Merci à littlebeattle, luffynette, tylia-sama, An author alone in the dark, Demenciae, Nienna-lo, grispoils, Basmoka, Di castello des mortes, Sahada, vivi et onarluca qui m'ont laissé une review pour le troisième chapitre de cette histoire.
Sephora85 n'a toujours pas clos son sondage, vous pouvez donc aller voter, via son profil, pour votre couple préféré.
Il y aura encore une dizaine de chapitres avant que Harry aille à Poudlard.
En attendant, voici le quatrième chapitre. Je vous souhaite une bonne lecture.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
Auteur : Sephora85. J'ai son autorisation pour faire cette traduction.
Titre en anglais : The Wolf Within
Titre en français : Parmi les loups-garous
Traducteur : DiagonAlleyParis
Disclaimer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling.
Beta Reader : Tigrou19, qui me relit et corrige mes imperfections.
Sujet : AU. Après des années de mauvais traitement, Harry, à l'âge de 7 ans, s'enfuit de chez les Dursley. Quand des loups-garous le trouvent, ils l'amènent à leur chef Fenrir Greyback qui décide d'élever le garçon dans sa meute. Comment cette éducation changera-t-elle la vie d'Harry et son avenir ? Aidera-t-il le monde magique dans leur combat contre Voldemort ?
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
PARMI LES LOUPS-GAROUS
Chapitre 4 : Danger
Harry était blotti dans la couverture et son visage était enfoui dans son oreiller, quand il sentit quelqu'un lui toucher l'épaule. Ses yeux s'ouvrirent immédiatement et il fit un écart pour s'éloigner du toucher, son regard plein de peur. Lupa était assise au bord de son lit et le regardait avec un léger plissement inquiet. Lentement, elle retira sa main de son épaule et lui donna un doux sourire.
« Il est temps de se lever, Harry », murmura-t-elle, ne relevant pas sa réaction craintive.
Le rythme cardiaque d'Harry commença à ralentir et il s'assit dans son lit puis hocha la tête en guise de réponse. Il s'était imaginé qu'il était revenu chez les Dursley et que son oncle Vernon allait le punir, mais finalement tout cela n'avait été qu'un cauchemar. Il posa son pied sur le plancher en bois et frissonna légèrement en raison du froid qui se propagea à travers son corps.
Il regarda curieusement Lupa déposer un paquet de vêtements et une paire de chaussures sur le lit à côté de lui. Les vêtements n'étaient pas neufs mais ils étaient en meilleur état que ceux qu'il avait reçus de sa famille. Il adressa à Lupa un regard interrogateur, n'osant pas toucher ceux-ci sans autorisation.
« Ce sont des vêtements qui appartenaient à Gleipnir mais il ne peut plus les mettre car il a grandi. J'espère qu'ils t'iront. Quand Fenrir aura le temps, il m'emmènera à l'Allée des Embrumes pour t'en acheter d'autres », dit Lupa avec sa voix profonde et douce.
« Allée des Embrumes ? », demanda Harry craintivement, en regardant la femme, intimidé.
Lupa sourit. « C'est une rue dans le Londres sorcier, mais je ne suis pas la bonne personne pour te parler de cela. Je ne viens pas d'une famille de sorciers. Je suis néanmoins certaine que Fenrir va tout t'expliquer, Harry. »
A chaque fois qu'il entendait son prénom, son corps se remplissait d'une douce chaleur. Jusqu'à présent, les loups-garous l'avaient toujours appelé 'Harry' ou 'garçon' mais jamais 'monstre' ou quelque chose d'insultant comme cela. C'était très agréable.
« Maintenant, lève-toi et va t'habiller. Après, tu pourras prendre ton petit déjeuner », exhorta Lupa en se levant du lit et en laissant l'enfant seul dans sa chambre.
Harry attendit que la porte se referme puis attrapa les vêtements et les regarda attentivement. Il choisit un pantalon noir en tissu épais et un chandail de couleur vert foncé puis mit les chaussures. Cela faisait un certain temps qu'il n'en avait pas porté, c'était très agréable. Elles étaient un peu trop grandes pour lui, tout comme le reste des vêtements d'ailleurs, mais tout cela n'était pas aussi abîmé que les loques de Dudley.
Après quelques instants d'hésitation, il quitta la chambre et marcha en direction de la cuisine, où il trouva Lupa qui l'attendait. Elle était en train de remuer quelque chose dans un immense chaudron qui bouillait sur le feu dans la cheminée.
