Bonjour à tous ! voilà c'est enfin les vacances, et je peux me consacrer pleinement à l'écriture de mes fics ... ce chapitre est l'avant dernier ... et je n'aurai qu'une seule chose à ajouter ... Bonne Lecture :)

Harry eut beaucoup de mal à fermer l'œil cette nuit là. Les hurlements de Hermione en proie au Doloris le hantaient. Il ne comprenait pas comment c'était arrivé. Hermione était pétrifiée, et quand Malefoy avait lancé le sortilège ... Il avait été touché en premier puis très vite après Hermione aussi mais pas en même temps que lui, il y avait un très léger décalage de temps ... et puis bien sûr la crise, la plus forte de toutes celles qu'il avait ressenti consciemment. La douleur d'Hermione était revenue à lui et plus le temps passait plus elle semblait augmenter. Il retombait dans les méandres du sommeil alors qu'une phrase s'imposait dans son esprit, phrase qui, à son réveil ne refit plus surface ...

Elle a ressenti ma douleur comme si nous étions reliés ...

- Harry .... Tu ... Tu as une mine affreuse ...

Harry descendit dans la Salle Commune le lendemain, c'était le début des vacances de Pâques. Le château avait été complètement abandonné, il ne restait que deux ou trois élèves de chaque maison et encore. Ils étaient quatre chez les Gryffondor : Harry, Hermione, Ron et Ginny. Cette dernière jouait avec Pattenrond sur un canapé.

- On dirait que tu n'as pas dormi de la nuit, et je suis quasiment sure d'être dans le vrai en plus ... dit-elle.

- Oui tu as raison Ginny, répondit Harry en s'affalant sur le canapé à côté d'elle. Hermione dort encore ?

- Oui, elle a bien dégusté hier soir ...

- Oui j'ai bien senti, répondit Harry d'un air las.

- Oh pardon c'est vrai que tu étais aux premières loges ...

Il restèrent silencieux quelques instants, puis Harry tapa du poing sur l'accoudoir.

- Ce que je ne comprends pas c'est comment Malefoy a pu l'atteindre ! C'est à moi qu'il a lancé le Doloris, elle n'aurait pas du le ressentir !

Ginny était dans une impasse, comment le réconforter sans lui révéler la nature des sentiments d'Hermione à son égard. Elle n'approuvait pas la situation, mais elle savait que Dumbledore avait parfaitement raison lorsqu'il disait qu'il était essentiel de ne pas éveiller les soupçons de Voldemort sur Hermione, du moins pas tant que Harry ne serait pas apte à fermer son esprit correctement. Mais ! Une minute ! Mais d'après ce qu'elle savait, il avait beaucoup progressé en Occlumancie ! Après tout, cela faisait plusieurs mois que Harry prenait des cours particuliers avec le Directeur, et ce plusieurs fois par semaine. Elle regarda Harry se demandant vraiment quoi faire. Elle avait tellement envie que tout s'arrange entre ces deux là ... mais d'un autre côté, devait-elle s'immiscer ? Harry avait compris tout seul les sentiments qu'il éprouvait sans que personne ne lui dise rien ... il était fort possible qu'en laissant faire les choses ...

- Ça va Ginny ? demanda Harry qui regardait la rousse, les genoux repliés contre son menton, le regard vague, visiblement en proie à un vrai combat intérieur.

- Hein ? Oh oui oui ! sursauta Ginny. Je pensais à ... enfin à rien d'important, dit-elle avec un sourire.

Elle prit alors une décision, elle allait peut être le regretter mais tant pis, il fallait tenter le coup.

- Tu sais Harry, il y a quelque chose que je ne comprends pas.

Harry la regarda, étonné, attendant la suite.

- Ben, c'est à dire que ...

Ginny cherchait ses mots, elle risquait gros. Elle devait allumer une torche dans la tête de Harry mais sans trop en dire.

- Tu sais, j'ai bien remarqué que tu souffres énormément de cette situation. Je veux dire, tu es amoureux d'Hermione et ... enfin ce que je ne comprends pas c'est que tu ne le lui aies pas dit ...

Ça y était ! Elle avait lancé le sujet, elle ne pouvait plus reculer ! Harry imita Ginny et ramena ses jambes contre son torse, comme pour se protéger. Il allait parler de lui, des sentiments qu'il éprouvait et c'était beaucoup moins facile de se révéler à Ginny qu'a Ron. Et même si rien ne l'obligeait à répondre à la question de son amie, il sentait que d'avoir le point de vue d'une fille sur le sujet ne serait que profitable. Il se recroquevilla davantage, et soupira.

