Merci à Paprika Star, bianka17, Mini-Yuka, Iolu, An author alone in the dark, Demenciae, Nienna-lo, grispoils, adenoide, lovenaresasu, onarluca, lili62100 qui m'ont laissé une review pour le tout premier chapitre de cette histoire. Cela m'a très plaisir de voir que celle-ci était appréciée par autant de personnes.

Pour répondre à quelques questions posées dans les reviews, je tiens à signaler que cette histoire ne sera pas une yaoi. Sephora85 n'a pas encore décidé du personnage féminin qu'elle mettra en couple avec Harry à Poudlard. C'est pourquoi elle a ouvert un sondage sur son profil. Je vous conseille donc d'y aller et de voter. Pour ma part, j'aimerais bien Luna Lovegood ou Daphné Greengrass.

En attendant, je vous invite à découvrir le deuxième chapitre.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Auteur : Sephora85. J'ai son autorisation pour faire cette traduction.

Titre en anglais : The Wolf Within

Titre en français : Parmi les loups-garous

Traducteur : DiagonAlleyParis

Disclaimer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling.

Beta Reader : Tigrou19, qui me relit et corrige mes imperfections.

Sujet : AU. Après des années de mauvais traitement, Harry à l'âge de 7 ans, s'enfuit de chez les Dursley. Quand des loups-garous le trouvent, ils l'amènent à leur chef Fenrir Greyback qui décide d'élever le garçon dans sa meute. Comment cette éducation changera-t-elle la vie d'Harry et son avenir ? Aidera-t-il le monde magique dans leur combat contre Voldemort ?

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

PARMI LES LOUPS-GAROUS

Chapitre 2 : Fenrir Greyback

Dans une forêt lointaine, où l'homme n'avait certainement jamais mis les pieds et d'où sans aucun doute nul n'était sorti vivant, se trouvaient plusieurs cabanes près d'une petite clairière entourée par des dizaines de grands arbres. Dans une de celles-ci, Fenrir Greyback se tenait assis derrière son bureau à l'aspect minable. Il était en train de lire les mensonges publiés dans 'La Gazette du Sorcier' à propos des loups-garous. Un coup donné à sa porte l'interrompit dans ses pensées, cela le fit un peu râler d'être ainsi dérangé.

« Entrez !», lâcha-t-il d'un air bourru, son humeur s'étant assombrie après ce qu'il avait lu dans le journal.

Trois membres de sa meute entrèrent dans la cabane et ils s'inclinèrent en signe de respect vis-à-vis de leur chef.

« Que voulez-vous ? », demanda-t-il avec un grondement, ses yeux ambrés regardant les trois hommes avec impatience tandis qu'il se levait de sa chaise.

« Regardez ce que nous avons trouvé, Fenrir », déclara Numitor avec de l'enthousiasme dans la voix et en redressant légèrement l'enfant qu'il tenait dans ses bras. Il espérait visiblement faire plaisir à son chef avec leur prise.

Fenrir s'approcha de Numitor en silence et regarda d'un air curieux le petit enfant qui se trouvait dans les bras de son ami. Il arriva devant celui-ci et contempla le garçon. Son regard découvrit une cicatrice en forme d'éclair sur le front de l'enfant et ses yeux s'écarquillèrent légèrement en raison de sa surprise, incapable de croire ce qu'il voyait. Il tendit le bras et repoussa avec une ses énormes mains la chevelure noire indisciplinée qui se trouvait sur le front du garçon, révélant ainsi toute la cicatrice.

Fenrir laissa échapper un rire qui ressemblait plutôt à un aboiement.

« Harry Potter ! », s'exclama-t-il en secouant la tête d'un air incrédule. « Où l'avez-vous trouvé ? »

Numitor sourit fièrement.

« Dans la forêt près de Little Whinging. Il gisait sur le sol, il était tout seul. »

« Pourquoi personne ne le surveillait-il ? Dumbledore doit être très négligent pour confier l'enfant à des Moldus sans surveillance particulière. » Fenrir contempla le garçon, il se sourit à lui-même en sachant 'le Survivant' aux mains des loups-garous, entre ses mains. C'était en fait une très bonne prise pour la journée, et il était déterminé à se servir de cette opportunité à leur avantage. Il avait déjà élevé des enfants humains dans la meute, auparavant. Seul un grand nombre de loups-garous était en mesure de garantir leur survie, mais cet enfant valait encore beaucoup plus. Il réfléchissait à ses possibilités, il semblait y en avoir des multiples qui s'ouvraient devant lui. C'était la chance qu'il avait tant attendue durant toutes ces années. C'était sa chance.

