Note : Bon, siouplé, ne lancez pas de tomates !! Je n'ai pas arrêté cette fic, et j'ai bien l'intention de la finir si j'en ai le temps ! J'ai juste mis en pause mes activités fanfictionniennes le temps de réviser et de passer mon bac. Maintenant que c'est fait, me revoi là !
Sur ce, bonne lecture !!
Chapitre 17 : … à crise politique
Harry resta un instant immobile, allongé sur le dos et le cœur battant la chamade, sans savoir que faire.
La situation était pourtant d'une horrible clarté : Voldemort frappait et frappait fort, enlevant les familles des Aurors pour faire chanter Rufus Scrimgeour et le forcer à démissionner.
Et le jeune homme savait exactement où tous ces otages seraient emmenés. Il était d'ailleurs certainement le seul à pouvoir modifier la situation en faveur du ministre et sauver ainsi une cinquantaine de personnes.
'La routine quoi.' Songea-t-il ironiquement.
Bon, pas le temps de traîner. D'un geste vif il chausse ses lunettes, se rappela qu'une branche était tordue, les retira avec agacement et les répara d'un coup de baguette avant de les remettre sur son nez, le tout en utilisant la Legilimency dans l'idée de prévenir Hawkeye.
Comble de malchance, celle-ci avait érigé ses habituelles murailles mentales avec l'Occlumency, empêchant quiconque de la déranger et Harry eut beau hurler mentalement contre ses barrières, sa professeure et alliée ne réagit pas le moins du monde, trop occupée à dormir, comme cela lui arrivait de temps à autre.
Frustré, il sauta de son lit et empocha baguette et armultiple posées sur sa table d chevet.
Puisqu'Hawkeye était indisponible, il se débrouillerait seule. La meilleure façon d'agir pour le moment était de foncer au ministère.
Il jeta un coup d'œil à sa montre : 3 heures 15 du matin. Il n'y avait plus qu'à espérer que Scrimgeour avait le sommeil léger !
Il prit sa cape qu'il avait laissée la veille sur le dossier d'une chaise, l'enfila rapidement, modifia, pour ce qui semblait être la millième fois ses traits déguisés, reprenant sa tête normale et transplana aussitôt après.
Le hall d'entrée du ministère de la Magie était désert à cette heure-ci, sans même personne pour monter la garde. Harry dépassa ce qu'il restait de la Fontaine de la Fraternité Magique et se dirigea vers l'ascenseur.
Les grilles dorées s'ouvrirent et le jeune homme s'avança jusqu'aux boutons, incapable de deviner où pouvait se trouver le bureau du ministre. En désespoir d cause, il enfonça tous les boutons de sept à un. Les grilles se refermèrent et l'ascenseur descendit.
'Niveau sept, Département des Jeux et Sports Magiques, Siège des ligues britanniques et irlandaises de Quidditch, club officiel des Bavboules, Bureau des Brevets Saugrenus.
Non, ce n'était pas ça !
Le sixième niveau passa, puis le cinq, le quatre, le trois, le deux…, puis enfin :
'Bureau du Ministre de la Magie, Quartiers particuliers à l'usage des personnages officiels, Salle de Réception.'
Harry sortit avec soulagement et fut littéralement assommé par les merveilles qui s'étalaient sous ses yeux. Un large couloir, dont les murs étaient tapissés de velours vert sapin et de boiseries magnifiquement sculptées, des tableaux de part et d'autre. Des lustres de cristal étaient suspendus au plafond et les innombrables chandelles éclairaient comme en plein jour.
Le jeune homme avança droit devant lui sur le parquet aux motifs géométriques compliqués, dépassant des couloirs visiblement secondaires mais tout aussi tape-à-l'œil et les portraits des anciens ministres exposés aux murs, jusqu'à ce qu'on lui saisisse soudain les deux bras et qu'une baguette magique s'enfonce dans sa gorge.
'On ne bouge plus jeune homme !' Fit l'auror qui lui avait pris le bras gauche.
Le 'jeune homme' sentit que l'autre auror lui confisquait sa baguette pour la mettre dans sa poche.
'Je dois absolument parler à Rufus Scrimgeour, de toute urgence !' Dit Harry le plus calmement possible.
