Kikoo à vous tous ! Je viens de passer un partiel qui c'est bien passé donc je suis super contente, et donc je vous met le chapitre avec un jour d'avance, j'ai envie voilà ^^
Encore merci à ceux qui prennent le temps de laisser des commentaires, ça va droit au coeur ... pour les autres ... bah je vous aime quand même :p
On commence enfin à entrer dans l'action ... tranquillement pour ce chapitre là, mais tout va très rapidement s'accélérer ... Bonne lecture ...
Harry et Cho passaient vraiment une merveilleuse soirée. Harry se sentait vraiment pousser des ailes, au point qu'il alla même jusqu'à inviter sa cavalière à danser. Il se fichait de ne pas savoir vraiment où poser ses pieds, il se contentait de suivre à la lettre les conseils d'Hermione, à savoir rester naturel. Il était stupéfait de constater à quel point cela fonctionnait. Cho éclatait de rire toutes les cinq minutes, même lorsqu'il lui écrasait le pied.
- Tu es vraiment terrible comme danseur ! dit Cho hilare, après s'être fait piétiné une énième fois.
- N'est-ce pas ? rétorqua Harry. On arrêter là alors, avant que je ne doive te porter jusqu'à l'infirmerie ...
- Je crois que ça serait sage en effet ...
Ils repérèrent Hermione et Ron à une table et décidèrent de les rejoindre.
- On peut ? demanda Harry pour la forme.
Ron jeta un regard de connivence à Hermione, qui lui signa sa compréhension par un sourire narquois.
- Hmm, je sais pas, badina t-il. Il faut que je demande l'avis de ma moitié ... Hermione Chérie ?
- Hmm, j'avoue que c'est une question délicate, Farfadet de mon cœur, répondit la Vélane sur le même ton léger.
Harry secouait la tête en se tenant le front. Si Hermione se mettait à jouer le jeu de Ron, ils n'avaient pas fini de rire. Cho, de son côté, semblait pétrifiée de voir les deux amis jouer de la sorte, jamais elle n'aurait cru qu'une telle ambiance existait au sein du Trio d'Or de Gryffondor.
- On peut aller à une autre table, c'est pas grave, dit-elle à Harry.
Cette remarque eut pour effet de faire exploser de rire les trois amis. Cho était vraiment très crédule parfois, ça ne devait pas être la joie avec ses copines si elle ne percevait pas la note d'humour dans la réponse de Ron et Hermione. Il était évident qu'ils se payaient leur tête.
- Cho, ils plaisantent ! dit gentiment Harry.
- Ah ...
Elle regarda le couple assis devant elle et s'aperçut qu'ils avaient déjà invoqué deux chaises afin qu'il puissent s'asseoir. Elle se sentit incroyablement stupide et s'empourpra légèrement. Elle arrivait à se "lâcher" avec Harry, mais ce n'était pas la même chose avec les autres.
- Ça va Cho ? demanda gaiement Hermione. Tu ne t'assieds pas ?
- Si si ! répondit la Serdaigle.
- Je reviens, dit Harry, je paie ma tournée ! Ce sera Bièreaubeurre pour tout le monde je présume ?
Les autres acquiescèrent d'un hochement de tête et Harry s'éloigna de la table, non sans observer Cho. Elle ne semblait vraiment pas à l'aise avec ses amis et il trouva que la moue timide qu'elle affichait était absolument adorable. Il revint quelques minutes plus tard, et ils commencèrent à discuter joyeusement. Seulement, au bout d'une demi-heure, Harry remarqua le regard gêné de sa cavalière et décida de leur accorder un peu d'intimité. Il commençait à connaître un peu Cho et se doutait qu'elle était quelque peu impressionnée par Hermione. Il était vrai que cette dernière était particulièrement éblouissante ce soir. Ajouter à cela qu'elle était en mode "décontractée" suffisait à intimider ; en effet, il avait remarqué que lorsqu'elle se laissait aller, sa meilleure amie dégageait un charisme insoupçonné. Il avait eu du mal à s'habituer au début.
- Cho ? Ça te dirait d'aller te balader dans le village ?
- Oh oui avec joie ! répondit-elle.
Ils se levèrent et sortirent de la taverne, pour respirer l'air frais de la nuit. Ils flânèrent dans les rues de Pré-au-lard qui était tout illuminé, et se réjouirent de pouvoir assister à un spectacle aussi beau. On voyait une multitude d'enfants qui comparaient leur sac de bonbons et s'amusaient entre eux. Pré-au-Lard était le seul village d'Angleterre qui soit exclusivement sorcier, et cela se voyait. Des citrouilles évidées flottaient devant les perrons, les enfants frappaient aux portes en scandant "Les bonbons ou le mauvais sort !"
