Coucou ! Me revoilà, fidèle au rendez-vous, pour le chapitre 3 (wouaaaa) ! Chapitre, Marilou Lupin, qui est aussi un 'chapitre de transition' (mes excuses, mais il en faut, des chapitres de transition !), mais promis, le prochain, il y aura de l'action... En tout cas, merci beaucoup !
Merci aussi à geobabault qui a aimé mes premiers chapitres, et à Marion à qui je dis bonjour, et qui me lit parce que Tif m'a fait de la pub (elle est formidable, Tif ! Elle me corrige et elle donne mon adresse aux autres !) Merci merci !
Un p'tit bonjour aussi à Tif', Nico, Anne-Lise, Nora, bref, tous ceux qui n'ont pas la patience d'attendre et doivent déchiffrer mes brouillons griffonnés et bourrés de fautes d'orthographe (la honte!) ! Merci ! Si je m'attendais, à ce que la classe de 1eS2 se passionne pour ma fic, ben...
Buena lectura, amigos ! (y amigas)
Chapitre 3 : Première escale
Il était près de cinq heures, l'heure du thé, et Rubeus Hagrid astiquait son arbalète sur le pas de sa porte lorsqu'une chouette blanche se détacha du ciel pour se poser à ses pieds. Le garde-chasse releva les yeux et vit qu'elle lui tendait la patte gauche à laquelle était accrochée une lettre.
'Hedwige ? dit-il T'as du courrier pour moi ?'
La chouette hulula et vint se poser sur son épaule, patte toujours tendue. Hagrid prit la lettre et lut :
Hagrid,
Je dois partir quelque temps, je ne sais pas combien exactement, et je ne peux pas prendre Hedwige avec moi. Je te la confie, je sais que tu en prendras soin. Elle n'était pas très contente quand je lui ai expliqué, et risque de déprimer un peu, désolé.
Dis bonjour à Graup de ma part,
Harry
PS : La deuxième lettre est à apporter à Mac Gonagall.
Le garde-chasse, perplexe, gratta sa barbe et observa la chouette comme s'il espérait que sa seule présence expliquerait l'attitude étrange de son maître. Puis, avec un profond soupir, il se leva, saisit la seconde missive accrochée à la patte droite qu'Hedwige lui tendait à présent, et, après lui avoir conseillé d'aller manger un morceau à la volière, il se mit en route en direction du château que l'on apercevait au loin.
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Le Professeur Minerva Mac Gonagall, directrice de l'École de Sorcellerie Poudlard, écrivait à son bureau lorsque l'on frappa à la porte. 'Entrez !' Dit-t-elle d'une voix forte.
'Professeur, s'exclama Hagrid, excusez-moi de vous déranger, mais Hedwige a amené du courrier pour vous, et…'
'Hedwige ? Qui est Hedwige ?' interrompit la directrice, étonnée.
'La chouette de Harry. Vous devriez lire, ça a l'air important.'
'Potter ?' dit-elle en saisissant la lettre qu'on lui tendait.
Elle décacheta le morceau de parchemin et lut le mot, les sourcils froncés. Lorsqu'elle le reposa, elle avait le teint blême, et les lèvres serrées.
'Un problème professeur ?' interrogea Hagrid.
La directrice resta immobile, plongée dans ses pensées. Un problème ? Une catastrophe plutôt…
Alors qu'elle s'apprêtait à dire quelque chose, une explosion de flammes jaillit dans le foyer de la cheminée et le visage inquiet de Molly Weasley apparut au milieu des flammes.
'Professeur,' fit la tête 'Professeur, veuillez m'excuser, mais il vient de se produire un fait très inquiétant...'
'Laissez-moi deviner.' Coupa Mac Gonagall, 'Potter a disparu, c'est cela ?'
Mrs Weasley écarquilla les yeux. 'Comment le savez-vous ?' balbutia-t-elle.
'Je viens de recevoir sa lettre annonçant qu'il ne reviendrait pas à Poudlard cette année.' Répondit la directrice dans un soupir.
Hagrid sursauta comme s'il avait reçu une décharge électrique mais se tut.
'Quoi ?' S'exclama Mrs Weasley. 'C'est… c'est une plaisanterie !'
'J'ai bien peur que non, il n'est pas dans les habitudes de Potter de faire des blagues pareilles.'
'Que pouvons-nous faire, professeur ?' demanda Hagrid.
'Vous, pas grand-chose, hélas. Quant à moi…' Mac Gonagall baissa le ton et continua, comme si elle parlait plus à elle-même qu'aux autres. 'je vais devoir avoir une petite discussion avec Rufus Scrimgeour.'
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A des dizaines de kilomètres de là, un train roulait paisiblement, permettant à ses passagers d'observer à tout loisir la campagne britannique.
'Maman maman, regarde ! Regarde !'
