Merci à adenoide, nakor, tylia-sama, Lyanna Erren, Demenciae, Nienna-lo, Egwene, Sahada et onarluca qui m'ont laissé une review pour le cinquième chapitre de cette histoire.

Je constate que le nombre de review baisse (neuf) alors que le nombre de lecteurs augmente (plus de 450). S'il vous plait, faites un petit effort…

En attendant, voici le sixième chapitre. Je vous souhaite une bonne lecture.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Auteur : Sephora85. J'ai son autorisation pour faire cette traduction.

Titre en anglais : The Wolf Within

Titre en français : Parmi les loups-garous

Traducteur : DiagonAlleyParis

Disclaimer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling.

Beta Reader : La-p'tite-tête, qui me relit et corrige mes imperfections.

Sujet : AU. Après des années de mauvais traitement, Harry, à l'âge de 7 ans, s'enfuit de chez les Dursley. Quand des loups-garous le trouvent, ils l'amènent à leur chef Fenrir Greyback qui décide d'élever le garçon dans sa meute. Comment cette éducation changera-t-elle la vie d'Harry et son avenir ? Aidera-t-il le monde magique dans leur combat contre Voldemort ?

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

PARMI LES LOUPS-GAROUS

Chapitre 6 : Lien du sang

Pétunia Dursley était à genoux sur la pelouse dans le petit jardin de sa maison, elle s'occupait de ses bien-aimés parterres. Elle se sentait gelée par le froid vent de novembre et ses doigts étaient déjà raides en raison du travail qu'elle avait fait durant cette dernière heure.

Si le monstre avait seulement été là, pensa-t-elle en colère. Trois jours s'étaient écoulés depuis que celui-ci s'était enfui sans avertissement. Non pas qu'il lui manquait ou même qu'elle s'inquiétait à propos de l'endroit où il pouvait maintenant se trouver, mais elle comptait sur lui pour faire tout le nettoyage de la maison et pour préparer les repas. De plus, ce petit et ingrat morveux était parti sans dire le moindre mot de remerciement !

Pétunia laissa échapper un soupir plein de colère avant de continuer à retirer les mauvaises herbes de ses parterres. Elle n'arrivait pas à se souvenir de la dernière fois qu'elle avait été contrainte de faire une telle tâche. Le petit monstre avait toujours été là pour exécuter les plus sales travaux dans la maison, mais maintenant qu'il était parti, elle devait les faire. Elle ne pouvait pas demander à son Duddinouchet de faire ces atroces tâches et Vernon, un homme qui subvenait aux besoins de sa famille, n'était également pas une possibilité.

Pétunia aurait presque souhaité que le petit monstre revienne, car au moins elle n'aurait pas à passer ses journées à exécuter ces insupportables travaux.

Dans un premier temps, quand ils étaient revenus de leur dîner chez les Blake et qu'ils avaient remarqué que le petit monstre était parti, ils avaient été ravis mais ensuite ils s'étaient inquiétés des réactions des voisins. Mais heureusement, leurs inquiétudes n'avaient pas été fondées, car Pétunia avait pour habitude de mentir et d'inventer de bonnes excuses pour ses curieux voisins, et cette fois-ci n'avait pas été différente des autres.

Personne n'avait douté de son explication que le petit monstre avait été enfermé dans un hôpital psychiatrique en raison de son comportement anormal, et les voisins avaient même exprimé leur sympathie pour les Dursley pour avoir été accablés d'un enfant aussi difficile.

Pétunia était néanmoins encore un peu inquiète des possibles conséquences que la disparition du monstre pouvait avoir pour eux, pas en raison de leurs voisins, mais à cause du monstrueux monde auquel le garçon appartenait. Jusqu'à présent, pas un seul monstre n'était venu se renseigner sur la disparition de l'enfant et elle était tout à fait certaine qu'ils ne l'avaient pas encore remarqué, même si elle savait que le vieux monstre à la barbe, Dumbledore, en savait plus qu'il ne devrait.

Pourtant, elle ne s'attendait pas à ce que l'un d'entre eux apparaisse un jour dans l'embrassure de la porte, car aucun d'entre eux ne s'était jamais montré à son domicile au cours de ces dernières années, période durant laquelle elle avait donné un foyer au petit monstre. Ils avaient probablement totalement oublié le monstre et ils étaient certainement heureux de s'en être débarrassés.

Pétunia fut arrachée de ses pensées par un étrange bruit, elle leva les yeux de ses parterres et regarda tout autour d'elle d'un air suspect ; son visage chevalin se ferma.

