Note de l'auteure : Helllooooo !! Ca va bien ? regarde autour d'elle et ne voit que des regards courroucés Heu... j'ai du retard, c'est ça ? Oui, mais on fait ce qu'on peut ! C'est déjà miraculeux que j'arrive à aller sur l'ordi plus de 5min (grand dragon maternel monte âprement la garde, et reste attablée au bureau pour travailler : dur...) alors, en plus lorsque je n'ai plus trop de devoirs à faire (petit DM de maths, patiente, sois sage, tu veux et fous-moi la paix).

Alors voilà, pas ma faute, et il est fort posible que le rythme ne s'accélère pas davantage mais soyez surs d'une chose : je n'arrêterai pas cette fic. J'ai passé trop de temps dessus pour laisser tomber, et je la finirai. Voilà, c'est dit. C'est une promesse.

Passons aux remerciements : un grand merciiii à Angel Soya, Touone, SiaAhn Sacham, Ataensic, marion pour m'avoir laissé une review au chapitre 10 ! (au fait marionnette, faudra que tu m'expliques comment je vais bien pouvoir caser une anecdote sur Christophe Maé (hiiiiiiiiiiii !!! Christophe, je t'aime ! ca te rappelle pas quelques chose ça?) et Merwann (re hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!) étant donné qu'il n'y a pas de spectacle du roi soleil dans HP ?)

Et remerciements tout particulier à molly59 dont la fic est toujours aussi géniale ! (encore un pti coup de pub rien que pour toi) Ne t'inquiète pas, j'ai du retard, mais je n'arrête pas, au contraire ! Pour info, je suis en pleine écriture du chapitre 18 au brouillon. La seule raison pour la quelle ils ne sont pas encore en ligne est qu'ils sont trèèès longs à taper et que je n'ai donc pas de temps. Et je voulais aussi te dire : le coup de l'ultimatum, dans ta fic, j'ai eu exactement la même idée ! Sisi ! C'est noir sur blanc pour le chap 17 (oups, je me tais) ! Ca m'a fait tiquer lorsque j'ai vu ça !

Chapitre 11 : Drôle d'endroit, drôle de rencontre

Un mois plus tard dans la Grande Salle, un autre petit déjeuner pour un autre matin. Un autre moment passé à tenter tant bien que mal d'émerger du sommeil. Il y a d'abord ceux qui piquent du nez et ceux qui appuient leur tête sur leur poing, ceux qui font faire mollement trempette à leur tartines et ceux qui mâchonnent leur céréales au lait, mais tout Poudlard se trouve dans cet état d'hébétude si propre au réveil.

Jusqu'à l'arrivée du courrier. Là, les oreilles se tendent au bruissement des dizaines de paires d'ailes, les têtes se relèvent dans l'attente de bonnes… ou mauvaises nouvelles. Car voilà le cadeau de la nuit. Elle apporte chaque jour son lot de morts, de massacres et de désolation. La plupart du temps, la fin de la lecture du courrier est accueillie avec soulagement, mais il arrive que parfois…

'Alors ?'

Hermione replia le journal et le posa à coté d'elle avant de relever la tête, croisant les regards de Ginny et Ron.

'Personne que l'on connaît.' Répondit-elle.

Les épaules des frère et sœur se relâchèrent de concert.

'Mais il y a eu un massacre du côté de Portsmouth hier soir, et - '

'Noooonnnn !'

Tous tournèrent la tête en direction de Lavande Brown qui s'était jetée en larmes dans les bras de Parvati.

Celle-ci la réconforta comme elle le put, lui murmurant des paroles de réconfort, puis l'aida à se lever pour la faire sortir de la salle où tout le monde la regardait, afin qu'elle puisse pleurer tout son saoul à l'abri des regards inquisiteurs.