'Ah, vraiment ?' Fit celui de gauche. 'Eh bien, ça tombe bien, on t'y amène pour qu'il écoute ce que tu as à lui dire et décide si on t'envoie à Azkaban tout de suite ou pas !'
Le Survivant se sentit prodigieusement agacé par le ton méprisant que l'autre employait. Il venait quand même pour sa famille, si tant est que cet idiot en avait une. Il contint cependant la réplique cinglante qui lui brûlait les lèvres et se laissa gentiment guider – traîner – jusqu'au bureau du ministre de la magie.
Scrimgeour était penché au-dessus de son bureau avec Percy Weasley et un autre homme qu'Harry ne connaissait pas. Tous trois relevèrent la tête à leur entrée.
'Monsieur le ministre, ce jeune homme s'est introduit de nuit dans le ministère pour soi-disant vous parler.' Fit l'auror-de-droite.
Le regard de Scrimgeour se porta sur Harry. Il écarquilla les yeux en le reconnaissant :
'Potter ?' (Percy étouffa une exclamation).
'Mr Scrimgeour,' commença aussitôt le jeune homme en se dégageant de la poigne des aurors, 'une prise d'otages a été faite par les mangemorts. Les familles de vos aurors – bref coup d'œil à l'auror-de-gauche – ont été capturées. Vous allez recevoir d'une minute à l'autre une lettre de chantage : soit vous abandonnez votre poste à Augustus Rockwood, soit ces gens sont massacrés.'
'Rockwood est à Azkaban.' Coupa l'homme inconnu.
'Ils sont évadés, lui et tous ses petits camarades, il y a presque deux mois.' Répliqua Harry.
'Ca m'étonnerai ! Je reçois tous les jours un rapport du directeur de la prison lui-même qui me dit que tout va bien. S'il y avait eu le moindre problème, il m'en aurait aussitôt averti.'
'Le directeur de la prison est sous imperium.'
L'autre ouvrit la bouche pour répondre, mais fut interrompu par un 'tic tic !' qui venait de la fenêtre.
'Weasley, s'il vous plaît.' Dit Rufus Scrimgeour sans quitter Harry des yeux.
Percy se hâta en direction de la fausse fenêtre et l'ouvrit d'un sort, révélant un conduit métallique qui partait vers le haut, en direction de la surface, le ministère, ne l'oublions pas. Un corbeau s'engouffra dans la pièce, déposa une lettre et repartit aussitôt. Percy la saisit, l'ouvrit et lut.
Son teint se fit de plus en plus pâle au fil de sa lecture et lorsqu'il la tendit au ministre, sa main tremblait. Scrimgeour lut à son tour, les yeux sautant d'un bord à l'autre de la feuille, puis releva la tête, l'air grave.
'Dawlish, Williamson... attendez dans le couloir.'
Les deux aurors obéirent immédiatement et se dirigèrent vers la porte.
'Je peux récupérer ma baguette ?' Demanda Harry.
Dawlish, l'auror-de-droite, consulta son supérieur du regard. Scrimgeour hocha la tête ; l'homme fouilla dans sa poche et lui rendit la baguette comme à regret avant de sortir de la pièce derrière son acolyte.
Scrimgeour soupira une fois le battant refermé et s'assit dans le grand fauteuil, derrière son bureau avant de faire les présentations :
'Gawain Robards, chef du bureau des aurors.' Fit-il en désignant l'inconnu. 'Vous connaissez Mr Weasley, je suppose ?'
Hochement de tête affirmatif des deux cotés.
'Bien, installez-vous, Potter et expliquez-nous un peu la raison de votre présence.
Harry prit place dans la chaise en bois qu'on lui montrait et commença ses explications : 'Cette attaque est prévue depuis plusieurs mois, mais je n'en ai appris le motif que cette nuit. Azkaban a été prise et le directeur placé sous Imperium. Les mangemorts, aidés sûrement de détraqueurs ont libérés leurs amis et les autres prisonniers... je ne sais pas ce qu'ils sont devenus.
'Les otages se trouvent là-bas, dans la prison, quartier haute sécurité. (le ministre fit un geste à Percy qui commença à prendre des notes frénétiques) Ils sont gardés par des mangemorts et des détraqueurs, mais également par des Inferi, placés tout autour de la forteresse...
