SuperGirl971 : la question est donc de savoir si je suis une auteure sadique ou non ! ^ ^ Merci pour ta review en tout cas, contente que ma fic te plaise ! =)


Chapitre 6

Tony ouvrit doucement les yeux et tourna la tête. Il eut un sourire amusé en voyant Ziva assise dans le fauteuil près de son lit, en train de dormir profondément en ronflant doucement. Il tendit la main et toucha doucement la sienne. La jeune femme se réveilla en sursaut et mit quelques instants à réaliser qu'elle se trouvait dans la chambre d'hôpital de Tony.

Elle sourit en le voyant réveillé et se pencha pour l'embrasser.

- Désolée de m'être endormie.

- Le contraire m'aurait étonné. Gibbs m'a dit que tu n'avais pas dormi depuis plus de vingt-quatre heures et que tu n'arrêtes pas depuis.

- Il faut trouver les responsables.

- Il faut que tu te reposes aussi, crazy ninja chick, plaisanta-t-il en employant son surnom.

- Tu peux parler, my little hairy butt, répliqua-t-elle.

Tony se décala dans son lit pour lui faire de la place et tapota le vide à côté de lui avec un sourire aguicheur qu'elle lui rendit avant de se lover contre lui. Il passa son bras autour de ses épaules et déposa un baiser sur sa tête.

- Quelle heure est-il ? demanda-t-elle.

- Pas loin de dix-sept heures.

- Je vais devoir repartir dans une demi-heure pour que McGee prenne ma place. J'espère qu'ils ont avancé pendant que je n'étais pas là.

* * *

Gibbs lu et relu encore le dossier que McGee lui avait donné. Ce dernier affichait une mine d'outre-tombe. Enfin, l'ancien marine soupira et reposa le dossier sur son bureau avant de lever les yeux vers son agent.

- Redis-moi comment tu as trouvé tout ça.

- C'est mon anti-virus. Il s'est brusquement alarmé en disant qu'un programme non-autorisé était en train de recopier le contenu de mon ordinateur en temps réel. Le plus étrange, c'était que ce n'était pas via un autre ordinateur, mais que c'était sur le mien ! J'ai donc cherché une espèce de clé USB et j'ai trouvé ça, dit-il en désignant le minuscule boîtier noir à peine plus grand qu'une phalange enveloppé dans un sac en plastique sur le bureau de Gibbs. Ce qui veut dire que la personne l'ayant posé travaille pour nous. J'ai donc amené le boîtier à Abby pour qu'elle recherche des empreintes et elle en a trouvé trois très nettes. Une inconnue, une appartenant à Kaleb Elbaz et une...

- A Ziva, soupira Gibbs. Continue.

- Je sais que dès ce moment j'aurai du tout vous dire, c'est d'ailleurs ce que j'ai commencé par faire en vous appelant en premier lieu avant de me rétracter. Je voulais absolument être certain de sa culpabilité. Alors j'ai vérifié les listes d'embarquement des aéroports de Washington sur les vols en partance pour Tel-Aviv : le jour où devait partir Ziva, elle n'était enregistrée dans aucun aéroport. J'ai visionné les bandes vidéo, on ne la voit nulle part. Idem pour les aéroports de Tel-Aviv avec cette fois des vols en partance de Washington. A ce moment-là, je sais que j'aurais, enfin, que Abby et moi, puisqu'elle savait aussi, aurions du vous informer, mais je me refusais tout simplement à reconnaitre les faits. En dernier recours, j'ai consulté mes appels et j'ai regardé où était arrivé l'appel que j'ai passé à Ziva après que Tony se soit fait tiré dessus. Elle était aux environs de Washington. Et...

McGee sembla hésiter à continuer mais Gibbs le pressa du regard. Avec un soupir, il continua :

- Vous vous souvenez que Tony a dit que la femme qui accompagnait celui avec qui il s'était battu ne semblait pas vraiment vouloir le tuer ? Et qu'il l'avait blessé au bras ?

- Oui.

- Ziva a un bandage sur le bras. Elle m'a dit qu'elle était tombé de cheval chez son oncle, mais comme nous avons la certitude qu'elle n'a jamais mis les pieds à Tel-Aviv...

- C'est bon McGee, l'interrompit Gibbs en levant la main. Ziva ne va pas tarder à rentrer à mon avis et ce sera ton tour d'aller veiller Tony. Fais comme si de rien n'était avec elle. Apporte le dossier à Tony et met-le au courant. On ne prévient pas Vance pour le moment. Tout ça reste entre nous.

- Vous êtes sur pour Tony...?