Lavande ne viendrait pas en cours de la journée et le soir, dans la Salle Commune des Gryffondors, ses plus proches amis se réuniraient autour d'elle pour tâcher de la dérider un peu. A un moment, Dean Thomas se lèveraient pour se diriger à grands pas vers la table où Hermione, Ron, Ginny et Neville se seraient assis…

Il leur jeta l'exemplaire du jour de la Gazette du Sorcier au milieu des parchemins sur lesquels ils travaillaient.

'Tenez.' Leur dit-il d'une voix forte. 'C'est à transmettre à Potter. Demandez-lui comment ses vacances (il insista vigoureusement sur le mot) se passent bien.'

Les quatre amis froncèrent les sourcils de concert.

'Lisez. Lisez le titre, allez-y !' Lança Dean.

Tous se penchèrent au dessus de la table pour déchiffrer, écrit en gros caractères :

MASSACRE A PORTSMOUTH

MAIS OU EST DONC L'ELU ?

Il y eut un temps de silence pendant lequel les visages restèrent fermés, les mâchoires serrées. Puis :

'C'est quoi ton problème, Thomas ?' Fit Ginny d'un ton sec.

'Potter ! Ce journal dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas : qu'est-ce qu'il fiche ? Ca fait plus de deux mois qu'il s'est barré et qu'on n'a eu aucune nouvelle, non ?'

'Et ?' Coupa Ginny. 'Il a peut être autre chose à faire que de t'envoyer une carte postale, tu ne crois pas ?'

Toute la salle avait les yeux fixés sur elle et Dean, l'un en face de l'autre, s'affrontant du regard.

'Ou peut être qu'il se cache, bien à l'abri qu'il est, pendant que nos familles se font trucider !'

'C'est sûrement ce que tu ferais, toi à sa place, mais Harry n'est pas comme ça et il ne nous laissera jamais tomber !'

'Oh, je vois ! On reste fidèle à son cher héros !' Cracha Dean. 'Mais je te rappelle qu'il t'a largué, Gin, tu l'as oubliée ?'

Ginny resta la bouche ouverte, à court de réplique. Dean lui adressa un sourire moqueur qui la fit vaciller. Hermione, à côté d'elle, posa sa main sur son bras d'un geste apaisant, mais si elle avait eu des avada kedavra à la place des yeux, Dean Thomas serait mort.

Ce dernier, voyant que personne ne répliquait, eut un sourire victorieux, se retourna pour regagner sa place et ne put s'empêcher de vouloir enfoncer le clou en lançant une dernière pique :

'N'oubliez pas de transmettre mes amitiés à votre pote le trouillard !'

A la vitesse de l'éclair et sans que personne n'eut pu réagir, Ginny sortit sa baguette. Il y eut une explosion et Dean se retrouvait avec de superbes chauves-furies lui lacérant le cuir chevelu.

La jeune fille le dépassa à pas vifs pendant qu'il se débattait à grands renforts de cris de goret et grimpa l'escalier qui menait au dortoir des filles.

Hermione la suivit des yeux alors qu'elle disparaissait dans la tourelle, abaissa son regard sur Dean qui se démenait au sol et passa à coté de lui avec indifférence pour rejoindre son amie et réparer un peu les dégâts.

Elle la trouva comme elle l'avait supposée assise sur son lit, des larmes roulant sur ses joues.

Hermione s'assit à côté d'elle et lui posa une main réconfortante sur l'épaule.

'Hé, ça va aller ?' Murmura-t-elle. Ginny renifla et secoua la tête, puis passa une main sur ses yeux pour essuyer ses larmes. Son amie lui tendit un mouchoir qu'elle venait de faire apparaître et que Ginny s'empressa de prendre.

Après un long moment d silence, la jeune fille ouvrit la bouche et dit d'une voix faible : 'Désolée.'

'Pas de problème.' Répondit Hermione avec un petit sourire.

'Il m'a tellement énervé… je ne sais pas ce qui m'a pris.'

'Bah, tout le monde a le droit de 'péter un câble' de temps en temps !'

L'expression fit sourire Ginny. Sourire qui se transforma en grimace, trahie par le ton amusé qu'elle employa ensuite : 'Heureusement pour cet imbécile que ça n'arrive pas très souvent !'

