Note : Hey ! Et voilà au bout d'une semaine, le nouveau chapitre ! Alors, qu'est-ce qu'on dit ?? Hmmm ?

Bien passons aux remerciements :

Merci à emma : ahah, le sandwich au thon, j'ai mis ça juste pour rigoler, je ne m'attendais pas à ce qu'on me fasse une remarque dessus ! Si c'est comme ça, je continue (surtout que ça me fait délirer de mettre des trucs idiots comme ça ) ! En tout cas je suis contente que ça te plaise !

ptitelutine, salutations ! Et merci pour ton enthousiasme, ça fait plaisir à voir (enfin, à lire) ! Bref, tu dois être contente, voilà la suite !

Merci à klaude pour ta review ! J'ai bien aimé ta version avec 'Ginny qui va voir Dean pour le casser' ! Bon, dommage, je voyais pas trop où j'aurais pu caser un truc pareil, mais bon, on peut toujours imaginer une petite scène en plus quelque part...

voldemort xxx, merci pour ton compliment ! 'C'est du bon taf', on me l'avait pas encore sortie ! Mais j'aime bien !

Bon, voilà , je vous laisse à votre lecture maintenant !

Chapitre 18 : Deuils

Harry apprit par la suite que le serpent qui avait causé la mort de Perceval Ignatus Weasley se trouvait dans une note de service externe piégée. Elle était, selon toute vraisemblance adressée au départ à Rufus Scrimgeour. Percy n'avait été que celui qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment.

L'enquête qui eut lieu par la suite permit d'établir l'enchaînement des évènements de la nuit. Le corps de Kingsley Shacklebolt, presque méconnaissable en raison des innombrables plaies sanguinolentes, blessures, brûlures et morceaux en moins avait été retrouvé près de la cheminée du bureau du directeur de la prison d'Azkaban. L'autopsie avait prouvé qu'après avoir été longuement torturé, il avait été soumis au sortilège de l'Imperium.

Le corps et l'esprit en miettes, l'auror avait certainement été incapable d'y résister et avait alors envoyé la lettre piégée sous forme de note de service en direction du bureau ministériel ; les protections placées habilitaient n'importe quel auror à y laisser un courrier. On connaissait la suite…

La libération des familles des aurors ne s'était également pas faite sans pertes : plusieurs aurors avaient été tués, ainsi que deux des otages, une maman et son bébé, laissant derrière eux une fillette de sept ans. Et Azkaban n'avait pu être reprise. La prison était tombée, devenant le repaire officiel de Voldemort et la bête noire du ministère, incapable de s'y lancer à l'assaut.

Ils avaient contré les plans du Seigneur des Ténèbres, mais la victoire était amère…

'Harry ?'

Le jeune homme releva la tête et aperçut Mr Weasley tenant sa femme par l'épaule au bout du couloir du Ministre. Le jeune homme se leva de son banc, d'où il n'avait plus bougé depuis que Scrimgeour l'avait convoqué plusieurs heures plus tôt pour qu'il assiste au rapport d'enquête. Cela devait faire seize heures qu'il était au ministère et il était épuisé.

'Mr et Mrs Weasley…' Dit-il d'une voix faible.

L'esprit embrumé par le manque de sommeil, il comprit pourquoi ils étaient là. Ils étaient venus chercher le corps de leur fils.

Avant qu'il n'ait trouvé la oindre chose à dire, Mrs Weasley s'était jetée dans ses bras, le corps secoué de sanglots. Harry la consola du mieux qu'il le put, lui tapotant le dos.

Il croisa le regard de Mr Weasley, le teint gris et de profondes cernes sous les yeux et tenta de sourire. Sans y parvenir.

Mrs Weasley finit par le relâcher et se raccrocha au bras de son mari comme à une bouée de sauvetage. Il lui caressa mécaniquement les cheveux et tous deux frappèrent à la porte du bureau avant d'entrer.

Harry se laissa tomber sur son banc attitré et resta assis à fixer le d'en face, à moitié endormi.

