Bonjour à tous ... voilà, mes partiels sont presque terminés, j'ai passé le plus gros en tout cas ... je vous remercie pour vos gentilles reviews ça fait super plaisir ... voilà le chapitre 6 ... Bonne lecture ...

Hermione était allongée sur son lit. Elle venait de rentrer de la soirée et pensait à tout ce que Ron lui avait dit. C'était comme si elle avait parlé à son journal intime. Ils s'étaient mis un peu à l'écart et elle s'était confiée. Elle lui avait tout dit de ce qu'elle ressentait. Elle avait même pleuré dans ses bras. Elle se sentait mieux maintenant, comme si on lui avait enlevé un grand poids qui pesait sur ses épaules. Elle ferma les yeux.

- Viens, j'aimerai te montrer quelque chose, dit Harry.

- Qu'est-ce que c'est ? Où tu me conduis ?

- Tu vas voir.

Harry et Hermione étaient arrivés au quatrième étage. Harry connaissait bien cet endroit. Il y venait très souvent lors de sa première année. Il s'agissait d'une salle de classe désaffectée. Dans un coin, on pouvait voir des chaises et des bureaux empilés les uns sur les autres et contre un mur, était appuyé un grand miroir.

- Wow ! Qu'est-ce qu'il est beau ! s'exclama Hermione. Qu'est-ce que c'est ?

- C'est le miroir du Risèd, répondit Harry.

- Ah c'est le fameux miroir dans lequel on voit le désir le plus cher que l'on a dans le cœur ? Je ne l'avais jamais vu ! Mais je croyais qu'il était dans la salle où tu t'es battu contre Quirell et Voldemort ?

- Et bien en fait, il n'y était que pour cacher la Pierre Philosophale. Une fois qu'elle a été détruite, Dumbledore l'a remis ici.

- Mais pourquoi tu m'as amenée ici ?

- Tu te rappelles que dans nos lettres, on a souvent évoqué mes parents ?

- Oui je me rappelle ... je t'avais dit que j'aurai bien aimé les connaître ...

- Et bien justement, je ne savais pas comment te remercier de m'avoir soutenu tout au long de l'été, je n'avais pas non plus d'idée de cadeau pour ton anniversaire, et puis j'ai pensé à ça. Alors je suis allé faire des recherches à la bibliothèque pour en apprendre plus sur ce miroir, et j'ai trouvé une formule qui permet à quelqu'un d'autre de voir le plus cher désir de celui qui le regarde.

- Tu veux dire que...

- Oui, je vais te présenter mes parents. Il faut qu'on se tienne la main.

Hermione était très émue. Elle prit la main d'Harry.

- Partito arcano !

Hermione sentit un picotement au niveau de sa main. Puis soudain, elle sentit un frisson dans son cœur, comme s'il essayait de sortir de sa poitrine. Elle regarda Harry d'un air effrayé.

- Ne crains rien ! Tout se passe comme le décrit le livre. Ton cœur est en train de lire le mien. Il y eut un flash de lumière.

- Regarde le miroir maintenant, dit Harry.

Ce que vit Hermione la figea sur place. Dans le miroir se tenaient une vingtaine de personnes. Elle reconnut les yeux verts d'Harry, ses cheveux en bataille. Au premier plan, on voyait James et Lily Potter.

- Maman ? Papa ? Je voudrais vous présenter Hermione, ma meilleure amie.

Les Potter saluèrent Hermione qui fit un timide coucou.

- Tu sais comment il est possible qu'ils puissent faire des gestes ? De comprendre ce que nous disons ? demanda t-elle, émerveillée par le phénomène.

- Non, je ne sais pas ... mais je suppose que c'est en rapport avec le désir que j'ai de les voir vivants, quelque chose comme ça ...

- Oui sans doute ...

Un silence emplit la salle de classe. L'atmosphère était feutrée, le soleil brillait mais la pièce n'en était pas pour autant illuminée. C'était comme si cet objet magique déployait une aura de mystère et de recueillement tout autour de lui. Hermione regardait Harry, les yeux fermés, la respiration apaisée. La jeune fille comprenait à présent comment il avait pu avoir envie de venir ici lors de sa première année, au point d'en perdre le sommeil, elle même était gagnée par une sorte de sérénité. Elle ne savait vraiment pas quoi dire.

