Chap.7
House:- Ouah…ces lèvres…ces seins…Qu'est il arrivé à Cuddy pendant mon sommeil? Une transplantation cardiaque? Qui est la donneuse?
Wilson: - Tu ne pourras pas tout le temps t'en tirer avec une pirouette, Greg. Cuddy vient de te faire un sacré cadeau et toi…tu…tu …quoi?
House: -Rien, ça fait du bien de te revoir Jimmy. T'en fais pas , j'ai compris la leçon.
Tu as pu voir Frances?
Wilson: - La dernière fois que j'y suis allé, c'était hier en début de soirée.
Pour moi aussi ça a été un choc. Elle est toujours aussi belle, même là.
Greg hoche la tête et ferme un instant les yeux.
House: - Il faudrait que tu me fasses une injection pour me regonfler, je ne vais pas passer ma vie dans ce plumard alors que tant de gens meurent…
Wilson: - Greg, je ne peux que confirmer ton diagnostic…
Frances n'est plus qu'une jolie coquille vide. Pardonne moi si je te parais brutal. Mais ta première décision était la seule option décente, il faut mettre un terme à cette histoire et débrancher les respirateurs. C'Est-ce que tout le monde souhaite à présent.
La famille de Frances a sans doute fait l'erreur de te consulter trop tard, par fierté, mais le combat était perdu d'avance; même pour toi.
C'est ça qui as failli te tuer?
House: - non,c'est pas ça. Arrête avec tes conneries et ta psychologie de bazar…
Wilson:- Tu t'en fous que ton ex femme soit dans un comas végétatif? Tu te fiches qu'elle ait été confiée à -je te cite- une équipe de bras cassés à peine dignes de prendre en charge la maternité d'une colonie de fourmi?
On m'a pourtant raconté qu'à Chicago, tu avais quasi tué le chef de service et qu'il avait fallu la moitié de l'hôpital pour te maîtriser
House grimace un sourire sarcastique: - alors les courbatures, c'est pas seulement le cul de Cuddy? En tous cas le téléphone arabe fonctionne bien même à Paris. Tu n'étais pas là, Wilson; mais tu m'as l'air de tout savoir.
Wilson: - un coup de fil direct aurait été plus efficace. J'étais parti oui. On s'était engueulé et j'avais vraiment la rage contre toi. Mais quand tout ça t'est dégringolé dessus, tu aurais pu m'appeler. On aurait parlé, tu aurais râlé et tu m'aurais insulté mais je serai revenu.
House: - Je ne pouvais pas Jimmy.
Au départ, j'ai géré comme d'habitude. J'étais secoué mais la colère me stimulait. Et puis j'ai commencé à perdre pieds, je ne sais pas quand ni comment. Peut être que cela s'est produit quand j'ai failli démolir mon ex beau père.
Pourtant, il est le seul à avoir toujours été bienveillant avec moi; plus que…oui bien plus que mon propre père.
C'est sa folle de femme qui a toujours tout bousillé, c'est elle que j'aurai du envoyer à la morgue. Il y a tellement longtemps que j'en ai envie.
Wilson: - Tu ne m'as jamais dit, c'est elle qui vous a séparé Frances et toi?
House: - Tu sais bien que cela n'est jamais aussi simple; pour moi aussi il y avait des zones d'ombre dans mon histoire avec elle. C'est Myler qui m'a tout balance quand il m'a contacté la première fois.
Tu imagines, il avait peur que je refuse de prendre en charge sa fille?
Wilson : - euh Greg ça t'arrive assez souvent même.
House: (mi souriant mi triste) J'ergote pour le plaisir, tu le sais ça fait partie du jeu là aussi.
Mais pas avec Frances, on était tellement jeunes tous les deux.
Wilson: - Tu l'as honnie longtemps quand même. Il me semble même que tu m'as confié
un soir de beuverie que c'était à cause d'elle que tu n'épouserais jamais Stacy…
House: - C'est pas elle que je détestais, c'est moi. C'est pas en Stacy que je n'avais pas confiance, c'est en moi.
C'était sympa, tu sais nous deux, Frances et Gregory HOUSE.
J'étais déjà chiant et prétentieux mais je savais que je serai brillant un jour. C'est ça qui m'a donné le courage d'épouser Frances.
Je savais que sa mère me regardait comme une grosse merde, mais j'étais sur de trois choses: je l'aimais assez pour avoir envie de fabriquer une belle petite famille, je la rendrai heureuse et lui assurerai le train de vie qu'elle avait eu auprès de ses parents. Toutes ces conneries quoi.
Wilson (sidéré): T'as été un jour dans un plan mariage enfants toi?
House (narquois): Figure toi que j'ai même joué au petit train électrique quand j'étais môme .Pas longtemps parce qu'après, j'ai préféré décortiquer les grenouilles et punaiser les papillons…mais oui, j'ai du être potable à une époque.
Wilson: - ok vieux, je l'ai méritée celle là.
