Voilà la suite pour la rentrée !

Franchement Satanic Doll, après mûres réflexions je n'ai toujours pas trouvé de réponses à fonction de x sponsorisé par 20, ex potentiel de la racine carré de 25 sur l'angle droit de pi R2. C'est impossible. Bien sur j'aurais pu te démontrer par a+b et avec une longue démonstration un résultat complètement improbable mais ça aurait prit trop de place…

J'ai eu plein de review sur le chapitre précédant (donc ne t'inquiète pas Kumiko), ça fait plaisir de ne pas écrire pour rien, snifff (heureuse)... Un grand, grand merci à tout le monde !

Désolée que Gibbs et Tony ne partagent pas encore la même chambre… (« pas encore » cela viendra peut-être un jour, après tout )


- Il n'y a personne ? demanda McGee.

- Bien vu, le bleu, répondit DiNozzo, on n'y aurait pas pensé. A quoi vois-tu ça au fait ?

- Je te signale que le problème est que je suis derrière vous et que donc, justement, je ne vois rien.

Les quatre agents avaient trouvé le commissariat en une dizaine de minutes. Mais après que Gibbs ait appuyé deux fois sur la sonnette (pourquoi diable posait-on une sonnette à la porte d'un commissariat de police ?), ils durent se rendre à l'évidence : les locaux étaient vides.

(Gibbs appuya de nouveau sur la sonnette.)

- Il est normal que tu sois derrière puisque tu es le plus grand, répliqua Tony.

- Ooh ! coupa Kate, alors c'est ça ? Un complexe de taille ?

- Sache que je trouve ma taille parfaite, je ne suis ni trop grand, ni trop petit.

- Je ne te crois pas.

(Gibbs s'acharna calmement sur la sonnette pendant que Tony changeait le sujet de la conversation.)

- On peut forcer la porte.

- C'est une porte de commissariat, Tony, répondit McGee.

- Justement, c'est encore plus drôle.

- Tu as vraiment un problème, soupira Kate. Après tout c'est peut-être un signe qui montre que l'on n'aurait pas dû travailler aujourd'hui.

(Gibbs essaya de trouver une autre façon d'entrer que de fracasser la tête de l'un de ses agents sur la porte.)

- Au fait, comment on mange ce soir ? demanda Tony.

- C'est Abby qui fait les courses…

(A l'image d'une Abby sautillant dans les raillons d'une épicerie de campagne Tony et McGee frissonnèrent.)

- Aa ah ?…

Gibbs craqua. Il se retourna, traversa la rue déserte et alla sonner à la maison d'en face.

- On doit le suivre ? demanda McGee.

- Aucune idée, répondit Kate.

- En tout cas on va pas rester plantés là, ajouta Tony.

Ils rejoignirent donc timidement leur boss de l'autre côté de la rue. Celui-ci appuyait déjà pour la quatrième fois sur la sonnette lorsque l'on vint leur ouvrir. Une femme apparue, la quarantaine, vêtue de blanc. Le tablier de cuisine qui recouvrait ses hanches était recouvert de taches de sang et elle essuyait ses mains pleines du liquide rouge sur un torchon. Gibbs fit un pas en arrière et posa sa main sur son arme.

- Oui ? demanda la femme. Excusez moi pour le retard… je découpais le sanglier que mon mari à ramené de la chasse hier. Je dois le ranger au congélateur. Donc soyez bref. Que puis-je faire pour vous ?

- Un sanglier ? demanda Kate. A cette époque de l'année ?

- Oui. Etonnant, hein ?

- Ils sont tous fous ici, commenta Tony.

- J'aimerais savoir pourquoi le commissariat est fermé, demanda Gibbs.

- Eh bien, il est plus de 5h, je suppose qu'ils sont allés au pub. Oh ! Vous êtes le N…

- NCIS, oui. Ils ne laissent personne de garde ?

- Oh, non, avec ce qui ce passe dans le coin vous savez…

- Oui, justement ! Avec ce qui ce passe dans le coin j'aurais espéré qu'ils laisseraient quelqu'un de garde la nuit !

- Eh ! Je n'y suis pour rien !

(Kate se plaça devant son patron.)

- Vous avez parlé d'un pub ? demanda-t-elle poliment.

- Oui, le pub des Irlandais, le shérif et ses adjoints y vont un soir sur deux après le travail.

- Je vous remercie, nous repasserons sûrement pour vous poser quelques questions.

- Mais il n'y a pas de problèmes.

Sur ces mots elle jeta un regard assassin à Gibbs et claqua la porte. Les agents s'éloignèrent de l'entrée. Gibbs grogna et reprit la parole.

