Merci à Pacha8, bachelor49, Ligeia, TheDrEamSpEcTraL, An author alone in the dark, Zelenill, adeloine, Lily Joke, Basmoka, bianka17, Tania-sama, egwene, Sahada et mikamic qui m'ont laissé une review pour le dixième chapitre de cette histoire.

Sephora85 a clos son sondage, c'est Luna Lovegood qui a gagné.

Je vous souhaite une bonne lecture.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Auteur : Sephora85. J'ai son autorisation pour faire cette traduction.

Titre en anglais : The Wolf Within

Titre en français : Parmi les loups-garous

Traducteur : DiagonAlleyParis

Disclaimer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling.

Beta Reader : La-p'tite-tête, qui me relit et corrige mes imperfections.

Sujet : AU. Après des années de mauvais traitement, Harry, à l'âge de 7 ans, s'enfuit de chez les Dursley. Quand des loups-garous le trouvent, ils l'amènent à leur chef Fenrir Greyback qui décide d'élever le garçon dans sa meute. Comment cette éducation changera-t-elle la vie d'Harry et son avenir ? Aidera-t-il le monde magique dans leur combat contre Voldemort ? Pas de slash.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

PARMI LES LOUPS-GAROUS

Chapitre 11 : Au revoir

Harry était assis en haut d'un arbre qu'il avait grimpé il y a quelques heures afin d'être seul pour réfléchir. Il avait beaucoup fait cela ces derniers jours car il était temps pour lui de quitter la meute, de dire au revoir à ses amis et à sa famille. Abandonner son foyer était devenu pour lui inexorable. C'était une pensée terrifiante, de tout laisser et d'aller vivre parmi les sorciers, après avoir vécu ces quatre dernières années avec les loups-garous. Il avait l'impression d'être l'un des leurs, d'être lui-même un loup-garou même s'il n'avait jamais été transformé et il n'était pas certain de vouloir expérimenter cela.

Parfois, il se demandait s'il ne pouvait pas rester là et ne jamais apprendre à contrôler sa magie, mais Fenrir lui avait dit qu'il ne pouvait pas se cacher de son destin indéfiniment. Harry était inquiet à l'idée de vivre dans le monde sorcier. La meute et Fenrir en particulier n'aimaient pas beaucoup les humains, tant Moldus que sorciers, de sorte qu'il était tout à fait normal qu'Harry ne leur fasse pas également confiance.

Harry savait qu'il aurait dû recevoir sa lettre pour Poudlard il y a quelques semaines, c'est ce que Fenrir lui avait dit, si le brouilleur magique n'avait pas empêché les professeurs de cette école de le trouver. Cela ne l'avait pas vraiment attristé.

« Harry ! »

L'appel de Fenrir le surprit légèrement et Harry regarda vers le bas de l'arbre où l'homme l'attendait.

« Descends ! », ordonna Fenrir qui observait dans l'expectative le jeune garçon en haut du végétal.

Harry n'hésita pas à obéir car il avait appris au cours de ces dernières années qu'il s'agissait d'une marque de respect vis-à-vis du chef de la meute. Il était un bon grimpeur et n'eut donc aucune difficulté à descendre de l'arbre. Après son retour sur la terre ferme, il adressa à son substitut de père, car Fenrir avait été plus qu'un père pour lui que ne l'avait jamais été Vernon Dursley ou toute autre personne, un regard curieux, bien qu'il pouvait deviner pourquoi il était là.

« Il est temps que tu te prépares à partir », dit calmement Fenrir en tapotant la tête de l'enfant qui avait l'air triste.

« Dois-je déjà vous quitter ? », demanda tranquillement Harry en regardant Fenrir avec plein d'espoir.

« Oui, nous avons déjà reporté par deux fois ton départ, mais l'année scolaire commence demain », répondit Fenrir avec un ton qui ne permettait aucune discussion. Harry releva la tête et acquiesça.

« Viens maintenant », exhorta Fenrir qui attendit que Harry le suive jusqu'à la cabane.

Harry se laissa tomber sur une chaise de la cuisine et se mordit la lèvre avec anxiété.

« Nous devons prendre quelques précautions pour empêcher les gens de Poudlard de voir tes souvenirs, car nous ne voulons pas qu'ils sachent au sujet de ta vie avec la meute », expliqua Fenrir.

