Merci à vampyse, luffynette, mary, dark phœnix, An author alone in the dark, Demenciae, Nienna-lo, grispoils, zaika, adenoide, Sahada, Opalle, vivi et onarluca qui m'ont laissé une review pour le deuxième chapitre de cette histoire. Puisque vous m'avez submergée de reviews, je vous offre avec un peu d'avance le troisième chapitre.
Bonne lecture.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
Auteur : Sephora85. J'ai son autorisation pour faire cette traduction.
Titre en anglais : The Wolf Within
Titre en français : Parmi les loups-garous
Traducteur : DiagonAlleyParis
Disclaimer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling.
Beta Reader : Tigrou19, qui me relit et corrige mes imperfections.
Sujet : AU. Après des années de mauvais traitement, Harry, à l'âge de 7 ans, s'enfuit de chez les Dursley. Quand des loups-garous le trouvent, ils l'amènent à leur chef Fenrir Greyback qui décide d'élever le garçon dans sa meute. Comment cette éducation changera-t-elle la vie d'Harry et son avenir ? Aidera-t-il le monde magique dans leur combat contre Voldemort ?
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
PARMI LES LOUPS-GAROUS
Chapitre 3 : Nouvelles règles
Harry suivit Fenrir dans la cuisine de la petite cabane, il maintint quelques pas entre lui et l'homme au cas où il devrait s'enfuir. Il n'avait pas confiance en l'homme ou en le loup-garou ou peu importe ce qu'il était. Peut-être voulait-il juste l'attirer dans un piège.
Harry fut un peu surpris quand il aperçut une grande femme assise à la table de la cuisine, celle-ci lui adressant un chaleureux sourire. Il se demanda si elle était la femme de Fenrir mais savait très bien qu'il ne fallait pas être trop curieux. Il avait appris depuis son plus jeune âge que la curiosité était sévèrement punie et ne douta pas que c'était également la même chose chez les loups-garous.
« Bonjour, Harry », lui dit la femme tandis qu'elle se levait de la chaise qu'elle avait occupée jusqu'à présent. Elle attendit que Fenrir prenne place pour de nouveau s'asseoir. Harry devina que c'était une des règles de la meute, que tout le monde se lève quand le chef s'approchait de la table.
Harry regarda la femme attentivement.
« Bonjour… », marmonna-t-il timidement en risquant un coup d'œil vers Fenrir qui l'observait avec une expression indéchiffrable. Harry se demanda s'il avait fait quelque chose de mal ; peut-être avait-il agi d'une manière irrespectueuse vis-à-vis de la femme, il ne savait vraiment pas. Avec les Dursley, il connaissait les règles mais cela ne l'avait pas protégé contre les punitions.
Il resta incertain à côté de la table et se tordit nerveusement les mains. Son regard fit le tour de la cuisine, c'était une petite pièce avec seulement une grande fenêtre et quelques meubles. Bien qu'il y eût un réfrigérateur, Harry ne vit pas de four ou toute autre chose pouvant servir à cuire un repas. Il fronça les sourcils, confus ; son regard se reporta sur la table autour de laquelle Fenrir et Lupa étaient assis. Ce fut seulement à cet instant qu'Harry remarqua le tas de viande crue qui se trouvait sur celle-ci. Il fut un peu confus mais n'osa pas demander pourquoi tout cela était là.
« Je m'appelle Lupa. Assieds-toi, Harry », dit la femme gentiment.
Harry obéit immédiatement, par habitude et par instinct de conservation, ne voulant pas mécontenter Fenrir et Lupa. Il ne savait pas comment ils allaient réagir et ne leur faisait pas confiance. Bien que Fenrir l'eût rassuré en lui disant qu'il ne lui ferait pas de mal, il savait mieux que quiconque qu'il ne fallait pas croire en la promesse d'un adulte. Bien sûr, il avait été gentil jusqu'à présent, mais cela ne voulait rien dire. Parfois aussi, son oncle Vernon avait été gentil. Certes, cela n'était pas arrivé très souvent – en fait seulement deux fois durant toute la vie d'Harry – mais il avait appris de cette expérience que quelqu'un pouvait agir gentiment vis-à-vis de lui sans l'être forcément toujours.
