Note de l'auteure : Je vous en prie, lachez ces tomates ! Agissons en personnes civilisées, que diable ! Enfin quoi ! J'ai un peu de retard... disons, beaucoup de retard. C'est les vacances, que voulez vous ! Je n'ai pas été chez moi pendant plus de 2 semaines, dans un endroit ou on avait à peine une prise pour recharger son portable et ou le premier ordi se trouvait minimum à 100 mètres. Un peu de compassion serait la bienvenue... Même pas ? Bon tant pis...

Je me trouvais dans ce qu'on pourrait appeler une période de vide. No idea. Ma muse aussi était partie en vacances. Mais, maintenant elle est de retour, donc me revoila. C'est ma-thé-ma-tique. Pour votre plus grand plaisir (ou déplaisir, qu'en sais-je ?) je me remets à écrire (rien que cet aprem j'ai gratté 2 pages, c'est dire).

Un pitit résumé pour vous rappeler les derniers évènements ? C'est parti mon kiki :

Harry, en fouillant les ruines de Godric's Hollow, découvre une cachette souterraine. Cet endroit, Le Refuge, servait à ses parents de salle d'entrainements et de stockage d'objets utiles en temps de guerre. Il trouve dans une alcove isolée un livre relatant les aventures de James et Lily à Bratislava : leur rencontre avec Natacha Longsight, et leur ascension d'une falaise conduisant à l'entrée d'une grotte dans laquelle Jedusor se serait rendu. Le chapitre précédent s'arrêtait au moment où, après moult péripéties, notre couple adoré était parvenu à grimper (pour Lily) ou à se hisser douloureusement (pour James) à l'entrée de la caverne...

Chapitre 6 : Le nid d'aigle

'Lumos !'

La lumière perça les ténèbres, éclairant l'entrée de la caverne. Un éclat argenté brilla devant eux, révélant…

'Une grille ?'

Lily s'approcha, suivie de James qui alluma sa baguette à son tour. Elle voulut toucher la herse qui leur barrait le passage, mais James lui attrapa le poignet au vol.

'Attends…'

D'un geste de la baguette, il lança un sortilège de Révélation. La herse fut alors enveloppée d'un halo rouge plutôt malsain. Lily se pencha, examinant la lueur.

'Mmmh… Maléfice de Combustion interne, je dirais. Douloureux et efficace contre les intrus dans notre genre. Elle se tourna vers James pour demander confirmation. Il se contenta de hausser les épaules, geste signifiant ici : 'C'est toi l'experte en la matière, moi et les enchantements, tu sais…'

La jeune femme retourna à son maléfice et appliqua le contre-sort 'Refrigerare.'

Le halo perdit aussitôt sa teinte rouge pour prendre une couleur bleue. Second coup de baguette :'Alohomora !' Et la herse se souleva dans un grincement qui les fit grimacer tous deux.

Ils s'avancèrent dans le tunnel, la lumière ne les éclairant qu'à grand-peine. Ils perdirent vite toute notion du temps, se contentant de marcher en silence. Un pas après l'autre, sur le sol irrégulier. Le silence était total, oppressant, et donnait l'impression d'être sous l'eau, tant le bruit même de leurs pas était assourdi.

Les nerfs à vif, ils parvinrent finalement devant un mur de granit lisse. James répéta le même manège que précédemment… sans résultat.

Lily jeta plusieurs autres sorts. Rien, la dalle ne bougea pas d'un pouce. Agacée, elle s'appuya contre le mur pour se calmer et réfléchir plus calmement.

'Et si on…' commença James

'…enfonçait la porte ? J'y ai déjà pensé et je trouve que c'est une technique de brute, et donc, pas vraiment le style de Jedusor. Et puis, si le sort ricochait, hein ? Tu tiens tant que ça à te prendre un sortilège de Destruction dans la tronche ?' S'exclama Lily.

'Ce n'est pas en se hurlant dessus qu'on trouvera une solution.' Tempéra James.

Cette phrase rasséréna quelque peu Lily. Elle inspira bruyamment et parvint à se relâcher. Un peu.

'D'accord' Dit-elle. 'Va pour la méthode de bourrin. Mais l'autre se prépare à lancer un charme de Bouclier tout de suite.'

'Pas de problème.'

'Et il vaut mieux reculer un peu. Si ça marche des éclats de pierre vont voler partout.'