« Assieds-toi, Harry », dit Lupa quand elle remarqua son hésitation.
Harry observa avec quelques craintes Lupa prendre une partie de ce qui avait été dans le récipient pour le verser dans un bol qu'elle déposa devant lui sur la table. « C'est du porridge. Je crois que tu préfères cela à de la viande au petit-déjeuner. »
Harry lui adressa un sourire plein de reconnaissance, il prit la cuillère et commença à manger la bouillie chaude avec avidité. Malgré son apparence, c'était bon et, de toute façon, Harry avait trop faim pour s'en soucier. Le bol entier fut avalé en quelques minutes et l'enfant sentit que son estomac était bien plein.
« Je vais appeler Gleipnir afin qu'il puisse te présenter à quelques membres de la meute et il te montrera les alentours », déclara Lupa quand Harry eut fini de manger.
« Où est Fenrir ? », demanda Harry prudemment, encore un peu effrayé à l'idée de poser des questions.
« Il est parti à la chasse mais il reviendra bientôt », répondit-elle en se levant de sa chaise et en se dirigeant vers la porte d'entrée de la cabane, qu'elle ouvrit. Elle y passa la tête et appela plusieurs fois son fils avant qu'Harry puisse entendre des pas qui se rapprochaient. Un moment plus tard, Gleipnir entra dans la cabane, il haletait légèrement et ses vêtements étaient sales.
« Salut, Harry », dit-il à bout de souffle.
« Où as-tu été ? », demanda Lupa d'un air soupçonneux.
Gleipnir sourit pour s'excuser. « J'étais juste en train de jouer. »
« Juste en train de jouer ? » Lupa laissa échapper un grognement plein d'incrédulité et secoua la tête. « Ne cause pas de problèmes à Harry ou à quiconque, Gleipnir », l'avertit-elle.
Gleipnir roula des yeux et Harry dut réprimer un petit rire. Il n'aurait jamais osé faire une telle chose. Son oncle Vernon l'aurait probablement lourdement battu s'il l'avait fait.
« Viens, Harry. Allons-y ! », dit Gleipnir impatiemment en quittant la cabane.
Harry bondit de sa chaise et suivit en hâte l'autre garçon. Il regarda curieusement les alentours du village. Il y avait plusieurs cabanes situées au milieu de la clairière et celle-ci était entourée par la forêt.
Harry marcha près de Gleipnir, il se sentait ainsi plus en sécurité. Beaucoup de membres de la meute lui lancèrent des regards pleins de curiosité et cela le fit rougir. Il n'aimait pas être le centre de l'attention. Tout comme l'avait dit Fenrir, les loups-garous avaient leur forme humaine, bien que quelques uns d'entre eux aient des dents qui rappelaient à Harry celles d'un loup.
Un très grand homme, mais pas aussi grand que Fenrir, avec des cheveux blonds courts et décoiffés et des yeux ambrés, marchait dans leur direction. Harry eut envie de fuir mais en constatant l'expression calme de Gleipnir, il se dit qu'il n'était pas en danger. L'homme ébouriffa la chevelure noire de Gleipnir avant que son regard ne tombe sur Harry. Ce dernier eut l'impression d'être très petit. « Bonjour, mon garçon. Tu ne te souviens pas de moi, mais c'est moi qui t'ai trouvé hier », dit l'homme avec une voix bourrue.
Harry leva la tête pour rencontrer les yeux de l'homme.
« Merci, monsieur », murmura-t-il avec un petit sourire.
L'homme sembla quelque peu décontenancé par cette reconnaissance et il échangea un regard interrogateur avec Gleipnir qui haussa simplement les épaules. « Sois le bienvenu, mon garçon. Je m'appelle Numitor », dit le loup-garou pour se présenter en lui tendant la main.
Harry regarda celle-ci avec hésitation puis la prit prudemment. L'homme lui serra brièvement la main puis laissa les deux garçons seuls.
Harry relâcha sa respiration qu'il avait jusque-là retenue.
