Merci à adenoide, Rubie blakie, Maranwe Calaelen, latitetiti, littlebeattle, neverland25, zaika, lilou5701, Demenciae, Nienna-lo, Naste, Gulian, bianka17, Egwene, Sahada et onarluca qui m'ont laissé une review pour le quatrième chapitre de cette histoire.

Sephora85 n'a toujours pas clos son sondage, vous pouvez donc aller voter, via son profil, pour votre couple préféré.

En attendant, voici le cinquième chapitre. Je vous souhaite une bonne lecture.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Auteur : Sephora85. J'ai son autorisation pour faire cette traduction.

Titre en anglais : The Wolf Within

Titre en français : Parmi les loups-garous

Traducteur : DiagonAlleyParis

Disclaimer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling.

Beta Reader : Tigrou19, qui me relit et corrige mes imperfections.

Sujet : AU. Après des années de mauvais traitement, Harry, à l'âge de 7 ans, s'enfuit de chez les Dursley. Quand des loups-garous le trouvent, ils l'amènent à leur chef Fenrir Greyback qui décide d'élever le garçon dans sa meute. Comment cette éducation changera-t-elle la vie d'Harry et son avenir ? Aidera-t-il le monde magique dans leur combat contre Voldemort ?

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

PARMI LES LOUPS-GAROUS

Chapitre 5 : Allée des Embrumes

Après que Fenrir eut fini de crier, la famille se mit à table pour manger. Comme Fenrir l'avait dit la dernière fois, on présenta à Harry une pièce de viande crue. Au début, Harry contempla celle-ci avec un peu d'hésitation car le morceau était entouré d'une petite flaque de sang. Mais après une première bouchée, Harry ne put s'empêcher de continuer à manger. Gleipnir avait eu raison, c'était beaucoup plus juteux.

Après cela, Harry se lécha les doigts. Un tel comportement chez les Dursley lui aurait valu une sévère punition mais les Greyback ne se souciaient guère des manières à table. Harry aimait de plus en plus sa nouvelle maison.

Finalement, Harry ne put se retenir de poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis l'attaque des centaures.

« Est-ce que tous les loups-garous sont toujours aussi forts sous leur forme humaine ? », demanda-t-il curieusement. Il ne s'attendait pas à ce qu'ils soient si forts, même suffisamment forts pour vaincre les hommes-chevaux.

Fenrir secoua la tête.

« Non, certains loups-garous refusent d'accepter leur sang et ils luttent constamment contre celui-ci. Ils ne se donnent pas la possibilité de le montrer et le combattent, plutôt. Ils ne pourront jamais atteindre le plein potentiel que leur offre leur sang de loup-garou. Mais les loups-garous qui acceptent ce qu'ils sont et qui font un bon accueil à leurs capacités, eux, possèdent à peu près la même force tant sous la forme humaine que sous la forme de loup-garou. »

Harry écouta tout cela avec fascination et il se demanda brièvement pourquoi on voudrait refuser une telle force et des sens aussi extraordinaires.

« Pourquoi luttent-ils contre leurs capacités ? »

« Ils pensent qu'être un loup-garou est une maladie », déclara Fenrir, dégoûté, et il laissa échapper un faible grognement. « Certains prennent même de la potion Tue-Loup pour réprimer encore plus leur sang de loup-garou. Ce sont des traîtres à leur propre espèce ! »

Gleipnir eut un rire moqueur.

« Idiots ! »

Harry était d'accord avec lui. Il aurait tant désiré posséder de telles capacités. Il aurait alors été en mesure de se protéger contre son oncle Vernon et la bande de Dudley.

Fenrir remarqua la mélancolie sur le visage d'Harry et il sut qu'il avait fait un pas de plus pour que le garçon devienne loyal vis-à-vis d'eux.

« Que dirais-tu si je connaissais un moyen de te donner quelques unes des capacités que possèdent les loups-garous sans être obligé de te transformer ? », demanda-t-il.

