Merci à Zelenill, Demenciai, potter 241, Auctor, tipex, Blackmoony83, An author alone in the dark, tylia-salma,adenoide, Fanny-kum, JTFLAM, bianka17, vivi, Nienna-lo, Egwene, Sahada et onarluca qui m'ont laissé une review pour le septième chapitre de cette histoire.
Certains d'entre vous pensent que Pétunia Dursley est devenue un loup-garou. Ce n'est pas le cas, car comme l'explique Fenrir à Harry dans le précédent chapitre, pour qu'un être humain se transforme en loup-garou, il faut que celui-ci soit mordu durant la nuit de la pleine lune, or notre chère Pétunia a été mordue deux jours avant celle-ci. Cependant, elle a visiblement subi quelques modifications car elle aime désormais manger de la viande crue et son audition s'est fortement améliorée.
Sephora85 n'a toujours pas clos son sondage concernant la fille qu'elle va mettre en couple avec Harry, vous pouvez donc aller sur son profil pour voter. Actuellement, la lutte est acharnée entre Luna Lovegood et Daphne Greengrass.
C'est le dernier chapitre publié par Sephora85, les lecteurs francophones sont donc au même niveau que leurs confrères anglophones. Je vous conseille donc de mettre cette histoire en 'alert' si vous voulez continuer à la lire, car désormais je ne peux plus vous donner de date pour la publication des prochains chapitres.
Je vous souhaite une bonne lecture.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
Auteur : Sephora85. J'ai son autorisation pour faire cette traduction.
Titre en anglais : The Wolf Within
Titre en français : Parmi les loups-garous
Traducteur : DiagonAlleyParis
Disclaimer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling.
Beta Reader : La-p'tite-tête, qui me relit et corrige mes imperfections.
Sujet : AU. Après des années de mauvais traitement, Harry, à l'âge de 7 ans, s'enfuit de chez les Dursley. Quand des loups-garous le trouvent, ils l'amènent à leur chef Fenrir Greyback qui décide d'élever le garçon dans sa meute. Comment cette éducation changera-t-elle la vie d'Harry et son avenir ? Aidera-t-il le monde magique dans leur combat contre Voldemort ?
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
PARMI LES LOUPS-GAROUS
Chapitre 8 : Le rapport de Rogue
Pétunia était en train de dépoussiérer les étagères de la salle de séjour quand la sonnette retentit, ce qui la surprit grandement. Elle prit une profonde inspiration et se dit à elle-même que ce n'était pas son agresseur. Lentement, elle se dirigea vers la porte et hésita un moment avant d'ouvrir. Ses yeux s'élargirent et elle laissa échapper un petit cri quand elle vit qui se tenait sur le seuil. Elle ne l'avait pas vu depuis qu'ils étaient adolescents et si elle avait quelque chose à dire à ce sujet, il en resterait ainsi. Sans attendre que le grand homme aux cheveux noirs dise quoi que ce soit, elle lui referma la porte au nez.
« Ouvre la porte, Pétunia, ou je la détruirai. Je suis sûr que tes voisins seraient ravis de voir ce spectacle », siffla Rogue. Il n'appréciait pas le fait de revoir cette femme, car elle lui rappelait son passé, Lily, et il n'aimait pas du tout cela.
Pétunia hésita, mais finalement elle se soucia de ce que pourraient penser ses voisins si Rogue faisait une scène, et cela la fit entrebâiller légèrement la porte.
« Que veux-tu ? », demanda-t-elle sournoisement, son nez au milieu de son visage chevalin se plissant de dégoût.
Rogue la railla. « Albus Dumbledore m'envoie pour voir le garçon. »
L'expression de Pétunia changea et sa bouche s'ouvrit puis se ferma. « Le g-garçon ? »
« Oui, le garçon. Harry Potter », répondit Rogue, irrité.
« Tu ne peux pas le voir », dit Pétunia en hâte, sur le point de refermer la porte ; mais Rogue fut plus rapide qu'elle et il repoussa celle-ci avant d'entrer dans la maison.
« Et pourquoi ne puis-je pas le voir ? », demanda-t-il dans un faible murmure.
Pétunia évita ses yeux noirs perçants.
« Il n'est pas ici », lâcha-t-elle finalement.