Harry pensait que de voir le village s'animer ainsi malgré la menace de Voldemort qui planait toujours était très réconfortant, et en même temps effrayant. Et si des Mangemorts faisaient une apparition ce soir ? Avec tous ces jeunes enfants sans défense ou presque dans les rues ? Il dût refouler une légère angoisse à cette idée, et profiter de la compagnie de son ex-petite amie. Au bout d'un moment, ils avisèrent un banc près d'une fontaine et décidèrent de s'y poser quelques minutes.
- Cette soirée est la meilleure que j'ai passé depuis longtemps ! dit Cho radieuse.
- C'est pareil pour moi, répondit Harry. Voir tous ces enfants faire leur récolte est assez amusant ...
- Tu vas te moquer, mais ça me manque parfois, cette insouciance que l'on perd peu à peu, avec les années ...
- Dis plutôt que tu aimerais bien pouvoir de gaver de bonbons, la taquina Harry.
- Eh ! riposta la Serdaigle.
- En plus je suis sûr que tu devais être toute mimi, déguisée en princesse avec des couettes, continua le brun.
- Ça suffit ! s'indigna gentiment Cho, les joues un peu roses.
- Aah ... une mini Cho à couettes avec plein de rubans roses, soupira Harry hilare, sans se préoccuper du regard noir que lui lançait Cho.
Cette dernière lui donna une petite tape sur l'épaule, provoquant le rire du Survivant.
- Fais le malin, je suis sure que tu devais être pas mal toi aussi, avec ton costume de pirate, contre-attaqua Cho.
Cette remarque eut pour effet de stopper net le rire de Harry. Il n'avait bien sûr jamais fêté Halloween chez les Dursley. Il était de corvée de vaisselle et de nettoyage de la cuisine une bonne partie de la soirée. La tante Pétunia faisait toujours un somptueux repas pour Halloween, pour lequel elle sortait l'argenterie et son plus beau service de verres. Harry mangeait un potage seul dans la cuisine et filait dans sa "chambre". Ce n'était que lorsque Dudley partait faire la récolte de bonbons avec son ami Piers Polkiss, que Harry était autorisé à sortir pour nettoyer tous les reliefs du repas, pendant que l'oncle Vernon et la tante Pétunia regardaient la télévision. Il ne terminait généralement que lorsque Dudley rentrait, sa besace pleine de délicieuses sucreries, qu'il se faisait un plaisir d'étaler sur la table de la salle à manger pour faire râler Harry.
- Harry ? demanda Cho inquiète.
- Hmm ? Oh pardon, j'étais perdu dans mes pensées, s'excusa Harry.
- Oui j'ai bien vu, tu pensais à quoi ?
- Ah rien d'important, éluda Harry.
- C'est pas joli joli de mentir, dit Cho. Tu riais comme un tordu et tout d'un coup on aurait dit qu'on t'avait privé de Quidditch à vie ... C'est à cause d'Halloween ?
Harry soupira, il n'aimait pas raconter son enfance chez les Dursley. Les gens le prenaient toujours pour un pauvre petit martyre, faisant aussitôt un parallèle avec la mort de ses parents et son statut de héros, chose qu'il détestait. Mais Cho le regardait, attendant manifestement une explication.
- Je n'ai jamais fêté Halloween ... dit-il enfin.
- Ah bon ?
- Non ...
Il entreprit alors de lui raconter ses soirées d'Halloween, et une chose en entraînant une autre, ils parlèrent de toute son enfance. Harry se livrait avec un peu plus de facilité en constatant que Cho ne s'exclamait pas à grand cris mais l'écoutait patiemment, fronçant parfois les sourcils lorsqu'ils abordaient une autre injustice dont Dudley avait profité. Tout y passa, la haine que lui vouaient son oncle et sa tante sans qu'il ne sache pourquoi, Dudley qui le martyrisait à l'école, les évènements bizarres qui surgissaient parfois quand Harry laissait échapper sa magie, l'interdiction formelle d'évoquer ses parents d'une quelconque manière, jusqu'à la réception de sa lettre et la révélation de l'existence du monde magique. Révélation merveilleuse au premier abord, puis rapidement plus angoissante lorsqu'il avait découvert d'un coup d'un seul le meurtre de ses parents, le sacrifice de sa mère pour le protéger, le règne de Voldemort, la façon bien involontaire dont il l'avait presque réduit à néant à un an, et sa célébrité qui en découlait. Il en termina là son récit, en se grattant la tête, assez mal à l'aise de s'être ainsi mis à nu. Cho lui prit la main et la porta à son visage pour la serrer contre elle, comme elle l'aurait fait avec un objet précieux.
- Je trouve que tu es quelqu'un de sensible et vraiment gentil. J'étais loin de me douter que tu souffrais autant de ta situation, tu es vraiment un héros, à tout point de vue, dit-elle émue.