Harry le fixa curieusement et se demanda comment il pourrait s'opposer à la lecture de ses pensées par ces personnes. Depuis que Fenrir lui avait parlé de la légilimancie, Harry était extrêmement inquiet que des gens puissent regarder dans sa tête. C'était là quelque chose qu'il ne voulait pas.

Fenrir leva un petit flacon qu'il tenait dans sa main et le montra à Harry.

« Tu vas devoir déposer tes souvenirs dans cela. »

Les yeux d'Harry s'élargirent.

« Mais alors je ne me souviendrai plus de vous, de mes amis et de la meute… »

Fenrir l'interrompit.

« Non, tu te souviendras de tout, mais les autres ne verront rien si ce n'est une tache blanche quand ils essayeront de regarder tes souvenirs. »

Harry contempla le petit flacon d'un air soupçonneux et n'aima pas l'idée d'ôter quelque chose de sa tête. Son regard se fixa sur la main de Fenrir qui tenait sa baguette.

« Je vais maintenant t'enlever tes souvenirs », annonça l'homme. « Essaie de penser à ces dernières années. »

Harry ferma les yeux et se concentra sur tout ce qu'il avait vécu au cours de sa vie parmi les loups-garous. Il sentit le bout de la baguette de Fenrir sur sa tempe mais il ne recula pas. Il avait confiance en lui et savait que l'homme ne lui ferait jamais de mal.

Harry pouvait presque ressentir ses souvenirs tourbillonner dans son esprit, puis, quand il rouvrit les yeux, il vit une espèce de nuage de brume qui sortait de sa tête et qui emplissait le flacon. Il regarda avec étonnement le brouillard tournoyer rapidement dans le récipient et avait du mal à croire que c'était ses souvenirs.

« Je me souviens encore de tout », murmura-t-il, soulagé, et il donna à Fenrir un petit sourire.

« Comme je te l'avais dit », déclara le loup-garou.

Harry se sentit un peu stupide. Bien sûr, il n'aurait pas dû douter que Fenrir lui dise la vérité.

« Tu partiras aujourd'hui », dit alors Fenrir en tendant la main pour attraper le garçon par le menton et lui faire lever la tête. « Rappelle-toi de ce que je t'ai dit. N'oublie jamais qui tu es et ne laisse personne te dissuader de faire ce que tu veux vraiment. Sois fidèle et courageux, et impitoyable si nécessaire. Personne ne donne quelque chose sans rien attendre en retour. »

« Mais vous l'avez fait », rétorqua doucement Harry en regardant son substitut de père avec des yeux pleins de respect et d'affection.

Fenrir resta silencieux pendant un moment et eut un léger pincement de culpabilité.

« Harry », commença-t-il sur un ton implorant. « Tu devras être prudent dans ce nouveau monde car les sorciers t'attendent depuis des années et espèrent que tu seras à la hauteur de leurs espérances. Ils tenteront de te plier à leur volonté et te feront croire qu'ils disent la vérité. Ne les laisse pas jouer avec ton esprit. »

Harry hocha la tête et sembla résolu.

« Je ne les laisserai pas faire », murmura-t-il avec détermination.

« Tu peux t'élever seul vers la grandeur et n'as pas besoin d'eux pour cela. Tu es puissant, Harry. Ne laisse personne te dire quelque chose d'autre », déclara fermement Fenrir.

« Vais-je pouvoir vous voir, vous et les autres… ? », demanda Harry dans un murmure en avalant la boule qui était dans sa gorge.

« Certains d'entre nous iront te voir de temps en temps et nous t'enverrons des hiboux. Nous trouverons un moyen pour que tu puisses passer tes vacances ici, ne t'inquiète pas pour ça », dit Fenrir pour rassurer le garçon. « Il est maintenant temps de dire au revoir à tout le monde. »

Harry se remit sur ses pieds, prit une profonde inspiration et repoussa sa tristesse. Toute la meute était arrivée à la cabane pour dire au revoir et Harry eut beaucoup de difficultés à s'empêcher de verser quelques larmes.

A la fin, seuls restaient Lupa et Gleipnir qui le regardaient tristement. Gleipnir lui donna une brève accolade et murmura : « Si quelqu'un t'embête, dis-le moi et j'irais lui rendre une petite visite. »

Harry sourit. Gleipnir et lui étaient devenus comme des frères et il serait difficile pour eux de ne pas se voir l'un l'autre.

Lupa l'étreignit et caressa ses indomptables cheveux noirs.