Gleipnir rit en voyant cela. « Tu n'as pas à avoir peur de Numitor. C'est le commandant en second, après mon père. Il est gentil, mais il y a d'autres personnes dont tu devras te méfier. »
Harry fronça les sourcils et se demanda pourquoi il devrait se préoccuper de certains membres de la meute. Cependant, il n'eut pas l'occasion de demander à Gleipnir des explications complémentaires car celui-ci se précipitait déjà dans la forêt, les conduisant loin du petit village. Harry avait des difficultés à suivre l'autre garçon dont les jambes étaient plus longues.
Après quelques minutes, ils arrivèrent en vue d'une petite rivière et ils virent trois enfants qui semblaient avoir l'âge d'Harry et qui les attendaient. Harry était un peu nerveux à l'idée de les rencontrer car il avait peur qu'ils ne l'aiment pas.
Les trois enfants coururent dans leur direction dès qu'ils aperçurent Harry et Gleipnir. Harry les regarda en silence, ne sachant pas quoi dire.
« Salut, je m'appelle Belus », dit le garçon en tapant amicalement sur l'épaule d'Harry, ce qui l'effraya légèrement. « Et voilà Lana et Enid », continua-t-il en désignant d'un geste deux filles qui se tenaient à quelques mètres derrière lui et regardaient curieusement Harry. Même les filles étaient plus grandes que lui, mais pas de beaucoup. Il espéra vraiment qu'il allait rapidement grandir car il détestait être le plus petit.
« Salut, je m'appelle…. », commença-t-il mais Belus l'interrompit avec un sourire.
« Harry Potter, tout le monde a entendu parler de toi. »
Harry rougit légèrement et haussa les épaules afin de cacher son embarras.
« Assez de balivernes ! Jouons ! », dit Gleipnir impatiemment et Harry fut heureux que ce dernier eut détourné l'attention de sur lui.
« Jouons à cache-cache ! », suggéra Lana, toute excitée, en se rapprochant des garçons tout en ne cessant de regarder Harry du coin des yeux.
« Ne sois pas stupide, Lana. Ce serait injuste vis-à-vis d'Harry car nous pouvons le sentir », objecta Gleipnir.
Harry sembla un peu offensé. Sentait-il donc si fort ?
Gleipnir sourit largement. « Je ne veux pas dire que tu sens fort, mais nos sens sont plus développés que les tiens. Nous pourrions te sentir avant même que tu saches que quelqu'un est près de toi. »
Harry se sentit soulagé ; au moins il ne sentait pas. Lana laissa échapper un petit rire et elle devint toute rouge quand Harry la regarda.
« On pourrait jouer à chat perché », proposa Harry. « Je suis assez rapide. » Il avait souvent couru loin de Dudley et de ses amis et il était bon à la course.
Belus rit. « Une sorte de chasse, hein ? Des loups-garous traquant l'humain… »
« La ferme, Belus ! », grogna Gleipnir, mais Harry trouva le commentaire de Belus plutôt drôle. Il était content qu'ils aient accepté sans aucune réserve.
« Je ne voulais pas vraiment dire cela, Gleipnir, et tu le sais », murmura Belus.
« Peu importe ! » Gleipnir lança un regard furieux à son ami avant de se tourner vers Harry. « Nous sommes plus rapides que toi. »
Harry haussa les épaules. Ils étaient probablement meilleurs en toute chose en raison de leur sang de loup-garou. Cela ne le dérangeait pas de perdre du moment qu'il pouvait jouer avec eux.
« D'accord. Je commence à vous courir après », dit Belus en souriant. « Je vous donne dix secondes. » Il commença à compter et Harry et les trois autres enfants se mirent à courir aussi vite que possible. Harry remarqua aussitôt qu'ils étaient effectivement plus rapides que lui et qu'il serait probablement pris dans quelques instants mais il ne voulait pas que le jeu cesse trop vite.
« J'arrive ! », s'exclama Belus et il commença à courir après eux. Harry savait que Belus allait le choisir car il était la cible la plus facile et il pouvait voir que Belus se rapprochait de plus en plus de lui.
« Cours plus vite ! », cria Gleipnir.
Harry courut à travers les arbres, il sauta des buissons mais Belus était à deux doigts de l'attraper. Soudain, Harry cessa sa course et se retrouva sur une épaisse branche à la cime d'un arbre. Ses yeux s'écarquillèrent en réalisant cela et il regarda en direction du sol, où se trouvaient Gleipnir, Belus, Lana et Enid. Tous les quatre le fixèrent avec des yeux ronds, surpris.
« Comment as-tu fait pour aller là-haut ? », demanda Belus, impressionné.