Son visage se alors songeur : 'Je me demande comment j'ai pu accepter de sortir avec lui ! La pleine lune, peut être.'

Hermione pouffa des simagrées de la jeune fille et renchérit : 'Mais non, voyons ma chérie,' fit-elle d'une voix éthérée, 'c'est la position relative de Mars et Vénus qui dictait votre conduite ! votre destin est écrit dans les étoiles !'

Ginny éclata de rire.

'Bravo pour la prédiction !' Hoqueta-t-elle entre deux fous rires.

'Merci.' Déclara Hermione d'un ton faussement modeste.

Leurs rires finirent par s'éteindre. Il y eut un instant de silence, chacune demeurant plongée dans ses pensées jusqu'à ce que Ginny demande d'un ton hésitant :

'Hermione… est-ce que Ron ou toi avez eu des nouvelles de Harry récemment ?'

Son interlocutrice sursauta, surprise une fois encore par la manie qu'avait son amie de sauter du coq à l'âne. Elle hésita sur la réponse à donner. Si ça avait été n'importe qui d'autre, elle aurait répondu 'non' sans hésiter et sans remords, mais il s'agissait de Ginny, une amie amoureuse d'Harry depuis des années. Si quelqu'un avait besoin de savoir comment le jeune homme se portait, c'était elle.

'Oui.' Dit-elle finalement.

'Et… il va bien ?' La voix de Ginny était anxieuse.

'Oui.' La jeune fille soupira de soulagement.

'Et…' Ajouta Hermione 'Il demande souvent de tes nouvelles.'

Lentement, les lèvres de Ginny s'étirèrent pour former un sourire ravi.

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La fumée qui s'échappait des pipes, cigares et calumets allumés commençait à donner la migraine ainsi que la nausée à Harry. Si seulement fumer était autorisé et béni par la loi, il aurait été quasiment certain que personne, dans ce bar de l'Allée des Embrumes ne se serait risqué à allumer un briquet de peur de se faire lyncher.

Il rajusta son capuchon, fit signe à une serveuse aux airs de vampire et lui commanda une seconde Bieraubeurre, plus pour éviter les regards soupçonneux que pour son goût (infect).

'Tien de mieux ? Si tu veux, j'peux te proposer une spécialité de la maison : l Bloody Mary, ça te dis ?'

Harry fut surpris d'entendre un nom de cocktail moldu dans un pub aussi mal famé et accepta la boisson afin d'éviter les foudres de la serveuse.

La vampirette tourna les talons, laissant le jeune homme seul à sa table et libre d'observer à travers les carreaux sales sa prochaine destination pour une 'visite de courtoisie horcruxéenne' : Barjow et Beurks.

Il s'agissait de sa troisième soirée passée dans ce vieux pub miteux afin d'essayer de déterminer la manière dont il pourrait fouiller la boutique discrètement et il n'avait toujours pas d'idée. Le vieux Barjow ne fermait jamais et des aurors patrouillaient souvent dans les parages.

Harry avait à sa décharge le fait qu'il n'était pas dans ses habitudes de cambrioler un malhonnête commerçant et il commençait à s'interroger sur la réelle utilité de sa démarche, mais aucune piste n'était à négliger. Après tout, peut être Voldemort avait-il profité de la seule nuit par an durant laquelle le tenancier dormait pour allait planquer chez lui le seul Horcrux qu'il n'avait pas encore planqué, à savoir son serpent adoré ?

Totalement improbable.

En réalité, Harry espérait vaguement découvrir un indice sur le lieu où pourraient se trouver la coupe ou le médaillon, voire carrément les trouver comme par miracle dans l'arrière boutique du charmant Mr Barjow… ou apprendre quelque chose d'utile dans ce bar en rapport avec les mangemorts.

La serveuse revint avec un verre rouge sang qu'elle posa sans ménagement sur la table. Le liquide tangua dangereusement mais resta comme par miracle dans son récipient.

