Note de l'auteure : Alecto n'est qu'une vilaine menteuse ! Eh oui, j'ai honte je ne suis même pas fichue de tenir des délais corrects... Aie aie aie. Enfin, mieux vaut tard que jamais comme dit, le proverbe, pas vrai ? Le plus simple est que je n'annoce plus de date comme ça je suis sure de pouvoir m'y tenir ! (pas con jean pierre !) Mais qui aurait pu prédire que je galèrerai autant cette année pour tout faire à la fois (à savoir : 2 lignes du prochain chapitre pour en moyenne 10 exos de maths et une vingtaine de pages d'histoire à apprendre du jour au lendemain - miracle auquel je suis parvenue hier soir) ? Mais bon, c'est pas tout ça, je vous raconte ma vie ardue de lycéenne mais je me doute que vous vous en foutez royalement, de mon lycée (j'vous en veux pas, n'ayez crainte). Passons aux choses sérieuses (sirius disent nos friends anglais) :
Un grand merci à molly seule et unique revieweuse pour le chapitre 7 (honte à tous les autres ! Bouh ! - ceci est une plaisanterie) qui m'a répondu sur deux chap' de suite (merciiiiiiiii) : hé ne t'en fais pas pour Ryry, il en a vu d'autre et il verra pire ! (niark niark niark !)
Et salutations à la liste des potesses (et des potes) lectrice de brouillons qui accueille de nouveaux membres pour cette année, dans l'ordre : Tif, Nico, Anne-Lise, Norapadfrite, Marion, Aurore et Charlotte (liste non exhaustive, bien sur)
Et maintenant, celui que vous attendez tous, le seul, l'unique, le vrai, le beau, le séducteur, LE CHAPITRE 9 ! tonnerre d'applaudissements
Chapitre 9 : Cobweb Orphanage
Minerva McGonagall promena son regard sur les cinq élèves assis devant elle, stupéfaite. Tous la fixaient avec plus ou moins d'attention, attendant d'elle une réponse quelconque.
Elle replongea dans le rouleau de parchemin posé devant elle, écrit vraisemblablement par Hermione Granger, pour se donner un peu plus de temps pour réfléchir.
L'idée qu'ils lui soumettaient était bonne, excellente, même, et chaque détail avait été prévu. Le seul véritable problème résidait dans le fait qu'il allait falloir demander l'autorisation du Ministère. Mais, avec les arguments étalés sous ses yeux, la bénédiction du gouvernement ne serait qu'une formalité.
Elle releva les yeux et s'accorda un sourire. Auquel ses cinq élèves répondirent avec espoir.
'Bien.' Fit-elle, je ne vois aucun problème pour mettre en place ce groupe…'
La directrice de l'école put les entendre tous soupirer avec soulagement.
'Je tiens tout de même à vous rappeler que c'est un projet d'envergure, qui nécessite beaucoup de responsabilités. Cela ne doit en aucun cas passer avant vos études. Me suis bien fait comprendre ?'
Tous hochèrent la tête avec vigueur. Peut-être un trop de vigueur, d'ailleurs.
'Très bien.' Dit-elle, résignée.
Elle ouvrit un tiroir et en sortit un morceau de parchemin sur lequel elle écrivit :
Je soussignée, Minerva McGonagall, directrice de l'École de Sorcellerie Poudlard, autorise la création de l'association d'élèves, baptisée Association de Défense, dont le but est d'améliorer les diverses techniques de duel des participants.
Fait à Poudlard, le 12 Septembre 1997
Elle signa et apposa le tampon magique et inimitable du lycée, le rendant ainsi authentique. Elle tendit ensuite le parchemin à Hermione qui le rangea soigneusement dans sa poche.
'Une dernière chose,' ajouta McGonagall, 'lequel d'entre vous a eu l'idée de ce groupe ?'
Il y eut un temps d'arrêt, puis Ron et Hermione échangèrent un regard furtif.
'C'est nous.' Dit Ron avec empressement. 'Hermione et moi.'
Minerva McGonagall s'abstint de tout commentaire, se contentant d'une moue sceptique. Puis, d'un geste, elle leur fit signe de sortir.
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Habillé d'un jean et d'un tee-shirt, un sa sur le dos et une carte de Londres dépliée devant lui, Harry déambulait dans une rue de la ville parmi les moldus. Une bande de jeunes en moto le dépassa à toute vitesse, le frôlant de peu.