« Pas ici ? » La patience de Rogue s'amenuisait alors qu'il n'en avait pas eu beaucoup dès le commencement.
« Oui, il n'est pas là », rétorqua Pétunia. « Je ne sais pas où il est et je m'en fiche ! »
Rogue la fixa, ses yeux n'indiquant rien d'autre que du mépris.
« Depuis quand est-il parti ? »
« Une semaine », répondit Pétunia, impassible.
« Et vous n'avez pas alerté les autorités moldues au sujet de sa disparition ? », demanda-t-il, en colère. Pourquoi le directeur l'avait-il envoyé chez les Dursley ?
« Pourquoi l'aurais-je fait ? Nous étions heureux d'être débarrassés du monstre », marmonna-t-elle avec indignation.
Rogue se rendit compte qu'il était inutile de discuter de ce point avec Pétunia mais il continua à l'observer attentivement, ses yeux soupçonneux se plissèrent légèrement. Quelque chose en elle n'allait pas.
« Tu as l'air malade », déclara-t-il, l'air de rien.
Les yeux de Pétunia s'écarquillèrent pendant un instant puis elle se ressaisit et lança un regard furieux à Rogue.
« Ce ne sont pas tes affaires ! », lâcha-t-elle en détournant légèrement son visage. La nuit dernière avait été un enfer pour elle. Elle s'était agitée durant toute la nuit mais Rogue était certainement la dernière personne avec laquelle elle parlerait de son insomnie.
« Non, en effet », admit Rogue tout en continuant son examen attentif. « As-tu une photo de l'enfant pour voir à quoi il ressemble actuellement ? »
Pétunia secoua la tête en évitant les yeux du professeur de Potions.
« Tu veux dire que tu n'as pas une seule photo de Potter ? », grogna-t-il.
« Pourquoi aurais-je une photo du monstre ? », murmura-t-elle, en colère.
Rogue prit une profonde inspiration et réprima son envie de lui jeter un sort.
« Est-il arrivé quelque chose depuis que le garçon a disparu ? Quelque chose qui sort de l'ordinaire ? »
Le visage de Pétunia pâlit encore plus.
« Non », rétorqua-t-elle sèchement. « Et maintenant, hors de ma maison ! »
Rogue fut trop content de se conformer à son désir, ne voulant pas rester plus longtemps aux côtés de cette femme. Il sortit par la porte et après regardé attentivement les alentours pour voir si quelqu'un pouvait l'apercevoir, il transplana.
Il réapparut en face des portes de Poudlard et arpenta rapidement le parc en direction du bureau du directeur. Quand il pénétra dans ladite pièce quelques minutes plus tard, Flitwick, Hagrid et McGonagall étaient déjà là en train de discuter avec Dumbledore.
« Ahh… Severus. J'espère que vous nous apportez de bonnes nouvelles », dit Dumbledore en souriant.
Le visage de Rogue s'assombrit.
« Malheureusement, il n'y a pas de bonnes nouvelles. Le garçon a disparu depuis une semaine et les Moldus n'ont aucune idée de l'endroit où il pourrait être. »
Le sourire disparut du visage de Dumbledore, l'inquiétude remplaça la bonne humeur, ce qui le fit paraître plus vieux qu'il ne l'était.
« Que voulez-vous dire par 'a disparu' ? », demanda le professeur McGonagall.
« C'est comme je l'ai dit, le garçon n'est plus chez les Dursley », dit Rogue.
« Pauvre gars. Doit avoir eu des difficultés avec les Moldus pour être parti », déclara Hagrid tristement en reniflant dans un énorme mouchoir.
« Harry voulait probablement vivre une aventure. Nous nous inquiétons certainement inutilement, mais je pense néanmoins que nous devons le rechercher. Nous devons être prudents car je ne veux pas attirer trop l'attention sur le garçon. Il doit rester ignorant de la renommée qui l'attend dans le monde sorcier. Ce serait mieux s'il retournait vivre en paix dans sa famille. »
Rogue semblait assez sceptique et même McGonagall n'avait pas l'air d'être très heureuse de la déclaration du directeur.