'Et voilà' s'exclama la serveuse, un Bloody Mary façon maison !'

Harry porta la boisson à ses lèvres et ne put s'empêcher de grimacer au goût âcre qui lui envahit la bouche.

'C'est fort, hein ?' Demanda la femme 'Ya qu'ici qu'on en trouve des comme ça…' Elle lui tourna le dos pour regagner son comptoir mais Harry entendit tout de même la fin '… avec du sang de mouton à la place du jus de tomate !'

Harry reposa aussitôt son verre et l'écarta de lui en tentant de masquer son expression de dégoût. Il jeta un regard machinal autour de lui jusqu'à ce que ses yeux tombent sur une femme, assise sur un des trépieds bancals du comptoir.

C'était une femme d'âge mûr, d'environ quarante ans, aux longs cheveux d'un blond cendré attachés en queue de cheval sur sa nuque. Quelques mèches éparses s'échappaient de l'élastique sensé les retenir, tombaient le long de ses tempes et sinuaient sur ses épaules. Ces dernières étaient couvertes par une longue et ample robe de sorcier noire qui descendait jusqu'aux chevilles, laissant apercevoir des bottines de cuir, noir également. Ses mains, gantées tenaient un verre rempli d'un liquide ambré posé devant elle.

Elle dût sentir qu'on l'observait, car elle tourna brusquement la tête en direction du jeune Potter. Ses yeux étaient d'un bleu délavé, presque blanc et immobiles, morts : la femme était aveugle. Cependant, quand Harry croisa ce regard, il eut l'impression qu'en un éclair, elle apprenait exactement qui il était et pourquoi il était là. Une impression de mise à nu, si intense qu'elle en fut presque douloureuse, un sentiment de danger, de menace qu'il se força à détourner le regard de ces yeux si troublants.

Il baissa ses propres yeux sur son verre, essayant d'ignorer le picotement désagréable sur sa nuque et se concentra sur la manière dont il allait bien pouvoir se débarrasser discrètement de son infâme boisson.

Lorsqu'il releva la tête, il ne put s'empêcher de sursauter : la femme aveugle était venue s'asseoir sur le siège juste en face de lui sans qu'il ne le remarque, plus silencieusement qu'une ombre.

Il la dévisagea sans mot dire et elle le fixa de son regard mort. Ils restèrent ainsi quelques temps (combien exactement ? Dix secondes ? Dix minutes ? Harry n'aurait su le dire) puis son interlocutrice sourit et dit le plus tranquillement du monde :

'Je ne savais pas que le Survivant s'amusait à cambrioler les boutiques de receleurs malhonnêtes, Mr Potter.'

Le Survivant en question haussa les sourcils, tâchant de conserver son sang froid. Il parvint même à rendre son sourire à la femme, en nettement moins large cependant. 'Que voulez-vous, les temps sont durs, on fait ce qu'on peut.' Répondit-il. Puis son sourire s'effaça et son expression se fit méfiante.

'Qui êtes-vous ?' Demanda-t-il d'un ton sec.

'Mon nom est Élizabeth Hawkeye. Je suis Légilimens.'

A ce mot, Harry se raidit. Sa main plongea instinctivement dans la poche de sa robe où se trouvait sa baguette : le seul Légilimens qu'il connaissait étant Severus Rogue, il jugeait que c'était plus prudent.

'Je ne ferais pas ça à votre place, ce serait le meilleur moyen pour rameuter tous les Aurors du coin. Et ce n'est pas ce que vous souhaitez, n'est-ce pas ?'

Le jeune homme obéit et reposa sa main sur la table. Il prit son verre pour se donner une contenance, le porta à ses lèvres et le reposa de suite en se rappelant ce qu'il y avait dedans.

'Et je ne suis pas une Mangemort.' Poursuivit la dénommée Hawkeye.

Harry fit une moue sceptique. La femme leva ses mains gantées et retroussa ses manches, révelant ses avant-bras vierges de toute marque des Ténèbres.