Le jeune homme poursuivit ainsi quelques temps, fournissant quelques détails péchés ici et là au cours de ses excursions mentales. Il était très étrange de raconter des pensées qui se trouvaient dans son esprit sans qu'elles ne lui appartiennent, dissolues et extraites au compte-gouttes de sa mémoire.
Des informations qu'il n'aurait jamais crues détenir jaillissaient de ses lèvres comme un discours appris par cœur et qui rien ne troublait, excepté le grattement continu de la plume de Percy. A un moment donné, Gawain Robards se précipita en direction d'une armoire à documents et après y avoir fouillé fébrilement, en avait tiré une carte de la prison et lui avait demandé d'indiquer où se trouvaient les otages, où logeaient les mangemorts et où se situaient les troupes en faction.
Harry avait pu répondre à presque toutes les questions en montrant plus ou moins ce que le chef des aurors attendait sur la carte. Lorsqu'il se tût, les trois autres occupants du bureau l'observaient à la fois graves et stupéfaits. Scrimgeour se tourna finalement vers son collègue :
'Robards, réveillez tous les aurors et décrétez l'alerte maximale, que tout le monde soit sur le pied de guerre, puis partez à Azkaban. On va tirer vos familles de là. Weasley, veuillez lui donner vos notes pour qu'il puisse mettre sur pied un plan d'attaque et d'évacuation. Potter…'
Il hésita, semblant s'interroger sur la conduite à tenir face à celui qui venait de lui offrir une chance de sortir de ce cauchemar.
'Potter, vous resterez en compagnie de Dawlish, avec interdiction de bouger d'ici tant que cette histoire ne sera pas réglée, j'ai encore des questions à vous poser.'
'Tu peux toujours courir pour que j'y réponde !' Songea Harry.
Il savait très bien quel genre de questions le Ministre de la Magie souhaitait lui poser : si cela ne l'intéressait toujours pas d'aller clamer sur tous les toits à quel point le ministère était fantastique, puisque l'Elu le soutient, vous êtes vraiment sûr que ça ne vous intéresse pas, Potter, non, vraiment ?
Peut-être qu'il exigerait également de savoir d'où Harry tenait tous ces renseignements et où il était passé ces derniers mois et pourquoi il avait quitté Poudlard… Bref, que des questions auxquelles le jeune homme n'avait pas le moins du monde l'intention de répondre.
L'auror Dawlish entra, et Scrimgeour lui recommanda de 'veiller à ce que Mr Potter ne manque de rien'. Dawlish hocha la tête d'un air entendu : si 'Mr Potter' essayait de s'enfuir, ne surtout pas se gêner pour l'arrêter.
Harry envisagea un instant de refuser de bouger de sa chaise, puis choisit la capitulation… momentanée.
Il suivit ainsi Dawlish hors du bureau. Au moment où il sortait, Scrimgeour disait à Robards : 'Dès que la situation sera sous contrôle, ou si la mission échoue, envoyez-moi, vous ou un de vos hommes, une note de service externe via Poudre de Cheminette ; j'aviserai alors…'
La porte se referma derrière lui. Dawlish s'assit sur un banc, dans le couloir la mine sombre. Harry resta debout, appuyé dos contre le mur juste en face de l'auror. Robards sortit au bout de quelques minutes et traversa le couloir en courant. Les aurors partaient en guerre.
Et l'attente commença…
Longue…
Interminable…
Insupportable…
De temps à autre, Harry faisait les cent pas, tel un lion en cage, sous le regard agacé de Dawlish.
A d'autres moments, il essayait la Legilimency pour avoir une idée de ce qu'il se passait à Azkaban, mais, soit parce qu'il était trop nerveux ou les mangemorts trop agités, il lui était impossible d'obtenir mieux qu'un flot discontinu d'images et de sentiments : un inferi qui brûlait, des cris de joie, de douleur, de désespoir, du sang, la mort…
Le jeune homme ne pouvait guère supporter cette déferlante d'horreur plus de quelques secondes. Il fermait alors son esprit, se détachait du mur et recommençait à faire les cent pas, toujours sous le regard agacé de Dawlish.
Et l'attente continuait, toujours aussi interminable, toujours aussi insupportable…
Et Harry refaisait encore et encore l'aller-retour devant l'auror, jusqu'au moment, inévitable, où la fatigue commença à se faire sentir.