- Ta mère était vraiment très belle ! dit-elle finalement.

- Oui je trouve aussi ...

- Elle a l'air tellement sereine, je savais que c'était une femme admirable, c'est vraiment injuste que tu n'aies pas pu la connaître ... ajouta la jeune fille en serrant davantage la main de Harry, en signe de réconfort.

Harry sourit puis prit Hermione dans ses bras.

- Bon anniversaire ...

Il avait de la chance de l'avoir comme amie. Le picotement disparut lorsqu'ils rompirent le contact et le miroir redevint vierge. Harry se retourna et regarda Hermione qui avait toujours les yeux fixés sur le miroir. Elle poussa un petit cri de surprise.

- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Harry.

Hermione s'était retrouvée seule devant le miroir et son désir le plus cher était apparu. Ce qu'elle vit était tellement inattendu qu'elle n'y croyait pas. Dans le miroir, elle voyait Harry adulte qui enlaçait une magnifique jeune femme aux cheveux longs. Hermione ne la connaissait pas mais elle portait une alliance et dans ses bras, une petit fille qui devait avoir trois ou quatre ans. Celle-ci portait autour du cou un petit sifflet d'argent identique à celui que portait Hermione.

- Hermione ? Ca va ? Qu'est-ce que tu vois ? demanda Harry.

- Rien, rien ! répondit-elle l'air absent. Viens on s'en va.

- Oui, le cours ne va pas tarder à commencer.

Harry savait bien que ça n'allait pas mais il savait aussi qu'Hermione ne lui cachait rien d'habitude. Ce qu'elle avait vu l'avait tellement bouleversée qu'elle était restée sans voix et qu'elle avait jugé bon de lui cacher. Qu'avait-elle pu voir ?

C'était depuis ce jour qu'Hermione avait pris conscience que les sentiments qui la liaient à Harry et qu'elle croyait être une forte amitié, étaient en fait de l'amour.

Cette jeune femme dans le miroir, elle savait qui s'était à présent. C'était elle ! Mais elle était adulte. Elle était mariée à Harry et ils avaient une fille. Elle s'était soudain sentie abandonnée, jamais ce désir ne pourrait se réaliser. Entre Harry et elle, il ne pourrait jamais y avoir autre chose que de l'amitié ...

- Mais dis moi Ron, comment ça se fait que tu saches si bien ce que je ressens ?

- Oh c'est simple, moi aussi j'aime quelqu'un.

- C'est vrai ? Et je la connais ?

- Non, je l'ai rencontrée cet été à La Réunion.

- Ah ! Et c'est une moldue ?

- Non, c'est une sorcière, mais elle ne m'aime pas.

- Comment tu le sais ?

- Parce que je le sais. Mais ce n'est pas grave.

- Comment tu peux dire ça avec autant de désinvolture ? Tu n'es pas triste que ton sentiment ne soit pas partagé ?

- Non, je suis très heureux au contraire.

- Ah bon ? J'avoue que je te suis pas ...

- Et bien pour moi aimer quelqu'un c'est vouloir son bonheur. Alors si la personne que j'aime est heureuse, moi aussi je suis heureux ...

- Et c'est le cas ?

- Tout à fait, et la savoir heureuse me suffit ...

Hermione comprenait enfin comment il était possible que son ami soit devenu si empathique. Alors comme ça, lui aussi était amoureux ... Cette mystérieuse jeune femme devait être vraiment spéciale pour qu'elle ait provoqué autant de changement chez Ron. Et maintenant qu'Hermione y réfléchissait, elle aurait pu s'en apercevoir.

- J'ai l'impression d'être soumis à un regard laser, rigola Ron.

Hermione rougit imperceptiblement. Elle développait une curiosité toute nouvelle face à son ami, et à juste titre, il aimait quelqu'un à sens unique, et avait pourtant l'air d'être au comble de la félicité.

- Je ne sais pas comment tu fais, dit Hermione.

- A propos ?

- De tes sentiments ! Moi je lutte pour ne pas déprimer depuis que j'ai réalisé ce que je ressens ! Et toi tu ...

- Moi je suis heureux, tout simplement, et je sais que quelque part, tu partages mon avis.

- Ah bon ?