Un faible grognement vint des buissons. Un faible grommellement comme le tonnerre dans un orage, un grognement si menaçant que cela glaçait toute personne qui pouvait l'entendre. Pétunia s'arrêta complètement et regarda désormais les alentours avec un air apeuré. Cet affreux sentiment d'être observée la faisait frissonner et elle resserra un peu plus son manteau autour d'elle.

Pendant un instant, elle pensa avoir vu des yeux ambrés dans les buissons, mais après ils disparurent. Commençait-elle à s'imaginer des choses ? C'était probablement les séquelles d'avoir eu à supporter le monstre pendant si longtemps. Lentement, elle se remit sur ses pieds, ses yeux ne quittant pas les buissons d'où venaient de drôles de sons. Elle fit un pas en direction de ceux-ci, déterminée à se prouver que son imagination avait tort.

Le bruit provenait probablement du vent, ou peut-être du vilain petit chien des voisins. Pétunia avait presque atteint les buissons quand elle sentit un souffle chaud dans son cou et des mains cruelles qui lui agrippèrent les épaules, l'empêchant ainsi de bouger.

Un cri sortit de sa gorge et elle se raidit, paniquée, incapable de dire ou de faire quoi que ce soit.

Le souffle chaud entra en contact avec son oreille quand son agresseur lui déclara dans un murmure menaçant :

« Aie peur, femme, très peur. Il y a tant de raisons pour toi et ta dégoûtante famille d'avoir peur de votre propre ombre dans l'avenir. »

Pétunia sentit son agresseur se pencher et une douleur insoutenable s'abattit sur son épaule, qui lui fit fléchir les genoux, et elle tomba à terre.

Son agresseur disparut aussi vite qu'il était apparu et quand, un instant plus tard, Pétunia regarda autour d'elle avec des yeux frénétiques, elle fut incapable de découvrir la moindre trace de lui. Elle se redressa en trébuchant et se précipita dans la maison. Elle referma la porte derrière elle et s'adossa contre le bois froid. C'était son imagination, cela devait être cela. Le monstre jouait à de drôles de choses avec son esprit, il était le responsable de tout cela. Mais il y avait encore cette terrible douleur dans son épaule. Peut-être l'imaginait-elle aussi ?

Sur des jambes flageolantes, Pétunia alla dans la salle de bains et se regarda dans le miroir. Elle retira son manteau, révélant ainsi son chemisier qui se teintait lentement de rouge. Avec une main tremblante, elle toucha le tissu et ôta celui-ci de son épaule. Cela fit apparaître des marques d'une profonde morsure.

Le cri perçant qui sortit de la bouche de Pétunia fut entendu dans tout Little Whinging, et il ne s'arrêta que quand elle tomba sur le sol, inconsciente.

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Harry était nerveux, très nerveux. Il était à peine capable de rester assis et regardait tout autour de lui avec anxiété. Il était seul dans la cuisine de la cabane et il attendait Lupa qui devait venir le chercher pour le rituel. Fenrir et Lupa l'avait quitté il y avait une demi-heure pour préparer celui-ci et ils n'étaient pas encore revenus. Gleipnir avait été enfermé dans sa chambre car les enfants n'étaient pas autorisés à assister à la cérémonie et cette seule pensée inquiétait encore plus Harry.

Il serait seul, parmi beaucoup d'adultes et c'était quelque chose qu'il n'aimait pas. Mais il s'était promis à lui-même d'être brave et de prouver aux loups-garous qu'il méritait d'être un membre de leur meute.

Harry fut surpris quand la porte s'ouvrit et que Lupa entra. Elle lui fit signe de la suivre. Il n'hésita pas et marcha quelques pas derrière la grande femme qui semblait légèrement tendue. Ils se dirigèrent vers le centre du petit village où la meute était rassemblée pour le rituel du sang.

La lune était haute dans le ciel noir et elle illuminait la clairière ainsi que les visages des loups-garous qui attendaient. Harry se rappela que Fenrir lui avait dit que la pleine lune était dans deux jours et que ce soir serait le meilleur moment pour procéder au rituel.