Il sentit soudain une présence légère dans son esprit, cherchant à le contacter, et la repoussa obstinément, pour ce qu'il lui semblait être la millième fois en deux heures. Il ne voulait pas parler à Hawkeye, pas tout de suite, pas maintenant… plus tard. Tant pis si elle hurlait après.

Il ne voulait rien d'autre que rester là, à chercher la faille, l'erreur qu'il avait bien pu commettre : s'il avait compris plus tôt les intentions de Voldemort, s'il était resté dans le bureau au lieu d'attendre dans le couloir, si le serpent ne l'avait pas mordu, Percy serait toujours vivant et Harry n'aurait pas eu à supporter cette écrasante certitude : il aurait pu empêcher cela…

Il ouvrait la porte et la poussait de toutes ses forces, il avait sa baguette … Percy était debout, se tenant la main, trop tard, le mal était fait…

'Potter ?'

Harry repoussa négligemment la voix d'Hawkeye comme une mouche qui tournait un peu trop près de sa soupe.

Il ouvrait la porte du bureau, se précipitait, mais trop tard…

'POTTER !'

Le jeune homme sursaute comme si on l'avait giflé. Hébété, il regarda autour de lui. Ses yeux tombèrent sur une silhouette noire, aux cheveux blonds épars, debout à coté de lui.

'Hawkeye ?' Demanda-t-il.

'Non, le Père Noël ! Bien sûr que c'est moi !' Dit-elle avec un sourire.

Elle tâtonna un peu à la recherche du banc et s'assit en soupirant.

'Que… qu'est-ce que vous faites ici ?' Dit Harry, trop épuisé pour être vraiment stupéfait.

'Cela fait dix heures que j'essaie de te parler par Legilimency. Comme tu m'envoies sur les roses à chaque fois, je suis venue en personne. Bon, raconte-moi ce qu'il s'est passé qui t'as mis dans cet état.'

D'une voix monocorde, Harry lui relata tout ce qu'il s'était produit depuis l'instant où il avait rêvé de Voldemort. Il ne put s'empêcher de laisser une pointe de reproche lorsqu'il mentionna le fait qu'il n'avait pas pu la prévenir, reproche qu'elle encaissa sans broncher. Parler lui faisait du bien, plus qu'il ne l'aurait cru, et il avait peu à peu l'impression que le poids qui sembler lui peser sur les épaules s'allégeait peu à peu. Lorsqu'il se tut, il se sentait mieux : le sentiment de culpabilité qu'il ressentait face à la mort de Percy n'avait pas disparu, mais il était désormais supportable.

Hawkeye le contempla longuement de ses yeux vides, lisant en lui comme un livre ouvert. Elle lui fit un grand sourire et sortit sa baguette. D'un geste, un sandwich au thon d'une taille honorable et une grande tasse de café fumant apparurent sur le banc.

'C'est pour toi. J'espère que tu n'as rien contre le thon-mayonnaise…' Dit-elle.

Harry s'aperçut brusquement qu'il était affamé ; il remercia sa professeure et mordit sans plus de cérémonie dans le pain. Il mangea en silence, mastiquant avec plaisir la nourriture pendant qu'Hawkeye attendait patiemment qu'il finisse.

Il achevait de vider sa tasse de café lorsque la porte du bureau ministériel s'ouvrit. Hawkeye rabattit vivement sa capuche sur son visage.

Mr Weasley le visage grave et Mrs Weasley, les yeux rouges, sortirent dans le couloir. Ils dirent sobrement au revoir à Harry et précisèrent que l'enterrement aurait lieu le surlendemain, puis s'éloignèrent, Mr Weasley tenant sa femme par l'épaule.

Elizabeth tourna ensuite la tête vers le jeune Potter et lui indiqua d'un geste la portez.

'Ne te laisse pas marcher sur les pieds.' Fut son seul commentaire.

Harry se leva et s'arrêta devant le panneau de bois. Il tira machinalement sur sa cape pour arranger un peu sa tenue et frappa.