- Hermione, si tu étais vraiment si désemparée à l'idée de ne pouvoir avoir Harry, tu ne chercherais pas par tous les moyens à essayer de le rabibocher avec Cho, répondit Ron calmement.

- Oh ...

- Et oui Miss-Je-Sais-Tout, poursuivit Ron avec un clin d'œil, toi aussi tu tentes de rendre heureux celui que tu aimes, à ta manière ...

Une larme coula sur la joue d'Hermione, c'était vrai qu'elle était prête à faire n'importe quoi pour voir Harry sourire. Elle se félicitait de pouvoir rester enjouée et de bonne humeur en présence de ses amis, mais parfois, comme en cet instant, elle réalisait que ce qu'elle s'imposait était un peu lourd à supporter. Elle ne savait pas comment elle réagirait lorsqu'elle aurait finalement atteint son but. Son cœur pourrait-il résister à la vue de Cho et Harry, se tenant la main dans les couloirs comme autrefois ? Elle espérait de tout son cœur que cela soit possible. Elle soupira en émettant une autre larme salée, elle aimait sentir la course de cette goutte sur sa peau, comme si elle lavait petit à petit sa peine, mais la perle d'eau fut stoppée dans son cheminement par une main douce. Hermione sursauta et ouvrit les yeux. Dans la pénombre du dortoir des filles, quelqu'un se tenait à genoux près de son lit.

- Pourquoi pleures-tu ?

- Ginny ? Pourquoi ne dors-tu pas ?

- Et bien, je venais voir comment tu allais.

- Et qu'est-ce qui t'as laissé entendre que je n'allais pas bien ?

- J'espère que tu ne lui en voudras pas, mais Ron m'a raconté votre discussion de ce soir.

- Oh ... Mais ça n'explique pas ta présence ...

- Mais si au contraire, je sais ce que tu ressens en ce moment. Ce sentiment de désespoir qui t'envahit et te déchire le cœur ; j'ai vécu avec lui pendant plus de deux ans. Tu sais, j'ai aimé Harry à la seconde où je l'ai vu, et ça a duré un moment. Tu ne te rappelles pas les réactions que j'avais à chaque fois que je le voyais ? Je crois qu'il a été le premier à l'avoir remarqué.

- Mais comment as-tu fait pour continuer à rire et à travailler normalement en sachant qu'il ne t'aimait pas ?

- Au début, c'était vraiment très dur, je me sentais si seule et désemparée, il n'y avait personne à qui je pouvais me confier ; car l'avantage que tu as et que je n'ai pas eu ; c'est que tu peux le fréquenter. Je suis plus jeune que vous et je n'ai pu le voir régulièrement dès lors que je suis entrée à Poudlard. Je me contentais de le regarder de loin, même si je savais que cela n'était que chimères. Et puis, il y a eu cette histoire avec Tom Jedusor et le Basilic à la fin de ma première année. Harry m'a sauvé la vie et c'est là que j'ai compris que l'amour ne consiste pas à garder pour soi et désirer l'autre ; mais c'est surtout vouloir le bonheur de celui que l'on aime. Tant qu'Harry était heureux, je l'étais. Et puis un jour ça m'est passé car on ne le croit pas au début mais avec le temps, on finit par oublier.

Hermione se redressa sur son lit et regarda Ginny. Elle parlait exactement comme son frère. Elle se reconnaissait tellement dans ce qu'elle décrivait ... Elle l'admirait d'avoir pu faire face alors qu'elle était si jeune et surtout seule. Elle, avait encore Ron sur qui compter.

- Je te remercie beaucoup Ginny. Je vais déjà beaucoup mieux grâce à toi, dit Hermione avec un pauvre sourire.

- Oh mais je t'en prie. Et n'hésite pas à venir me parler si tu en as besoin.

- D'accord, je ne l'oublierai pas. Bonne nuit.

- Bonne nuit Hermione.

Ginny retourna dans son dortoir et Hermione se recoucha, fermant les yeux. Sa main saisit le sifflet qui était autour de son cou. Ginny et Ron avaient raison, tant qu'Harry serait heureux, elle le serait. Et elle savait ce qui lui restait à faire pour cela. Sa résolution fermement prise, elle s'endormit, un vrai sourire déterminé sur les lèvres.