Arrivant à l'angle de la rue, il essaya de lire son nom sur la plaque à moitié recouverte d'un tag, proclamant 'Fuck the police'. Il parvint cependant à déchiffrer l'inscription : East Street.
Repérant cette rue sur sa carte, Harry s'y engagea et tourna à droite.
La raison pour laquelle il se trouvait dans un quartier mal famé de la banlieue de Londres était fort simple : c'était ici que se trouvait Cobweb Orphanage, l'orphelinat qui avait vu naître Tom Elvis Jedusor.
Harry avait eu quelques difficultés à le localiser. En réalité, il s'agissait surtout d'un coup de chance. Dumbledore n'avait jamais précisé où cet endroit se trouvait exactement, et le jeune homme se doutait que si son ancien mentor ne lui en avait jamais fait part, c'était certainement que cela lui serait inutile. Mais Harry tenait à s'assurer qu'aucun objet susceptible de renfermer un morceau de l'âme de Lord Voldemort ne se trouvait là où se dernier avait passé son enfance.
Un petit tour à la London Library et à l'office du tourisme londonien lui avait appris ce qu'il voulait savoir.
Encore un coup d'œil sur la carte et Harry tourna à gauche pour entrer dans la rue qu'il cherchait : Portland Street. (1)
Le jeune homme ralentit le pas, cherchant le numéro 91. Il arriva devant une palissade en bois, là où aurait théoriquement dû se trouver l'orphelinat. Le jeune homme s'immobilisa face à la barrière, se demandant s'il fallait ou non l'escalader.
'Tu cherches quelque chose mon chou ?'
Harry se retourna brusquement pour voir qui avait parlé.
Trois femmes se trouvaient là, appuyées négligemment contre le mur. Toutes étaient vêtues plus ou moins de la même manière : minijupe en cuir, décolleté très échancré et maquillage à outrance. L'une d'elles, celle qui s'était adressée à lui, avait une cigarette coincée entre l'index et le majeur.
Harry s'efforça de rester impassible et s'approcha d'elle d'un pas qu'il espérait nonchalant.
'C'est exact, madame,' dit-il d'un ton aimable, 'je cherche Cobweb Orphanage.'
La femme eut un sourire ironique.
'Oh, si le petit bourgeois donne du madame, alors…'
Elle lui souffla une bouffée de cigarette au visage. La fumée âcre picota les yeux du jeune homme mais il conserva une expression neutre, la fixant droit dans les yeux.
'Il faut sortir un peu plus mon chou.' Poursuivit-elle. 'Ca fait un bail que l'orphelinat est à l'abandon. Il sera même démoli dans une semaine.'
Cela s'annonçait mal. Si le bâtiment était détruit, Voldemort avait sûrement déjà ôté tout objet important. Si objet important il y a eu, bien sûr.
'Est-ce qu'il serait malgré tout possible d'entrer ?' Questionna-t-il néanmoins.
'A part en escaladant la palissade et abimer des beaux habits du dimanche, je ne vois pas comment tu peux faire, mon chou. Et d'abord, qu'est-ce que tu veux fiche dans ce truc en ruines ? Les jeunes du coin y vont bien de temps en temps squatter un peu, mais…'
'Ca, ce sont mes affaires. Au revoir madame.'
Il se détourna et observa attentivement l'obstacle de bois. Sous le regard goguenard des trois femmes, il enleva son sac à dos qu'il jeta par-dessus la palissade et recula de quelques pas pour prendre de l'élan.
'Cinq livres qu'il entre sans une égratignure !' Lança la femme à ses compagnes.
'Tenu !' Répondit l'une d'elles.
Harry les ignora, évaluant plutôt la hauteur. Un peu plus de deux mètres…
Le sorcier bondit, son pied droit s'appuya sur les planches de bois, et il se hissa à la force de bras pour franchir la palissade sans encombre.
Il se réceptionna souplement puis ramassa son sac.
Dans la rue, il entendit distinctement : 'Tu me dois cinq livres Betty.'
Harry sourit et traversa la cour dont les pavés étaient éclatés par endroit, contemplant la bâtisse qui se dressait devant lui.
Visiblement ancienne, la seule qualification que l'on aurait pu lui donner était : 'complètement en ruine'. Ressemblant davantage à une caserne militaire qu'a un lieu destiné aux enfants, ses murs étaient lézardés un peu partout et toutes les fenêtres à croisillons avaient les carreaux brisés.