« Lupa est ma femelle… Ou, comme disent les humains, ma femme », expliqua Fenrir calmement tandis qu'il saisissait une grosse pièce de viande crue qui se trouvait dans le plat sur la table.
Harry savait que regarder avec la bouche ouverte était malpoli, mais il ne pouvait pas s'en empêcher tandis qu'il contemplait Fenrir en train de manger. La grosse pièce de viande crue que tenait l'homme rappela à Harry la patte d'un cerf, et c'était probablement exactement cela. Fenrir commença à déchirer en grands morceaux la chair crue, mâchant à peine celle-ci avant de l'avaler. Regarder quelqu'un manger de la viande crue et voir le sang dégouliner le long du menton de Fenrir donnèrent à Harry l'impression d'être malade mais il avait encore faim.
Il n'était pas certain qu'ils s'attendent à le voir manger de la viande crue et il douta qu'il puisse faire une telle chose. Cette seule pensée lui provoqua une montée de bile dans la gorge mais il avait vraiment très faim et peut-être était-ce mieux que rien du tout.
Fenrir ouvrit encore un peu plus largement sa bouche et mordit dans le gros os de la patte, ses dents acérées écrasèrent sans effort celui-ci. Harry laissa échapper un petit cri horrifié tandis qu'il regardait tout cela. Il tomba à la renverse avec la chaise et se retrouva allongé sur le dos. Il ferma les yeux pendant un instant, s'attendant à un coup ou pire encore, mais rien n'arriva. Il les rouvrit donc et son regard se porta vers le haut. Fenrir posa le reste de la patte sur la table et contempla Harry, amusé.
Harry essaya de parler mais son esprit s'y refusa. Il était étonné que l'homme ne lui ait pas crié dessus ou ne l'ait pas frappé pour être si maladroit, mais Fenrir semblait plutôt amusé par sa réaction. Harry était encore en train de regarder, sans voix, l'homme qui maintenant se penchait vers lui. Lentement, Harry retrouva son calme.
« Vous… Vous… Avez… Umm… des dents comme un loup… », bégaya-t-il, ses yeux rivés dans une fascination horrifiée sur la dentition acérée.
Il eut un peu peur de celle-ci, en particulier quand il pensa à toutes les choses que l'on pouvait faire avec de telles dents. Harry était sûr que Fenrir pouvait le blesser beaucoup plus profondément que ne l'avait jamais fait son oncle. Il espéra que l'homme ne ferait pas une telle chose.
Fenrir sourit, semblant vouloir montrer ses dents, et Harry hésita légèrement alors qu'il essayait d'être brave.
« Un loup-garou qui accepte ce qu'il est aura de plus en plus le faciès d'un loup à chaque pleine lune qui passera. Les dents de carnassiers ne sont que l'une de ces choses », expliqua-t-il en tendant sa main pour que l'enfant la prenne.
Fenrir remarqua le recul du garçon et, bien qu'une telle réaction de la part d'un humain lui procurât une satisfaction perverse, il ne put s'empêcher de réfléchir à la manière de montrer à cet enfant qu'il était en sécurité. Quelque part, il se sentit ridicule d'être aussi inquiet pour un humain, bien que son inquiétude fût principalement dirigée vers les possibles avantages que le garçon pourrait obtenir pour eux et non pas pour l'enfant. Fenrir détestait les humains, ils les haïssaient tous, et normalement il n'avait pas besoin de réfléchir à deux fois avant de tuer l'un d'eux. Les enfants humains, il les tolérait seulement car il pouvait les transformer, mais avec celui-ci, Harry, il ne pouvait même pas faire cela.