« Ne les laisse pas te bousculer. Tu es un Greyback. »

Harry leva fièrement la tête, ses yeux traduisaient sa détermination de les rendre – elle et le reste de la meute – fiers de lui.

« C'est l'heure », déclara sèchement Fenrir en prenant Harry par le bras et en transplanant avec lui. Il en avait assez de ces sensibleries.

C'était seulement la deuxième fois qu'Harry voyageait par ce moyen de transport et le transplanage le rendit légèrement malade. Quand il ouvrit les yeux, il reconnut immédiatement son environnement. Ils étaient dans une petite forêt près de Little Whinging. Les mauvais souvenirs de sa petite enfance refirent surface mais Harry ne se laissa pas submerger par eux. Au lieu de cela, il concentra toute son attention sur Fenrir.

« Souviens-toi de ce que je t'ai dit, évite de regarder Dumbledore et Rogue droit dans les yeux. Ce sont de très bons légilimens, et même s'ils ne peuvent pas voir tes souvenirs de ces dernières années, ce pourrait être dangereux s'ils voient ce qui se passe dans ta tête. La bibliothèque de Poudlard a plusieurs centaines de livres sur l'occlumancie. Lis-les et essaie de protéger ton esprit contre les intrus », déclara Fenrir sur un ton implorant, sachant qu'il était crucial pour Harry et pour la meute que personne n'apprenne le lien étroit qui s'était développé entre eux.

« Je sais », dit tranquillement Harry.

« Nous allons garder un œil sur toi », promit Fenrir en tapotant l'épaule du garçon. « Maintenant, va, et n'oublie pas d'enlever le brouilleur magique. »

Harry se jeta contre Fenrir et l'étreignit fermement. Finalement, il s'éloigna et se mit à courir aussi vite que possible, de peur de commencer à pleurer.

Il tourna dans Privet Drive et, dès qu'il vit la maison dans laquelle il avait passé les premières années de sa vie, une soudaine vague de colère commença à monter en lui. C'était la première fois qu'il souhaitait pouvoir vraiment contrôler sa magie afin de l'utiliser contre les Dursley. Quand il était plus jeune, il avait pensé que c'était de sa faute s'il avait été traité aussi mal, que personne ne pouvait s'intéresser à un monstre comme lui ; mais avec la meute, il avait appris qu'il était parfaitement normal et méritait l'affection.

Cela le rendit furieux de penser qu'il aurait pu passer toute sa vie à penser qu'il n'était qu'un monstre inutile si les loups-garous ne l'avaient pas trouvé. Il n'avait pas compris pourquoi personne dans le monde sorcier ne s'était occupé de lui alors qu'il censé être célèbre.

Harry arriva devant la porte du Numéro 4, Privet Drive, et là, il hésita. Son index était à quelques centimètres de la sonnette mais il ne pouvait pas se résoudre à appuyer sur celle-ci. Il ferma les yeux pendant un instant et essaya de contrôler le tourbillon des émotions dans son esprit, d'apprivoiser la colère indisciplinée en lui. Ce fut cependant difficile car jamais, dans sa vie, il n'avait été aussi furieux.

Il sentit le vent se lever et celui-ci commença à ébouriffer ses cheveux. Il ouvrit les yeux et vit des petits éclairs de magie sortant du bout de ses doigts. C'était un spectacle fascinant, mais des voix à l'intérieur de la maison surprirent Harry et l'électricité qui l'entourait disparut. Il prit une profonde inspiration tandis qu'il enlevait le brouilleur magique et le jetait dans les buissons.

Puis il appuya sur le bouton et le son de la sonnette retentit très fort dans ses oreilles exceptionnelles.

Un instant plus tard, la porte s'ouvrit et en face d'Harry se trouva Pétunia dont les yeux s'élargirent d'horreur. Elle poussa un cri horrifié et tomba en arrière en pointant son doigt vers lui.

« Toi ! », cria-t-elle, hystérique ; ses yeux avaient l'air de lui sortir de la tête à chaque instant.

« Oui, moi », déclara Harry d'une voix faussement calme et il pénétra dans la maison et referma la porte derrière lui.

« Pétunia ? Je t'ai entendue crier… »

Vernon entra dans la pièce et s'arrêta net quand il vit qui leur rendait visite.

« Que fais-tu ici ? », hurla l'homme.