Rufus Scrimgeour était assis à son bureau, lisant un parchemin posé devant lui d'un air sombre.

Il releva brièvement la tête, lui fit signe de s'asseoir et rebaissa les yeux sur sa lecture. Harry obéit et s'installa sur une chaise, évitant soigneusement de regarder la silhouette enveloppée dans un drap blanc étendue au sol contre le mur.

Scrimgeour finit par relever le regard et s'appuya contre le dossier de son fauteuil rembourré, les mains croisées sur le ventre, le fixant attentivement en silence.

Harry attendit patiemment que le ministre daigne entamer la conversation. Jeu classique, qui finissait toujours par la mise en position d'infériorité de l'adversaire dans un duel verbal. Le jeune homme étant de plus fatigué et par conséquent de mauvaise humeur, il n'avait aucune envie de se montrer complaisant.

Le silence s'étira un moment, durant lequel ils s'observèrent en chiens de faïence. Quand il devint évident qu'Harry n'ouvrirai pas la bouche, le ministre se redressa sur son siège d'un geste impatient et agrippa le bord de son bureau dans une attitude pour le moins belliqueuse.

Perdu. Songea Harry avec satisfaction.

'C'est un grand service que vous nous avez rendu là, Mr Potter.' Commença Scrimgeour. Le ton était posé, mondain, même, de celui de l'homme d'affaires qui pense négocier un contrat gagné d'avance. La voix était un peu étranglée, cependant.

Harry se laissa à esquisser un infime sourire et attendit qu'il poursuivre.

'Un grand service… et ce n'est pas le premier que vous nous rendez. Déjà à la Foire Hivernale Sorcière … Serait-ce trop vous demander de me dire d'où vous tenez toutes ces informations ? De tels renseignements seraient d'une valeur inestimable pour le ministère en ces temps troublés. Il nous serait donc utile d'y avoir accès… (il prit une inspiration rapide, comme un plongeur qui s'apprête à se jeter dans une eau des plus saumâtre) Il va de soi qu'en échange, toutes poursuites contre vous seront arrêtées sur le champ, et vous serez donc libre d'aller où bon vous semble. Acceptez-vous ?'

Harry fit mine de réfléchir un instant. C'était l'occasion ou jamais de réclamer quelque chose qui lui serait utile, bien que la lueur d'espoir qui brillait dans les yeux du ministre tendait à prouver que ce dernier préfèrerait largement ne pas avoir à faire à des conditions trop couteuses… Harry devrait donc se contenter de quelque chose qui n'avait aucune espèce d'importance aux yeux du ministère et qui ne poserait aucun problème…

'La manière dont j'obtiens ces informations ne regarde que moi.' Dit-il calmement. 'Cependant, j'accepte de coopérer et de vous apporter toute l'aide possible.'

Scrimgeour eut un sourire tendu et attendit la suite.

'Mais je demande en échanger que vous m'accordiez une faveur…' Harry fit une pause théâtrale, pesant ses mots, davantage pour agacer son interlocuteur que par effet de style. 'Je voudrais avoir accès aux rapports d'enquêtes du Bureau des Aurors. Notamment celui sur le mangemort Severus Rogue.'

Le ministre fronça les sourcils.

'Pourquoi faire ?' Questionna-t-il. 'Non, laissez-moi deviner : ça ne me regarde pas ?'

Masi c'est qu'il est intelligent le petit Scrimgeour ! S'amusa le jeune homme.

Harry attendit le verdict. Il pouvait presque voir les rouages s'actionner dans le cerveau du ministre. Le fait qu'il recherche visiblement Severus Rogue pourrait peut-être contribuer à sa capture, ce qui lui serait très pratique pour redore son blason politique auprès e la communauté sorcière. De plus, s'il acceptait, Harry devrait régulièrement entrer et sortir du ministère… encore du bon pour son image de marque. Accepter lui apporterai plus d'avantages que d'inconvénients, donc…

Scrimgeour soupira puis dit finalement : 'Très bien. Vous avez dons libre accès aux Archives des aurors. Je vais en informer Gawain Robards et vous fournir un laissez-passer. Vous pouvez sortir.'