« Allez-vous le transformer ? », demanda Numitor d'un air curieux.

Fenrir fronça les sourcils en réfléchissant, il regarda l'enfant. Lentement, il secoua la tête.

« Non, imaginez notre chance si 'le Survivant' nous était loyal. Plus tard, quand il ira à Poudlard et qu'il revendiquera sa place dans le monde magique, il pourra grandement améliorer notre condition, mais s'il devient un loup-garou, ils le mépriseront, ils ne l'adoreront pas. Non, il doit rester un homme pour être accepté. »

« Ainsi donc, vous pensez que nous pourrons utiliser le garçon à notre avantage ? Vous savez que le laisser grandir dans notre meute, sans l'avoir transformé, pourrait se révéler dangereux pour lui, n'est-ce pas ? », demanda Numitor prudemment en risquant un bref coup d'œil vers Quirinus qui contemplait le garçon avec avidité.

« Bien sûr que je le sais ! » Le grondement de colère qui s'échappa de Fenrir poussa les autres hommes à faire un pas en arrière et à incliner la tête en signe de soumission. « Mais il existe d'autres moyens pour le protéger, sans que cela soit nécessaire de le transformer en loup-garou », dit-il plus calmement.

« Comment pouvez-vous être certain qu'il ne nous trahira pas s'il reste humain ? », demanda Quirinus en regardant le garçon d'un air soupçonneux.

Fenrir releva les traces de malnutrition sur le corps du garçon et les loques qui lui servaient de vêtements. Bientôt, ses yeux découvrirent les bleus qui recouvraient la plus grande partie de la peau de l'enfant. « Vu son aspect, les humains l'ont maltraité. Ce sera leur chute et notre chance pour gagner sa loyauté », expliqua-t-il avec satisfaction. Il n'avait jamais compris la tendance des humains, sorciers ou Moldus, à maltraiter leur progéniture ou les leurs en général. Bien que dangereux pour les humains, les loups-garous étaient loyaux vis-à-vis des leurs et prenaient soin de leurs portées.

« Donne-moi l'enfant », ordonna Fenrir en prenant ce dernier des bras de Numitor. « Il a besoin d'être réchauffé sinon il ne vivra pas assez longtemps pour nous être utile. »

Il se dirigea vers la seule chambre inoccupée de la cabane, mais, avant d'y entrer, il se retourna vers ses disciples.

« Dites à la meute qu'il y aura une réunion à minuit. Il y a beaucoup de choses qui doivent être abordées. »

Numitor inclina la tête en signe de confirmation, puis il quitta la cabane de son chef avec Quirinus et Lupercus à ses talons.

Fenrir alla dans la chambre et déposa l'enfant sur le lit. Il l'observa attentivement, ce dernier n'avait pas l'air d'aller bien et il aurait certainement besoin de beaucoup de soins pour se rétablir. Dans son état actuel, il ne survivrait pas longtemps parmi les loups-garous. Fenrir pouvait seulement espérer que le garçon serait aussi utile qu'il le pensait, ou alors tous les efforts qu'il mettait en lui seraient vains. En tant que chef, ce n'était pas sa tâche de s'occuper des petits.

« Lupa ! », appela-t-il à haute voix, quoique cela ne fût pas nécessaire tant la cabane était petite.

Une femme, qui était grande, très grande selon les normes humaines, mais qui n'atteignait pas le menton de Fenrir, entra dans la chambre. Ses cheveux noirs et frisés tombaient librement jusqu'à sa taille tandis que ses yeux ambrés regardaient Fenrir d'un air interrogateur.

« Tu m'as appelée, Fenrir ? », demanda-t-elle avec sa voix grave mais néanmoins douce.

« L'enfant humain n'est pas bien. On doit s'occuper de lui », expliqua-t-il en désignant le garçon allongé sur le lit.

Lupa contempla celui-ci avec curiosité tout en reniflant l'air.

« Il n'est pas encore transformé, Fenrir. »

« Et il en sera toujours ainsi, Lupa », dit-il. « Ce garçon nous mènera au pouvoir et nous apportera la sécurité. »

Lupa vit la cicatrice.