« Pourquoi ne me transformez-vous pas en loup-garou ? » Harry regarda l'homme d'un air incertain. « Vous croyez que je ne suis pas digne d'en devenir un ? » Il savait qu'il n'était qu'un petit monstre, pourquoi voudraient-ils qu'il devienne l'un des leurs ? Personne ne voulait de lui, apparemment, même les loups-garous. Mais il pourrait être un bon loup-garou, il en était sûr ! Il ne les décevrait pas. Il ferait de son mieux !

Fenrir regarda le garçon avec une légère surprise.

« La plupart des gens ne veulent pas devenir un loup-garou. »

Harry haussa les épaules. « Je veux être l'un des vôtres. Vous êtes les seules personnes qui m'aient bien traité. Je pense que les loups-garous sont mieux que les humains. », murmura-t-il, ses yeux se remplissant de larmes.

Ce n'était pas courant que Fenrir Greyback se retrouve sans voix, un tel évènement était rare. Il regarda Lupa qui souriait, toute contente, et qui lui fit un clin d'œil.

« Harry, je serais heureux de te transformer mais comme je te l'ai déjà dit, tu es un sorcier et être un loup-garou ne t'apportera que des problèmes quand tu iras plus tard à Poudlard », expliqua Fenrir.

Harry le regarda, confus.

« Poudlard ? » Il n'avait jamais entendu ce mot.

« C'est une école pour les sorciers et les sorcières, et tu seras autorisé à y aller quand tu auras onze ans », dit Fenrir en essayant de réprimer ses propres souvenirs douloureux. Cet enfant lui rappelait beaucoup de souvenirs de son passé qu'il avait essayé d'oublier et il n'aimait pas du tout cela.

« Je devrai vous quitter quand j'aurai onze ans ? », demanda Harry peureusement, ses yeux s'élargissant.

« Oui, mais il y a encore plusieurs années d'ici-là. Mais tu dois rester humain si tu veux être accepté comme sorcier. » Bien sûr, Fenrir ne mentionna pas les nombreux avantages que lui et sa meute gagneraient si Harry devenait un célèbre sorcier. Il remarqua la déception sur le visage du garçon et il ajouta : « Mais je pratiquerai le lien du sang avec toi, Harry, alors tu auras de nombreuses capacités que possèdent les loups-garous, mais pas à leur pleine mesure, et tu seras ainsi lié à moi par le sang. Ensuite, tu feras partie de la famille. »

Harry regarda Fenrir, effaré.

« Je ferai partie de la famille ? », demanda-t-il, plein d'espoir, en regardant successivement Lupa, Gleipnir et Fenrir qui hochèrent tous la tête. Harry sourit largement. « Merci », dit-il timidement en se mordant les lèvres pour s'empêcher de pleurer.

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Harry fut réveillé tôt le lendemain matin par Lupa, qui lui dit que Fenrir avait prévu quelque chose pour lui. Le garçon s'habilla rapidement et arriva à la table de la cuisine dix minutes après son réveil. Fenrir, qui l'attendait déjà, affichait un air renfrogné sur son visage.

Harry hésita à le saluer car il craignait d'être la raison de la colère du loup-garou. Il agita nerveusement ses mains, ne sachant pas quoi faire.

Fenrir ne pouvait s'empêcher d'être de mauvaise humeur à la perspective d'aller aujourd'hui dans le monde magique. Il préférait les bois isolés qui constituaient son domicile aux rues encombrées du Londres sorcier qui étaient remplies de gens pleins d'arrogance, qui pensaient qu'ils étaient mieux que quiconque, en particulier des loups-garous, et Fenrir les haïssait pour cela. Mais aujourd'hui il avait vraiment besoin d'aller dans leur monde, qu'il le veuille ou non. S'arrachant à ses sombres pensées, il regarda le garçon qui l'observait nerveusement.