Mais Fenrir était capable de se contrôler, même si beaucoup de gens le considéraient comme une bête étant hors contrôle. Peut-être était-ce plus facile pour eux d'expliquer ainsi ses actions sanguinaires et sa haine infinie pour leur espèce, en raison de son absence de retenue. Et s'ils connaissaient l'étendue de ses horribles actes desquels il se réjouissait, qu'il referait tous volontiers, alors ils seraient sans aucun doute encore plus choqués et consternés qu'ils ne l'étaient de toute façon.
Fenrir attendait encore que l'enfant saisisse sa main et, peu à peu, il commença à perdre patience. Il n'était pas un homme patient ; il ne l'avait jamais été et ne le serait jamais.
Harry hésita, toujours prudent à autoriser les adultes à être près de lui ou même à le toucher. Les Dursley ne l'avaient touché que pour le punir, même s'ils préféraient utiliser une ceinture ou un bâton afin de ne pas entrer en contact avec lui. Lentement, il attrapa ses lunettes qui étaient tombées à terre en raison de sa chute et les remit sur son nez, sa respiration saccadée. Peureusement, il déposa sa toute petite main dans celle beaucoup plus grande de Fenrir qui l'attira vers lui.
Harry poussa un léger petit cri quand il sentit les dures callosités dans la paume de l'homme et l'incroyable force de sa poigne. Harry était certain que l'homme n'aurait pas le moindre problème pour écraser ses os avec ses mains ou ses dents. Un frisson involontaire parcourut son corps et il relâcha la main du loup-garou en hâte, puis s'assit de nouveau sur sa chaise.
Il vit la viande sur la table, son estomac cria famine. Il risqua un coup d'œil hésitant vers Fenrir qui continuait à manger. Lupa, cependant, n'avait pas encore touché à la nourriture, et Harry se demanda si cela était une autre règle. Il avait lu une fois que dans une meute de loups, le loup dominant mangeait toujours en premier.
Sa supposition était bonne car, dès que Fenrir eut fini de manger, alors seulement Lupa prit un morceau de viande pour elle-même ; mais avant de commencer à manger, elle appela quelqu'un.
« Gleipnir ! »
Harry tourna la tête en direction de la porte et regarda un garçon, qui semblait un peu plus âgé que lui et qui était assez grand, entrer dans la cuisine. Gleipnir observa attentivement Harry tandis qu'il s'asseyait à la table en face de lui.
« C'est mon fils, Gleipnir », expliqua Fenrir. « Il a huit ans, vous grandirez ensemble. »
Harry pouvait dire qu'il était fier de lui et il ressentit une vague de mélancolie et de peine. Harry aurait voulu que quelqu'un soit fier de lui, que quelqu'un ne le considère pas comme un monstre ou comme un simple fardeau, mais il savait que jamais ses désirs ne se réaliseraient.
Harry adressa à l'autre garçon un regard plein d'incertitude, ne sachant pas ce que l'on attendait de lui. Il fut cependant content quand Gleipnir lui tendit sa main et lui donna un sourire. Harry lui retourna celui-ci avec hésitation, un peu surpris que le garçon n'ait qu'une année de plus par rapport à lui car il était beaucoup plus grand que lui. Mais Harry était habitué à n'être que le maigre et petit monstre, ce n'était donc pas une nouveauté pour lui.
Gleipnir avait les mêmes yeux ambrés que ses père et mère, et son visage avait des similitudes frappantes avec celui de Fenrir. Le garçon semblait sympathique et Harry pensa qu'il pourrait l'aimer, et il espéra très fort qu'il pourrait être aimé en retour. Il n'avait jamais eu d'amis auparavant, principalement à cause de Dudley qui les avait tous effrayés, mais parfois Harry se demandait si quelque chose n'allait pas chez lui. Peut-être que les Dursley avaient eu raison et qu'il n'était qu'un monstre et c'était pourquoi personne n'avait jamais voulu être son ami.