« Harry Potter… », murmura-t-elle avant de se retourner vers Fenrir et de le regarder toute impressionnée. « Tu es un merveilleux chef, Fenrir. » Elle l'embrassa brièvement avant de reporter son attention vers l'enfant. Fenrir quitta la chambre, sachant qu'il allait devoir bientôt tout expliquer à sa meute. Cette journée pouvait être un nouveau départ, le début d'une vie meilleure pour les loups-garous.

Il traversa en quelques enjambées sa cabane et se dirigea vers le lieu de la réunion, où toute la meute l'attendait déjà.

Tout le monde, à l'exception de ceux qui étaient en train de chasser, se rassembla au milieu du camp, et ils attendirent que leur chef commence à parler. Fenrir marcha au-devant d'eux et laissa ses yeux errer sur la meute de deux douzaines de membres. Un feu de camp éclairait les environs et apportait un peu de chaleur tandis que les flammes projetaient des ombres sur les visages des loups-garous.

« Comme certains d'entre vous peuvent déjà le savoir, il y a un nouveau membre dans notre meute. Harry Potter, 'le Survivant', va vivre parmi nous », déclara-t-il avec une expression de triomphe sur son visage.

Des murmures de surprise éclatèrent et beaucoup de ses disciples le regardèrent avec incrédulité.

« C'est un loup-garou ? », demanda curieusement Gleipnir, ce qui lui valut un regard plein de reproches de la part de son père.

« Ne m'interrompt pas, fils », lâcha Fenrir avec un faible grognement.

Gleipnir abaissa aussitôt les yeux, n'osant pas défier son père, surtout quand le reste de la meute était présent. Bien que son père puisse tolérer un peu de défi à la maison, il était nettement moins indulgent quand d'autres loups-garous étaient dans les environs.

« Comme je l'ai déjà dit, Harry Potter est un membre de notre meute, mais il n'est pas un loup-garou », expliqua Fenrir avec une voix aussi calme qu'il le pouvait.

« Alors, vous n'allez pas le transformer ? », demanda prudemment Luna, une jeune femme loup-garou, avec ses yeux rivés sur le sol.

« Non, je ne le ferai pas. Les humains voient en lui une sorte de héros, et cela changera seulement si nous le transformons. Il nous sera beaucoup plus utile s'il reste humain », répondit Fenrir avec sincérité. « Sa loyauté sera notre façon de faire respecter nos droits. »

« Bien que je ne le transforme pas… », continua Fenrir. « Je vais toutefois m'assurer de sa sécurité, connaissant le manque de retenue de certains membres de la meute. » Son regard se posa pendant un instant sur Quirinus, puis se déplaça vers d'autres membres qui ne respectaient pas toujours les règles. « J'utiliserai le lien du sang dès que l'enfant sera suffisamment en forme pour pouvoir supporter le rituel. »

Des petits cris de surprise et des murmures d'approbation retentirent parmi la rangée des membres de la meute. Fenrir se moquait de savoir s'ils approuvaient ou non son plan, mais il pensait que cela serait mieux s'ils l'appréciaient. « Vous pouvez rentrer chez vous », dit-il avant de les congédier et de retourner dans sa propre cabane.

Il retrouva Lupa assise dans le salon ; elle souriait d'un air content.

« Est-il réveillé ? », demanda-t-il, mais à cet instant précis il entendit l'enfant remuer dans la chambre. Ses sens très développés lui permettaient, à lui et aux loups-garous, d'entendre des bruits que les humains n'auraient jamais remarqués.

« Va dans ta chambre », dit Fenrir à son fils qui venait juste d'entrer dans la cabane. Gleipnir sembla déçu mais néanmoins il obéit à l'ordre de son père et alla dans ladite pièce.

« Il aura peur de toi, Fenrir. Même les adultes tremblent en te voyant, alors un garçon comme lui… Il sera complètement terrifié. Il me semble qu'on ne lui ait pas appris à faire confiance à quelqu'un, et en particulier à un loup-garou », lui rappela Lupa.

« Le garçon a appris que les humains ne sont pas dignes de confiance, mais il n'a jamais été blessé par un loup-garou. Je pense qu'il sera plus facile pour lui de nous faire confiance qu'en les humains… », murmura Fenrir, songeur, tout en se dirigeant vers la porte de la chambre.

« Les humains ont vraiment maltraité le garçon. Il a des coups sur tout le corps, Fenrir », ajouta Lupa.

Fenrir s'arrêta pendant un instant avant qu'il ne saisisse la poignée de la porte avec plus de force que nécessaire.