'C'est parti.'

Ils se mirent en place. James lança le sort (on ne pouvait pas lui refuser ce plaisir). Une gerbe d'étincelles violettes jaillit du bout de sa baguette et alla frapper le mur. Il y eut une violente explosion qui fit trembler les murs et un nuage de poussière compacte se forma, faisant tousser les deux jeunes gens. Quand il se fut dissipé, ils purent constater que tout ce qu'il restait de la porte en pierre, c'était un petit tas de cailloux disséminés un peu partout. James leva le poing en signe de triomphe et Lily se contenta d'une moue dubitative, mi-figue, mi-raisin. James se tourna vers elle et lui fit un sourire faussement désolé.

'Il semblerait que Jedusor soit une brute qui s'ignore finalement.' Dit-il.

'Oui, bon,' grommela Lily, 'On y va ou pas ?'

Ils franchirent la porte – ou du moins, ce qu'il en restait – côte à côte, baguette sur le qui-vive.

Aussitôt des torches s'allumèrent, éclairant une pièce parfaitement circulaire au centre de laquelle trônait un haut piédestal par lequel on accédait à l'aide d'un escalier en pierre. De là où elle se trouvait, Lily compta trois autres portes, en plus de celle qu'ils venaient de démolir : une en face d'eux, une sur leur gauche, une sur leur droite. Quatre au total, agencée à la manière des quatre points cardinaux…

Dans une parfaite synchronisation, ils posèrent le pied sur la première marche de l'escalier et commencèrent à monter. Lily compta vingt-huit marches avant qu'ils ne parviennent au sommet du piédestal. Celui-ci s'achevait par une petite colonne torsadée, s'évasant en son sommet, sur laquelle était posé un coussin rond de velours bleu roi. Et sur le coussin...

'Non' Souffla James, stupéfait.

Une broche, en bronze, finement ciselée, représentant un aigle prenant son envol. Son œil était en saphir et la double initiale, deux 'R' gravés à la base du cou de l'oiseau ne laissait aucun doute sur l'identité de sa propriétaire.

'La broche de Rowena Serdaigle (1). C'est... c'est dingue !'

Lily ne put qu'approuver, abasourdie. Ainsi, Voldemort possédait un objet des quatre fondateurs, et il l'avait caché ici, dans un endroit surprotégé... pourquoi ?

Prudemment, elle posa la main sur l'objet, craignant un piège, (elle n'allait quand même pas lui jeter un sort, c'aurait été un sacrilège !) et la retira aussitôt. Rien ne se passa. Soulagée, elle prit la broche et la glissa dans sa poche.

La salle se mit à trembler.

'Et merde !' S'exclama James.

Lily regarda désespérément autour d'elle cherchant d'où viendrait le danger. Elle eut le temps de voir la dalle que James avait démoli se reformer, intacte, avant que les trois autres portes ne se soulèvent. Trois immenses créatures à la peau violette apparurent à la lumière des torches. Elles étaient dotées d'une énorme bosse sur le dos et de deux longues cornes dangereusement pointues. Leurs griffes aux mains et aux pieds étaient aussi aiguisées que les défenses de sanglier dégoutantes de bave qui dépassaient de leur gueule.

'Des Graphorns' Murmura James, terrifié.

Les trois énormes bestioles, quelque peu désorientées par le brusque changement de luminosité, eurent tôt fait de repérer leur proie : James et Lily, toujours au sommet du piédestal. Et, bien évidement, en animaux agressifs, au lieu de rentrer bien sagement dans leur tanière, ils se dirigèrent à puissantes foulées vers eux, leurs griffes s'enfonçant dans la pierre.

Lorsque l'un des trois commença à gravir le pilier sur lequel ils se trouvaient, Lily tenta un Stupéfix, qui ricocha sur l'épaisse peau du graphorn.

Il y eut un instant de flottement durant lequel les créatures, décontenancées par cette attaque, hésitèrent, puis tout s'enchaîna.

James saisit le bras de Lily et commença à redescendre l'escalier en direction de la sortie maintenant obstruée. Sans cesser de courir, il la réduisit à nouveau en miettes, l'explosion blessant une de ces satanées bestioles. Ils avaient presque atteint la sortie quand un second s'interposa.

