Bonjour ! Me revoilà avec le chapitre suivant, ne croyez pas que tout va se dénouer si facilement ... peut être commencez-vous à me connaître ... moi et mes intrigues un peu sadiques ^^

Il s'aiment, mais ils ne savent pas encore que c'est réciproque ... et là ... il va y avoir du sport ... non je plaisante ... lol ... nous sommes au chapitre 12 ... donc il en reste encore 4 ... c'est bientôt la fin :)

Bonne lecture ...

Harry sursauta quand il sentit la main d'Hermione se resserrer sur la sienne. Elle gémit à nouveau et ouvrit lentement les yeux.

- Hello toi ! dit Harry.

Hermione ne distinguait pas encore ce qui se passait. Harry à son chevet, lui tenant la main, alors voilà à quoi ressemblait le paradis ? Elle essaya de faire une mise au point, pour essayer de voir le visage de son bien aimé. Lorsqu'elle réussit à distinguer son doux sourire, elle réalisa qu'elle se trouvait dans un endroit plutôt froid. Le paradis n'était-il pas censé être ensoleillé et réconfortant ? Pourquoi sentait-elle ce vide en elle, comme si on lui avait retiré une partie de son âme ? Son regard balaya le plafond de la salle. Elle blêmit ; à supposer qu'elle puisse paraitre plus pâle qu'elle ne l'était déjà. Elle venait de reconnaitre l'endroit où elle se trouvait. L'infirmerie ... l'infirmerie de l'école ... mais alors ...

- Hermione ? souffla doucement la voix de Harry tandis qu'une main douce et chaude caressait sa joue.

Elle tourna lentement la tête vers lui.

- Où je suis ? murmura t-elle, quasiment inaudible.

- On est à l'infirmerie, répondit la voix chaleureuse confirmant alors ses déductions.

Elle était complètement perdue. Elle avait entendu les voix l'appeler. Elle avait traversé la lumière alors pourquoi était-elle ici ? Pourquoi avait-elle si froid ? Elle se redressa sur son lit, regardant Harry qui la regardait revenir à la vie en silence, ne sachant pas quels mots employer. Il ne la lâcha pourtant pas, son instinct lui disait que ce lien charnel était primordial ; et de toute façon, il ne se sentait pas la force de rompre ce contact. Ses sentiments tout nouvellement révélés résonnaient avec puissance en lui. La femme qu'il aimait avait failli mourir ; hors de question de la lâcher.

- Qu'est-ce qui c'est passé ?

- Tu ne te rappelles pas ?

Hermione hocha la tête. Elle ne se rappelait que de ces voix si suaves qui l'avaient appelée. Elle se trouvait dans les toilettes et elle avait vu cette lumière si chatoyante, l'invitant à la rejoindre. Elle savait que traverser cette brume éblouissante signifiait mourir mais elle avait eu l'impression de n'avoir vécu que pour arriver à ce moment. Elle s'était sentie complète, il n'y avait plus de souffrance, plus de peur... Harry souleva le bras d'Hermione et lui montra l'ombre noire sur son poignet. Une avalanche d'images envahit alors la jeune fille. Les toilettes, sa baguette, son bras, son reflet dans le miroir, Harry et Cho échangeant un baiser, une souffrance, un profond déchirement, un flash de lumière intense, ce froid contre sa joue, cette douleur à la tête et le noir ... plus de lumière chatoyante, plus de voix chaleureuse, rien que le noir et le froid.

Hermione avait fermé les yeux tellement ces images qui l'avaient assaillie étaient fortes. Elle avait revécu cette expérience. Elle ne fut arrachée à ces visions que lorsqu'elle sentit la main de Harry se crisper sur la sienne, avec une force inouïe. Elle ne le savait pas mais il vivait cette épreuve avec elle. La douleur lui fendait le crâne et le cœur.