Le jeune homme se dirigea vers la porte dont la serrure avait été forcée et l'ouvrit, entrant dans l'ancien orphelinat.
Une inspection rapide du rez-de-chaussée ne donna aucun résultat. La seule découverte qu'il fit fut un vieux matelas défoncé, parsemé de mégots de cigarette et de seringues usagées, et une immense cuisine hors d'usage, où bon nombre d'araignées avaient élus domicile.
'Si Ron voyait ça !' Songea-t-il
Harry monta l'escalier. Enfin, escalader serait un mot plus juste, les marches vermoulues menaçant de s'effondrer à chaque pas ; ce fut avec soulagement que le jeune homme atteignit le premier palier, après un ultime grincement des planches de bois.
Il sortit sa baguette qu'il avait rangée dans sa poche le temps de l'escalade, et lança le Sort du Microscope qui révélait toute présence de résidus magiques, présents là où un sort a été appliqué. Décidément, les livres de Godric's Hollow étaient vraiment utiles...
La luminosité faiblit aussitôt, conséquence de l'enchantement. Toutes les particules magiques résiduelles luiraient ainsi d'un joli vert fluo. Satisfait, Harry avança dans le couloir devant lui et ouvrit la première porte à droite.
Deux lits superposés aux cadres rouillés, et une vieille armoire de bois aux portes branlantes. Rien d'autre, pas même une fenêtre. Harry sortit de la pièce et passa à la chambre suivante.
Il examina ainsi une douzaine de chambrettes sans rien découvrir. Le jeune sorcier s'apprêtait à ouvrir une nouvelle porte lorsqu'il interrompit son geste, la main à mi-chemin de la poignée.
Près de la serrure, des grains de lumière verte brillaient doucement.
Harry sentit son pouls s'accélérer. Serait-il possible que… ?
Il entra dans la pièce, la baguette levée et vit aussitôt ce qui clochait : l'armoire irradiait de lumière, illuminant toute la pièce.
Elle n'avait pourtant rien de bien particulier, cette armoire ; les portes, grandes ouvertes, ne révélaient que des étagères vides.
Perplexe, Harry les examina une à une, essaya même quelques sorts, sans aucun résultat. Le jeune homme repoussa une porte pour pouvoir examiner l'arrière du meuble. Le halo luminescent diminua nettement.
Sourcils froncés, Harry rouvrit les battants en grands et examina plus attentivement le meuble, sondant chaque recoin, chaque centimètre carré de bois, ouvrit et referma plusieurs fois les portes en observant les particules, utilisa une bonne dizaine de sortilèges susceptibles de l'aider et secoua même le meuble à grands coups de Wingardium Leviosa, sans le moindre résultat.
Frustré de se savoir près du but sans pouvoir l'atteindre, il referma l'armoire un peu brutalement. Les particules magiques disparurent et le jeune homme se retrouva plongé dans la pénombre. Il décida de s'asseoir dos contre le mur, en face de la penderie pour examiner calmement les différentes options qui s'offraient à lui.
Il pouvait rester là, assis par terre comme un idiot à attendre un quelconque miracle, retourner sur le Chemin de Traverse prendre son miroir à Double Sens et demander conseil à Hermione… ou, pourquoi pas, démolir cette fichue armoire à coups de massue.
La dernière option n'était certes pas la meilleure, mais dans l'immédiat, c'était celle qui lui plaisait le plus.
Promenant machinalement son regard à la recherche d'une hache quelconque, il ne vit rien de très utile à la démolition des portes en chêne : des bouts de verre brisés, des morceaux de fer rouillés, de la poussière un peu partout, un lavabo ébréché, un cadenas luminescent, un… un cadenas luminescent ?
Harry se redressa et ramassa vivement l'objet, à moitié caché par un des pieds du lit. Il s'agissait d'un vieux modèle moldu, déjà ouvert, avec un code de trois lettres. Il semblait complètement rouillé au premier abord, mais quand Harry fit jouer les mollettes, il s'aperçut que le mécanisme était en parfait état de marche. De plus, les grains lumineux ne laissaient aucun doute : l'objet avait été ensorcelé, peut-être même l'était-il encore.
Harry alla vers l'armoire, rabattit le loquet, passa le cadenas dans le crochet prévu à cet effet et verrouilla les portes, un déclic annonçant la fermeture du cadenas.