« Mange ! », ordonna Lupa à son fils et il n'hésita pas un instant avant de saisir un morceau de viande et de le manger. Harry repoussa ses tristes pensées au fond de son esprit et risqua un coup d'œil vers Gleipnir.
« Tu dois avoir faim, Harry », dit soudain Fenrir en regardant le garçon. Harry contemplait d'un air impuissant la viande crue et essayait de se résoudre à manger celle-ci. Il releva son regard quand il entendit Fenrir glousser. L'homme prit un gros morceau de viande et se dirigea vers la petite cheminée qui réchauffait présentement la pièce avec ses chaudes flammes. Harry regarda avec de gros yeux le loup-garou attacher la viande sur un long bâton et le maintenir sur le feu. Bientôt, une délicieuse odeur de viande grillée emplit la cuisine et le nez d'Harry, et son estomac commença à gronder encore plus fort.
Il avait terriblement faim mais il ne s'autorisa pas à penser que cette nourriture lui serait donnée. Les Dursley avaient souvent déposé de délicieux mets dans son assiette mais ils ne lui avaient pas permis de les manger, Harry ne pouvait que les regarder, il avait donc peur que cela ne soit pas différent cette fois-ci.
« Comment aimes-tu ta viande ? », demanda Fenrir tout d'un coup en regardant Harry d'un air interrogateur tandis que la viande était encore au-dessus des flammes.
Harry cligna les yeux, tout confus, et ouvrit la bouche avec hésitation, mais il ne sut pas quoi dire. Il n'avait jamais été autorisé à manger un steak auparavant, mais il savait que son oncle l'aimait bien cuit.
« Je… Je ne sais pas ? Bien cuite ? », bégaya-t-il en regardant le loup-garou avec angoisse.
Fenrir plissa légèrement le nez mais ne fit aucun commentaire sur le souhait d'Harry. Il maintint la viande sur le feu pendant encore quelques instants puis l'enleva et la déposa sur une assiette en face du garçon.
Harry fixa la nourriture avec des yeux affamés, apeuré de commencer à manger alors qu'il n'était pas encore autorisé à le faire.
« Mange, mon garçon », ordonna Fenrir, assis à côté de lui.
Lentement, Harry prit la viande et y arracha un petit morceau. Il se brûla légèrement les doigts en procédant ainsi mais il était trop affamé pour se soucier d'une légère douleur à ses extrémités. Il porta rapidement la nourriture à sa bouche et l'avala sans la mâcher. C'était délicieux, c'était la meilleure chose qu'il ait jamais mangée. Le goût du brûlé sur sa langue et la façon avec laquelle son estomac se remplissait peu à peu étaient les meilleures sensations au monde selon lui.
Fenrir regarda le garçon, content de l'avoir fait manger. Pourtant, il serait obligé de modifier ses habitudes alimentaires car il n'était pas possible de vivre dans une meute de loups-garous si l'on ne mangeait pas de viande crue.
« Harry, tu devras bientôt apprendre à aimer la viande moins cuite. Peut-être que la prochaine fois, tu pourras essayer un steak ; ce qui est rare. »
Harry acquiesça d'un air distrait, trop occupé à manger aussi vite que possible pour faire attention aux dires de Fenrir. Il avait encore peur que quelqu'un puisse lui ôter la nourriture et même s'il avait faim, il ne serait pas assez stupide pour essayer de défendre effectivement celle-ci. Une fois, il y a environ un an, il avait été si affamé qu'il avait essayé de se préserver un morceau de pain que son oncle avait voulu lui prendre. Il n'avait jamais été aussi battu que cette fois-là et il avait appris cette leçon : la nourriture ne valait pas quelques semaines de douleur.