'Satisfait ?' Interrogea-t-elle.

Harry ignora la question et répliqua du tac au tac :

'Vous êtes vraiment aveugle ?'

'Je suis Légilimens, cela suffit.'

'Je croyais qu'il fallait un contact visuel pour pratiquer la Légilimency ?'

'C'est une technique, oui, mais ce n'est pas la seule.'

'Et quelles sont les autres ?'

'Cela ne vous regarde pas, vous n'êtes pas mon élève.'

Harry se tut, hésitant à poser la question qui lui brûlait les lèvres.

'Non, je ne vous prendrai pas comme élève.' Dit Elizabeth Hawkeye.

'Mais - '

'Vous êtes un très mauvais occlumens et faites par conséquent une cible idéale pour Voldemort ; mais vous vous défiez de moi et si un élève n'a pas confiance en son professeur, celui-ci ne peut rien lui apprendre.'

Harry chercha quelque chose à répondre et ne trouva rien à dire. Il n'avait pu s'empêcher de noter l'utilisation du nom qui terrifiait tout le monde, ce qui prouvait définitivement que ce n'était pas une mangemort mais toutes les épreuves qu'il avait traversé lui avait appris à ne jamais se fier aux apparence. Hors, cette femme, malgré son handicap, lui apparaissait comme dangereuse et lui accorder sa confiance alors qu'il ne savait rien ou presque d'elle lui semblait de la plus parfaite stupidité.

Elizabeth Hawkeye le fixait toujours de ses yeux blancs, semblant l'étudier.

'Votre boisson n'a pas l'air de vous plaire, Potter.' Dit-elle au bout d'un moment.

Harry l'observa d'un air perplexe se demandant où elle voulait en venir.

'Non.' Finit-il par répondre, 'je n'aime pas beaucoup le sang de mouton.'

'Le thé vous conviendrait-il mieux ?'

'Euh…oui. Ils en servent ici ?'

'Non.' Fit-elle en se levant. 'Mais j'ai chez moi un délicieux Earl Grey. Ca vous intéresse ?'

'Avec plaisir.' Répondit le jeune homme qui venait de comprendre.

Il ne savait plus trop s'il avait confiance en elle ou pas et décida de lui accorder le bénéfice du doute.

Il déposa cinq mornilles sur la table et suivit Hawkeye hors du bar. Elle le conduisit à travers de nombreuses ruelle, franchit de nombreuses intersections, tournant à gauche, à droite, à gauche… et ainsi de suite, elle, le guidant de sa démarche souple et silencieuse, lui, deux pas derrière, tous deux en gardant le silence.

Harry ne put s'empêcher d'être impressionné par l'incroyable habilité de celle qui le précédait à s'orienter. Pas une fois elle n'eut l'air de chercher son chemin. De temps à autre, elle touchait le mur pour chercher l'angle du croisement, mais c'était tout, du moins, à ce qu'il semblait.

Ils finirent par arriver à une petite porte de bois dont la peinture verte était écaillée. Elizabeth sortit sa baguette, tâtonna un peu pour trouver la serrure et marmonna des paroles que Harry ne comprit pas. La porte s'ouvrit.

'Le salon est au fond du couloir. Faites comme chez vous je vais prépare le thé.'

Le jeune homme suivit les indications de son hôtesse et s'assit dans un fauteuil recouvert de tissu vert. Hawkeye revint rapidement avec un plateau à la main, servit la si anglaise boisson (un sucre, pas de lait, merci) et débuta aussitôt la conversation par le sujet qui les occupaient.

'Je vous préviens tout de suite, Potter : normalement je ne prends jamais d'élève. Alors je parlerai sans détours : je veux du sérieux, du travail, de la concentration. Ce sera dur, vous m'apprécierez parfois mais me détesterez souvent. Vous n'aurez qu'à vous dire que c'est pour votre bien, que vous l'avez voulu, je m'en moque, vous n'aurez en tout cas pas à vous plaindre ; la moindre plainte et je vous mets dehors. Me suis-je bien fait comprendre ?'