- C'est gentil Cho, mais je t'en supplie, la dernière chose dont j'ai envie c'est que tu me plaignes ...
- Ne dis pas n'importe quoi ! Je ne te plains pas, je t'admire, tu franchis les épreuves avec courage, peu pourraient en dire autant !
- Merci, dit Harry plus que gêné.
- Je n'ai malheureusement pas d'anecdote de mon enfance à te faire partager. J'ai eu une vie on ne peut plus banale. Pourtant j'aimerai vraiment pouvoir te confier quelque chose moi aussi ...
- Dans ce cas, j'ai une idée !
- Ah bon ?
- Viens, suis moi !
Il lui prit la main, et l'entraîna vers le château. Une fois dans le Grand Hall, et après avoir signé la feuille de présence que tenait Rusard, pour s'assurer que tout le monde était rentré, Harry emmena Cho dans la tour de Gryffondor. Une fois arrivé devant le portrait de la Grosse Dame, il demanda à Cho de l'attendre. Il reparut un instant plus tard en tenant ce qui semblait être un voile fluide.
- Viens ! lui dit-il.
- Mais qu'est-ce que c'est ?
- Une cape d'invisibilité.
- Wow ! Où tu l'as eue ?
- Elle était à mon père. Viens, il ne faut pas qu'on nous voie.
Cho rejoignit Harry sous la cape et il la conduisit dans la salle du miroir, au quatrième étage.
- C'est le miroir du Risèd ? demanda Cho en voyant l'antique miroir.
- Comment le sais-tu ? dit Harry estomaqué.
- J'ai beaucoup lu sur ce miroir. C'est un sujet qui me fascine. D'après la légende, il pourrait montrer le désir que l'on a au fond du cœur.
- Et bien je peux te le confirmer.
- Fantastique !
- Est-ce que tu sais qu'on peut partager le désir de notre cœur avec quelqu'un d'autre ?
- Oui je l'ai lu dans un livre à la bibliothèque.
- Celui d'Albertus Wellington ?
- Non un autre mais je n'ai pas retenu le titre.
- Il faudra que tu me le montres, dit Harry en pensant à la tonne de bouquins qu'il avait lu avant de trouver le sortilège.
- Bien sûr, aucun problème.
- Alors veux-tu partager mon désir ?
- Non ! On va partager le mien ! C'est à mon tour de te dévoiler quelque chose de moi !
- Ok, répondit Harry en souriant.
Cho prit la main d'Harry et prononça la formule. Le picotement familier à Harry se fit sentir. Dans le miroir, on pouvait voir Harry et Cédric. A côté d'eux se tenait Cho adulte, portant un insigne d'Auror.
- Peux-tu m'expliquer ? demanda Harry non sans un pincement au cœur en se voyant.
- Eh bien c'est simple. Mon vœu le plus cher est de devenir Auror pour que les gens que j'aime n'aient pas à subir des souffrances aussi atroces que celles que Cédric et toi avez subi.
Harry ne savait pas quoi dire. Au bout d'un moment il murmura :
- Tu l'aimais beaucoup Cédric n'est-ce pas ?
- Oui, énormément. C'est en honneur à sa mémoire que je veux consacrer ma vie à chasser les mages noirs.
- C'est très noble. Finalement je ne suis pas le seul héros de cette école, répondit Harry en riant.
Mais son rire resta étranglé dans sa gorge. Il tomba soudainement à genoux, ayant beaucoup de difficulté à respirer. Il avait mal, mal au cœur comme si quelqu'un le lui serrait pour le réduire en bouillie. Puis la sensation disparut aussi vite qu'elle était venue. Harry se releva difficilement, la respiration sifflante. Cho le regardait, inquiète.
- Harry ! Qu'est-ce qui c'est passé ?
- Je ... je ne sais pas. J'ai eu une impression bizarre, comme si ... mon cœur se déchirait en petits morceaux ...
- Tu crois que c'est ... enfin, que c'est Tu-Sais-Qui ?
- Je ne sais pas, mais ça va mieux maintenant.
- On devrait aller dormir. Peut être que c'est le sort qui a des effets secondaires ?
- Oui peut être ...
- Harry ... ?
- Oui ?
- Je suis très contente d'avoir partagé cette expérience avec toi. Bonne nuit.
- Attends ! Je te raccompagne.
- Tu oublies à qui tu parles, répondit-elle en souriant. Je peux me promener dans les couloirs. Toi par contre, sois prudent, c'est Malefoy qui est de garde ce soir.
Harry avait oublié que Cho était Préfète. Elle embrassa Harry sur le front et quitta la pièce. Harry remit sa cape d'invisibilité et rejoignit la tour de Gryffondor. Il s'allongea sur son lit et repensa à ce qui venait de se passer. Ça ne lui était jamais arrivé avant. Il s'endormit en se promettant d'en parler à Ron et Hermione dès que possible.