Harry ne savait pas comment il était arrivé là, il haussa donc simplement les épaules. Cela devait être la magie qu'il avait en lui et dont Fenrir avait parlé.
« C'est vraiment cool, Harry, mais maintenant tu dois sortir de là », cria Gleipnir.
Harry descendit lentement de l'arbre en faisant attention à ne pas lâcher les branches. Enid et Lana lui lancèrent de drôles de regards mais elles ne lui posèrent pas de questions embarrassantes.
Après cet incident magique, ils continuèrent à jouer à chat perché et Harry ne se retrouva pas de nouveau dans un arbre, mais à chaque fois il était pris. Il était tout simplement trop lent mais il s'amusait comme jamais auparavant.
La bonne humeur fut perturbée quand un groupe de trois garçons apparut près de la rivière.
« Merde ! », lâcha Gleipnir à leur vue. Harry fronça les sourcils et le regarda pour avoir une explication. Un des garçons, qui était aussi grand que Gleipnir, sourit d'un air menaçant quand il vit Harry.
« Ah… L'humain », déclara le garçon d'un air dégoûté en fixant Harry froidement.
Gleipnir se plaça devant Harry. « Dégage, Kengal ! »
« Ou quoi ? Vas-tu appeler ton papa ? », demanda Kengal avec dérision. Ses deux compagnons rirent sous cape.
Gleipnir poussa un grognement. « Non, je vais te mettre en pièces », rétorqua-t-il sur un ton plein de menaces.
Harry, qui se tenait derrière lui, frissonna en imaginant la scène dans sa tête. Il se préparait à l'inévitable combat quand un bruit de sabots attira son attention. Gleipnir et les autres se crispèrent et écoutèrent attentivement le son qui se rapprochait rapidement.
Tout d'un coup, tous prirent la fuite, seul Gleipnir resta à la vue d'Harry. « Merde ! », jura Gleipnir qui semblait près de paniquer. Harry ne savait pas ce qui n'allait pas, mais un bref coup d'œil à son ami lui apprit qu'ils avaient des ennuis.
Soudain, les trois centaures qu'ils avaient entendus apparurent devant eux et frappèrent impatiemment le sol avec leurs sabots. Harry les regarda avec des yeux ronds et il était bouche bée. Il n'avait jamais rien vu de tel auparavant. Les créatures ressemblaient à un homme avec un corps de cheval. Harry ferma les yeux pendant un instant avant de les ouvrir de nouveau, mais les centaures étaient toujours là. Apparemment, il ne rêvait pas.
« Un loup-garou et un humain n'ont rien à faire dans cette partie de la forêt. S'y introduire illégalement est un grave crime qui est puni par la mort de l'intrus », déclara le plus grand des hommes-chevaux.
Harry avait le souffle coupé en voyant les créatures inconnues et il essaya de comprendre ce qu'il disait. Allaient-ils les tuer simplement pour avoir mis les pieds dans cette partie de la forêt ? Et si leurs expressions donnaient des indications sur leurs intentions, c'était visiblement ce qu'ils comptaient faire.
Harry put voir les cheveux sur la nuque de Gleipnir se redresser lentement et ses muscles se raidir.
« Cours, Harry. Tu es plus vulnérable que moi », chuchota Gleipnir alors que ses yeux ambrés regardaient attentivement les centaures.
« Je ne te laisserai pas, Gleipnir. On est ensemble sur ce coup-là… », murmura Harry avec détermination. Gleipnir était le premier ami qu'Harry ait jamais eu et il ne voulait pas l'abandonner.
Soudain, les centaures se dirigèrent vers les deux garçons, qui réagirent immédiatement et firent demi-tour en prenant une autre direction. Ils coururent aussi vite que possible pour s'éloigner de leurs attaquants. Harry savait que Gleipnir pouvait courir beaucoup plus vite mais il avait ajusté son allure à la sienne qui était plus lente, bien que cela allait probablement les condamner à une mort certaine. Harry fut étonné par la loyauté de Gleipnir mais il n'eut pas le temps d'y réfléchir davantage.
Gleipnir poussa un cri de douleur qui surprit Harry et celui-ci regarda avec horreur son ami tomber à terre avec une flèche dans le mollet. Harry s'arrêta net et s'agenouilla à côté du jeune loup-garou. Il regarda le sang s'écouler lentement de la blessure.