Aussitôt, les mollettes se mirent à tourner à toute vitesse, faisant défiler des centaines de combinaisons, avant de s'immobiliser sur trois caractères : un L, une petite étoile, un V.
LV
'Lord Voldemort.' Songea Harry.
Evidement, quelle autre combinaison aurait pu choisir son ennemi pour verrouiller l'accès à un de ses horcruxes ? Les initiales du nom le plus craint de tout le pays, celui que même ses serviteurs n'osaient prononcer, quoi de mieux pour interdire l'accès à une parcelle de son âme ? Et dans ce cas, quel était le code qui ouvrait le cadenas ? Un code que lui seul et quelques uns de ses plus fidèles serviteurs pourraient connaître ?
La solution apparut aux yeux d'Harry si simple, si évidente qu'il s'étonna de ne pas l'avoir trouvée tout de suite. Ses doigts s'empressèrent de manipuler le verrou, alignant un T, un E, puis un J, initiales du véritables nom de Voldemort, Tom Elvis Jedusor, celui qu'il portait encore lorsqu'il vivait dans cet orphelinat.
Le cadenas se détacha, tomba, roula au sol. Harry empoigna le loquet, prêt à ouvrir la porte avant de s'immobiliser brusquement, trouvant cela beaucoup trop simple. La vision de la main brûlée de Dumbledore s'imposa à lui. Oui, on n'est jamais trop prudent face au Seigneur des Ténèbres…
Jetant un regard autour de lui, il avisa le matelas défoncé sur le cadre du lit rouillé. Ca ferait l'affaire.
D'un coup de baguette, il fit basculer le tout, cadre et matelas, pour en faire une sorte de mur de protection. Le jeune homme se glissa ensuite dans l'espace entre le mur et le lit, pointa sa baguette en direction du loquet et ouvrit la porte.
Il eut tout juste le temps de s'accroupir au sol qu'une gerbe de feu jaillissait de l'armoire. Le souffle de l'explosion comprima Harry entre le matelas, lui écrasant la poitrine et il sentit une intense chaleur autour de lui qui lui léchait la peau, prête à mordre, à brûler, à dévorer…
Puis, les flammes s'éteignirent subitement, laissant place à une agréable fraîcheur. Harry se releva lentement et, voyant que le danger était passé, repoussa le lit d'un coup de pied.
Quelques flammèches dansaient encore paresseusement sur le sol ; Harry les éteignit à grands coups d'Aguamenti, puis s'approcha de l'armoire, intacte.
Les étagères avaient complètement changées d'organisation : il n'en restait qu'une, placée à hauteur de poitrine, sur laquelle trônait un petit coffret que le jeune homme reconnu aussitôt pour l'avoir vu dans la pensine de Dumbledore. Ce coffret, il appartenait à Hepzibah Smith, et contenait alors la coupe d'Helga Poufsouffle, horcrux de Voldemort.
Harry prit le boitier de cuir entre ses mains avec révérence, retint sa respiration et souleva le couvercle. Ses yeux s'écarquillèrent de stupéfaction.
L'écrin était vide.
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(1) : East Street et Portland Street existent bel et bien, mais appartiennent en fait un quartier riche de Londres, entre Vauxhall et London Bridge. On est passé devant en bus lors d'un voyage en Angleterre en 2e. Si je m'en souviens si bien de cette rue, c'est parce que l'adresse du fan club de Daniel Radcliffe est à Great Portland Street (les deux rues n'ont aucun rapport, elles se situent chacune d'un coté de la Tamise). Pitié, ne me demandez pas POURQUOI je me trimballe avec l'adresse de Daniel Radcliffe dans ma tête. On commet tous des erreurs de jeunesse…
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Vous ai-je déjà dit que j'adorais les fins de chapitres sadiques ? Vous aviez deviné ! Bah, comment vous avez fait ? Vous êtes trop forts ! N'empêche, je le fais quand même : niark niark niark !
Allez, à la prochaine pour le chapitre 10 (je ne mets pas de bande annonce, sadique oblige - flemme oblige aussi, peut-être) ! Avant de nous quitter, une petite question :
A quoi sert le bouton bleu en bas de votre écran ?
Bonne réponse, 'à poster des reviews' ! Vous avez gagné le droit de cliquer sur le bouton bleu, toutes mes félicitations !