« Albus, ne pensez-vous pas qu'il serait temps qu'Harry apprenne toute la vérité ? Je ne pense pas qu'il soit sage de laisser de nouveau le jeune garçon vivre avec les Dursley, surtout s'il s'est enfui de chez eux », dit la Directrice de la Maison des Gryffondors.
« Je suis d'accord avec Minerva sur ce point. J'ai pu voir Pétunia Dursley aujourd'hui et doute que ces Moldus soient les bonnes personnes pour préparer le gosse Potter à ce qui l'attend dans notre monde », déclara Rogue.
« J'ai déjà pris ma décision. Harry vivra avec sa famille jusqu'à son entrée à Poudlard. C'est le mieux pour lui », dit Dumbledore sur un ton décidé. « Mais d'abord, nous devons le trouver. »
« Nous pourrions tracer la signature magique du garçon ; à son âge, il doit déjà posséder une certaine quantité de magie », suggéra McGonagall.
Dumbledore acquiesça, songeur. Il fit apparaître un globe en verre de la taille d'un Cognard, toucha la surface de celui-ci avec le bout de sa baguette et marmonna une incantation dans sa barbe. L'objet se remplit de lui-même d'une fumée blanche, mais à part ça, rien ne se passa.
« C'est inhabituel », commenta Dumbledore, tout songeur, en caressant sa longue barbe.
« Il semble que quelqu'un ait pris soin que l'on ne puisse pas retrouver le garçon », dit Rogue en échangeant un regard inquiet avec le directeur. « Je ne pense pas que ce soit lui, et vous ? »
Le visage pâle du professeur de Potions devint complètement blanc et il semblait presque effrayé.
McGonagall fixa le directeur avec angoisse et elle attendit sa réponse.
Lentement, Dumbledore secoua la tête. « Non, je ne pense pas que ce soit lui. Mais peut-être qu'un de ses disciples a décidé d'enlever le garçon. Il serait peut-être bon d'aller voir certaines de vos connaissances pour avoir quelques renseignements à ce sujet, Severus. »
Rogue hocha la tête d'un air grave. « Il est peu probable que le garçon soit encore en vie, si c'était le cas. »
McGonagall poussa un petit cri et sembla horrifiée. « Vous ne pouvez pas être sérieux. »
« Je suis sûr qu'Harry va bien », assura Dumbledore. « Peut-être se cache-t-il juste quelque part et nous ne pouvons tout simplement pas tracer sa magie pour une raison inconnue. »
L'expression de Rogue montra clairement ses doutes mais il n'exprima pas ses pensées.
« Nous allons commencer à rechercher immédiatement l'enfant », exhorta Dumbledore en se levant de son siège.
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Quand les premiers rayons du soleil commencèrent à chatouiller ses paupières fermées, Harry sortit de son sommeil et ouvrit lentement les yeux. Au début, il fut surpris de se retrouver à la cime d'un arbre, puis il se souvint de ce qui s'était passé la veille au soir et se détendit. Il s'étira et essaya d'ignorer la douleur dans ses membres qui étaient très rigides en raison du froid. Tout était silencieux autour de lui, aucun signe des loups-garous.
Harry regarda les alentours, essayant de distinguer le moindre mouvement, mais les buissons et les arbres gênaient sa vue. Il se mordit la lèvre, incertain, et se demanda s'il était permis de quitter l'arbre maintenant. C'était déjà le matin et Fenrir avait dit qu'il pouvait descendre mais Harry était encore un peu inquiet. Il ne voulait pas désobéir à Fenrir, peut-être l'homme voulait-il qu'il attende un peu plus longtemps dans l'arbre.
Harry se frotta un peu les bras et essaya de se réchauffer le corps mais cela ne marcha pas réellement. Il n'avait pas de couverture ou de manteau chaud avec lui et la nuit avait été très froide. Bien qu'il était gelé, sa tête était toute chaude, il avait presque des vertiges. Il tendit son bras et sa main alla toucher son front avec sa paume. Il la retira presque aussitôt tant la peau au niveau de sa tête semblait être en feu.
Il voulait juste revenir à la cabane et se réchauffer mais il pensa que ce serait mieux s'il attendait encore un peu. Il sursauta légèrement quand soudain le globe du brouilleur magique, qu'il avait autour du cou, commença à briller et à devenir chaud. Il le prit dans sa main et le regarda avec fascination se remplir d'un brouillard rouge. C'était bizarre, pensa-t-il. Harry savait qu'il devait immédiatement parler à Fenrir de la réaction de l'objet car le loup-garou voudrait certainement le savoir.