Lorsqu'elle ré-ouvrit les yeux, elle vit que Harry la regardait intensément. Il s'inquiétait pour elle bien sûr, comment pouvait-il en être autrement ? Il était son meilleur ami. Cette évidence la frappa en plein cœur et elle ne put retenir ses larmes. Harry passa ses bras autour de ses épaules et resserra son étreinte.

- Shhhh ... ne pleure pas, je suis là. Tout va s'arranger.

Ils n'avaient pas besoin de plus pour se comprendre. Ils restèrent un long moment enlacés. Ce fut Hermione qui rompit ce moment de complicité. Elle respira profondément.

- Alors je suis vivante ? dit-elle.

- Eh bien on dirait ! répondit Harry, se forçant à sourire.

Son cœur était serré mais il ne voulait pas qu'Hermione voit à quel point il était bouleversé.

- Comment vous m'avez sauvée ?

- Dumbledore et McGonagall t'ont trouvée dans les toilettes de Mimi Geignarde.

Hermione baissa les yeux, ses visions menaçant de ressurgir.

- Hermione, dit doucement Harry, je sais pertinemment que je ne devrais pas te demander ça, mais c'est plus fort que moi ...

- Tu veux savoir pourquoi ... l'interrompit Hermione.

- Ou ... oui, admit-il.

Hermione détourna le regard.

- Je me demande juste ce qui te bouleverse à ce point. Je vois bien que tu n'es plus la même et je peux même te dire depuis quand ; c'est depuis que tu as vu ton désir le plus cher dans le miroir du Risèd. Tu ne veux pas me le dire ?

- Je suis désolée Harry mais je ne peux pas, répondit elle.

- Sache que je ne t'en veux pas. Je sais ce que c'est d'avoir quelque chose qui te tourmente, on a l'impression que personne ne peut comprendre. Mais tu es l'amie la plus chère que j'ai et ça me rend triste de te voir souffrir...

L'amie la plus chère qu'il avait ... c'était justement là que se trouvait le problème ...

- Merci beaucoup, dit Hermione avec un sourire.

Mme Pomfresh entra dans la pièce.

- Ah ! Vous êtes enfin réveillée ! Je suis soulagée !

- Ça fait longtemps ?

- Oui, tu dors depuis quatre jours, dit Harry.

- Vous êtes encore faible mais je vais vous donner une potion qui vous remettra d'aplomb. Quant à vous Potter ! Filez manger ! Je ne veux plus vous voir comme ça !

- Oui Madame.

Harry quitta l'infirmerie après avoir caressé la main d'Hermione une dernière fois. Hermione passa la journée à l'infirmerie et ne regagna la Salle Commune que le lendemain. Elle était encore très tourmentée mais Harry ne la quittait pas d'une semelle. Il avait enfin découvert l'origine de ses crises et passer tout son temps avec celle qu'il aimait lui faisait oublier que dehors la guerre se préparait.

Harry et Hermione étaient les seuls Gryffondor à être restés. Ils avaient la Salle Commune pour eux et en profitaient largement. Hermione se remettait peu à peu et Harry savait pertinemment qu'il était inutile de lui demander des explications. Elle n'était pas encore prête. Ils passaient donc leur temps à s'amuser. Ce jour là, ils faisaient une bataille de coussins.

- Expulso !

- Eeehhh ! dit Harry en se relevant. On avait dit pas de magie ! C'est un combat à la moldue ! En plus je l'ai pris en pleine tête !

- Oh désolée ! J'ai triché ! Je mérite la prison ! rétorqua Hermione espiègle.

- Attends un peu, tu vas voir ...

Harry ramassa trois coussins et se mit à la poursuivre. Elle s'enfuit en hurlant. Mais il n'était pas un Attrapeur pour rien, sa cible était de plus bien visible. Il la plaqua sur le sol et la bombarda de coups de coussins. A califourchon sur elle, il ne pouvait pas la louper.

- AAAH ! Arrête, non Harry ! ... AAAH !