« C'est bon de voir que tu es réveillé », déclara-t-il, en souhaitant ne pas être trop amical. « Je vais aller à l'Allée des Embrumes et tu vas m'accompagner, Harry. »

Harry regarda le loup-garou curieusement, bien qu'un peu prudent, il était légèrement inquiet à cause de la mauvaise humeur que Fenrir semblait avoir.

« Lupa m'a dit que c'est dans le Londres sorcier », déclara-t-il en fin de compte en espérant une réponse satisfaisante.

Fenrir se leva de sa chaise, grogna avec agitation.

« C'est vrai », répondit-il sèchement en se tournant vers Harry et en l'examinant attentivement.

Harry se sentit très mal à l'aise sous son regard dur et il eut envie d'aller se cacher, mais il lutta contre cela. Il avait eu l'impression d'avoir agi comme un idiot la dernière fois qu'il l'avait fait en se glissant sous le lit. Il ne referait pas la même erreur. Il n'était pas sûr de rester longtemps impassible sous l'œil scrutateur du loup-garou, en fin de compte il détourna les yeux et les riva sur le sol en se demandant ce qu'il avait fait de mal pour mériter une telle œillade.

« Nous devons faire quelque chose pour la cicatrice que tu as sur le front », suggéra Fenrir.

La tête d'Harry se leva et il fronça les sourcils quand il se rendit compte que l'homme en face de lui fixait celle-ci. Il savait qu'elle n'était pas d'une vue plaisante mais était-elle si répugnante que l'on devait la cacher ? Harry se sentit une nouvelle fois comme un petit monstre, c'était un sentiment très familier chez lui.

« Je sais qu'elle est laide », murmura-t-il docilement tandis que des larmes montaient dans ses yeux verts. Il porta sa main à son front et commença à la frotter, en souhaitant qu'elle disparaisse.

Fenrir regarda au fond des yeux d'Harry et fronça les sourcils.

« Les cicatrices sont la parure des braves. On doit être fier d'elles. Je me moque de la laideur ou de la beauté. C'est une chose à laquelle les humains prêtent beaucoup trop d'attention. »

Harry était désormais totalement confus et son expression le montrait.

« Notre nécessité de cacher ta cicatrice résulte de sa notoriété. Toi et celle-ci sont bien connus parmi les sorciers et cela attirerait l'attention sur nous si les gens nous voyaient ensemble », expliqua Fenrir quand il remarqua le regard perplexe du garçon. « Toi et ta cicatrice êtes célèbres. »

Harry était tout à fait certain que Fenrir devait le confondre avec quelqu'un d'autre. Il n'était pas spécial et il n'était nullement célèbre. Pour quoi donc d'ailleurs ? Il n'avait jamais rien fait de remarquable dans sa vie et sans doute en serait-il toujours ainsi. La chose la plus passionnante qu'il ait jamais fait, c'était d'avoir découvert l'existence des loups-garous et des sorciers, mais ce n'était pas une raison suffisante pour être célèbre.

« Vous devez me confondre avec quelqu'un d'autre. » Sa voix exprima tranquillement ses doutes. Il fut un peu surpris quand Fenrir le prit par le menton avec une prise ferme mais non blessante et le força à rencontrer ses yeux ambrés.

« Je ne commets pas d'erreur, jamais. Toi, Harry Potter, tu es célèbre », déclara Fenrir sur un ton grave. Harry le fixa avec des yeux ronds même s'il hocha lentement la tête en guise d'accord.

« Pourquoi suis-je célèbre ? », demanda-t-il, curieux.

Fenrir relâcha le menton de l'enfant et repoussa les cheveux noirs indisciplinés du front du garçon, puis ses doigts passèrent sur la cicatrice. Son toucher provoqua des frissons chez Harry.

« A cause de ta cicatrice », répondit-il en murmurant et en relâchant complètement l'enfant, puis il recula.

