maddieaddisson : Tout d'abord, c'est un vrai plaisir de recevoir une review de ta part ! Contente que ma fic te plaise, c'est vrai qu'elle détonne sur les autres d'NCIS que j'ai eu l'habitude de lire, mais il n'y a que moi pour être assez maso et me lancer dans un truc pareil où je sais que je recevrai des tas de "noon mais ça va pas la tête de faire de Ziva une méchante, c'est n'importe quoi !" (si, si, je te jure que j'ai reçu ça !). . . Enfin bref =P. Et pour la confrontation Tony/Ziva, ne t'inquiète pas : la voilà ! Le chapitre que j'ai d'ailleurs le préféré écrire ^^

supergirl971 : ah pour les explications, c'est sûr, là va y'en avoir ! Quand à savoir si ça va s'arranger entre eux . . . hum, ça ça se saura plus tard ! =P Merci pour ta review !


Chapitre 7

Ziva ouvrit difficilement les yeux et grimaça aussitôt. Une forte douleur lui vrillait l'arrière du crâne. Elle essaya de bouger et constata bien vite qu'elle était assise sur une chaise et que ses poignets étaient liés dans son dos aux barreaux, de même que ses chevilles qui étaient quand à elles attachées aux pieds de la chaise.

La pièce dans laquelle elle se trouvait était très faiblement éclairée et elle eut beaucoup de mal à distinguer un fauteuil à un mètre devant elle. Elle attendit que ses yeux se soient habitués à la pénombre et réussi à reconnaitre une espèce de buffet au fond, vraisemblablement recouvert d'un drap. A un mètre d'elle se trouvait un rouleau de corde, sûrement la même que celle que son ravisseur avait utilisée pour l'attacher.

Soudain, quelqu'un bougea à sa droite. L'inconnu s'approcha d'elle et alluma au passage l'ampoule qui pendait à nue au plafond, ce qui éblouit la jeune femme en premier lieu, avant de s'asseoir dans le fauteuil en face d'elle.

Ziva eut un sursaut de stupeur en constatant que l'inconnu s'avérait être Tony, qui devait normalement se trouver dans sa chambre d'hôpital. Elle eut un frisson d'angoisse en constatant que les yeux de l'italien étaient froids et absolument dénués de sentiments. Sa peur augmenta quand elle remarqua le revolver qu'il avait négligemment posé sur ses genoux. Il n'y avait aucun doute sur le fait qu'ils n'allaient pas papoter gentiment.

- Tony...commença-t-elle d'une petite voix.

- Tais-toi.

Le ton était froid, sans appel. Mais ce n'était visiblement pas ça qui allait décourager l'israélienne, puisqu'elle murmura à nouveau son prénom. Le coup partit net, sec et froid et la main du jeune homme s'abattit sur sa joue, projetant avec violence la tête de la brune sur le côté. Elle accusa sans rien dire.

- Je t'ai dit de te taire ! Nous allons jouer à un petit jeu, Ziva. Je pose des questions. Tu réponds. Si tu me mens ou si tu ne veux rien me dire, je serai obligé d'employer la force. Compris ?

Elle frissonna en le regardant. Ses yeux brillaient d'une lueur inhabituelle. Une lueur vengeresse. Elle resta visiblement silencieuse trop longtemps à son goût puisqu'il la gifla une nouvelle fois.

- Compris ? répéta-t-il.

- Compris.

- Bien. Commençons. Ziva David, fais-tu partie du groupe terroriste connu sous le nom des Ombres ?

Elle ne répondit rien. De toute manière, elle savait qu'il connaissait déjà la réponse. Elle savait également que pour lui, elle n'avait plus la moindre importance. Elle n'était qu'une traîtresse. La Ziva David qu'il avait connu était morte pour lui.

Le silence de l'israélienne déplut à Tony, qui se leva pour la frapper une nouvelle fois.

- Oui, répondit-elle hâtivement.

- Oui quoi ?

- Oui, je suis membre des Ombres.

- Es-tu entré de ton plein gré au sein de ce groupe ? Travailles-tu chez eux pour le compte d'une autre agence gouvernementale que le NCIS ou bien pour une mission secrète au sein du NCIS visant à te faire introduire chez les Ombres ?

- Non. Je fais parti de ce groupe et je revendique chaque acte que j'ai commis.

Elle remarqua que les mâchoires de Tony se crispèrent à sa dernière réponse. Il aurait sûrement préféré que tout ceci ne soit qu'une mascarade, et qu'elle soit en réalité sous couverture. Malheureusement, ce n'était pas le cas.

- Quel est le nom de ton supérieur ? continua-t-il sur le même ton froid.

- Je ne dirai rien.

- Quel est le nom de ton supérieur ? répéta-t-il d'une voix plus forte.

- Tu me tueras de toute manière, Tony. Je ne révèlerai rien. J'agis pour une cause juste.