'C'était on ne peut plus clair,' songea Harry.

'DSois-je comprendre, demanda-t-il, que vous m'acceptez pour élève ?'

L'expression du visage d'Elizabeth Hawkeye ne nécessitait aucune réponse.

'Merci.' Dit-il simplement.

'De rien. Je vais vous en faire baver.' Répondit-elle simplement.

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Ron s'empressa de quitter la salle de cours d'histoire de la magie dès que la sonnerie eut retenti, Hermione le suivant à allure plus modérée. Tous deux prirent en suite la direction de leur salle commune afin d'y déposer leurs affaires avant d'aller dîner.

'Je n'arrive pas à comprendre comment la révolution américaine du XVIIIe siècle peut susciter aussi peu d'intérêt.' Tempêta Hermione. 'C'est pourtant passionnant !'

'Mione, franchement, le XVIIIe et les révolutions je n'ai rien contre. C'est juste que Binns… euh… ne facilite pas la concentration.'

'Hum, excusez-moi ?'

Les deux amis s'interrompirent pour écouter la minuscule première année qui venait de les interpeller.

'Ronald Weasley et Hermione Granger ?' Acquiescement des concernés.

'Le professeur Tonks m'a chargée de vous donner ça.' Fit la fillette en tendant un rouleau de parchemin.

Hermione le saisit en remerciant la petite messagère, le déroula et le lut en silence. Elle releva ensuite la tête :

'Elle nous demande dans son bureau. Immédiatement.'

'Tu croies qu'elle a des résultats concernant la boite ?' Deamanda Ron.

Hermione haussa les épaules : 'On le saura là-bas.'

Dix minutes plus tard, ils frappaient à la porte de Tonks.

'Entrez !' Entendirent-ils.

Ron ouvrit la porte.

'Ha, vous voilà vous deux ! Asseyez-vous.' Dit leur amie d'un ton sec.

Elle semblait très agitée, ne cessant d'aller et venir d'un bout à l'autre de la pièce. Sa métamorphomagie témoignait d'ailleurs de cette agitation : Hermione et Ron pouvaient voir ses cheveux passer du rose vif au noir de jais et du court au long en quelques secondes, le temps qu'elle aille de son bureau au canapé dans lequel ils s'étaient assis. Tonks finit par sortir sa baguette, fit venir à elle l'écrin qui avait contenu la Coupe de Poufsouffle et la posa violemment sur la table basse devant eux.

'Alors ?' S'exclama-t-elle. Les deux amis la regardèrent sans comprendre.

'Donnez-moi une seule bonne raison pour que je n'en parle pas à mes supérieurs !'

Ils échangèrent un regard inquiet.

'Euh… tu pourrais nous expliquer ?' Interrogea Ron.

'Que je retrouve les empreintes magiques et digitales d'Harry dessus, passe encore. Mais j'aimerais comprendre pourquoi il y a aussi celles de Severus Rogue ?'

Ahahahahahahahahahahah !!!! Ca c'est une fin comme je les aime ! Figurez-vous que ce chap est un de mes préférés, dans ceux que j'ai écrits, même si je me rappelle qu'il m'avait donné beaucoup de mal (c'est d'ailleurs ceux que j'ai le plus de mal à écrire que je finis par préférer. J'ai tellement sué dessus que le résultat me semble pour une fois à la hauteur de vos encouragements).

J'ai une autre annnonce à faire (que j'ai oublié de faire plus haut) : une petite soeur est en route ! Mais non, ma mère n'est pas enceinte, je parlais de la fic ! Il se trouve que j'ai quelques idées pour une suite possible de cette histoire, et si j'ai toujours le temps et l'envie de l'écrire quand je serais parvenue à terminer celle-ci, eh bien...

J'ai aussi oublié de remercier mes commentateurs préférés !! Coucou à Tif, Nico, Nora, Lisette, Marion, Aurore, Charlotte... mes excuses si j'ai oublié qqun !!