Il s'appuya contre le mur, face à son ange-gardien et croisa brièvement son regard avant que l'autre ne détourne les yeux d'un air ennuyé. Le jeune homme continua à le fixer, hésitant à demander du café ou du thé. Alors qu'il ouvrait la bouche pour finalement faire sa requête, sa cicatrice l'élança brusquement.
Ce fut si rapide, si inattendu qu'il ne put retenir une exclamation de surprise et de douleur mêlées. Dawlish le regarda avec une expression interrogatrice dont Harry ne tint nullement compte, soudain complètement réveillé.
IL se sentait un peu nauséeux avec l'impression lancinante que quelque chose n'allait pas. Quelque chose allait se produire, quelque chose de surmrenant, de désespéré, de mortel, car maintenant que tous les otages étaient libérés, la partie était perdue, du moins c'était ce qu'ils pensaient, et alors…
Dawlish se leva, les sourcils froncés…
Harry eut soudain l'impression que le temps s'était ralenti. Chaque fibre de son être était aux aguets…
Un cri de douleur filtra par les portes du bureau ministériel, Harry tournait déjà la poignée et poussait le battant, qui claqua contre le mur.
Il vit le ministre debout, derrière son bureau qui regardait Percy Weasley se tenant la main, les traits crispés par la douleur. Un serpent d'un vert éclatant se tenait devant lui, sur le meuble en bois. L'animal tourna alors ses yeux rubis vers Harry.
Sa cicatrice le brûla à nouveau et il eut l'étrange impression de se voir lui-même par les yeux de la créature. Le regard de l'autre lui vrillait les pupilles et le jeune homme sut que Voldemort connaissait dès lors les raisons de l'échec de son plan : lui, Harry Potter.
Harry, malgré ce regard écarlate qui pesait sur lui comme une chape de plomb, tira son armultiple de sa poche. Le poignard siffla et alla se planter dans le corps du serpent, dont le cri d'agonie se répercuta dans l'esprit du jeune homme. Le corps de l'animal tressauta quelques secondes avant que la lueur rouge ne s'éteigne de ses yeux e qu'il ne s'immobilise, mort.
Harry tourna la tête vers Percy, blanc comme un linge qui fixait sans la voir sa main. Deux perles de sang gouttaient là où le serpent avait mordu.
Scrimgeour réagit et appela Dawlish : 'Allez chercher un médicomage, vite !'
Harry croisa le regard de Percy et ils surent tous deux qu'un médicomage, désormais, était inutile. Percy vacilla et Harry se précipita pour l'aider à s'asseoir sur une chaise.
'Harry…' Dit le jeune Weasley d'une voix implorante.
Harry lut dans ses yeux une terreur indicible, alors que la mort voilait peu à peu le regard de Percy. Le jeune homme n'avait aucune idée sur la manière de réagir.
Horrifié par ce qui allait inéluctablement se produire, il se sentait triste et impuissant alors qu'un Weasley, celui qu'il aimait le moins mais un Weasley malgré tout, agonisait devant lui.
'Ca va aller Percy,' dit-il d'une vois apaisante et qu'il ne souhaitait pas trop tremblante, 'calme-toi, ca va aller.'
C'était pitoyable, mais il ne savait pas quoi faire de mieux.
'Courage, Weasley,' ajouta Scrimgeour, le visage tendu, 'un médicomage arrive pour vous soigner dans quelques minutes. Ca va aller.'
Ca va aller…
'Harry…' Fit Percy faiblement. 'Je… je voulais te dire… dire à tout le monde… je suis désolé… désolé… pour tout.'
La gorge serrée, Harry ne réussit qu'à tordre sa bouche en un pâle sourire.
La respiration de Percy se ralentit peu à peu, le jeune Weasley ferma les yeux et sa tête retomba doucement, comme s'il s'endormait, jusqu'à ce que finalement, sa poitrine cesse de se soulever. L'horloge du bureau sonna six heures du matin. Percy Weasley n'était plus.
Et ce chapitre est fini ! Voilà voilà ! Bon, je suis gentille, je mets une mini annonce pour le prochain (branchement du mode voix off) :
Dans le prochain épisode de HP et la guerre de l'ombre : des remords, de la déprime, un sandwich au thon (très important, le sandwich au thon), un ministre de mauvaise humeur, des négociations...
Et maintenant, j'ai droit aux reviews ? Dites ! Allez, quoi, soyez sympas !!
