea sur le canapé mal rembourré du salon. Il reflechit alors plus calmement à la signification que pouvaient avoir ses rêves. Il n'y en avait maintenant pas un seul ou Gibbs n'apparaissait pas depuis la veille. « Enfin, c'est encore trop tôt pour savoir si ça passera… Ce baiser m'a apparemment plus retourné que je ne le pensais…Et ces rêves sont de plus en plus… bizarres ? »

Puis Gibbs fut là. Il posa son regard de glace sur lui et parla.

- Qu'est ce que ça veut dire, Tony ?

(Tony le regarda effaré. Il abordait le sujet maintenant ?)

- C'était un accident, en fait je voulais…

- Je parlais du fait que tu sois étalé sur le canapé. On va bosser.

- Ah !

- Mais si tu as autre chose à me dire, j'écoute.

- Nn… Non, patron.

- Très bien…

Ils se fixèrent, attendant chacun que l'autre parle, dise quelque chose. Et ce fut Tony qui se lança.

- Tu… tu sais quand je dis que c'était un accident, ce n'est pas pour ça que je n'ai…

- Giiiiiiiiiibbs ! Gibbs ! Gibbs ! Gibbs !

- Abby ?

- Il y un chat noir dans le jardin, c'est trop mignon viens voir !

- …Non Abs, nous on va bosser.

- Mais il est 5h !

- Ca nous laisse le temps d'interroger au moins 3 ou 4 personnes. Tony va chercher Kate et McGee. On va d'abord trouver le commissariat.

- …Oui patron.

Et c'est ainsi qu'il partirent -heureux- explorer le village.


Et eurent plein de petits suspects… j'essaie d'écrire la suite plus vite.

Help ! Deviens droguée aux reviews alors je vous en prie… abrégez mes souffrances…