- C'est que ... je sais qu'elle me considère comme son meilleur ami ... et je suis sûr que si je lui dis que je l'aime, elle va être gênée et ne saura pas quoi répondre pour ne pas me vexer. J'imagine déjà son regard compatissant, et je préfère garder mes sentiments que de la mettre dans cette situation. Je ne veux pas la perdre ...

Ginny était très émue de voir Harry se livrer ainsi. Ce n'était pas un exercice auquel il était habitué, ça elle le savait.

- Mais je veux dire ... continua t-elle, enfin, je comprend assez bien la situation que tu me décris, ça m'est déjà arrivé ... mais je sais aussi que Hermione n'est pas du genre à snober ses amis. Elle ne pourra qu'être touchée par ta déclaration même si elle n'y répond pas ...

- Tu crois vraiment Ginny ? Tu sais je ne suis pas très doué pour interpréter les réactions des filles, tu as du t'en rendre compte ...

- Oh ça oui ! fit Ginny rieuse.

Ils éclatèrent de rire de concert, ce qui relâcha agréablement l'atmosphère.

- Enfin j'y réfléchirai, reprit Harry, mais je t'avoue que ce n'est pas le sujet qui me préoccupe le plus ce matin. Je voudrais comprendre ce qui c'est passé la nuit dernière ... ces hurlements ... ils me hantent, si je chope Malefoy je peux t'assurer que ma baguette ne se retrouvera pas sur le sol !

- C'est plutôt de mon Chauve-Furie qu'il devrait se méfier ! S'il a le malheur de me croiser seul ... il va comprendre sa douleur !

Harry rit à nouveau, celui qui capturerai le cœur de cette Gryffondor allait avoir fort à faire.

- Mais en fait, Hermione était pétrifiée et elle a été touchée par le Doloris c'est bien ça ? reprit Ginny.

- Oui ... juste après moi, comme si j'avais transféré le sort sur elle ...

- Oui c'est vrai que c'est bizarre qu'elle ait ressenti ce que tu as ressenti ...

Et voilà, maintenant elle ne pouvait rien faire de plus, soit il comprendrait, soit pas mais son intervention devrait s'arrêter là. Elle se leva et se dirigea vers le portrait de la Grosse Dame.

- Je vais voler un peu, tu me rejoins ?

- Heu oui pourquoi pas ... mais pas de suite d'ici une petite heure d'accord ?

- Ça marche ! A tout à l'heure !

Ginny quitta la pièce. Harry regardait par la fenêtre les feuilles des arbres se soulever avec la brise printanière. La discussion avec Ginny le laissait perplexe. Elle avait ressenti ce qu'il avait ... Ses yeux s'écarquillèrent de surprise. Non ! Son coeur battait à dix mille à l'heure. Se pouvait-il que ?

- Salut Harry !

- Oh salut Ron ! Bien dormi ?

- Mieux que toi en tout cas !

- Bah c'est les vacances, je ferai la sieste cet après midi.

- C'est sur que ça fait du bien d'être en vacances ! Avec tout le boulot qu'on a eu récemment.

- Mouais ...

- J'ai tellement hâte d'être à la semaine prochaine, tu peux pas savoir ! Samantha me manque tellement ...

- Mouais ...

- Au fait j'ai entendu dire que Rogue allait se balader en robe de cérémonie rose aujourd'hui ...

- Mouais ... Hein quoi ??!

- Ravi de voir que mes histoires de cœur te passionnent ! fit Ron vexé.

- Oh excuse moi ! C'est juste que, enfin ... je réfléchissais ...

- Je m'en serais douté ! Et le sujet de tes pensées a des boucles brunes je présume ?

- On ne peux rien te cacher !

Harry reposa sa tête sur ses genoux, le regard dans le vide. Ginny ... avait-elle essayé de lui dire que ... Il devait en savoir plus !

- Je vais rejoindre Ginny sur le terrain de Quidditch. Tu viens aussi ?

- Quoi ? Elle s'entraine encore ? Elle est increvable ma parole ! Moi je suis naze d'hier soir ! Mais, vas-y toi ! On vous rejoindra avec Hermione et on mangera dans le parc.

- Bonne idée !

Ils passèrent toute la matinée sur le terrain de Quidditch et l'après midi, ils restèrent dans le parc sous les arbres au bord du lac. Harry fit la sieste pendant que Hermione et Ginny essayaient de tremper leurs pieds dans l'eau.

- Hermione ?

- Hmm ? répondit la brune qui s'était allongée sur la pelouse et séchait ses jambes nues sous les rayons de l'astre diurne.

- Que penses-tu de tout ça ? Le fait que tu ressentes ce que Harry ressent.

- Et bien quoi ?