- Alors on fait moins la maligne maintenant ! Tu vas recevoir ton châtiment !

- Oh Harry, grand maitre du coussin, je m'incline devant votre puissance ...

- Bon ! Je serai magnanime ! dit-il d'un air faussement pompeux.

Hermione le fixa du regard et éclata de rire.

- Ce que t'es beau avec cet air sérieux ! dit-elle gravement.

Il joignit son rire au sien à ce ton.

- Si on nous voyait, on se prendrait une de ces hontes ! dit-il en se relevant et en tendant sa main à Hermione pour l'aider.

- On devrait faire nos devoirs, dit la brune.

- Ah ! Enfin je te retrouve ! Jamais je n'aurai cru qu'un jour je serai content d'entendre ces mots, s'exclama Harry avec un franc sourire.

Ils s'installèrent à une table et passèrent le reste de la matinée sur un devoir d'Histoire de la Magie. L'après midi fut consacré à une promenade dans le parc. Il faisait très froid mais le décor était grandiose. Le lac gelé inspirait de la tristesse et du mystère.

- Dommage qu'on ait pas des patins ! dit Hermione. J'adorais aller à la patinoire quand j'étais petite. J'imagine que toi, les Dursley ne t'y ont jamais emmené ...

- Non en effet ! Mais c'est vrai que c'est une expérience que je voudrais bien tenter.

- Malheureusement je ne vois pas comment ...

- Moi je sais ! Viens suis moi !

Il entraina Hermione vers le château et la mena dans un couloir qu'elle connaissait bien.

- Ah oui ! La Salle sur Demande ! Bien vu !

Ils prirent leurs patins et retournèrent sur le lac.

- Je te préviens ! Il va falloir que tu m'aides. Je ne suis jamais monté la dessus, dit Harry inquiet.

- Pas de problème mais laisse moi d'abord reprendre le coup de main.

Elle s'élança sur la glace et Harry fut subjugué par ce ballet. Elle était tellement belle et gracieuse.

- Bon Harry tu te lances ?

- Heuuu ... ouais, répondit il, sortant de sa rêverie, tout en se morigénant de se laisser aller à la regarder avec cet air stupide.

Il posa son pied sur la glace et ...

- AAAH .... AOOW !

Harry ne s'était pas attendu à ce que ça glisse autant. Le pied à peine posé, il s'était retrouvé sur les fesses.

- Harry ça va ?

- Ouais à part que je vais avoir un bleu monstrueux !

- Donne moi ta main je vais t'aider.

Elle l'aida et se retourna pour se placer dos à lui. Elle mit ses mains sur sa taille et commença doucement à avancer. Harry sentit un frisson l'irradier. Un simple contact avec Hermione lui procurait une sensation de chaleur qui se répandait dans tout son corps. Il avançaient ensemble prudemment et Harry commençait à piger le truc. Hermione lâcha ses mains mais il les laissa sur ses hanches et elle se mit à rougir. Ils continuèrent à se promener et Hermione avait du mal à se concentrer sur sa trajectoire tellement elle était nerveuse. Ils se séparèrent enfin et elle essaya de lui apprendre comment ralentir et freiner, ce qui eut pour conséquence d'augmenter la collection de bleus d'Harry.

- On devrait peut être rentrer, le jour tombe, dit finalement Hermione.

- Tu as raison, je crois que je ne me suis jamais pris autant de gamelles même au Quidditch, dit Harry en riant. Fait attention ton lacet est défait !

- Ah oui ... pars devant, je te rejoins dans une minute. Montre moi un peu ta super maitrise, ajouta t-elle narquoise.

- Tu vas voir, je vais t'en mettre plein la vue, je vais même arriver avant toi !

- Mouais bien sûr !

Harry s'élança et elle dut reconnaitre qu'il apprenait très vite. Il allait même assez vite pour quelqu'un qui patine pour la première fois. Harry était bientôt arrivé au bord lorsqu'il entendit quelque chose qui lui glaça le sang. La glace craquait ...