L'ancien Harry âgé de sept ans se serait recroquevillé hors d'atteinte de son oncle, mais le nouveau avait survécu aux centaures et aux trolls et avait vécu parmi les loups-garous. Il n'avait plus peur de ce morse d'humain.

« J'attends ici que les sorciers viennent me chercher », rétorqua Harry, l'air de rien.

Pétunia et Vernon semblaient absolument sidérés par la nouvelle attitude de l'enfant, ainsi que par l'utilisation du terme sorcier. Harry se rendit compte qu'ils n'avaient rien d'utile à lui dire et passa donc devant eux pour aller dans le salon où il se laissa tomber sur le canapé cossu. Il détesta la manière avec laquelle tout était bien rangé et l'horrible parfum qui émanait de la maison de sa tante, mais il survivrait à cela durant quelques minutes.

Harry entendit des pas qu'il reconnut comme ceux de son cousin, et en effet, quelques instants plus tard, la même version en plus gros de Dudley apparut en face de lui.

« Le monstre est de retour ! »

« Laisse-moi tranquille, Dudley ! », dit Harry défensivement en regardant à travers la fenêtre du salon.

Dudley, qui était habitué au maigre et timide cousin tel qu'il était il y a quelques années, ne tint pas compte de la mise en garde et il poussa violemment Harry avec son épaule. Harry se remit ses pieds et sourit légèrement quand il vit qu'il était aussi grand que son cousin.

« J'ai dit », murmura-t-il en repoussant Dudley avec force. « Laisse-moi tranquille ! »

Son cousin ne fut pas capable de garder son équilibre et heurta la table à manger de toutes ses forces. Il eut la respiration coupée et tomba à ses pieds. Aussitôt, Vernon et Pétunia se précipitèrent vers leur fils.

« Tu as osé faire du mal à Dudley ? », hurla son oncle, sa tête prenant une teinte profonde de rouge.

Harry fit un pas en arrière quand Vernon marcha vers lui, la peur s'emparant de lui. La scène lui rappelait trop son passé.

« Hors de ma maison ! »

Vernon leva la main, prêt à frapper le garçon.

Harry eut un mouvement de recul, la colère et la peur sortirent de son corps. Le grand aquarium, qui était la fierté et la joie de Vernon, explosa dans un bruit assourdissant, des morceaux de verre brisé volèrent à travers la pièce et des litres d'eau se répandirent sur le tapis. Vernon poussa un cri, se précipita vers le reste de son aquarium et essaya de sauver ses précieux poissons. Pétunia monta sur une des chaises afin d'éviter à ses pantoufles cossues d'entrer en contact avec l'eau.

Harry se rassit sur le canapé et regarda les Dursley qui tentaient de sauver de l'eau ce qui était précieux pour eux.

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En raison de la nouvelle année scolaire qui allait commencer demain, les Directeurs de Maison étaient tous réunis dans le bureau du directeur afin de parler avec Dumbledore des futurs projets pour le prochain trimestre.

« Il n'y a encore aucun signe d'Harry, n'est-ce pas ? », demanda McGonagall pour la dixième fois en l'espace de ces dernières semaines car elle n'avait pas encore renoncé à l'espoir que le garçon puisse être encore en vie.

« Je suis désolé de vous dire qu'il n'y a pas la moindre trace de l'enfant », dit tranquillement Dumbledore qui semblait vraiment triste.

« Cela fait quatre ans que Potter a disparu, et si nos suppositions selon lesquelles il aurait été capturé par Greyback sont bonnes, il est peu probable qu'il soit encore vivant », déclara Rogue.

McGonagall eut le souffle coupé et eut un regard horrifié à cette pensée, tout comme les professeurs Flitwick et Chourave.

Soudain, le globe de verre derrière Dumbledore commença à rougeoyer ; tout le monde le regarda, choqué.

« La signature magique d'Harry est revenue », déclara fiévreusement McGonagall en pointant du doigt la sphère rouge, ses yeux brillants de joie.

« C'est impossible », marmonna Rogue dans sa barbe, tandis que Pomona Chourave laissait échapper un petit cri aigu de plaisir.

« Nous devons aller le chercher immédiatement », exhorta Filius Flitwick.

« En effet, ou alors le morveux risque de disparaître encore pendant quelques années », ajouta Rogue avec sarcasme.

« Où est-il maintenant ? », demanda curieusement McGonagall.

« Il semble qu'il soit chez les Dursley », murmura Dumbledore, songeur.