Il s'empara de l'échelle de corde, la laissa tomber et regarda de nouveau autour de lui pour voir s'il y avait des mouvements dans les buissons mais il n'y en avait pas. Lentement, il commença à descendre en s'arrêtant de temps en temps pour reprendre son souffle et pour bannir les vertiges dans sa tête. Quand il arriva sur le sol ferme, il observa nerveusement les alentours. Et si la meute était encore sous sa forme de loup-garou ? L'attaqueraient-ils ? Il pensa que le lien du sang le protégerait mais Fenrir avait dit que les effets de celui-ci n'étaient pas encore complets.
Harry était déjà stupéfait par certains d'entre eux. Il était très heureux de ne plus avoir besoin de porter des lunettes et il aurait juré que son sens de l'odorat s'était également amélioré mais peut-être avait-il juste imaginé cela.
Il courut aussi vite qu'il le pouvait, curieux de savoir ce que Fenrir allait dire sur le brouilleur. Il se dirigea vers le village mais il s'arrêta brusquement quand il atteignit les premières cabanes. Il laissa errer son regard sur la clairière, sa bouche légèrement ouverte. Certains membres de la meute étaient allongés sur le sol, encore endormis. Leurs vêtements étaient déchirés et certains d'entre eux étaient mêmes couverts de sang.
Harry poussa un petit cri, pensant que quelqu'un les avait attaqués et blessés. Il devait les aider ! Oubliant totalement la réaction de son brouilleur magique, il courut en direction de la cabane de Fenrir, en sautant par-dessus les corps endormis ou morts qu'il rencontrait sur son chemin puis il poussa la porte pour entrer. Il s'arrêta, ses yeux s'élargirent quand il trouva Fenrir allongé à terre dans le même état que les autres membres de la meute. Il fut saisi de panique à l'idée que Fenrir puisse être mort. Il ne vit nulle part Gleipnir et Lupa et espéra qu'ils étaient dans leurs chambres.
Il se précipita vers Fenrir et s'agenouilla à côté de l'homme, tendit ses bras pour saisir avec ses petites mains l'énorme épaule du loup-garou et commença à le secouer en espérant le réveiller.
Harry poussa un cri terrifié quand il fut attrapé par la gorge et jeté à terre. Fenrir le dominait avec un regard sauvage dans ses yeux ambrés et ses dents étaient serrées. Harry ressentit une sensation de brûlure à travers le poignet de la main qui avait essayé d'amortir sa chute. Il ne pouvait se concentrer sur son membre car toute son attention était rivée sur l'homme qui avait surgi au-dessus de lui en lui tenant si fermement la gorge qu'Harry ne pouvait plus respirer.
Fenrir reprit lentement le contrôle de ses sens et quand il se rendit compte qu'il étouffait Harry, il relâcha aussitôt le garçon.
Harry respira profondément, toussa un peu tandis qu'il reculait en essayant de prendre ses distances avec le loup-garou. Il était confus et avait peur. Il maintint délicatement son poignet blessé contre sa poitrine, se pressa contre le mur et sentit quelques larmes couler sur ses joues.
Fenrir regarda le petit enfant qui était recroquevillé sur le sol, apeuré. La colère contre lui-même l'envahit, il avait presque tué le garçon ! Cela aurait anéanti tous ses plans !
« Je ne voulais pas t'attaquer, Harry. Le loup-garou en moi est encore très fort après la pleine lune », expliqua-t-il d'une voix enrouée. Il avait hurlé et aboyé toute la nuit, il n'était donc pas étonnant que celle-ci ait un peu souffert.
Harry hocha la tête, retint ses larmes et prit une profonde inspiration mais il ne répondit rien.
Le regard de Fenrir trouva la main du garçon et il vit aussitôt que le poignet de l'enfant était cassé.
« Donne-moi ta main. Je dois y jeter un coup d'œil », dit-il d'une voix calme, ne voulant pas effrayer davantage le garçon.