- Et ben, hier soir on est pas passé loin de la catastrophe. Comment vous allez faire si Malefoy va répéter partout qu'en attaquant Potter, on te touche aussi ?

- Je m'en fais pas pour la fouine ... il a eu tellement la frousse que je doute qu'il s'amuse à raconter partout cet incident.

- Tu crois ?

- Ben oui ! Il ne peut pas raconter à qui veut l'entendre qu'il a lancé un Sortilège Impardonnable dans l'enceinte du château !

- Hmm ...

Hermione se redressa sur ses coudes et fixa son amie.

- Mais ce n'est pas ça que tu voulais me demander, n'est-ce pas ?

- Oh ... marmonna Ginny.

- Je commence à te connaître tu sais, rit la brune. Que veux-tu savoir ?

- Je ... j'avoue que je ne comprends toujours pas comment tu as pu en arriver à ...

Hermione rougit légèrement. Elle n'avait raconté à personne ce qui c'était vraiment passé ce soir là. Ron et Ginny avaient su par Harry que Cho l'avait embrassé, mais il ne possédaient pas toutes les pièces du puzzle.

- J'étais dans la Salle Commune en train de faire mon devoir de Métamorphose mais ce silence m'oppressait. J'aime travailler dans le calme d'habitude mais là, je ne sais pas trop pourquoi mais j'avais besoin de changer de coin. Alors j'ai pris mes livres et je suis descendue à la bibliothèque.

Le regard d'Hermione s'embua légèrement au souvenir de ce qui s'était passé ensuite. Ginny lui prit la main.

- Puis, en entrant je suis tombée sur Harry et Cho. Ils étaient en train de s'embrasser.

La voix de la Gryffondor se cassa légèrement.

- Je me doutais que ça finirait par arriver mais ...

- Mais tu ne pensais pas y assister, termina la rouquine.

- Non. Alors je suis sortie dans le couloir et j'ai couru droit devant moi. Tout ce que je voulais c'était mettre de la distance entre eux et moi, pour laisser éclater mon chagrin. Je suis arrivée dans les toilettes et là ...

Hermione se tut. Elle n'avait pas besoin d'en dire davantage, Ginny connaissait la suite.

- Mais, jamais je n'aurais cru que tu puisses souffrir au point de vouloir mourir ... je ... je me sens misérable de ne pas avoir su mesurer ta détresse.

- Oh non ce n'est pas ce que tu crois ! Je n'ai pas vraiment voulu me suicider !

- Ah bon ?!

- Non, à vrai dire je ne sais pas vraiment ce qui c'est passé ... soupira la jeune fille, en passant doucement le doigt sur l'ombre noire de son poignet.

- Moi je le sais ...

Les deux Gryffondor se retournèrent brusquement ... Derrière elles, se trouvait Cho. Ginny lança un regard vers son frère qui lui sourit. Visiblement, Cho avait d'abord discuté avec les garçons avant de venir les voir. Hermione restait silencieuse.

- Je suis vraiment désolée d'avoir surpris votre conversation, s'excusa la Serdaigle timide. Je ... je me demandais juste si je pouvais venir m'asseoir avec vous ...

- Mais oui ! Bien sûr ! dit Ginny.

Hermione lança un regard sans équivoque vers Ginny mais celle-ci l'invita par un sourire à se détendre. Cependant, la brune n'avait nullement l'intention de faciliter la vie à celle qui lui volait Harry. Ce n'est que lorsque sa conscience lui murmura que Cho n'était absolument pas responsable de tout ça qu'elle consentit à lui sourire, et à l'inviter à s'asseoir. Cho lui fit un sourire éclatant, ce qui déstabilisa la Gryffondor.

- Qu'est-ce que tu entends par "Moi je le sais" ? demanda Hermione.

- Oh et bien, je sais pourquoi tu as fait ... ça ...

- Vraiment ? s'étonna la brune, incrédule.

- Oui ...

Les deux Gryffondor regardaient Cho, suspendues à ses lèvres. Celle-ci inspira profondément et commença à raconter ce que Dumbledore lui avait dit au sujet du Sortilège, lors de cette fameuse soirée.

- Une "sécurité" ? répéta Hermione, de plus en plus intriguée.

- Oui, pour empêcher la personne qui aime de souffrir, si d'aventure, elle réalisait que ses sentiments ne sont pas partagés.

Ginny ouvrait de grands yeux, comprenant enfin pourquoi sa meilleure amie avait pu avoir ce comportement qui ne lui ressemblait pas. D'une certaine manière, elle était soulagée. Hermione, quant à elle, ne put retenir ses larmes.

- Hermione ! s'exclama Ginny.