Harry fut un peu déçu quand Fenrir cessa de caresser son front car il aimait son toucher. Il n'était pas habitué à être étreint, à être caressé et à être aimé et cela lui donnait l'impression d'être en sécurité.

« Beaucoup de gens ont des cicatrices », objecta-t-il doucement après avoir un peu réfléchi à la réponse du loup-garou.

« Mais aucun n'en a une comme la tienne, mon garçon. Ta cicatrice est unique. » Fenrir eut un triste sourire sur son visage. « Les gens te jugeront toujours en fonction de cette marque. Ils penseront que cela leur dira tout ce qu'ils ont besoin de savoir sur toi et ne prendront pas la peine de t'observer attentivement pour découvrir qu'il y a plus en toi que cette cicatrice. Ils penseront tout savoir. Les sorciers pensent toujours qu'ils savent tout et ils n'aiment pas découvrir que ce n'est pas le cas. Tu ferais mieux de ne pas leur donner de raison de penser que tu as des secrets, parce que s'ils soupçonnent que tu en as, ils n'arrêteront pas de les chercher jusqu'à ce qu'ils détruisent ta vie. »

Harry resta silencieux, n'étant pas sûr d'avoir compris tout ce que Fenrir avait dit et il n'était pas certain que tout cela le concernait directement, mais l'importance de sa cicatrice le perturbait encore.

« Je… Je ne comprends toujours pas pourquoi ma cicatrice est célèbre. »

« Ta cicatrice est le résultat d'un sortilège de la mort qui t'a été jeté par le plus puissant sorcier qui ait jamais existé, et tu es la seule personne connue à avoir survécu à ce sortilège. C'est un miracle qu'un simple bébé ait pu vivre alors que le sorcier le plus redouté est mort. Toi, Harry, tu as réussi là où des centaines de sorciers avaient échoué. Les gens essaieront d'être proches de toi juste pour bénéficier de ta gloire. » Fenrir savait que ses propres objectifs pour le garçon n'étaient pas non plus désintéressés mais Harry n'avait pas besoin de savoir cela.

« Je ne veux pas être célèbre. Je ne me rappelle de rien », déclara Harry.

« Un jour tu pourras utiliser ta notoriété, Harry, mais ce n'est pas le bon moment pour discuter de l'avenir. Nous devons aller à l'Allée des Embrumes », exhorta Fenrir en tirant sa baguette et en la dirigeant vers le front de l'enfant. Harry contempla celle-ci et se sentit un peu mal à l'aise. Il entendit Fenrir murmurer quelque chose même s'il était incapable de répéter exactement les mots puis son front commença à le chatouiller. Il lança à Fenrir un regard interrogateur.

« Je t'ai jeté un sortilège pour dissimuler ta cicatrice. De cette manière, elle ne sera pas visible », expliqua Fenrir qui regarda, amusé, Harry se déplacer vers la fenêtre pour voir son reflet.

Les yeux d'Harry s'écarquillèrent tandis qu'il se regardait. Sa cicatrice était partie. Lentement, il leva le bras et alla se toucher le front ; pourtant, il pouvait encore la sentir même si elle n'était plus visible.

« Viens, maintenant », ordonna Fenrir, qui sortit de la cabane et attendit que l'enfant le rejoigne. Harry se demanda comment ils allaient aller dans le Londres sorcier tandis qu'il se tenait à côté de Fenrir.

« Prends ma main. Je vais nous transplaner à l'Allée des Embrumes. »

Harry fronça les sourcils.

« Transpla… ? »

« C'est un moyen de transport chez les sorciers », expliqua Fenrir sèchement avant de saisir la main du garçon.

Harry était sur le point de poser une autre question quand il sentit une brève secousse derrière son nombril, puis son corps sembla être compressé dans un étroit tunnel. Il pouvait difficilement respirer et il eut l'impression d'être malade. Quand il sentit de nouveau la terre ferme sous ses pieds, il était trop étourdi pour garder son équilibre. Il se pressa contre Fenrir et s'accrocha fermement à lui.