- Dis-moi son nom ! hurla-t-il en se levant.

Il lui décrocha un coup de poing qui la fit saigner du nez. Elle vit pendant quelques instants des étoiles tourner devant ses yeux avant de le regarder de nouveau en face. Une unique larme roula sur sa joue en le voyant hors de lui, ses yeux remplis de haine.

- Laisse-moi m'expliquer, supplia-t-elle.

- Pourquoi t'accorderais-je ce privilège ?

- Car l'opinion que tu as de moi est désormais basée sur de simples mots. Laisse-moi m'expliquer. Laisse-moi te donner ma version. Je doute qu'elle changera quoi que ce soit à ton opinion, mais j'aimerais que tu écoutes mon point de vue.

Il réfléchit pendant quelques instants puis eu un petit sourire ironique en s'asseyant dans le fauteuil en face d'elle, son arme toujours posée sur ses genoux.

- Très bien. Je t'écoute.

- Je suis entrée au service des Ombres quand j'avais 21 ans. C'est mon chef de cellule actuel qui a pris contact avec moi. Après l'attentat qui avait causé la mort de Tali. Si je suis entrée à leur service, c'était pour la venger.

- Je croyais qu'elle était morte dans un attentat suicide ?

- C'est ce qu'on a voulu nous faire croire. Mais mon chef m'a montré des preuves. Un… homme politique –elle cracha le mot comme une insulte- avait monté le coup pour s'assurer des voix en menant une grande enquête par la suite et en arrêtant les « responsables », des fanatiques qu'il avait trompé et tué pour garantir leur silence. Il se fichait des dommages collatéraux. C'est pour ça que je suis entré à leur service. Nous ne tuons que les hommes politique qui se croient au dessus des lois et font ce que bon leur semble sans se soucier des victimes comme ce fut le cas pour ma sœur. Tu peux vérifier. Les attentats que nous avons menés n'ont jamais tué d'autres personnes que celles que nous visions.

- D'où connais-tu Kaleb Elbaz ?

- Nous étions en primaire ensemble. Il a rejoint les Ombres un peu avant moi, après que des Américains aient tué « par accident » toute sa famille en pensant qu'ils étaient un danger potentiel. Ils sont entrés un soir chez lui en force et ont tué son père et sa mère devant ses yeux avant d'abattre sa petite sœur qui entrait dans la pièce en ce moment. Ils ne l'avaient pas vue et croyaient que c'était un terroriste qui entrait. L'enquête a ensuite révélée que les terroristes qu'ils avaient cru tuer résidaient deux rues plus loin. Kaleb a survécu car il était caché dans un placard. J'ai découvert qu'il faisait parti des Ombres uniquement parce que nous avons été mis dans la même équipe quand je suis entrée dans le service actif, quelques mois avant d'intégrer le NCIS.

- C'est lui qui m'a tiré dessus ?

- Oui, mais uniquement parce que tu allais me tirer dessus. Il a fait ça pour me protéger. Nous ne devions même pas tirer ni nous battre contre vous lors de cette mission. Les armes n'étaient là que pour vous tenir tranquille !

- A quoi les armes que vous avez volées devaient-elles servir ?

- Je ne sais pas ! Mon chef m'a juste dit que nous devions les voler !

- Et tu as obéi comme un brave petit chien ?

- Je n'avais pas le choix ! cria-t-elle. Tu n'as jamais eu à faire les choix que j'ai fait Tony ! Jamais !

- Ça ne t'as pas empêché de me mentir ! répliqua-t-il. Tu t'es servi de moi ! Je n'ai été qu'un jouet entre tes mains !

- C'est faux ! hurla-t-elle.

- C'est vrai !

Il s'était dès à présent levé et pointait son arme sur elle. Alors elle comprit. Ce n'était pas tant le fait qu'elle fasse partie d'une organisation terroriste qui le dérangeait. C'était le fait qu'il pensait qu'elle l'avait manipulé depuis le début. Qu'elle n'éprouvait rien pour lui.

- Je t'ai uniquement menti sur le fait que j'appartiens aux Ombres, jamais sur mes sentiments ! Je t'aime, que tu le croies ou non !

- TU MENS ! hurla-t-il, hors de lui.

- Tu veux me tuer Tony ? dit-elle alors d'une voix très calme. Fais-le. Si tu penses que c'est juste alors fais-le. De toute manière, rien de ce que je ne dirai pour ma défense ne te convaincra. Tu essaies de faire mon procès, mais je connais déjà la sentence. Alors tue-moi.

Les yeux étincelants de colère, il pointa son arme à quelques centimètres du front de la jeune femme et retira la sécurité. Son bras était tendu à l'extrême et ses tendons ressortaient fortement. Les mâchoires serrées, il la regardait avec haine. Elle soutint son regard.

Son doigt se posa sur la gâchette.