Il s'attendait à celui-ci depuis que Fenrir lui en avait parlé mais maintenant que le moment était arrivé, Harry sentait l'anxiété et la peur l'envahir, et respirer était devenu une tâche presque impossible. Il pouvait distinguer Fenrir au milieu de la clairière, entouré par la meute. Harry s'arrêta à quelques pas de lui et regarda tout autour de lui avec un air inquiet. Les yeux des loups-garous rougeoyaient d'une façon menaçante au clair de lune, leur couleur ambrée les faisait ressembler à des flammes. Ils étaient tellement plus grands et plus forts qu'Harry qu'une once de doute s'empara de lui. Et si tout cela n'avait été qu'un mensonge et qu'il n'était pas introduit auprès de la meute ce soir, et s'ils l'avaient attiré dans un piège ?

Ses yeux pleins de peur se tournèrent vers Fenrir quand le chef de la meute lui parla dans un faible murmure.

« Viens plus près, mon garçon », ordonna-t-il.

Harry avait la gorge nouée par la peur mais il obéit à l'ordre sans hésitation, en se souvenant de la promesse qu'il avait faite à Fenrir. Il lui avait promis qu'il ferait tout ce qui était nécessaire pour devenir un membre de la meute et il allait tenir celle-ci.

« Pour que le lien du sang fasse ses effets, il y a certaines choses que l'on doit faire. Je ne t'en ai pas parlé avant car cela t'aurait inutilement effrayé, si tu les avais sues », expliqua Fenrir calmement.

Harry le fixa avec des yeux ronds, il serra les poings dans une tentative désespérée de cacher les tremblements de ses doigts. Qu'était-ce qui l'aurait autant effrayé ? Il voulait juste s'enfuir mais il était encerclé par des loups-garous, il n'avait aucune chance d'échapper à la vigilance de leurs yeux.

« Dans le rituel du lien du sang, il y a une partie qui consiste à une chasse, afin de prouver la valeur du potentiel membre de la meute. La dose d'adrénaline qui en résultera dans ton corps aidera le lien à faire ses effets car cette substance réagira avec mon sang », dit Fenrir.

Harry essaya de suivre les explications mais il n'écouta pas quoi que ce soit après avoir entendu le mot 'chasse', parce qu'en fait il avait l'impression qu'il allait, lui, être le chassé.

« Mon garçon », dit Fenrir sur un ton implorant, en prenant l'enfant par le bras afin de gagner son attention. « Etre membre de cette meute est difficile et donc le rituel l'est également. Je ne peux pas le rendre plus facile pour toi car il y des règles qui s'appliquent à tous et tu devras les suivre si tu veux avoir ta place ici. »

Harry retint quelques larmes et il hocha la tête et sa respiration devint saccadée.

« Je veux faire partie de la meute », murmura-t-il, plein de détermination. « Je… Je… Je fe… ferai tout pour. »

« Chaque membre de la meute qui est en âge de prendre part à la chasse est ici présent, même si je préférerais que certains d'entre eux ne la fassent pas. Moi, en tant que chef, je ne suis pas autorisé à y participer. Un membre de la meute doit t'attraper et te présenter à moi avant que le lien du sang puisse commencer », continua Fenrir lentement, ce qui permit donc à Harry de suivre ses explications.

L'horreur sur le visage de l'enfant augmentait à chaque seconde qui s'écoulait, mais Fenrir savait que les règles devaient être suivies. Le garçon avait besoin de grandir fort afin de survivre dans la forêt et plus tard dans le monde magique. Aucun endroit n'était sûr et l'enfant devrait bientôt l'apprendre.

Fenrir se pencha jusqu'à ce que sa bouche ne soit plus qu'à quelques centimètres de l'oreille d'Harry. « Ne te laisse pas attraper par Quirinus. Cours aussi vite que tu le peux. J'ai dit à Lupa et à Numitor d'essayer de te chopper. La meute sait que tu dois rester indemne durant la chasse mais certains d'entre eux se contrôlent moins bien que d'autres, il vaut mieux ne pas se faire prendre par eux. Ils ne te tueront pas car ils n'oseront pas me défier. »

Harry n'était pas sûr que les paroles de Fenrir soient censées le réconforter mais en fait elles le firent se raidir de peur. Il n'avait pas pensé que le lien de sang exige une chasse mais même s'il l'avait su, il aurait probablement encore été d'accord. C'était sa seule chance d'être accepté et plus que toute autre chose au monde, il voulait appartenir à quelque chose.