- DiNozzo, McGee, vous allez…

- ...trouver ces flics au pub, reprit Tony. On profite du fait qu'ils n'aient pas les idées claires pour leur soutirer des informations qu'ils ne sont pas sensé nous donner.

- Oui. Kate, nous, on rentre.

- Très bien.

Ils s'éloignaient déjà lorsque Gibbs se retourna.

- McGee !

- Patron ?

- Surveille Tony. Je ne veux pas vous voir revenir complètement bourrés, c'est clair ?

- Oui, patron.

Tony prit une attitude outrée et se retourna avec un grand sourire aux lèvres. Son patron pouvait lui interdire de boire pendant son service mais pas lorsqu'il ne travaillait pas. Et, sur les papiers, son service se terminait normalement à 7h.

OoOoO

Gibbs était appuyé sur la balustrade du balcon de sa chambre, une tasse de café à la main et le regard perdu dans la nuit noire. Il cherchait désespérément un moyen de se vider la tête. Mais il n'y avait pas de bateau ici. Ni même de cave, en fait. Il soupira et décida de descendre dans la cuisine. Il n'y avait personne dans la maison. Tony et McGee n'étaient toujours pas revenus du pub et Abby avait traîné Kate dans le cimetière du bout de la rue sous prétexte que les cimetières de campagne la nuit c'était « cool ». Il avait ouvert le frigo. Il en sortit une barquette étrange qu'Abby avait achetée en fin d'après midi. Il y avait écris quelque chose dessus. Il avait encore oublié ses lunettes. Il éloigna la chose de son visage et déchiffra l'écriture verte et jaune : « Poulet saveur citron, cornichons et beurre de cacahuètes ». Il grimaça. Pouvait-on manger ça ?

Quelqu'un sonna, coupant cour à ses découvertes culinaires. Il grogna, la porte était ouverte. Il alla tout de même l'ouvrir pour découvrir Tony et McGee sur le pas de porte. Ils étaient tout les deux complètement trempés et tremblaient de tous leurs membres. McGee semblait avoir du mal à tenir sur ses jambes. Cela fut confirmé lorsque celui-ci s'effondra sur le parquet de l'entrée. Tony baissa les yeux en soupirant et rentra à l'intérieur de la maison.

- Je peux avoir une explication ? demanda Gibbs.

- Hum ? (Tony releva la tête et montra McGee au sol) C'est lui. Aide-moi d'abord à le mettre à un endroit plus confortable, on va pas le laisser là.

Gibbs grimaça, posa son café et aida Tony à porter le bleu jusqu'au le canapé. Ils le balancèrent sur celui-ci sans douceur. McGee émis un faible gémissement qui attira le regard de ses deux aînés sur lui. Ils le fixèrent un instant puis Gibbs réattaqua.

- Alors ?

- On a été au pub, patron.

- Comme je vous l'ai demandé.

- En fait, on a bu un peu pour gagner la confiance des gens, tu vois… Ca a marché ! On a appris plein de choses. Enfin, j'ai appris plein de choses. Parce que le bleu, il s'est retrouvé dans cet état au bout du deuxième verre…

- Et toi ? Tu en as bu combien ?

- Heu… Enfin, on est sortis après. Là le bleu s'est réveillé. Il a rien trouvé de mieux à faire que de me pousser dans la fontaine du coin. Sauf qu'il est tombé aussi. Voilà.

Gibbs le fixa, son visage de glace. Pourquoi ne pas avoir envoyé Kate, déjà ? Puis il se tourna vers McGee qui venait d'émettre un autre gémissement.

- Je peux te déshabiller ?

(Gibbs fit volte-face.)

- Quoi ?

- Je pense qu'on devrait le déshabiller…reprit Tony. McGee.

- Pourquoi ?

- Il va attraper froid comme ça.

- Tu veux le faire ?

- …Non.

- Tu vois. Moi non plus. Commence par t'occuper de toi. Tu es en train d'inonder le tapis. Déshabille-toi.

Puis il repartit à la cuisine chercher deux autres cafés. Mais Tony avait les doigts tellement engourdis qu'il n'arriva même pas à attraper la fermeture de sa veste. C'est pour cela que, quand Gibbs revint, il n'avait toujours pas bougé.

- Tony ! Tu comptes mourir de froid, c'est ça ?

- J'y arrive pas patron… Je sens plus mes doigts.

Gibbs posa les cafés et vint se positionner devant son agent. Il regarda ses mains tremblantes et leva un sourcil. Puis il ouvrit la veste gorgée d'eau de Tony avant de lui la retirer et de la laisser tomber sur le sol. Il poussa ensuite le jeune homme sur le fauteuil en face du canapé et lui retira ses chaussures et chaussettes qu'il balança près de la veste.