Fenrir sentit l'enfant trembler contre lui et l'agripper par ses robes. Il hésita un instant avant de lui caresser doucement la tête. « Tu te sentiras bientôt beaucoup mieux. Tu t'habitueras à cela », dit-il pour rassurer l'enfant tandis qu'il regardait tout autour de lui dans l'allée pour voir si quelqu'un les avait vus. Cela n'aurait pas été bon pour sa réputation si quelqu'un l'avait vu en train de consoler un enfant. Ils auraient pu penser qu'il devenait doux ou quelque autre absurdité, mais heureusement ce côté-là de l'allée était désert.

Harry inspira d'une manière saccadée puis s'éloigna de Fenrir en jetant un bref coup d'œil penaud vers l'homme. Il resta à ses côtés et le loup-garou l'emmena dans une autre rue qui était pleine de monde. Harry n'avait jamais vu autant de gens étranges dans toute sa vie, même si certains parents de son oncle venaient souvent voir les Dursley et que beaucoup d'entre eux l'effrayaient.

Bien que le temps fût beau, les rayons du soleil ne parvenaient pas jusqu'à la rue. L'ambiance était sinistre et Harry ne put s'empêcher de prendre la main de Fenrir.

Ce dernier lança un coup d'œil interrogateur vers le garçon, sentant sa peur et le voyant trembler d'anxiété. Il soupira doucement et décida de ne pas libérer sa main. Il était assez intimidant pour que les gens ne pensent pas qu'il était devenu gentil et si c'était le cas, il n'hésiterait pas à leur montrer le contraire. Il n'aurait pas à réfléchir à deux fois avant de mettre en pièces chacune de ces minuscules créatures.

Harry sourit timidement à son compagnon. Il était extrêmement fier d'être aux côtés de Fenrir et d'être sous sa protection.

Fenrir détourna son regard de l'enfant et avança d'un air déterminé vers Barjow et Beurk. Il lançait des regards noirs à tous ceux qu'il croisait sur son chemin.

« Pourquoi vous regardent-ils tous, Fenrir ? », demanda Harry dans un murmure en contemplant les personnes qui le fixaient. Il n'aimait pas avoir cette impression que les gens le regardent lui, même si effectivement ils fixaient plutôt Fenrir.

« Ils ont peur de moi », répondit le loup-garou d'un air satisfait, un petit sourire content étirant les coins de sa bouche. Les stupides humains ne voyaient même pas sa main qui tenait celle d'Harry, ils étaient trop occupés à trembler de peur.

Harry leva la tête pour regarder Fenrir et il fronça les sourcils, confus.

« Pourquoi ? »

Fenrir laissa échapper son rire qui ressemblait à un aboiement.

« Parce que je suis un loup-garou », répondit-il en omettant de dire qu'il avait donné aux humains de bonnes raisons de le craindre au cours de ces dernières années. Plus tard, quand Harry serait plus familiarisé avec les loups-garous et leurs coutumes, il pourrait apprendre toute la vérité.

Harry suivit Fenrir dans une boutique à peine éclairée et remplie par des centaines d'objets étranges. Harry voulut les regarder de plus près et les toucher, mais la prise de Fenrir sur sa main se resserra légèrement.

« Ne touche à rien et reste près de moi. »

L'enfant hocha docilement la tête. Il regarda un homme avec de longs cheveux gras et un nez crochu et qui avait des yeux vifs et noirs se joindre à eux en sortant de son arrière-boutique. L'expression pleine d'arrogance de l'homme s'atténua un peu quand il aperçut Fenrir, et Harry dut s'empêcher de sourire fièrement.

« Un nouvel ajout à votre meute, Greyback ? », demanda l'homme d'un ton railleur.

Harry poussa un petit cri quand la main de Fenrir attrapa celui-ci par la gorge.