Il leur fonça dessus, une lueur mauvaise dans le regard. Lily et James se séparèrent, sautant chacun d'un côté de l'escalier. Le monstre se retrouva alors devant un choix cornélien : lequel des deux allait-il déchiqueter en premier ? Son choix se porta sur la jeune femme, d'apparence plus fragile. Il sauta de l'escalier, se retrouvant face à elle et lui coupant toute retraite. Grave erreur.

Lorsqu'il chargea dans le but de l'empaler au bout d'une de ses cornes, Lily était prête. A la vitesse de l'éclair, elle dégaina un des poignards qu'elle dissimulait dans les pans de sa robe. Elle esquiva les deux cornes pointues et enfonça son arme dans le cou du monstre.

Celui-ci poussa un rugissement de douleur et vacilla, mais ne tomba pas. Deux autres lames sautèrent dans les mains de Lily, prête à l'achever. Ce fut à cet instant qu'un deuxième graphorn jaillit aux cotés du premier, rendant le combat inégal. Lily raffermit sa prise en se demandant vaguement comment son époux s'en sortait...

James avait eu plus de chances que Lily : après avoir sauté des escaliers, il avait eu une seconde de plus qu'elle avant qu'une des créatures, celle blessée, ne lui tombe dessus. Au sens littéral du terme.

Le graphorn, manifestement plus sournois que ses congénères, avait escaladé le mur, s'était dissimulé dans l'obscurité du plafond et, dès que James était apparu dans son champ de vision, il s'était jeté sur lui.

Le jeune homme se serait certainement retrouvé écrabouillé comme une crêpe si, à l'ultime seconde, il n'avait pas levé la tête et, dans un reflexe fulgurant, était parvenu à s'écarter.

Une pluie de sortilèges s'abattit aussitôt sur le monstre qui ne s'en formalisa pas outre mesure et avança dans la direction de James, obligeant celui-ci à reculer.

A cet instant retentit un hurlement de bête féroce.

'Lily.' dit James. Il souhaita lui porter secours, mais le graphorn lui barrait le passage, voulant visiblement en découdre. Énervé, James sortit son armultiple.

Une armultiple est un objet magique utilisé par les bretteurs de haut niveau. Inutilisée, elle a l'apparence d'un cylindre ouvragé en argent mais elle peut, lors d'un combat, se transformer en n'importe quelle arme blanche selon la volonté de son utilisateur.

Celle de James prit immédiatement la forme d'une épée légère, et le sorcier passa à l'attaque.

D'un mouvement qui aurait rendu jalouse une danseuse classique, il évita les cornes baissées de l'animal dont l'épée blessa le bras. James se baissa ensuite pour éviter une patte griffue qui tentait de lui arracher la tête. Se retrouvant aux pieds du monstre, il se releva en levant l'arme au dessus de sa tête. La lame s'enfonça dans le menton, transperçant le crâne. Le graphorn s'écroula et James dépassa son corps en courant sans un regard en arrière.

Il fit le tour du pilier et eut un aperçu de ce qu'il se passait de ce coté.

Lily faisait face aux deux derniers monstres en même temps avec seulement un poignard dans chaque main, et elle avait l'air de s'en sortir plutôt bien. Elle exécuta quelques passes, esquivant d'extrême justesse griffes et cornes, et asséna quelques douloureuses coupures à chacun de ses adversaires. Elle virevoltait, tournoyait, gracieuse et mortelle à la fois, épuisant à chaque pas les deux créatures qui, désorientées, menaçaient de s'empaler mutuellement. D'un geste vif, elle lança une de ses armes qui alla se ficher dans la gueule d'une des bêtes, qui s'écroula.

James bondit alors sur le dos du dernier graphorn en s'appuyant sur sa bosse, lui enfonça son épée dans la nuque et redescendit en se recevant avec légèreté, alors que le monstre s'écroulait en soulevant un épais nuage de poussière.

Le silence retomba brutalement. Puis, James croisa le regard de Lily, sourit et dit : 'Bien joué.'

Elle lui rendit son sourire d'un air épuisé. 'Bien joué à toi aussi.'

Nous sommes ensuite sortis le plus vite possible de là et sommes rentrés à notre hôtel. Le gardien nous a encore regardés avec des yeux ronds. Ben quoi ? Il a jamais vu de vêtements déchirés ?