- Il a le droit de savoir.

- Très bien.

McGee ramassa le dossier et le remit dans son pochette en carton puis prit sa veste. Gibbs lui jeta les clés d'une voiture et l'agent se dirigea vers l'ascenseur. Il allait appuyer sur le bouton quand les portes s'ouvrirent et Ziva en sortit, manquant de lui rentrer dedans.

- Salut ! dit-il d'une voix beaucoup trop précipitée. Comment va Tony ? Et toi ?

- Tony va bien, et moi aussi, répondit-elle d'un ton surpris. Merci. C'est à ton tour d'y aller ?

- Oui, je vais rester avec lui ce soir, dit-il en s'engouffrant dans la cabine et en appuyant une première fois sur le bouton pour mettre l'ascenseur en marche.

- C'est quoi ce dossier ? demanda-t-elle.

- Le...L'avancement de l'enquête, répondit-il en appuyant frénétiquement sur le bouton.

Enfin, les portes se refermèrent et l'ascenseur se mit en marche. McGee s'autorisa à respirer.

Ziva su à la minute où ses yeux avaient croisé ceux de McGee que sa couverture avait sauté. Comment, elle ne le savait pas. Peut-être avait-il fait le lien entre sa blessure et ce qu'avait dit Tony, ou peut-être, pire, avait-il trouvé le boîtier. Le fait était qu'elle n'était plus en sécurité au NCIS. Le dossier sur "l'avancement de l'enquête" qu'avait McGee contenait très certainement les preuves de sa culpabilité, et nul doute qu'il allait tout révéler à Tony. Et si McGee savait, cela voulait bien évidemment dire que Gibbs aussi, ainsi qu'Abby. Pourtant, ils ne semblaient pas décidés à l'arrêter pour le moment, sinon elle aurait déjà des menottes aux poignets et se ferait interroger par Gibbs.

Elle se rendit à son bureau et salua d'un sourire Gibbs qui le lui rendit. Il jouait la comédie à merveille.

* * *

McGee regarda Tony d'un air ennuyé tandis que ce dernier lisait et lisait encore le dossier, cherchant la moindre faille, la moindre erreur. Qu'il ne trouvait pas.

- Ecoute Tony...commença McGee d'un ton prudent.

- Laisse-moi, répondit ce dernier d'une voix glaciale.

- Tony...

- Je t'ai dit de me laisser ! cria-t-il.

Sans un mot, McGee se leva du fauteuil dans lequel il était assit et se dirigea vers la sortie. Avant de franchir la porte, il murmura un "je suis désolé" auquel Tony ne répondit pas. Quand il sortit de l'hôpital, l'italien était toujours plongé dans le dossier, mâchoires serrées.

* * *

Ziva travailla pendant deux heures, veillant à ce que rien dans son comportement ne mette la puce à l'oreille de Gibbs. Il ne devait surtout pas deviner qu'elle savait qu'ils l'avaient percé à jour. Elle travailla donc avec acharnement et demanda à partir vers vingt heures, ce que son patron accepta.

Elle ramassa tranquillement ses affaires, éteignit son ordinateur et se dirigea vers l'ascenseur.

A peine les portes s'étaient-elles refermées sur elle que le téléphone de Gibbs sonna.

- Agent Gibbs.

- Bonjour, ici le Washington Hospital Center, où nous a été transporté l'agent DiNozzo hier soir.

- Oui.

- Est-ce que quelqu'un de votre agence est venu le chercher ?

- Pas que je sache. Ne devait-il pas rester en observation pour quelques jours ?

- Normalement si. Mais il semblerait qu'il ait disparu.

* * *

Cent mètres après avoir passé l'enceinte du NCIS, Ziva appuya sur l'accélérateur et sa Mini, qu'elle avait été cherché chez elle plus tôt dans la journée, fit un bond en avant. En moins de dix minutes, elle était garée devant son appartement.

Elle sortit de sa voiture et la verrouilla. En grimpant quatre à quatre les escaliers qui menaient à son appartement, elle songeait qu'elle devait disparaitre. Faire son sac, prendre la voiture. L'abandonner dans la forêt. Retrouver Kaleb. Qu'ils s'enfuient tous les deux. Ils étaient tous deux en danger.

Elle glissa la clé dans la serrure et ouvrit la porte qu'elle ferma du pied derrière elle.

Alors qu'elle s'avançait de quelques pas dans son appartement, Tony sortit de l'ombre de la porte derrière elle.

- Bonsoir mon cœur, dit-il d'une voix dénuée de sentiment avant de l'assommer d'un coup de crosse de revolver derrière la nuque.