Harry pressa un peu plus son membre contre sa poitrine et secoua la tête.
« Ça va », murmura-t-il en hâte. Il ne voulait pas que Fenrir regarde sa main. Les Dursley n'avaient jamais soigné ses blessures quand ils les avaient vues. Ils avaient même ri de sa douleur ou ils lui en avaient causé encore plus. Il était habitué à s'occuper tout seul de celles-ci.
« Je t'ai dit de me donner ton bras », ordonna Fenrir fermement. Non seulement le poignet avait besoin d'être soigné mais il ne pouvait permettre à l'enfant de faire preuve de désobéissance. Il s'attendait à ce que l'enfant lui montre du respect, tout comme le faisait le reste de la meute.
Harry leva les yeux, se mordit la lèvre avec anxiété. Lentement, il tendit son bras et regarda Fenrir s'emparer de son poignet. Harry ne put empêcher un gémissement de sortir de sa bouche.
Fenrir savait qu'il pouvait soigner l'os cassé avec la magie, mais il décida de ne pas le faire car il voulait voir dans quelle mesure le lien du sang avait transmis ses capacités de loup-garou au garçon. Si le poignet n'était pas complètement guéri d'ici quelques jours, il pourrait toujours utiliser un sort de soins.
Harry s'était considérablement calmé quand il avait réalisé que Fenrir voulait vraiment s'occuper de sa blessure et qu'il n'allait pas se moquer de lui ou lui faire encore mal. Il regarda l'homme commencer à mettre un bandage autour son poignet et se mordit la lèvre pour s'empêcher de gémir de douleur. Il ne voulait pas avoir l'air d'une poule mouillée. Il avait vu comment Gleipnir avait bravement supporté la sienne pour son mollet et Harry voulait juste prouver qu'il était tout aussi courageux.
« Cela devrait être guéri d'ici quelques jours », déclara Fenrir quand il eut fini de faire le bandage.
Harry savait par expérience que les os cassés avaient besoin de plus que quelques jours pour guérir mais il ne voulait pas discuter avec le loup-garou.
« Tu n'as pas besoin d'avoir peur, mon garçon. Je ne t'ai pas attaqué exprès », murmura Fenrir quand Harry ne répondit rien.
« Je sais », dit Harry timidement avec un petit sourire sur son visage. En fait, c'était vraiment de sa faute. Il n'aurait pas dû toucher le loup-garou alors que Fenrir l'avait prévenu d'être prudent quand la pleine lune était proche.
Lupa entra dans la pièce à ce moment-là, ses vêtements étaient légèrement déchirés. Ses yeux tombèrent sur Harry et elle fronça les sourcils.
« Le garçon semble malade », dit-elle, inquiète. Elle se précipita vers l'enfant et lui toucha le front. Harry ferma les yeux et savoura la fraîcheur de sa main.
« Il a de la fièvre. »
« Tu ne te sens pas bien ? », demanda Fenrir en regardant attentivement le garçon.
Harry haussa les épaules.
« Il faisait froid sur l'arbre. Je pense que j'ai juste attrapé un rhume », murmura-t-il, embarrassé. Il ne voulait pas qu'ils pensent qu'il était constamment malade, de peur qu'ils décident de le renvoyer immédiatement.
« Ne lui as-tu pas donné une couverture ou un manteau pour la nuit ? », demanda Lupa à Fenrir, son ton plein de reproches.
« Non, je n'ai pas pensé qu'il puisse avoir besoin de quelque chose pour se réchauffer. Les loups-garous n'ont pas la notion du froid », dit Fenrir impatiemment en se remettant sur ses pieds.
« Mais il n'est pas un loup-garou, Fenrir », murmura Lupa sur un ton plein de remontrances.
Fenrir laissa échapper un grognement d'avertissement.
« Ne me parle pas comme si j'étais un enfant, Lupa. Je suis ton chef, tu devrais bien te souvenir de ça ! » Il la domina, ses yeux en colère se plissèrent en une fente.
Dans un premier temps, Lupa le fixa avec des yeux pleins de défi, puis elle baissa lentement la tête en évitant son regard.
« Je m'en souviendrai », dit-elle dans un murmure.