Les humains, pensa-t-il, plein de haine, ses lèvres se plissant de dégoût. Maltraiter leurs propres enfants… Ce ne sont que de dégoûtantes créatures. Pas de loyauté en eux, pas de loyauté du tout…

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Harry remua et gémit de douleur en raison de tous ses bleus. Il se retourna légèrement sur le lit, et puis brusquement il cessa de bouger. Il ouvrit les yeux et se découvrit dans une pièce inconnue. Lentement, il se redressa et s'assit sur le lit. Il regarda tout autour de lui. Où était-il ? Il se souvint qu'il s'était enfui de chez les Dursley et qu'il s'était endormi dans la forêt, mais comment était-il arrivé là ? Est-ce que les Dursley l'avaient trouvé et emmené dans cet endroit caché pour le punir ? Cette pensée le fit frémir et il attira ses jambes contre sa poitrine dans un geste protecteur.

Peureusement, il laissa son regard errer sur la pièce. Celle-ci était plus petite que la chambre de Dudley mais beaucoup plus grande que son placard. Un bureau et une petite armoire étaient les seuls autres meubles, exception faite du lit bien sûr. Des rideaux bleus pleins de poussière pendaient à la fenêtre et laissaient passer la clarté de la lune dans la pièce. La luminosité argentée du croissant lunaire pénétrait partout dans la chambre et cela éclairait les environs d'Harry. Le sol était composé de vieilles planches marron et les murs étaient faits de plâtre rugueux qui avait été peint en blanc.

Harry était certain que cela ne pouvait pas être le fait de son oncle ou de sa tante s'il se retrouvait là. Tante Pétunia était une maniaque de la propreté, et elle n'aurait jamais mis les pieds dans un endroit aussi sale. Cette pensée provoqua un petit sourire hésitant qui se forma aux coins de sa bouche, mais un bruit devant la porte l'effaça de son visage. Son corps se raidit et Harry alla se recoucher en hâte puis il fit semblant de dormir. Peut-être que celui qui l'avait trouvé le laisserait tranquille s'il voyait qu'il était encore endormi.

Harry écouta, avec une respiration saccadée, le grincement de la porte en bois. Des pas lourds retentirent dans la pièce et se rapprochèrent du lit. Harry garda les yeux bien fermés alors que les pas s'arrêtaient et que le silence régnait dans la chambre.

« Je sais que tu es réveillé, mon garçon », dit une voix grave et dure pleine de reproches.

Harry connaissait ce ton avec son oncle Vernon, et il était toujours suivi d'un châtiment très douloureux. Il ouvrit les yeux, ne voulant pas mettre la personne plus en colère. Dès qu'il aperçut l'homme en face de lui, il eut peur et recula pour s'adosser contre le mur rugueux. Jamais, de toute sa vie, Harry n'avait vu un homme aussi grand, avec de tels muscles intimidants. Ses coups feraient certainement beaucoup plus mal que ceux de l'oncle Vernon, pensa Harry, et cette idée le fit grimacer. Il serra encore plus fermement ses jambes contre sa poitrine et ses lèvres tremblèrent de peur.

Les yeux de l'homme étaient encore plus intimidants que sa taille. Ils avaient une belle couleur ambrée qui semblait envoyer de la lumière ici et là. Harry n'avait jamais rien vu de semblable auparavant. La chevelure libre et les favoris de l'homme étaient noirs avec quelques touches de gris. Harry ne put s'empêcher de penser que cela rappelait un loup quand il regardait cet homme.

Fenrir s'arrêta, permettant ainsi au petit enfant de l'observer. Il savait qu'il était intimidant et il était très fier de l'être. La vue de l'horreur dans les yeux des humains avait toujours été quelque chose que Fenrir efforçait de provoquer. Voir la terreur dans leurs yeux avant de les déchirer était pour lui un moyen de se venger.

Pourtant, ce garçon humain était différent. Harry Potter n'aurait jamais peur de lui ou de tout autre loup-garou. Fenrir ferait tout pour cela. Le garçon était beaucoup trop important pour perdre sa confiance. Tandis que Fenrir regardait le garçon trembler, il réalisa que cela prendrait du temps au jeune humain pour avoir confiance en lui, en quelqu'un. Il réprima un grognement plein de fureur à la pensée d'avoir à faire autant d'efforts pour un humain.

« N'aie pas peur de moi, gamin », dit-il avec une voix qui sonnait vraiment très douce à ses oreilles, alors même que le garçon n'indiquait pas qu'il s'était apaisé.