Rogue souleva ses sourcils, incrédule, puis secoua la tête.

« Je suis sûr qu'ils vont avoir le choc de leur vie », dit-il avec un sourire cruel.

« Je crois que je vais envoyer Hagrid pour aller le chercher… », suggéra Dumbledore.

« Monsieur le directeur, vous ne pouvez pas être sérieux. Hagrid a déjà suffisamment fait de dégâts. Envoyer quelqu'un de responsable », objecta Rogue.

« Je suis d'accord avec Severus », confirma McGonagall immédiatement.

« Très bien, alors je suggère que vous y alliez, Severus », dit Dumbledore, ses yeux scintillant tandis qu'il contemplait l'autre homme par-dessus ses lunettes en demi-lune.

« Monsieur le directeur », commença Rogue pour objecter mais Dumbledore secoua la tête.

« Nous n'avons pas de temps pour cela. Vous devez aller maintenant à Little Whinging », déclara le directeur sur un ton ferme.

Rogue inclina la tête, se renfrognant profondément avant de quitter le bureau. Dumbledore, Flitwick, Chourave et McGonagall échangèrent des regards inquiets et attendirent avec impatience le retour de Rogue. Tout ce à quoi ils pouvaient penser était au genre de garçon que Harry était devenu.

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Rogue transplana devant la porte des Dursley ; ses sourcils se soulevèrent en constatant que celle-ci était restée entrouverte. Il tira sa baguette, pénétra lentement dans la maison, des sanglots parvenant jusqu'à ses oreilles. Il se précipita dans le salon et s'arrêta net. Le spectacle qui s'offrait à lui n'était pas du tout ce à quoi il s'attendait.

Pétunia était assise sur la table à manger et caressait la tête de son énorme fils tandis que Vernon était à genoux sur le sol et déposait des poissons dans un seau plein d'eau. Les yeux sombres de Rogue se posèrent sur le tapis mouillé et les morceaux de verre brisé jusqu'à ce que, finalement, ils se focalisent sur un petit garçon avec des cheveux noirs qui était tranquillement assis sur le canapé au milieu de tout ce chaos. Severus retint sa respiration quand il vit les yeux verts du garçon qui étaient comme ceux de sa mère.

Harry regarda avec un intérêt mitigé l'homme qui était entré dans la pièce ; celui-ci était revêtu de robes noires et tenait une baguette dans sa main droite. C'était sans aucun doute un sorcier. Harry se sentit un peu mal à l'aise en regardant au fond des yeux de l'homme et il détourna rapidement son regard pour le river plutôt sur ses mains posées sur ses genoux.

« Voulez-vous vous lever ? », demanda le sorcier impatiemment en ignorant complètement les Dursley.

Harry inclina la tête sur le côté et regarda l'homme avec méfiance.

« Non, tant que vous pointerez votre baguette vers moi », murmura finalement Harry. « Et puis, vous ne vous êtes pas présenté. »

Les yeux de l'homme se plissèrent dangereusement. « Tout comme son père », marmonna-t-il.

Harry savait qu'il n'aurait pas été capable d'entendre ces paroles s'il n'avait pas eu son extraordinaire audition. Il essaya de ne pas montrer sa curiosité par rapport à ces étranges propos tenus par l'homme.

« Je suis le Professeur Rogue. Je vais vous enseigner les Potions à Poudlard », dit Rogue en abaissant sa baguette tout en maintenant ses yeux rivés sur le jeune garçon. « Où avez-vous été durant ces quatre dernières années ? »

Harry maintint son regard posé sur l'épaule de l'homme et évita soigneusement ses yeux perçants.

« Je ne sais pas », rétorqua-t-il sèchement.

« Vous ne savez pas ? », répéta Rogue, sceptique, presque en colère. Quand le garçon ne réagit pas à son ton sec, il commença à se rendre compte qu'il serait difficile d'obtenir de lui des informations. Harry Potter était réservé et méfiant, ce n'était certainement pas ce qu'espérait Albus. Quel que soit le vécu du garçon au cours de ces dernières années, cela ne l'avait pas transformé en le glorieux sauveur que le directeur aurait voulu qu'il devienne.

En fait, le garçon en face de lui, lui rappelait lui-même au même âge. Il avait été tout aussi méfiant vis-à-vis de son entourage et soucieux de ne pas révéler trop de choses sur lui-même. C'était une pensée très perturbante, parce que détester le garçon aurait été tellement plus facile s'il avait été irascible et sociable comme l'avait été James Potter.