« Cours, Harry ! », exhorta Gleipnir, son visage contorsionné par la douleur.
« Non, je ne te laisserai pas ! », cria Harry avec indignation, ses yeux s'élargissant quand il vit un des centaures se mettre sur ses jambes arrières et s'apprêter à les frapper à mort. Gleipnir poussa un grognement grave et terrifié tandis qu'Harry était réduit au silence sous le choc. C'était fini, ils allaient tous les deux mourir.
Brusquement, ils entendirent un grognement plein de menaces qui provenait de derrière eux, le centaure arrêta son mouvement et regarda en direction du bruit. Avant qu'il ne puisse réagir, l'homme-cheval fut attaqué et projeté à terre, ses os se brisant sous l'impact. Harry contempla avec une fascination horrifiée la meute sortir des buissons, agresser les trois centaures et les mettre en pièces sans aucune pitié.
En dépit d'être sous leur forme humaine, ils étaient encore dangereusement forts et rapides et ils ne donnèrent aucune chance de survie aux trois hommes-chevaux. Harry regarda, à moitié dégoûté, Fenrir dominer le centaure qui avait voulu les tuer. De la créature, il ne restait qu'un amas sanguinolent et du sang recouvrait le visage et les vêtements de Fenrir. Il haletait légèrement et ses yeux rougeoyaient encore en direction du centaure mort. Ses dents et ses griffes, qui s'étaient agrandies, reprirent lentement leur taille habituelle. Harry cligna plusieurs fois des yeux et essaya de comprendre ce qu'il voyait.
Un gémissement de Gleipnir attira son attention et il se retourna vers son ami qui continuait à saigner. Harry ne savait pas quoi faire pour l'aider et il fut heureux quand Fenrir arriva à leurs côtés et s'agenouilla près de son fils. L'homme poussa un grognement de colère quand il vit la flèche dans le mollet de Gleipnir.
Harry regarda avec horreur Fenrir saisir celle-ci et l'enlever de la blessure avec un mouvement bref. Gleipnir émit un gémissement grave, des larmes lui piquèrent les yeux mais il resta brave. Harry avait connu son lot de douleur dans sa vie mais il était sûr qu'il se serait évanoui si la même chose lui était arrivée. Les loups-garous semblaient extrêmement braves.
Fenrir déchira les manches de sa chemise et fit un pansement autour du mollet de Gleipnir afin d'arrêter le saignement puis il prit son fils dans ses bras.
Harry était un peu inquiet car Fenrir ne leur avait pas encore parlé. Etait-il fâché contre eux ? Il inclina la tête et suivit Fenrir et les autres loups-garous qui prenaient la direction du village.
Sans prononcer le moindre mot, Fenrir laissa Gleipnir et Harry seuls dans le salon de la cabane puis il alla dans la salle de bains.
« Ton père te punit-il si tu fais des bêtises ? », demanda Harry avec hésitation en jetant un coup d'œil vers le garçon à côté de lui.
Gleipnir haussa les épaules, tâta le pansement et grimaça un peu en raison de la douleur. « Bien sûr qu'il le fait. »
Harry déglutit de peur et se demanda à quoi allait ressembler la punition. « As-tu peur de lui ? »
Gleipnir arrêta son mouvement et lança à Harry un drôle de regard. « Pourquoi aurais-je peur de mon propre père ? Je le respecte mais je n'ai pas peur de lui. »
Harry se sentit un peu soulagé par la réponse de Gleipnir, car cela voulait dire que les punitions n'étaient pas si terribles que ça. Mais peut-être qu'Harry serait plus puni que Gleipnir, car après tout il n'était qu'un étranger et non le fils de Fenrir.
La bouche d'Harry devint aussitôt sèche dès que la porte de la salle de bains s'ouvrit et que Fenrir en sortit avec des vêtements propres.
Il marcha d'un pas lourd vers eux, son expression tendue par la fureur. « C'était stupide ! », hurla-t-il, ses yeux lançant des éclairs. Gleipnir ne tressaillit même pas mais tout le corps d'Harry se mit à trembler, alors que la colère de Fenrir semblait être seulement dirigée contre son fils. « Si nous n'avions pas croisé Belus sur notre chemin en direction du village, nous ne serions pas arrivés à temps et vous auriez été tués ! »
Gleipnir affaissa ses épaules et baissa la tête. « Je vous avais interdit comme toujours de sortir de notre territoire ! », gronda Fenrir en se penchant sur les deux enfants.