Harry écouta ses paroles mais il ne se permit pas d'y croire. Il avait appris que l'on ne devait pas faire confiance aux adultes. L'homme était sûrement en train de l'attirer vers un piège. L'homme fit un pas dans sa direction et Harry sentit quelques larmes s'écouler sur ses joues alors qu'il essayait de les retenir. L'homme tendit la main vers lui et Harry ferma bien ses yeux en attendant le coup.

« Je ne pleurerai plus jamais, je le jure ! S'il vous plaît, ne me… », implora-t-il doucement, alors qu'il savait que Vernon le punirait encore plus durement s'il le suppliait avant.

Fenrir n'avait pas la moindre intention de faire du mal à l'enfant, même si, en regardant le garçon anticipant le coup, des images sanglantes de la manière dont il pourrait jouer avec la famille de celui-ci surgissaient dans son esprit. Fenrir savait qu'il fallait qu'il mette l'enfant à l'aise avec lui, ou cela ne donnerait rien de bon. Malheureusement, en fait il était plus habitué à faire du mal ou à effrayer les gens qu'à les réconforter.

« Je t'ai dit que tu n'as rien à craindre de moi. Je ne vais pas te faire de mal, Harry », dit-il pour rassurer le garçon, bien qu'il ne fût pas sûr d'être complètement sincère.

Harry ouvrit aussitôt les yeux en entendant l'homme prononcer son prénom, et il réalisa que celui-ci n'avait pas essayé de le frapper mais qu'il avait allumé une bougie qui se trouvait sur la table de chevet à côté du lit qu'Harry n'avait pas encore remarquée. Cependant, il continua à regarder l'homme avec des yeux ronds, non parce qu'il se demandait comment il se faisait que l'homme connaisse son prénom, mais parce qu'il l'avait appelé par son nom. Tout le monde l'appelait le monstre ou par des mots encore plus insultants.

« Harry… », murmura-t-il en prononçant son prénom, comme s'il pouvait tester sa sonorité.

« C'est bien ton prénom, n'est-ce pas ? », demanda Fenrir, légèrement exaspéré, et il se demanda si les Moldus avaient bien utilisé son véritable nom.

« Oui », répondit Harry prudemment en baissant les yeux. « Mais jamais personne ne m'appelait comme ça. »

« Comment les humains t'appelaient-ils ? »

Harry fronça légèrement les sourcils et releva les yeux vers l'homme.

« Ils m'appelaient 'monstre' ou 'chien paresseux'… Ou encore par d'autres mots », répondit-il en espérant ne pas être puni en parlant ainsi de sa famille. Il se demanda simplement pourquoi l'homme utilisait le mot humains pour se référer aux Dursley mais il fut distrait par un bruit étrange.

Un faible grondement sortit de la gorge de Fenrir avant que celui-ci ne puisse l'empêcher, mais le son de celui-ci sembla plus intéresser l'enfant que lui faire peur.

« Pourquoi t'appelaient-ils avec de tels mots ? », demanda Fenrir sur un ton très bas.

« Parce que je ne suis pas normal. Je ne suis pas comme eux », déclara Harry.

Fenrir sentit la colère bouillir en lui. Les humains méprisaient toujours ce qu'ils ne connaissaient pas. Il détestait ces créatures simples d'esprit.

« Je fais des choses », ajouta Harry dans un murmure. Il fut confus lorsque l'homme ne montra pas sa surprise.

« Il fallait s'y attendre. Faire accidentellement de la magie est une chose normale à ton âge », déclara Fenrir en se souvenant des accidents durant sa propre enfance, mais il repoussa très vite ces souvenirs de sa vie passée. Ils étaient reliés à des émotions et à des souvenirs qu'il avait essayé d'oublier au cours des dernières années.

Harry fronça les sourcils, incapable de comprendre ce que venait de lui dire l'homme.

« Magie ? Sorcier ? »

Fenrir fixa le garçon et un autre grognement surgit de sa bouche. Il ferma les yeux afin de contrôler sa colère vis-à-vis des Moldus. Il ne serait pas judicieux d'effrayer le garçon avec un accès. Apparemment, la famille de l'enfant ne lui avait rien dit sur le monde magique. Oh, comme il les détestait, ces créatures simples d'esprit.

« Tu es un sorcier et tu fais de la magie », expliqua-t-il. Il remarqua le doute sur le visage du garçon et il sortit sa baguette. « Je vais te le prouver. »

Il fit un petit mouvement avec celle-ci et la bougie se mit à flotter à travers la pièce. Bien qu'il ne fût pas un sorcier très expérimenté, car durant la plus grande partie de sa vie il avait été absent du monde magique, il était néanmoins encore capable d'exécuter de simples sorts.