« Tu sais, Harry, c'est un peu dégoûtant de manger de la viande cuite, ce n'est pas du tout juteux. Je ne sais pas comment tu peux aimer cela… », déclara Gleipnir avec un regard dégoûté vers la viande grillée qu'Harry tenait en main. Il prit une grande bouchée de sa propre viande crue, y déchira une bonne partie de l'os et la mâcha en hâte, du sang dégoulinant jusqu'à son menton.
Harry avala la viande qu'il avait dans sa bouche et évita de regarder tout ce sang sur le visage de Gleipnir. Il n'aurait pas été capable de garder celle-ci s'il regardait l'autre gamin. Il douta qu'il puisse un jour apprécier manger de la viande crue. C'était une chose que les loups-garous faisaient mais peut-être allait-il également en devenir un ? Peut-être le laisseraient-ils devenir un membre de la meute ? Harry n'avait jamais fait partie de quelque chose. Pourtant, il ne se permit pas d'espérer une telle chose de peur d'être déçu en fin de compte.
Harry avait presque fini de manger quand Gleipnir lui parla de nouveau.
« Pourquoi portes-tu des lunettes ? », demanda-t-il en fronçant les sourcils, confus.
Harry hésita, troublé par cette étrange question.
« Parce que je ne vois pas très bien sans elles », répondit-il tranquillement, se sentant un peu gêné à cause de ses lunettes. A l'école, de nombreux enfants se moquaient de lui à cause de celles-ci, mais il en avait vraiment besoin.
« Mais pourquoi ? », insista Gleipnir, qui devenait de plus en plus frustré.
« Fiston. » Fenrir interrompit son fils avec un grognement d'avertissement. Gleipnir ferma immédiatement la bouche et riva ses yeux vers le sol. « Certains humains ont des problèmes avec leurs yeux. Ils n'ont pas nos sens extraordinaires. »
« Je… Je n'aime pas porter des lunettes mais je dois le faire… », dit Harry dans un simple murmure, en risquant un coup d'œil hésitant vers Fenrir.
« Bientôt, peut-être n'en auras-tu plus besoin », déclara le loup-garou d'un air mystérieux.
Harry se redressa un peu plus et regarda l'homme avec curiosité. Il avait tant de questions à poser sur la langue, mais il n'osa pas les formuler. Même si cela était très difficile de les garder pour lui-même.
Fenrir remarqua la curiosité au fond des yeux de l'enfant et il fut assez surpris que le garçon garde le silence. Gleipnir aurait demandé, peu importe s'il savait que cela était défendu.
« Tu comprendras bientôt », promit-il au jeune humain.
Le petit sourire sur le visage du garçon lui donna une drôle de sensation, et il décida d'aller chasser durant la nuit ou au plus tard demain. Il ne pouvait pas se permettre de devenir doux, même si cela était nécessaire pour gagner la confiance du 'Survivant'. Verser du sang et déchirer une proie était peut-être juste ce dont il avait besoin.
Harry était à la fois très excité et très anxieux. Les surprises ne lui avaient jamais apporté le moindre bonheur. Avec les Dursley, les surprises avaient toujours signifié plus de douleur ou d'humiliation, mais il voulait croire que cette fois-ci, cela serait vraiment une surprise. Il fut tiré de ses pensées quand Fenrir lui parla.
« Demain, tu rencontreras le reste de ma meute, mais avant que cela n'arrive, tu dois apprendre quelques unes de nos règles », expliqua le loup-garou. Lupa se leva, elle nettoya la table et le reste de la cuisine. Harry se demanda s'il ne devait pas l'aider car c'était toujours lui qui nettoyait tout, mais cependant il resta assis. Peut-être y avait-il une règle qui lui interdisait de l'aider ? Il ne voulait pas faire quelque chose de mal.
« Seulement quelques unes ? Pourquoi pas la totalité des règles ? », demanda-t-il prudemment, ses yeux apeurés rivés sur le sol.
Fenrir rit avec son rire qui ressemblait à un aboiement.