Un peu plus loin, Harry, interpellé par la voix si inquiète de Ginny et la douleur qui l'étreignit aussitôt, amorça un mouvement pour les rejoindre, lorsqu'il constata qu'Hermione avait la tête baissée, et que ses épaules tremblaient, trahissant ses sanglots. Mais Ron le stoppa dans son élan et secoua la tête doucement.

- Laisse les entre filles va.

- Mais ...

- C'est mieux qu'on ne les dérange pas, qui sait, Hermione se confiera peut-être à Ginny ...

Harry se rallongea dans l'herbe fraîche, les mains sur les yeux, des larmes silencieuses roulaient sur ses joues. Il en avait assez, il ne pouvait plus supporter cette situation, il fallait qu'il fasse quelque chose ... mais comment ... Hermione eut un hoquet en sentant sa poitrine se resserrer, lui indiquant que Harry avait mal, et cela fit redoubler ses larmes. Cho préférait garder un silence respectueux, elle comprenait ce que sa camarade pouvait ressentir. Ginny était déroutée.

- Hermione ... répéta t-elle, pourquoi pleures-tu ?

- Mais, ce lien est irréversible ? questionna Hermione à la Serdaigle.

- D'après Dumbledore oui, c'est éternel.

- Hermione ...

- Ginny ! Tu n'as pas encore compris ? Tu ne réalises pas ce que ça implique ?

- Euh ...

- Pour le restant de mes jours, je vais être condamnée à tenter de me suicider si par malheur je vois Harry dans les bras d'une autre ! Même si je parvenais à surmonter les sentiments qui m'animent pour voir Harry comme mon meilleur ami, quand bien même ! Ce lien ne me permettra pas de faire abstraction !

Ginny resta interdite, horrifiée. Ce que sa meilleure amie redoutait n'arriverait jamais, puisque Harry aimait Hermione en retour et ne pourrait jamais aimer quelqu'un d'autre. Toute cette histoire allait beaucoup trop loin ! Elle devait révéler à Hermione la vérité ! Elle souffrait trop de cette ignorance !

Ce fut Cho qui contre toute attente, agit. Elle prit Hermione par les épaules et la serra contre elle. La Gryffondor ne fut plus capable de contenir la douleur qui l'habitait derrière cette digue d'habitude si efficace. Elle pleura dans les bras de Cho, autant qu'elle le put, s'accrochant à la cape de printemps qu'elle avait sur les épaules.

- Ne t'en fais pas Hermione, ton avenir est beaucoup plus radieux je te le promets ... murmura Cho dans l'oreille de la Préfète.

Elle posa ses lèvres sur la tempe de camarade avant de se relever, et de s'éloigner doucement, laissant les deux Gryffondor complètement abasourdies. Harry et Ron se précipitèrent vers elles, et voyant Hermione si triste, Harry ne prononça pas un seul mot et la prit dans ses bras. L'un comme l'autre ressentirent instantanément la chaleur provoquée par l'autre. Et si Hermione fut trop perturbée pour le remarquer, Harry ne manqua pas de noter l'évènement. Ses soupçons se confirmaient, et il avait une petite idée de comment être fixé ...

La soirée fut studieuse. Harry fut le premier à monter se coucher en lançant un regard appuyé à Ron et Ginny. Quelques minutes plus tard Ron se leva aussi, prétextant être fatigué avant d'être rejoint par Ginny.

- Mais vous me laissez toute seule ? Toi aussi Ginny ?

- Je suis désolée Hermione, mais d'avoir joué au Quidditch toute la matinée ... je suis vraiment crevée ...

- Bon ok ... ben dormez bien alors ...

Ils quittèrent la Salle Commune. Hermione resta pensive quelques minutes puis se leva, et se dirigea vers la sortie. Dans le dortoir, Harry et Ron la suivait avec la Carte du Maraudeur. Il la virent descendre deux étages et s'arrêter devant une salle de classe désaffectée.

- J'en étais sûr ! pesta Harry. C'est ce foutu miroir qui la fait souffrir ! Je me demande bien ce qu'elle peut voir de si terrible !

- Je sais pas, mentit Ron, mais ça doit être quelque chose !

Au bout d'un moment, Harry enfouit sa tête dans son coussin et poussa un cri étouffé.

- Ça recommence ! Elle souffre !

Il restèrent là quelques minutes sans rien dire puis Harry se leva brusquement, ouvrit sa valise et sortit sa cape d'invisibilité.

- Harry qu'est-ce que tu fabriques ?

- Je vais voir ce qu'elle fait !

- QUOI ? Mais t'es dingue ! Ne fais pas ça !

- Oh que si ! Je ne supporterai pas ça une minute de plus !

Pas taper XD J'veux bien une petite review par contre [siffle]