Bonjour ... je poste en avance parce que la semaine prochaine je serai en partiels et que je ne pourrai pas le faire ... les choses se précipitent ... Finiront-ils par comprendre ?

Bonne lecture ...

Le soir, dans la Salle Commune, une fois leurs camarades partis se coucher, Harry raconta tout à Ron qui ne put s'empêcher de penser à ce qu'il avait dit à Hermione quelques mois plus tôt, à propos des sentiments de Cho à l'égard d'Harry.

- Harry qu'est ce que tu as ? Je te sens à cran, dit Ron en regardant son ami tourner en rond comme un lion en cage.

- Oh rien rien ... je pensais juste au dernier match qui a lieu dans deux semaines, je me met un peu la pression.

- Franchement on a pas à s'en faire, vu que l'équipe de ta "sœur" a écrasé les Poufsouffle, ils sont bon derniers et même s'il gagnent demain, on est sûr d'avoir la Coupe ...

- Oui mais pour la Coupe des Quatre Maisons, il nous faut engranger le maximum de points, les Serpentard nous mènent ! Et puis ...

Mais il ne put finir sa phrase, il s'accrocha soudain au rebord de la table sur laquelle Ron faisait ses devoirs.

- Harry ! Ça va ?

- Mouais ! répondit Harry en se redressant le souffle court. Où est Hermione ?

- Je ne sais pas. Elle nous a quitté après le diner. Elle a dit qu'elle avait quelque chose à faire et qu'elle nous rejoignait.

- Elle souffre ! J'en ai marre ! Bordel ! dit-il en tapant du pied contre la table en se faisant plus mal qu'autre chose.

Ron l'attrapa par l'épaule et le fit assoir sur le canapé mais Harry ne tenait décidément pas en place. Il se releva et recommença à faire les cents pas.

- Tu te rends compte que quelque chose la fait souffrir depuis des mois au point qu'elle veuille se suicider ! Je veux dire, c'est d'Hermione qu'on parle là ! Elle est battante et courageuse alors pour qu'elle en arrive à de telles extrémités c'est que ça doit pas être une simple histoire de devoir raté ! Et moi je peux rien faire et ça m'obsède !

Il se rassit en serrant les poings, avant de se relever à nouveau pour arpenter la pièce.

- Aller essaie de te calmer ... dit Ron en prenant Harry avec des pincettes le voyant si énervé. Je suis sûr qu'elle ne refera pas de bêtise. Et puis toi aussi tu devrais essayer de ne plus te torturer ...

- Mais enfin qu'est-ce qui peut lui faire cet effet là ? Tu ne vas pas me dire que c'est moi qui débloque quand même ! Tu réalises ce qu'elle a fait ? Hein ? J'ai failli la perdre ...

Harry se jeta sur le canapé, et enfouit la tête dans ses mains. La colère s'effaçait pour laisser place à de l'amertume. Il se sentait impuissant et il ne supportait pas ça. Comme si l'autre cinglé de Mage Noir ne lui pourrissait pas suffisamment la vie, il fallait que celle qu'il aimait lui cache ses soucis. Ron regardait ses deux amis souffrir d'un amour qu'il aurait été si facile de révéler, mais voilà, la prophétie compliquait tout. Alors il se contentait de les consoler, à sa manière. Harry dans ses accès de colère injustifiés à chaque fois qu'il ressentait qu'Hermione était triste, et Hermione lorsqu'elle rentrait d'une énième visite au Miroir du Risèd. Il savait depuis un moment que la jeune fille retournait régulièrement observer ce désir si inaccessible, et lorsqu'elle en revenait, elle était plus démoralisée que jamais.

- Hermione ... chuchota Ron en prenant la main de la jeune fille dans les siennes, j'aimerais savoir, puisque tu sais que ça te fait souffrir, pourquoi retournes-tu voir ce foutu miroir aussi souvent ?

Hermione hoqueta entre deux sanglots.