« Alors, comme ça, on a envie d'apprendre toutes les règles ? C'est un agréable changement. Gleipnir en connaît la plupart, même s'il ne tient pas compte de certaines d'entre elles. » Le loup-garou adressa à son fils un bref coup d'œil, et ce dernier détourna immédiatement le regard alors qu'un petit sourire menaçait d'apparaître sur son jeune visage.
« Je suis sûr qu'une fois que tu auras passé quelque temps avec Gleipnir tu copieras son manque de discipline, mais je dois te dire que je ne tolère pas la désobéissance. »
Harry fixa l'homme avec horreur et secoua la tête.
« Je ne désobéirai pas, monsieur. Jamais », dit-il presque sur un ton implorant.
Gleipnir laissa échapper un grognement moqueur, mais sa mère l'attrapa par l'oreille et le traîna jusqu'à sa chambre afin qu'il ne puisse plus troubler la conversation.
« Ne me dis pas 'monsieur' », ordonna Fenrir. « Cela me donne l'impression que je suis l'un d'eux, mais je suis un loup-garou. »
« Désolé ! », lâcha Harry. Il voulait juste connaître ces règles, de sorte qu'il sache s'il faisait quelque chose de mal.
« La première et la plus importante règle dans la meute est d'obéir à son chef », expliqua Fenrir en ne cessant de regarder le garçon avec une expression sérieuse.
« Vous », dit Harry non sans hésitation, en fixant le visage de l'homme.
Fenrir acquiesça.
« Et tu dois respecter les aînés. Tu ne dois pas commencer à manger tant que les adultes n'ont pas fini de le faire. Parmi les loups-garous, tu es considéré comme adulte à partir de seize ans. »
Harry écouta en retenant son souffle et il hocha la tête à chaque fois que Fenrir faisait une pause.
« Tu n'iras pas près des hommes. Si tu croises l'un d'eux sur ton chemin, ne lui parle pas et essaie de t'en éloigner », continua Fenrir.
Harry fronça légèrement les sourcils. Il voulut demander pourquoi mais resta silencieux. Fenrir devait avoir ses raisons. Les humains ne l'avaient de toute façon jamais traité correctement, ainsi donc il ne voulait pas aller avec eux.
« Certaines parties de la forêt sont interdites aux petits. » Fenrir remarqua la confusion sur le visage du garçon. « Pour les enfants », expliqua-t-il en espérant qu'Harry apprendrait rapidement les habitudes des loups-garous. Fenrir détestait avoir tout à expliquer. « Demain, Gleipnir te montrera quelles sont les parties de la forêt qui sont autorisées. »
« D'accord », dit Harry tranquillement, submergé par toutes ces nouvelles règles.
« Je ne veux pas que tu ailles n'importe où tout seul, Harry. Tu dois sortir avec moi, Lupa ou Gleipnir, mais jamais seul. As-tu compris ? » Fenrir regarda le garçon attentivement.
Harry hocha la tête, et bien qu'il ait essayé de se contrôler, il bâilla. Il était tard dans la nuit et la journée avait été terriblement excitante. Son estomac bien rempli le rendait somnolent et il n'était guère en mesure de garder les yeux ouverts.
« Tu es fatigué ! Va te coucher ! », déclara finalement Fenrir, ne voulant pas submerger davantage le garçon.
Harry hésita, mais il se leva et marcha sur la pointe des pieds en direction de la pièce où il avait dormi précédemment. Il s'allongea sur le lit et tira à lui la couverture. Quelque part, il avait peur de s'endormir. Et si tout cela n'était qu'un rêve, et s'il se réveillait demain chez les Dursley ? Il ne voulait plus y retourner, jamais. Il lutta contre le sommeil un peu plus longtemps, mais finalement perdit son combat.
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C'était donc le troisième chapitre. J'espère que l'histoire continue à vous plaire.
Le prochain chapitre sera publié en mai, en attendant, je vais continuer à traduire mes autres histoires.
Bisous.
DiagonAlleyParis