Harry se sentait de plus en plus mal à l'aise quand finalement le professeur parla de nouveau.

« Vous allez m'accompagner à Poudlard. Je ne pense pas que vous manquerez beaucoup à votre famille. »

Harry se leva du canapé et, sans un regard pour les Dursley encore choqués, il suivit l'homme dans l'entrée puis s'arrêta hors de sa portée. Rogue souleva ses sourcils et sourit avec mépris.

« J'ai besoin de transplaner avec vous. Voulez-vous vous rapprocher ? »

Harry hésita un court instant avant de se diriger vers l'homme et ne broncha pas quand celui-ci l'attrapa par le bras. La force du transplanage lui donna le vertige, et il fut heureux quand il sentit la terre ferme sous ses pieds. Ses yeux s'élargirent d'étonnement en apercevant le majestueux château au loin. Il ne s'attendait pas à ce que Poudlard soit aussi impressionnant. Son regard resta rivé sur le château et il suivit Rogue à travers l'immense parc de l'école.

L'intérieur de Poudlard était encore plus intrigant, et Harry ne put s'empêcher d'être ahuri en voyant les centaines de tableaux qui le regardaient curieusement.

« Cessez de flâner », le réprimanda Rogue.

Harry se força à détourner son attention des peintures et augmenta sa vitesse pour suivre le professeur. Ils arrivèrent en face d'une gargouille en pierre et Harry se demanda où se trouvait le bureau caché dont Rogue avait parlé. Ses yeux s'écarquillèrent lorsque ledit objet céda sa place à un escalier en colimaçon qui bougeait et que Rogue et lui empruntèrent pour monter à l'étage.

Il était un peu anxieux quand Rogue ouvrit la porte, et, soudain, quatre personnes le fixèrent comme s'il était un fantôme. Il pénétra dans la pièce avec hésitation après que Rogue l'ait légèrement poussé mais ne s'approcha pas des quatre étrangers.

« Il ressemble à James », s'exclama une vieille femme avec un chapeau pointu.

« Mais il y a les yeux de sa mère », ajouta un très petit homme avec des larmes aux yeux.

« Harry ! Je suis très heureux de t'accueillir à Poudlard et de voir que tu es en bonne santé », dit chaleureusement un homme avec une longue barbe blanche, ses yeux bleus scintillant quand il se leva.

Harry sut aussitôt que c'était Dumbledore, le directeur de l'école.

Il ne quitta pas sa place près de la porte et regarda le vieil homme sans émotions. Il était nerveux et anxieux, mais on lui avait dit que montrer ouvertement ses faiblesses menait tout droit à la défaite. Il remarqua que Dumbledore et les professeurs échangeaient des regards inquiets, se demandant probablement pourquoi il ne les accueillait pas avec enthousiasme. Ils l'avaient laissé tomber durant les premières années de sa vie et maintenant ils s'attendaient à ce qu'il saute de joie en les voyant ? Cela ne se produirait pas.

« Pourquoi ne prends-tu pas un siège ? », suggéra doucement Dumbledore en désignant un fauteuil devant son bureau. Harry marcha vers lui et s'assit dessus. Il sentit tous les yeux rivés sur lui.

« Te sens-tu bien ? », demanda Dumbledore.

Harry hocha la tête et observa attentivement les inconnus qui étaient tout autour de lui.

Dumbledore sourit en connaissance de cause. « Ahh… C'est ma faute. Je ne me suis pas présenté. Je suis Albus Dumbledore, le directeur de cette école, et voici… » Il désigna la femme avec le chapeau pointu. « … le Professeur McGonagall, Directrice des Gryffondors. A côté d'elle, c'est le Professeur Chourave, Directrice des Poufsouffles. » Une femme potelée avec de la saleté sur sa joue lui sourit gentiment, en fait Harry l'aima. « Le Professeur Flitwick, Directeur des Serdaigles. » Le tout petit homme inclina la tête avec un petit sourire. « Tu as déjà rencontré le Professeur Rogue qui est le Directeur des Serpentards. »

Harry écouta les explications en silence, hochant la tête de temps en temps pour indiquer au directeur qu'il comprenait ce qu'il disait.

« Je suis sûr que tu as beaucoup de questions à nous poser, tout comme nous en avons beaucoup te concernant », dit Dumbledore avec sa voix calme.