Harry se sentit horrible d'avoir causé une dispute entre Lupa et Fenrir. C'était de sa faute. S'il n'était pas un monstre, tout irait bien. Peut-être que les Dursley avaient raison et qu'il ne causait que des problèmes.
Fenrir s'éloigna d'un pas de Lupa, sa colère disparut très lentement.
« Va préparer du thé pour le garçon », demanda-t-il d'une voix plus calme.
Sans le regarder, Lupa se retourna et se dirigea vers la cuisine. Fenrir laissa s'échapper un faible grondement, n'aimant pas le léger sentiment de regret qui le remplissait. Habituellement, il ne perdait pas son sang-froid avec son épouse, mais parfois il ne pouvait s'en empêcher. Il était le chef et méritait le respect.
Harry regarda l'homme en se mordant la lèvre avec anxiété.
« Désolé », murmura-t-il après quelques instants de silence.
Fenrir détourna son regard de l'endroit que Lupa venait juste de quitter dans la pièce et il regarda plutôt le garçon.
« Pour quoi ? », demanda-t-il.
« Pour avoir provoqué une dispute entre Lupa et vous », rétorqua-t-il en fixant ses genoux.
« C'est stupide », dit Fenrir. « Ça n'a rien à voir avec toi. » Il lui tendit sa main et attendit que l'enfant la prenne. « Maintenant, relève-toi. »
Harry l'accepta et se laissa remettre sur ses pieds. Lupa entra dans la pièce en tenant à la main une tasse de thé. Il lui sourit pour la remercier, s'assit sur le canapé et but à petites gorgées le liquide chaud. Son regard tomba sur les vêtements déchirés de Lupa et de Fenrir. Enlevant la tasse de ses lèvres, il leva directement les yeux vers Fenrir.
« Quelqu'un vous a attaqués ? », demanda-t-il, inquiet.
Fenrir fronça les sourcils, ne comprenant pas ce que voulait dire l'enfant.
« Qu'est-ce qui te donne l'impression que nous avons été attaqués ? »
« Vos vêtements sont déchirés et il y a du sang sur votre peau », murmura Harry.
Le visage de Fenrir se figea très légèrement et il capta le regard inquiet que Lupa lui adressa. Il savait qu'il ne serait pas sage de raconter au garçon leurs faits et gestes durant la pleine lune. C'était mieux si l'enfant ne connaissait pas encore la vérité.
« Ce fut une rude nuit mais tu ne dois pas t'inquiéter pour cela », répondit Fenrir évasivement en tapotant la tête de l'enfant.
Harry était sur le point de poser d'autres questions quand il sentit ce toucher inattendu. Il était très heureux que Fenrir le touche, car cela lui montrait que l'homme n'était pas dégoûté par lui. Harry savait que sa famille évitait de faire cela et ce comportement l'avait toujours blessé profondément, que personne ne veuille être près de lui, le petit monstre.
Fenrir fut soulagé que l'enfant n'approfondisse pas plus le sujet. Il avait besoin de réfléchir sur la manière de dire à Harry les quelques secrets bien sombres des loups-garous, mais il n'avait vraiment pas hâte d'en parler.
Gleipnir entra en trombe dans la pièce avec un sourire heureux sur son visage. Il se laissa tomber sur le canapé à côté d'Harry et lui tapa amicalement l'épaule.
« Hey, Harry. Tu dois tout me dire sur le rituel du lien du sang. Les petits comme moi ne sont pas autorisés à le voir et les anciens membres de la meute ne nous disent jamais rien. Viens ! », exhorta Gleipnir.
Harry se remit sur ses pieds et Gleipnir l'attira hors de la cabane.
« Je suis sûr que Belus, Lana et Enid meurent aussi d'impatience d'entendre ton histoire. »
Le sourire d'Harry était aussi large que celui de son ami tandis qu'il se laissait traîner à travers le village, en oubliant tout au sujet de sa fièvre. C'était un sentiment nouveau pour lui d'avoir des amis qui s'intéressaient à lui et il aimait cela.
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Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. J'espère que l'histoire continue à vous plaire.
Je ne sais pas quand sera publié le prochain chapitre mais je le traduirai dès qu'il sortira.
En attendant, merci de me laisser une petite review. Cela me fait tellement plaisir…
Bisous.
DiagonAlleyParis