- Hermione dépêche-toi !

Celle-ci était déjà en train de le rejoindre à vive allure, l'air frais s'engouffrant dans ses cheveux. Elle vit que Harry lui parlait mais elle n'entendait pas. Elle freina.

- Quoi ?

- NON ! Ne t'arrête pas !

Mais Hermione avait à peine fait un pas que la glace se fissura et ses jambes furent avalées par le lac.

- AAAAH ! HARRYYY !

Harry s'élança à nouveau et rejoignit Hermione qui glissait lentement dans le lac.

- C'est froid, je sens déjà plus mes jambes !

Il essaya de la tirer mais sans résultat, elle l'entrainait avec elle, le poids de ses vêtement mouillés la faisant doucement glisser. Il prit sa baguette et hurla.

- Wingardium leviosa !

Hermione se sentit soulevée et s'éleva dans les airs. Harry lança un sort de séchage sur elle, la hissa sur son dos et regagna la rive. Il devait se dépêcher, elle était frigorifiée, car ses jambes étaient encore gelées, malgré le sortilège. Il rentra au château et se rendit directement à la Salle de Bain des Préfets.

- Aurore Boréale, dit Hermione, en claquant légèrement des dents.

Ils entrèrent dans la Salle de Bain. Harry déposa délicatement Hermione au bord du bassin et alluma tous les robinets. Il se retourna vers Hermione et lui tendit une serviette.

- Il faut absolument que tu te réchauffes ! Je vais dans la Salle Commune. On se voit tout à l'heure ?

Hermione acquiesça et Harry quitta la salle de bains. Elle se déshabilla, et plongea dans la mousse onctueuse. Elle était furieuse. Harry avait encore du la sauver. Mais quelle cruche ! Comme numéro de demoiselle en détresse là elle battait tous les records ! Elle resta un moment dans la mousse à ruminer sur son sort. Puis lorsqu'elle estima qu'elle c'était assez réchauffée, elle se sécha, s'habilla, et alla retrouver Harry à la Salle Commune.

Il était sur un divan près de la cheminée et s'était endormi. Elle ne put s'empêcher d'approcher et de le regarder dormir. Il était tellement beau ...

Elle secoua légèrement la tête à la vision peu orthodoxe qui s'imposa dans son esprit, voilà qu'elle se mettait à fantasmer maintenant. Il ne manquait plus que ça. Elle se pencha doucement vers lui ...

Harry ouvrit brusquement les yeux et Hermione sursauta.

- Oh pardon ! Je t'ai réveillé.

- Non c'est rien.

- Je voulais juste t'enlever tes lunettes, tu risques de les casser.

- C'est pas grave, je dormais pas vraiment, je somnolais.

Hermione s'assit à côté de lui.

- Ça va mieux ? demanda t-il.

- Oui merci. Je suis vraiment désolée, je te cause beaucoup de soucis en ce moment.

- C'est rien. Ça aurait pu m'arriver à moi autant qu'à toi. T'as pas eu de chance c'est tout.

- Oui mais en ce moment je les collectionne, bouda Hermione.

- Moi j'aime m'occuper de toi, dit Harry en la prenant dans ses bras.

Hermione ne sut pas quoi répondre. Elle décida finalement de ne pas se torturer l'esprit et de profiter du moment. Elle se laissa aller et ferma les yeux, dans les bras de Harry.

Harry sentit une vague de chaleur l'envahir. Il se sentait tellement bien. Il comprit alors qu'il avait une nouvelle crise, mais cette fois, Hermione était heureuse et ne provoquait pas de la douleur mais de la chaleur. Le fait qu'elle soit si bien rendait Harry serein. Il se rallongea tenant toujours Hermione dans ses bras. Ils s'endormirent devant la cheminée et ne furent réveillés que par la lumière du jour le lendemain ...