'Oui, ma chérie, il est très joli le troupeau de vaches. Mais fait moins de bruit s'il te plaît, tu vas réveiller le jeune homme.'
La fillette se détourna du paysage et de ses passionnants bovidés pour regarder le seul autre membre du compartiment avec sa mère et elle. L'inconnu remua en effet dans son sommeil avant de finir par s'immobiliser. Elle crut un instant qu'il s'était rendormi, mais s'aperçut ensuite que ses yeux verts étaient ouverts, et que son regard vif était celui de quelqu'un parfaitement éveillé. Lorsqu'il vit qu'elle l'observait avec curiosité, il lui fit un sourire et dit : 'Bonjour !'
La fillette lui rendit son sourire, en plus timide, et répondit 'Bonjour. Comment tu t'appelles ?'
'Harry. Et toi ?'
'Nina !'
Harry, amusé, tourna la tête et demanda à la mère de la petite : 'Savez-vous quand on arrive à Whitehaven ?'
'Dans environ une demi-heure je dirais.'
'Très bien, merci.'
Il s'étira, se leva, fit un clin d'œil à Nina au passage, et sortit du compartiment avec la ferme intention de se dégourdir un peu les jambes. Il déambula ainsi dans les couloirs du train, croisant de temps à autre un autre passager… Utiliser un moyen de transport moldu lui avait paru préférable à ceux sorciers, car plus discrets et plus sûrs… Il ne s'était pas risqué au transplanage, ne connaissant pas la localisation exacte du lieu où il se rendait : Godric's Hollow.
Harry avait eu beaucoup de mal à dénicher les maigres informations qu'il possédait sur l'ancienne maison de ses parents. Ce n'est qu'après quelques questions lancées nonchalamment dans une conversation avec Rémus Lupin et d'intenses recherches menées aux bons soins d'Hermione qu'il avait appris que la demeure – le manoir – avait précisé Rémus se trouvait dans la région du Cumberland, près d'une petite bourgade moldu répondant au doux nom de Whitehaven.
Harry ne savait pas se qui le poussait à se rendre là-bas, ni pourquoi cela lui semblait si important. Une intuition, venue de Merlin savait où lui soufflait que s'il y avait un endroit de toute l'Angleterre où il devait commencer par à aller, c'était sur la tombe de ses parents.
Le jeune sorcier fut interrompu dans ses réflexions par le chariot à friandises qui manqua de lui rentrer dedans. S'apercevant qu'il était affamé (ce qui n'avait rien d'étonnant, le dernier repas qu'il avait pris remontait au pain au chocolat et café mangés le matin dans la gare) il s'acheta quelques barres de céréales et une bouteille d'eau.
'Si Molly Weasley apprenait ça, elle ferait un arrêt cardiaque.' Songea-t-il en déballant une des barres et commençant à rebrousser chemin vers son compartiment.
Deux heures plus tard, James Evans, alias Harry Potter, avait élu domicile à l'Auberge de la Bonne Soupe, nom aussi ridicule que moldu, et examinait une carte de la région, achetée un peu plus tôt à la librairie du coin. La chambre qu'il avait louée était petite mais confortable, et beaucoup plus accueillante que la propriétaire acariâtre qui lui avait remis les clés avec un sourire grinçant.
Examinant la carte d'un œil vague, Harry se dit qu'il aurait pu tomber plus mal : l'endroit était à peu près propre si on oubliait la salle de bain, et sa chambrette était même équipée d'un poste de radio.
Sortant brusquement de sa rêverie, il se pencha un peu plus sur la carte. Là ! Un point noir, tellement minuscule qu'il avait bien failli le manquer, avec une petite étiquette à coté, annonçant que 'Godric's Hollow' se trouvait à trois kilomètres au sud de la ville, au cœur d'un petit bois.
Harry se leva d'un bond, oubliant soudain qu'il était l'heure de dîner et qu'il avait aussi faim qu'il était fatigué. Jetant un coup d'œil par la fenêtre, il vit qu'il n'allait pas tarder à pleuvoir et que la nuit était presque tombée.
'Tant pis' songea-t-il.
Il ouvrit sa malle et en sortit rapidement son balai de course, son nécessaire à balai et sa cape.
Du nécessaire à balai, il sortit une petite boussole de cuivre qu'il attacha au manche de son Éclair de Feu en un tournemain. Enfilant sa cape, il ferma à clé d'un coup de baguette la porte de la chambre et d'un deuxième ouvrit la fenêtre. Un troisième coup de baguette, sur son crâne cette fois, et il était désillusionné.
Si un moldu était passé sous le lampadaire de la rue à cet instant, il aurait vu une ombre étrange se déplacer sur le sol, mais il aurait eu beau lever la tête, rien dans le ciel n'aurait indiqué qu'un jeune sorcier juché sur son balai volant venait de passer au-dessus de lui.