- Je ne sais pas, c'est plus fort que moi. Je sais que c'est stupide, mais de voir et revoir cette vision de Harry heureux ... Si tu savais comme il est beau sur cette glace, il n'est pas tourmenté, il a un sourire franc sur le visage, il paraît enfin libre. Jamais Harry n'a été comme ça avec nous depuis que nous le connaissons. Il a toujours cette épée de Damoclès suspendue au dessus de sa tête ... Mourir ou donner la mort, tu imagines ?

Ron regardait Hermione décrire son désir le plus cher, les yeux brillants, les joues rosées ... il ne faisait aucun doute que de voir Harry enfin heureux était ce qu'elle souhaitait le plus en ce monde. Il serra un peu plus la main de son amie pour la réconforter.

- Ça ira bien tu verras, je reste persuadé qu'un jour, il réalisera l'importance que tu as pour lui.

- Tu crois ? C'est étrange, ni Ginny, ni toi ne m'avez jamais dit d'abandonner, on dirait que vous savez quelque chose que j'ignore ...

- Nous espérons, tout comme toi, répondit Ron, en souriant devant la perspicacité de sa camarade de toujours.

- Ron ?

- Hmm ? Oh pardon, j'étais perdu dans mes pensées ...

- J'ai vu ...

- Ecoute, je ne pense pas qu'il y ait une raison de s'inquiéter. Quand elle reviendra, on lui demandera où elle était, dit Ron d'un ton qu'il voulait compatissant mais pas trop non plus pour ne pas que Harry se sente diminué dans sa fierté.

- Hmm ...

Lorsque Hermione rejoignit la Salle Commune, elle semblait abattue.

- Ça va ? demanda Harry le plus normalement possible.

- Oui très bien, mentit Hermione.

Elle s'était rendue au quatrième étage et avait contemplé le miroir une fois de plus. Son sourire, bien que convainquant pour n'importe quel Gryffondor, ne trompa pas Harry une seule seconde.

- Bon je vais me coucher, dit Hermione. Je suis crevée ! Bonne nuit les garçons !

Ils lui rendirent son bonne nuit et Harry la regarda monter les escaliers menant à son dortoir, se promettant d'exercer une surveillance accrue autour de sa bien aimée. Il devait découvrir le secret qu'Hermione lui cachait, coute que coute ...

Il eut cependant beaucoup de difficultés pour mettre son plan à exécution. Le travail qui s'abattit sur les sixième année dès le lendemain fut colossal. Les examens approchaient et les professeurs leur donnaient beaucoup de devoirs pour parfaire leur pratique. Hermione s'éclipsait de temps en temps et à chaque fois, Harry avait une crise. Elle se débrouillait toujours être seule à ces moments là et le jeune homme était vraiment sur les nerfs. Quiconque le croisait dans les couloirs voyait sa mine renfrognée. Il semblait près à sauter sur tout ce qui bougeait. Ce fut bien entendu Malefoy qui mit le feu aux poudres.

Un soir, Ron et Ginny étaient partis s'entrainer et Hermione devait faire une ronde. Harry lui proposa de l'accompagner pour qu'elle ne reste pas seule ... et qu'elle ne déprime pas encore une fois ...

Lorsqu'ils arrivèrent dans les cachots pour terminer leur inspection, ils eurent le grand déplaisir de croiser Malefoy et ses deux toutous dans un couloir.

- Tiens tiens ! Mais c'est la Sang-De-Bourbe et le Balafré !

- Dégage Malefoy ! cracha Harry.

- Oh mais quelle répartie ! J'en tremble ! Qu'est-ce que tu vas me faire, hein Potter ?

Harry avait une furieuse envie de le cogner pour lui montrer effectivement qu'il se servait aussi bien de ses poings que de sa baguette mais Hermione le retint par la manche.

- Laisse tomber ! Il te provoque exprès ! Ne rentre pas dans son jeu ...

- Oh mais que c'est mignon ! Miss-Je-Sais-tout prend la défense de son chevalier servant ! C'est pour quand le mariage ?

Les joues d'Hermione s'empourprèrent ce qui n'échappa bien sûr pas au Serpentard.

- Oh mais c'est qu'elle rougit ! Aurais-je touché un point sensible ?