Fenrir se redressa et s'adressa à la meute. « Rappelez-vous que le garçon ne doit pas être blessé. Ceux d'entre vous qui n'obéiront pas à mes ordres seront sévèrement punis. »

Il se retourna vers Harry qui jouait nerveusement avec ses mains. « Tu as une minute pour aller te cacher quelque part avant que la chasse ne commence. Va maintenant. »

Harry n'eut pas besoin qu'on le lui dise deux fois et il se précipita à travers le trou que les loups-garous avaient fait pour lui. Il pouvait sentir son cœur battre frénétiquement dans sa poitrine et ses poumons lui faisaient mal en raison de sa respiration rapide. Il courut aussi vite que possible et ne regarda pas une seule fois en arrière. Il savait que les loups-garous ne prendraient guère de temps pour le rattraper et même s'il savait qu'ils n'étaient pas autorisés à le blesser, il était encore effrayé. Mais il voulait leur prouver qu'il méritait d'être l'un des leurs. Il n'allait pas craquer et se mettre à pleurer.

Au loin, Harry entendit Fenrir donner le signal du départ de la chasse et cela fit sursauter son cœur, mais pendant un laps de temps seulement, puis il accéléra sa course. Il pouvait entendre le bruissement des buissons et les lourds pas de ses poursuivants mais il ne ralentit pas et ne se retourna pas. Il avait appris avec Dudley et sa bande que regarder en arrière était une erreur. Plus d'une fois, ils l'avaient attrapé juste parce qu'il avait cessé de regarder droit devant lui.

Soudain, une ombre passa devant lui et Harry fut incapable d'éviter l'imprévue barrière, et il rentra directement dans cette personne. Harry poussa un petit cri plein de surprise quand il tomba à terre mais il se remit rapidement de son choc et regarda l'homme avec lequel il était entré en collision. Ses yeux s'élargirent quand il reconnut celui-ci comme étant Quirinus, le seul membre que Fenrir avait conseillé d'éviter, et Harry n'attendit pas plus longtemps pour se remettre sur ses pieds et tenter de s'enfuir.

Quirinus réagit vite, trop vite pour Harry, et il attrapa l'enfant par le bras et le balança contre un arbre à proximité. Harry ferma les yeux quand l'impact provoqua une brûlante douleur dans son épaule mais il s'obligea à les rouvrir immédiatement. Il se débattit contre la poigne de Quirinus à coups de pieds sur le tibia. Le loup-garou, qui ne s'attendait pas à une réplique de la part de l'enfant, desserra un peu sa prise et cela permit à Harry de se libérer.

Le garçon se retourna pour s'enfuir mais Quirinus avait rapidement récupéré et il lui barrait désormais la route. Un dangereux sourire étirait les lèvres du loup-garou.

Harry sentit sa peur augmenter quand Quirinus tenta à nouveau de l'attraper, la mise en garde de Fenrir résonna dans sa tête. « Non ! », cria-t-il avec une voix terrifiée, et un éclat de lumière rouge sortit de son corps et alla frapper la poitrine de Quirinus, le projetant contre un arbre. Harry resta immobile, trop choqué par sa réaction magique pour faire quoi que ce soit. Quirinus était allongé sur le sol, inerte, et il gémissait de douleur.

N'attendant pas que l'homme récupère, Harry se précipita au loin mais malheureusement il alla se jeter directement dans les bras d'un autre loup-garou. Il était sur le point de se débattre contre celui-ci quand il reconnut Numitor et il s'effondra contre lui, soulagé. « C'est assez impressionnant ce que tu as fait à Quirinus », commenta l'homme dans un faible murmure quand il prit le garçon dans ses bras et qu'il le ramena vers le village.

Harry grimaça quand Numitor le déposa devant Fenrir, la douleur à son épaule était désormais presque insupportable.

« Je vous avais dit de ne pas blesser le garçon ! », grogna Fenrir, furieux, en s'avançant vers Numitor qui baissa immédiatement la tête.

« Ce n'est pas moi qui lui ai fait du mal », dit Numitor lentement.

« Qui est-ce, alors ? », demanda Fenrir.

« C'est moi », répondit Quirinus, en enlevant du sang de son front qui s'était écoulé du fait de son impact avec l'arbre. « Mais il m'a attaqué avec sa magie ! »

« Je ne voulais pas le faire, je le jure ! », cria Harry désespérément, en regardant Fenrir d'un air implorant.

« Tu avais tout à fait le droit de te défendre, Harry, en constatant que Quirinus ne respectait pas mes ordres explicites », murmura Fenrir, en lançant un regard noir à l'autre loup-garou. « Tu seras puni pour ta désobéissance, Quirinus. »

Harry prit une grande inspiration quand il réalisa qu'il n'avait rien fait de mal, mais sa respiration s'arrêta quand il croisa le regard furieux de Quirinus. L'homme le regardait avec de la haine à l'état pur et Harry sut qu'il aurait à payer pour sa réaction magique.