Harry se leva.

'Merci.' Dit-il simplement.

Et il sortit sans un mot de plus, le sourire aux lèvres.

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Un vent glacial soufflait au sommet de la colline où toute la famille Weasley s'était réunie pour l'enterrement de Percy. Ils étaient tous emmitouflés dans leur cape noire en silence pendant que le mage chargé des obsèques récitait les paroles d'usage. Harry releva la tête pour regarder les visages. Mr Weasley, le teint grisâtre, qui serrait sa femme par l'épaule, et Mrs Weasley qui s'essuyait les yeux avec un mouchoir ; Charlie se passant la main sur le visage ; Bill qui fixait le cercueil d'un regard vide pendant que Fleur pleurait en silence à côté de lui ; Fres et George, l'air grave ; et à côté d'Harry, Ron tenait Ginny par la taille.

Le mage finit son oraison et deux sorciers tenant des torches s'avancèrent. Ils allumèrent les fagots placés sous le cercueil et très vite de hautes flammes crépitèrent. Ginny laissa échapper un sanglot. Harry lui prit la main et la serra gentiment pour la consoler.

Ils restèrent tous ainsi à fixer les flammes en silence un moment puis le mage fit baisser le feu et lança un sort. Les flammèches orangées semblèrent s'enrouler sur elle-même, oscillèrent et se regroupèrent en une sphère lumineuse. Celle-ci se solidifia et refroidit, prenant un aspect vitreux, constellé de paillettes argentées. Le mage s'en saisit et la tendit au couple Weasley. Mr Weasley la prit et serra brièvement la main de l'homme. Celui-ci s'éloigna avec ses assistants pour laisser les membres de la famille entre eux.

Arthur et Molly Weasley descendirent de la colline à pas lents, leurs enfants et Harry à leur suite et s'arrêtèrent dans le verger, là où ils jouaient d'habitude au Quidditch tous ensembles.

Sept arbres, auxquels Harry n'avait jamais vraiment pris garde auparavant étaient alignés près du muret qui délimitait la propriété, de taille moyenne et décroissante : un chêne, un aulne, un tilleul, deux marronniers aux branches entrelacées, un châtaignier et un noisetier, chacun planté l'année de la naissance d'un enfant Weasley.

Mr Weasley tendit la sphère à sa femme qui s'agenouilla au pied du tilleul, l'arbre de Percy. Elle essuya sa joue humide de larmes et d'un coup de baguette, creusa un petit trou dans le sol et y déposa la gemme avant de la recouvrir de terre. Elle se releva et tous se regroupèrent autour d'elle.

'Rentrons.' Dit-elle à sa famille. Elle se tourna ensuite vers Harry. 'Tu peux te joindre à nous si tu le veux, Harry.'

Harry secoua négativement la tête. 'Non, je vais vous laisser.'

Mrs Weasley hocha du chef et s'éloigna sans un mot de plus.

'Tu es sûr que tu ne veux vraiment pas rester ?' Demanda Ron.

Harry hésita, puis refusa. Il n'avait pas sa place ici, au milieu d'une famille en deuil, brusquement privée d'un de ses membres, non. La meilleure chose qu'il pouvait faire, qui contribuerai à venger Percy était d'aller au ministère faire des recherches sur les dossiers des Aurors et de chercher des indices sur Severus Rogue.

'J'ai des choses à faire.' Dit-il.

Ron hocha la tête sombrement et suivit sa famille, déjà rentrée au Terrier.

Fini ! J'avoue, c'est un petit chapitre, il ne s'y passe pas grand chose... Le chapitre 19 ne sera pas plus agité... peut être un peu plus drôle... Je vous fais un petit topo ? Pas de sandwich au thon de prévu cette fois-ci, mais :

une boule de suif, un carnet noir, une pirate, de la paperasse, de la pâperasse et encore de la paperasse, la belle au bois dormant, du parchemin rose, un no man's land, une paresseuse par excellence et une grande rasade de café !

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