Bratislava, le 14 juillet

Nous sommes retournés chez Natacha Longsight qui a accepté de nous laisser fouiller l'ancienne chambre de sa sœur. Nous y avons trouvé, magiquement dissimulé dans un mur, le journal des recherches de Natalia. Un coup de chance extraordinaire ! Écrit dans un langage codé (du russe), nous l'avons emporté avec nous pour le traduire et trouver un moyen de détruire l'Horcrux enfermé dans la broche de Serdaigle.

Car il nous semble logique qu'il s'agisse de l'Horcrux de Voldemort. Un objet aussi protégé...

Godric's Hollow, le 18 juillet

Nous sommes de retour en Angleterre. (Lily a vivement accepté le transplanage ; apparemment, elle non plus n'aime pas beaucoup la cheminette internationale) Dans notre rapport à Dumbledore, nous n'avons rien dit de la broche de Serdaigle, car nous tenons à détruire l'Horcrux nous-mêmes avant de lui en parler. Nous avons simplement dit que Natalia Longsight faisait des recherches sur le sujet. Ce vieux renard se doute certainement de quelque chose, mais n'a rien dit. La broche et le journal ont été rangés dans le Refuge, comme tous les documents top secret.

Le 30 juillet

Enfin ! La traduction du journal, après deux semaines de casse-tête et arrachages de cheveux en tous genres, est finalement achevée. Visiblement, il manque beaucoup de détails, et les sortilèges sont incomplets : encore du boulot pour nous...

Il y avait un gros blanc de plusieurs lignes, puis l'écriture changeait.

31 Octobre 1981

Ca y est ! Nous avons réussi, l'Horcrux est détruit. Enfin. Dumbledore doit passer demain, nous lui en parlerons à ce moment là. Je vais pouvoir ranger ce livre, avec la lettre pour Harry dedans. J'espère de toutes mes forces qu'il ne la lira jamais. Dans tout les cas, la broche est rangée derrière la tétralogie Traité de Défense, dans son coffret. Voilà une bonne chose de faite.

Harry n'en croyait pas ses yeux. La date de destruction de l'Hocrux était celle de la mort de ses parents ! Dumbledore avait, par un hasard extraorinaire, faillit connaître l'existence des Horcruxes des années plus tôt ! Hélas, ça n'avait pas été le cas.

'Pas étonnant qu'il ne m'ait jamis parlé de la broche.' Songea le jeune homme en baillant. Passé l'excitation de la lecture, il se sentait épuisé. Il fallait pourtant qu'il recupère le coffret contenant l'ancien horcrux, reprenne son balai et retourne à l'auberge avant que quelqu'un se soit rendu compte de son absence...

'Plus tard.' Pensa Harry en fermant les yeux.

Quelques secondes plus tard, il dormait profondément.

(1) Le double R correspond à la version anglaise du nom : Rowena Ravenclaw. Je trouvais juste qu'esthétiquement, 2 'R' valaient mieux qu'un 'R' et un 'S'. Je vous ai malgré tout mis le nom en version française, nettement plus simple à prononcer.

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Et voilà, c'est fini ! Toutefois, avant de vous quitter, j'aimerais apporter quelques précisions quant aux graphorns. Sachez que ce n'est pas moi qui ait inventé ces hideuses créatures, mais JKR. Hé oui ! Il est mentionné dans le livre Vie et Habitat des animaux fantastiques des éditions Gallimard Jeunesse :

'Graphorn, classification MdlM : XXXX (Dangereux)

Le graphorn habite les régions montagneuses d'Europe. Grand, d'une couleur violette tirant sur le gris, doté d'une bosse sur le dos, le Graphorn possède 2 très longues cornes pointues, marche sur de grandes pieds à 4 doigts et manifeste une extrème agressivité. (...) La peau du Graphorn est encore plus résistante que celle du dragon et a le pouvoir de repousser la plupart des sortilèges.'

Je n'ai donc absolumment rien inventé. J'ai a la rigueur ajouté des crocs dégoulinants de bave car ça faisait un peu plus menaçant, mais c'est tout.

J'espère que ce chap' vous a plu ! Si c'est le cas, dites-le ! Si c'est pas le cas, dites-le aussi ! Précisez pourquoi, ça me plairait aussi. Pour cela, des reviews ! Pliz !

Petite bande annonce pour le chapitre 7 : banquet, lecture intensive, fond de teint, jeu télévisé, un duel et du papier peint abimé ! Ca vous intrigue ? Alors, a bientôt pour de nouvelles aventures !