- Je te conseille de ne pas trop me chercher sale fouine, ma main me démange et tu sais que je ne te louperai pas !

- Tu rêves ma pauvre fille ! Enfin devrais-je dire pauvre chose parce qu'une sale Sang-De-Bourbe comme toi ne mérite même pas d'être appelée fille ...

Harry ne put plus contenir sa rage. Qu'il s'attaque à lui passe encore mais ses émotions exacerbées de ces derniers jours eurent raison de sa retenue. Le sang lui battait violemment aux tempes et la dernière insulte de Malefoy fut celle de trop. Il se jeta sur l'aristocrate et lui en colla une à le faire tomber par terre. Hermione stupéfixa Crabbe et Goyle et regardait Harry se déchainer contre le blond sans arriver à le raisonner. Mais Malefoy savait aussi se battre et d'un violent coup de pied bien placé reprit l'avantage. Il se releva pointant sa baguette sur Harry, essuyant le filet de sang qui coulait de sa lèvre fendue avec son autre main.

- Tu vas me le payer Potter ! Expelliarmus !

La baguette de Harry voltigea quelques mètres plus loin.

- Petrificus totalus !

Il pétrifia Hermione qui ne s'était pas attendue à ce qu'il la vise elle et ne put lancer son Charme du Bouclier à temps.

- Il est temps qu'on règle quelques comptes ... lança t-il goguenard.

Il donna un coup de pied dans les côtes de Harry. Ce dernier, même à terre, lui lançait un regard meurtrier.

- Ça c'est pour ma lèvre mais il temps que tu payes pour mon père !

- Tsss ! Ton mangemort de paternel a besoin de son fifils pour régler ses comptes, voilà où suivre Voldemort l'aura conduit ... pathétique ! répliqua Harry nullement impressionné par la baguette de Drago.

- A ta place je ne ferai pas trop le malin ! Tu es désarmé et à ma merci.

Harry ricana comme si Drago avait été aussi effrayant qu'un Botruc. Malefoy ne supportait pas qu'on se moque de lui, surtout Potter. La réponse fut sans appel.

- Endoloris !

Harry se tordit de douleur. Il avait déjà essuyé un "Doloris" de Voldemort et la douleur bien que réelle, ne fut pas si terrible comparé au spectacle qui s'offrait à ses yeux. Le sort qui emprisonnait Hermione semblait s'être volatilisé, elle se tordait de douleur, secouée de spasmes comme si c'était sur elle que Malefoy s'acharnait. Elle hurlait à pleins poumons et c'est cette douleur là que Harry ressentait le plus, la boucle du sortilège de partage amplifiant les effets du "Doloris" à chaque cycle. Malefoy relâcha la pression sur sa baguette, interdit de voir Hermione réagir aussi alors qu'il visait Harry. Il désensorcela ses collègues et s'enfuit en entendant des pas précipités dans le couloir. Ron et Ginny, de retour du stade, arrivaient en courant, alertés par les cris de leurs amis. Ron s'occupa de Harry et Ginny d'Hermione. Ils les remontèrent dans la Salle Commune de Gryffondor, en les aidant à marcher.

Une fois sur des canapés, des oreillers pour soutenir leur tête et des bonbons réfrigérants dans la bouche, pour atténuer la douleur de leur muscles, Harry leur expliqua tout et son regard dévia vers Hermione lorsqu'il décrit qu'elle avait elle aussi reçu le sortilège. Celle-ci était restée silencieuse, mastiquant doucement sa sucrerie, se remettant doucement de la douleur et sachant très bien pourquoi elle l'avait ressentie. Ginny et Ron le savaient également mais ne firent aucune remarque. Ils ne pouvaient pas dénoncer Malefoy, il n'y avait pas de témoins et c'était leur parole contre la sienne. Ginny aida Hermione à monter dans le dortoir laissant Harry perplexe, en proie de très gros doutes. Comment Malefoy avait-il pu atteindre Hermione en le visant lui aussi ? Etait-ce de la Magie Noire apprise auprès de son nouveau maitre ? Non ... il aurait su si une telle magie existait, que s'était il donc passé ...