« Mais les autres petits… »
« Je me fiche de ce qu'ils font ! Vous allez m'obéir ! », grogna Fenrir.
Une soudaine vague de peur submergea Harry et sans même y penser, il bondit de la chaise et se précipita dans sa chambre pour aller se cacher sous le lit. Tout son corps tremblait et des images où son oncle le frappait apparaissaient dans sa tête.
Fenrir cessa de parler, incapable de croire que l'enfant s'était enfui alors qu'il était en train de lui remonter les bretelles. Furieux, il alla en vitesse dans la chambre du garçon puis s'arrêta net en ne voyant pas Harry. Cependant, il pouvait entendre sa respiration irrégulière qui provenait de sous le lit et il sentit sa peur. L'enfant n'avait pas agi pour le défier mais parce qu'il était effrayé. Fenrir se passa la main dans ses cheveux rebelles et soupira.
Lentement, il s'approcha du lit et se pencha afin de pouvoir regarder dessous. Il vit les yeux verts remplis de peur de l'enfant qui le fixaient avec horreur. Tout son corps tremblait et il se pressait contre le mur. Fenrir n'aurait eu aucun mal à attraper le garçon mais il savait que cela ne l'aiderait pas à gagner sa confiance.
« Harry, pourquoi te caches-tu ? », demanda-t-il calmement.
Harry ouvrit la bouche, ses lèvres tremblant tant que Fenrir fut surpris qu'il puisse encore articuler.
« Je… J'avais peur. »
« Tu avais peur ? Alors pourquoi continues-tu à te cacher ? »
« J'ai peur », admit Harry d'une voix timide.
« As-tu pensé que j'allais te faire du mal ? », demanda Fenrir avec une patience qu'il ne se connaissait pas.
Harry hocha la tête d'une manière saccadée, puis il réalisa ce qu'il avait révélé. Ses yeux s'élargirent encore plus dans une horreur absolue.
« Je t'ai dit que je te ferai pas de mal, n'est-ce pas ? »
Fenrir attendit la réponse du garçon et c'est seulement après un hochement de tête d'Harry qu'il continua : « Et est-ce que je t'ai donné une raison de douter de ma promesse ? » Cette fois-ci, Harry secoua la tête. « Alors pourquoi ne me crois-tu pas ? »
Harry regarda Fenrir puis il haussa les épaules avec hésitation.
« Ce n'est pas parce que je te crie dessus que je vais te faire du mal. Crois-moi, je crie assez souvent et si tu vas te cacher sous le lit à chaque fois que je le fais, alors tu risques de passer une bonne partie de ta vie ici… », dit Fenrir sur le ton de la plaisanterie.
Un petit sourire hésitant étira les coins de la bouche du garçon.
Harry se sentait désormais assez bête maintenant qu'il était clair que Fenrir n'avait pas eu l'intention de lui faire du mal. Il regarda l'homme tendre sa main et il la saisit sans hésiter, se laissant sortir de sous le lit. Fenrir remit Harry sur ses pieds et lui brossa ses vêtements pour en ôter la poussière.
« Quelles étaient ces créatures qui nous ont attaqués ? », demanda Harry.
« Des centaures. Nous ne nous entendons pas très bien avec eux », répondit Fenrir sombrement. « Mais ce n'est pas le moment des explications. Je n'ai pas encore fini d'engueuler Gleipnir pour sa stupidité. Tu ferais mieux de rester dans ta chambre pendant que je m'occupe de lui. »
A sa grande surprise, Harry secoua la tête. « Non, vous devrez aussi me crier dessus, car c'était autant ma faute que celle de Gleipnir. »
Fenrir laissa échapper un rire qui ressemblait plutôt à un aboiement et il hocha la tête. « Eh bien, si tu as tellement envie d'être engueulé, alors je ne te refuserais pas ce plaisir. Viens donc. »
Harry le suivit avec un petit sourire et encore une fois, Fenrir pensa qu'il était en train de perdre la main. Ce n'était certainement pas normal qu'un enfant sourie à l'idée de se faire crier dessus par lui.
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Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. J'espère que l'histoire continue à vous plaire. Si c'est le cas, merci de me laisser une petite review.
Bisous.
DiagonAlleyParis