« Vous seriez bien avisé de vous souvenir que je ne vais pas tolérer votre arrogance, Barjow. La seule raison pour laquelle je ne vais pas vous trancher la gorge est mon besoin de faire des affaires avec vous ; mais ma patience a des limites », grogna Fenrir en resserrant un peu plus sa pression sur la gorge de l'homme, puis il le relâcha.

Barjow eut le souffle coupé et se massa la gorge pendant un certain temps.

« Je ne voulais pas vous offenser, Greyback », dit-il sur un ton trompeur mais ses yeux indiquaient clairement son hostilité.

Harry se tenait très près de Fenrir, recherchant sa protection. Il n'aimait pas ce Barjow, pas du tout. Si tous les sorciers étaient comme lui, alors Harry ne voulait plus jamais retourner dans le monde magique.

« J'ai besoin d'un brouilleur magique », ordonna Fenrir impatiemment en montrant ses dents acérées pour attirer l'attention.

Le regard de Barjow se posa sur Harry pendant un moment et une trace de suspicion apparut brièvement sur le visage de l'homme avant qu'une expression neutre ôte toute autre émotion visible.

« Hum… J'en ai un dans mon arrière-boutique, mais cela ne sera pas bon marché. »

Fenrir laissa échapper un grognement et ne prit pas la peine de faire de commentaire. Barjow disparut dans la pièce pendant quelques minutes puis revint avec une chaîne en argent avec un petit globe en verre, comme un pendentif, dans sa main.

Fenrir s'empara de l'objet sans avertissement avant de balancer quelques pièces d'or sur le comptoir. « Ce sera assez de gallions, et j'attends que vous gardiez le silence au sujet de mon achat ou alors je reviendrais pour vous écorcher vif », grogna-t-il. Barjow acquiesça en hâte et regarda craintivement le loup-garou.

Harry avait regardé toute la scène avec des yeux ronds. Il suivit Fenrir qui le traîna hors de la boutique.

« Que fait cette chose ? », laissa-t-il échapper quand il réalisa que Fenrir n'allait rien dire.

« Elle t'aidera à rester en sécurité », répondit-il d'une manière énigmatique.

Harry regarda l'homme avec un froncement de sourcils.

« Mais je pensais que vous me garderiez en sécurité. »

Fenrir sourit légèrement mais son regard était trouble.

« Et tu as raison, mais il y a des choses contre lesquelles je ne peux rien. »

Harry fixa son compagnon avec anxiété.

« Quelles sont ces choses ? »

« Certaines forces dans le monde magique essaieront de t'enlever à nous, et ils tenteront de te renvoyer chez ton oncle », déclara Fenrir gravement. Quand il remarqua l'air apeuré du garçon, il ajouta : « Mais ils ne réussiront pas, Harry. Le brouilleur magique obscurcira la magie qui grandit en toi et qui les aurait menés jusqu'à toi si nous ne l'avions pas cachée. Ce petit objet… » Fenrir leva le globe de verre et le montra à Harry. « … te gardera caché. Pour le monde magique, tu seras perdu jusqu'à ce que nous décidions qu'il est temps pour toi d'y revenir. »

La prise d'Harry sur la main de Fenrir se resserra un peu et il adressa à l'homme un sourire hésitant. Il était reconnaissant envers Fenrir qui essayait de le garder en sécurité. Jamais il n'avait eu un adulte qui s'occupait de lui et cela lui procura une sensation chaude dans le ventre. Harry souhaita désespérément que personne n'essaierait de l'enlever de Fenrir et de sa meute.

Lentement, le petit garçon et le loup-garou retournèrent à l'endroit où ils avaient transplané, aucun des deux n'ayant remarqué Barjow qui les regardait d'un air suspicieux à travers la vitrine de sa boutique.

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Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Merci de me laisser une petite review, cela me fait tellement plaisir.

Bisous.

DiagonAlleyParis