« Nous n'avons cependant pas de temps pour cela maintenant. Le lien du sang doit être effectué tant que l'adrénaline circule encore à travers les veines d'Harry », déclara Fenrir, en faisant signe à ce dernier de s'approcher.

Harry était inquiet à propos de la prochaine étape du rituel, et ses inquiétudes ne diminuèrent pas d'un pouce quand Fenrir sortit un couteau de la poche de son pantalon. Harry contempla celui-ci tout apeuré et il oublia tout à fait la douleur dans son épaule à sa vue.

« Approche-toi ! », ordonna à nouveau Fenrir, quand il remarqua que le garçon s'était arrêté à quelques pas de lui avec un air tout paniqué sur son visage.

Harry respira irrégulièrement avant d'avancer vers Fenrir d'une manière hésitante, ses yeux rivés sur le couteau que l'homme tenait à la main. Depuis que Dudley avait testé son canif sur le bras de son cousin, Harry savait que cela faisait très mal d'être coupé. Il ne voulait pas imaginer combien cela serait douloureux avec un tel couteau car en comparaison, un canif, ce n'était rien.

En voyant la peur sur le visage d'Harry, Fenrir pressa la lame contre son avant-bras et se coupa la peau, en prenant soin de ne pas montrer sa douleur. « Vois, ce n'est pas si dur. »

Harry fixa avec horreur le membre de Fenrir. Il laissa le loup-garou prendre possession de son bras et regarda le couteau entrer en contact avec son épiderme, la froide lame provoquant la chair de poule sur sa peau. Harry leva les yeux vers Fenrir et se prépara à souffrir.

Fenrir lui donna un bref signe de la tête puis une sensation de brûlure se propagea à travers l'avant-bras d'Harry et il se mordit la lèvre pour s'empêcher de pleurer, mais un gémissement s'échappa de ses lèvres et quelques larmes s'écoulèrent sur ses joues. Il se sentit un peu étourdi mais il ne le montra pas. Il avait besoin de prouver qu'il était fort. Il ne voulait pas décevoir Fenrir.

Harry regarda avec curiosité comment Fenrir pressa leurs deux avant-bras l'un contre l'autre et puis il put presque sentir le sang étranger envahir ses veines et se propager à travers tout son corps. C'était une drôle de sensation et ce n'était pas vraiment agréable mais pas douloureux non plus. Son organisme commença à avoir des picotements et en même temps une incroyable fatigue s'empara de lui. Harry prit le bras de Fenrir pour soutien et il essaya de rester éveillé, mais ses paupières devenaient de plus en plus lourdes. Il leva les yeux vers Fenrir, tout confus, et constata l'inquiétude sur le visage du loup-garou. Il tenta de prononcer quelques mots pour lui demander la raison de ses soucis mais sa bouche ne bougea pas.

Fenrir observa avec une inquiétude croissante comment l'enfant ferma ses yeux et comment il dériva dans le sommeil. Normalement, le lien du sang aurait dû rendre l'enfant immédiatement plus fort, et non pas l'endormir. Il attrapa le garçon et le souleva dans ses bras tandis que Lupa se précipitait vers eux.

« Je crains qu'il ait été trop maigre et trop faible pour la cérémonie », chuchota-t-elle, ses yeux attentifs rivés sur le petit enfant entre les bras de son mari.

« Il va rapidement récupérer, Lupa. Demain, il se sentira mieux, tu verras », dit Fenrir, espérant que ses paroles se réaliseraient.

Lupa fronça les sourcils. « J'espère que tu as raison, Fenrir. Il aura besoin de toutes ses forces pour la pleine lune, tu sais ça. »

Fenrir leva les yeux pour regarder la lune au-dessus d'eux et il se sentit comme attiré par l'astre argenté. « Je sais », répondit-il calmement. Seulement deux jours avant que lui et sa meute ne soit réduits au minimum. A ce moment-là, Harry devrait avoir regagné toutes ses forces, ou ses plans pour le garçon seraient voués à l'échec avant même qu'ils n'aient eu la moindre chance de se déployer.

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Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. J'espère que l'histoire continue à vous plaire.

Pour ma part, je déteste Pétunia Dursley qui considère vraiment Harry comme un elfe de maison.

Merci de me laisser une petit review, cela me fait tellement plaisir. C'est mon seul salaire pour ce travail de traduction.

Bisous.

DiagonAlleyParis