Tony déglutissait. Il était en train de se faire déshabiller par son patron. Mais le pire c'est qu'il avait tellement froid qu'il était dans l'incapacité d'y changer quoi que ce soi. Des images de toutes les choses qu'il n'était pas dans la possibilité de faire en ce moment à l'homme au visage impassible qui lui retirait sa ceinture tournaient dans son esprit emboué par l'alcool. Gibbs se releva et commença à tâter son torse pour voir si sa chemise était mouillée. Il était en fait évident que sa chemise était mouillée mais Gibbs semblait prendre un certain plaisir à balader ses mais sur son torse humide. D'un autre côté ça réchauffait…

Puisant dans ses plus profondes ressources, Tony se redressa et déposa ses lèvres sur celles de son patron. C'était un baiser bref, léger, juste pour le remercier de ce qu'il faisait pour lui. Tony voulait exprimer le sentiment de profonde gratitude qu'il ressentait en ce moment. Il avait vraiment très froid… Ainsi que d'autres sentiments, peut-être, mais bien plus lointains pour le moment. Il décolla doucement ses lèvres et se laissa retomber dans le fauteuil.

Les mains de Gibbs s'étaient arrêtées sur son torse. Il leva les yeux sur l'homme aux cheveux gris. Celui-ci prit d'abord un air surpris. Puis le fixa avec un regard que Tony ne lui avait encore jamais vu. Avec douceur, Gibbs se pencha et captura à nouveau les lèvres gelées de son agent avec la ferme intention d'augmenter sa température corporelle. Ils s'embrassèrent tendrement, goûtant l'autre, prenant cette fois le temps de savourer leurs baisers. Ils promenaient leurs mains l'un sur l'autre, explorant ces corps carrés et musclés si semblable et en même temps si différents des leurs. Si différents de ceux des femmes. L'aîné déboutonna alors enfin la chemise de son subordonné pour sentir le torse frais sous ses doigts. Le brun avait la chaire de poule. Gibbs commença alors à frotter énergiquement le corps de celui-ci dans le but lointain de le réchauffer. Sa bouche quitta celle de son partenaire pour descendre tendrement mordiller son cou, son torse. Tony en profita pour remonter lentement sa main sous le pull de Gibbs mais à peine avait-il touché sa peau que celui-ci fit un bon en arrière en poussant un hoquet de surprise. Il regarda Tony, les sourcils froncés.

- Tes mains sont froides, grogna-t-il comme pour s'excuser.

- Tu n'as qu'à me réchauffer.

(Gibbs afficha un sourire narquois)

- Je ne suis pas sûr que, dans ton état, tu sois en mesure de le supporter.

- Oh ? Essaye donc et on vera. Je suis encore jeune, moi.

- Ne me provoque pas, Tony. Je me retiens depuis assez longtemps pour…

- Non ! Je gneumeugneumnnnn… Frooiiid…

Les deux agents se retournèrent d'un même mouvement vers McGee, toujours couché sur le canapé. Apparemment le bleu appartenait aux 36 de personnes s'exprimant dans leur sommeil. Gibbs et Tony se regardèrent puis regardèrent McGee. Puis se regardèrent.

- Je crois quand même qu'on devrait faire quelque chose pour lui, dit Tony, sinon il sera mort demain matin.

- Mm.

- Patr-, Gi-… Jet- Jethro ? bafouilla-t-il, cherchant la bonne appellation.

- Mm…oui ?

- Tu as raison, en fait, j'ai froid. Mais… Tu sais, c'est nouveau, alors… c'est la première fois que… Si on ne fait rien ce soir, tu… tu seras toujours là demain matin ? Enfin, bien sur que tu seras là mais…

Gibbs le regarda, fronça les sourcils et se pencha sur lui. Puis lui claqua la tête.

- Idiot. On verra ça demain. Pour l'instant tu vas te réchauffer, dessouler... (Il fit un geste vague vers McGee) Moi, je m'occupe de ça.

- Tu…

- Tony, je ne vais pas violer McGee alors va dormir !

- Ah ? D'accord. Alors, bonne nuit.

- Ouais.

Gibbs vérifia que Tony montait bien les escaliers et se tourna vers son second agent. Il soupira. Il devrait le faire, s'il n'arrivait pas à le réveiller il devrait le déshabiller. Et bien que déshabiller McGee le tente beaucoup moins que de déshabiller Tony, il avait tout intérêt à le faire s'il ne voulait pas perdre un agent. Et Abby et Kate qui ne revenaient pas. Kate reviendrait-elle, d'ailleurs ?

Mais qui lui avait foutu une équipe pareille ?


Je ne sais pas encore si un lemon va venir, ça serait mon premier et j'ai un peu peur du résultat…

Review, review, review !