Harry leva son regard de ses genoux et s'autorisa à regarder le directeur pendant un moment.

« Non, je n'ai pas de question », répondit-il fermement.

Il ne manqua pas de remarquer le regard significatif échangé entre Rogue et le directeur.

« Eh bien, j'espère que tu me permettras de te poser quelques questions », murmura Dumbledore prudemment.

Harry haussa les épaules et se raidit un peu.

« Cela ne me dérange pas mais je ne me souviens de rien… », marmonna-t-il.

« Tu ne te rappelles de rien ? Ainsi donc, tu ne sais pas où tu as été durant ces dernières années ? », demanda Dumbledore, incrédule, en étudiant attentivement le jeune garçon.

Harry put ressentir une légère pression dans sa tête tandis qu'il regardait dans les yeux bleus du directeur, et sut immédiatement que l'homme avait essayé de lire dans son esprit. Cela le mit en colère, quelqu'un avait tenté de pénétrer dans sa tête sans son autorisation et ce qui s'y passait ne concernait que lui-même.

Un petit froncement de sourcils apparut sur le front de l'homme et Harry sut que c'était parce qu'il n'avait pas été capable d'obtenir la moindre information.

« Connais-tu quelqu'un du nom de Fenrir Greyback ? », demanda tout à coup Dumbledore. Cela surprit Harry mais il réussit à se reprendre aussitôt.

« Non », fut sa courte réponse, puis il riva de nouveau son regard sur ses genoux, de peur que l'homme tente de sonder encore plus son esprit.

Le silence se fit pendant quelques instants, puis finalement Dumbledore s'éclaircit la gorge et sourit malgré l'évident souci visible sur son vieux visage.

« Je pense que tu as besoin d'un peu de temps pour te reposer. Demain sera une dure journée. Notre garde-chasse, Hagrid, t'accompagnera dans la matinée au Chemin de Traverse afin que tu puisses t'acheter tes fournitures scolaires, et plus tard dans la journée, il y aura le banquet de bienvenue. Je suis sûr qu'après cela, nous trouverons le temps de parler un peu plus et peut-être pourrons-nous découvrir quelques uns des mystères qui entourent ta disparition. »

Non, si je peux l'éviter, pensa Harry avec détermination. Il se força à afficher un petit sourire sur son visage avant de suivre le Professeur McGonagall en direction de l'infirmerie où il devait passer la nuit.

Quand il ne resta que Dumbledore et Rogue dans le bureau, le Directeur des Serpentards prit la parole.

« Il ne sera pas aussi facile à contrôler que vous l'espériez, monsieur le directeur. »

Dumbledore poussa un soupir et se pencha en arrière dans son fauteuil.

« Je ne peux pas nier que je suis inquiet, très inquiet en effet. Nous devons attendre la Répartition pour avoir un aperçu de la mentalité du garçon. »

« Je suppose que vous espérez que l'enfant rejoigne la Maison Gryffondor », déclara Rogue sèchement.

« Severus », commença Dumbledore d'une voix fatiguée. « Je ne vais pas vous mentir. Cela m'inquiéterait beaucoup si Harry devenait un membre de votre Maison. Pour un garçon avec son passé, Serpentard ne serait pas le bon choix. Gryffondor serait le meilleur endroit pour Harry afin qu'il se prépare à faire ce que l'on attend de lui. »

Rogue jeta un regard mauvais au directeur.

« Je doute qu'une Maison pleine d'irascibles, de fauteurs de troubles et d'impulsifs puisse éventuellement aider Potter. »

« Malheureusement, cette décision ne dépend pas de nous. Nous pouvons seulement espérer le mieux pour Harry », murmura Dumbledore, préoccupé.

Le mieux pour le garçon ou pour vos plans ? pensa Rogue amèrement ; car après avoir été pendant des années un pion dans le jeu de Dumbledore, le maître des Potions comprit que le souci marqué sur le visage du directeur ne concernait que ses propres plans.

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Voilà c'est tout pour aujourd'hui.

Le prochain chapitre parlera de la Répartition.

Selon vous, dans quelle Maison le Choixpeau enverra-t-il notre jeune Harry ? Serpentard ? Serdaigle ? Poufsouffle ? Gryffondor ?

Merci de me laisser une petite review, cela me fait tellement plaisir.

DiagonAlleyParis