Les yeux d'Harry s'écarquillèrent de surprise et sa bouche resta grande ouverte. « Ainsi donc, vous êtes un sorcier ? »

« Oui, je suis un sorcier, mais surtout je suis un loup-garou », déclara-t-il calmement. Pourquoi attendre pour cette révélation ?

Harry poussa un petit cri et essaya de comprendre le mot.

« Loup-garou », répéta-t-il en risquant un coup d'œil vers la lune. Puis il fronça les sourcils, confus, et regarda l'homme curieusement. « Vous ne ressemblez pas à un loup-garou. » Harry avait lu des choses sur les loups-garous et autres bêtes fantastiques dans un des vieux livres de Dudley, et cet homme n'avait pas l'air d'être l'une d'entre elles.

Fenrir souleva ses épais sourcils.

« Alors, tu en as vu auparavant ? »

Harry secoua la tête en hâte.

« Ce n'est pas la pleine lune, c'est pourquoi je suis sous ma forme humaine. »

« Alors vous n'allez pas me manger ? », demanda Harry, incertain.

Fenrir ne put s'empêcher de rire, même si cela ressemblait plus à un aboiement, à la naïveté de l'enfant.

« Non, je ne vais pas te manger. »

Harry hocha la tête pour indiquer qu'il avait compris, le soulagement visible sur son visage. Lentement, un plissement se forma sur son front et il regarda l'homme avec hésitation.

« Pourquoi suis-je là ? », demanda-t-il prudemment en le contemplant avec émerveillement.

« Parce que des membres de ma meute t'ont trouvé et qu'il semble que personne ne s'occupe de toi. C'est pourquoi je vais le faire », expliqua Fenrir en ne mentionnant pas l'avantage qu'il comptait tirer de la situation en élevant l'enfant.

« Vous occuper de moi ? », demanda Harry, déconcerté. Pourquoi quelqu'un voudrait-il faire cela ?

« Oui, pourquoi ? Préfères-tu retourner dans ta famille ? » Fenrir fixa intensément le garçon avec ses yeux ambrés.

Harry secoua la tête avec véhémence, son regard plein de peur.

« Tu peux rester ici et être un membre de ma meute », dit Fenrir en remarquant que l'enfant apeuré était encore adossé au mur.

« Mais je ne suis pas un loup-garou… », murmura Harry, confus.

« Tu n'as pas besoin d'en être un. Tu es sous ma protection et la meute s'occupera de toi », déclara Fenrir. Il connaissait le moyen pour le lui montrer. « Cela doit te faire mal », dit-il en désignant les bleus sur les genoux du garçon.

Harry acquiesça timidement et observa avec angoisse l'homme tirer de nouveau le même bâton de bois qu'il avait utilisé un peu plus tôt. Puis il le dirigea vers ses genoux. Il regarda une lumière jaune toucher sa peau, et soudain toutes ses douleurs disparurent. Il émit un petit cri de surprise et releva la tête pour regarder le grand homme avec des yeux ronds.

« Les loups-garous s'occupent des uns et des autres. Tu seras en sécurité ici », le rassura Fenrir.

En sécurité. Etre en sécurité, ce n'était pas quelque chose qu'Harry pouvait imaginer.

« Appelle-moi Fenrir », ordonna finalement le loup-garou.

Harry hocha la tête, incapable de croire que cet homme puisse être gentil avec lui.

« Tu dois avoir faim. Viens manger, puis je t'expliquerai nos règles. »

Harry hésita et regarda Fenrir qui se dirigeait vers la porte. Lentement, il sauta hors du lit, ne portant encore que son vieux pull-over. Il s'approcha prudemment de Fenrir, atteignant à peine la taille du grand homme.

« Et vous n'allez pas me renvoyer chez mon oncle ? », demanda-t-il avec inquiétude.

« Je ne t'enverrai jamais chez ces dégoûtants humains ! », rétorqua Fenrir avec un féroce grondement.

Quelque part, et bien qu'il ne sût pas pourquoi, Harry crut l'homme.

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Voilà, c'était le deuxième chapitre. J'espère que l'histoire continue à vous plaire.

En ce temps pascal, certains vont chercher des œufs, pour ma part, j'apprécierais beaucoup les petites reviews.

Le prochain chapitre sera publié début mai.

Bisous.

DiagonAlleyParis