Réponses aux reviews : Alala, qu'est ce que je suis gatée ! Plusieurs reviews à chaque chapitre, c'est vraiment très agréable ! Bon, en tout cas, voici le chapitre 20, avec un peu plus d'action que les deux précédents, j'espère qu'il vous plaira, parce que : qu'est-ce que j'en ai cé pour l'écrire ! Il m'avait fallu plus d'un mois pour faire le brouillon, alors qu'en général, une quinzaine de jours suffisait (sauf les trois derniers chapitre qui ne m'ont pris ue 10 jours à eux trois ! Mais c'était les vacances...) !

En tout cas, merci à ptite lutine, je crois que tu seras contente ! Mais je n'en dit pas plus (je suis sadique, il ne faut pas l'oublier) ! lol

firerblade 71 : ahahah ! Bravo, bien vu ! Oui, je me suis légèrement inspiré d'izumi curtis pour Elizabeth Hawkeye, je l'admets, je l'assume, mais j'aimais trop cette femme ! D'ailleurs, je trouve que le personnage d'Elizabeth est plutôt réussi ! J'suis assez fière de l'avoir crée ! D'ailleurs, allez, je t'avoue un truc : dans mon tout premier scénario de départ, elle n'apparaissait pas ! Je l'ai rajouté comme ça, au détour d'un chapitre, pour qu'Harry ne se sente pas trop seul, et finalement... ben, j'l'adore ! lol Elle ressemble un peut à mon prof de maths de cette année par certain côtés... la méthode pédagogique est presque la même !! Mais bref, en tout cas, merci beaucoup !!!

Philippe Gryffondor : Ah, un de mes plus anciens reviewers ! Ca fait un moment que tu postes des reviews, non ? Bon, en tout cas, merci beaucoup ! J'attends ta review impatiemment !

SiaAhn Sacham : Aaaah, ok ! Merci pour les explications etymologiques, je n'aurais jamais trouvé ! Que de culture égyptienne, je suis impressionnée... Ah, et merci pour ta review (en passant ;p) !

Chapitre 20 : Retrouvailles désagréables

Harry avançait dans la ruelle mal éclairée de la démarche souple qu'il avait acquise lors de ses entrainements avec Hawkeye, ses bottes noires produisant à peine un murmure sur le béton irrégulier.

Un courant d'air froid s'engouffra dans sa cape, la faisant flotter derrière lui. Il frissonna et vouta les épaules, effort inutile pour se protéger du vent mordant, et s'arrêta finalement au bout de l'impasse, devant une vieille maison moldue aux murs décrépis et à l'aspect délabré. Le jeune homme se tint quelques instants à l'observer, ne pouvant s'empêcher de noter la ressemblance entre l'habitation et le caractère désagréable de son propriétaire.

Il leva sa baguette et jeta un Sortilège de Révélation. La porte d'entrée et les fenêtres du rez-de-chaussée se mirent à briller d'une lumière rouge peu attrayante, signalant tels des projecteurs l'emplacement des divers sortilèges de protection mis en place.

Harry nota que, bien que les deux premiers étages soient totalement hermétiques à une quelconque intrusion, la protection du deuxième de la bâtisse laissait un peu à désirer et qu'il y avait des trous béants dans la sécurité de Spinner's End. Ce n'était cependant pas lui qui allait s'en plaindre.

Une fenêtre notamment, semblait totalement dépourvue de sortilèges. Le jeune homme regretta amèrement de ne pas avoir pris son Eclair de Feu ; il y avait de l'escalade en perspective.

Il avisa une gouttière qui passait à proximité de ladite fenêtre. Environ un mètre les séparait, mais quelques briques étaient descellées à cet endroit, créant une cavité idéale pour y poser les pieds. Cela devrait faire l'affaire.

Harry inspira profondément, s'approcha de la gouttière en zinc et commença son ascension. Il grimpa aisément jusqu'à hauteur de la cavité et pivota autour du tube métallique pour se caler contre la paroi le mieux possible. Ses gants de cuir crissèrent désagréablement contre le métal ; ignorant les élancements qui commençaient à poindre dans ses bras, il avança son pied gauche au dessus du vide et son esprit eut soudain la bonne idée de faire dans l'ironie.

'N'y pense pas. Ne pense surtout pas à ce qui arriverais si tu tombais, ni à la bouillie que deviendra ton corps lorsqu'il se sera écrasé… De toute façon c'est trop tard.'

Il poussa un très bref soupir de répit lorsque son pied put se reposer dans le trou du mur ; la jambe droite suivit le même chemin ; doucement, il fit glisser son bras gauche qui alla agripper convulsivement le bord de la fenêtre.

Il était désormais face contre le mur, les bras en croix comme un papillon épinglé, une main à la gouttière, l'autre à la fenêtre.

'D'accord… Et maintenant ?' Se demanda-t-il. (Note de Tif : il ne lui reste plus qu'à faire un triple salto avant suivi d'un retournement quadra jambial et d'un atterrissage au trois quart de la pointe des pieds avec déplacement d'équilibre de 57 pourcents)

Question pour le moins existentielle, mais l'heure n'était pas à la philosophie. Il lâcha lentement sa grande amie gouttière et attrapa le volet. (NdTif : c'est aussi une solution) Priant pour que le panneau de bois tienne le coup, il s'y suspendit de tout son poids et parvint tant bien que mal à se hisser sur le rebord de la fenêtre. La main gauche toujours accrochée au volet, il tira de sa poche sa baguette et ouvrit la fenêtre d'un 'Alohomora' avant de se faufiler par l'ouverture et de se réceptionner souplement sur le plancher. Il était entré.

Il entreprit d'abord de fouiller les étages inférieurs, plus silencieux qu'une ombre, sans rien découvrir d'intéressant et passa au troisième. Un bruit le fit tendre l'oreille. De la porte la plus proche filtrait des bruits insolites, sifflement, bouillonnement, frémissements, signe d'une intense activité magique.

Baguette parée, il souleva le loquet et poussa le panneau de bois avec prudence… avant de grimacer lorsque les gonds produisirent un grincement atrocement sonore.

Il n'eut que le temps d'apercevoir une sorte de laboratoire rempli d'éprouvettes et des chaudrons bouillonnants que déjà Severus Rogue ne réagisse.

Harry contra le sort et riposta aussitôt. Rogue parut légèrement surpris et se jeta derrière une table en marbre. Le maléfice frappa un lot de fioles qui explosèrent sous l'impact ; des éclats de verre volèrent ; Harry s'avança, sur ses gardes ; Rogue surgit ; Harry esquiva sans mal le flacon que le maitre de Potions lança ; Le projectile se fracassa contre le mur et le liquide dégoulina sur la pierre.

Harry tenta un stupéfix informulé que son ennemi para sans mal avant de riposter. Le jeune homme contra le sort d'un bouclier, mais le choc le propulsa contre le mur derrière lui. Sa tête heurta durement la pierre. Il voulut lever le bras, mais sa manche refusa de se détacher du mur, de même que le reste de son corps, comme il s'en aperçut avec horreur. La potion que Rogue avait lancé – volontairement, il s'en rendait maintenant compte – était poisseuse et incroyablement collante, comme de la…

'Super glue magique, Potter.' Dit Rogue avec un rictus moqueur. L'homme s'approcha de lui, baguette levée. 'Même si votre toute nouvelle maitrise de l'occlumency m'a surprise, ce n'est pas encore suffisant…'

L'esprit tournant à plein régime, Harry cherchait frénétiquement un moyen de se sortir de là, maudissant au passage sa stupidité sans bornes. Si jamais il s'en sortait, il se promit de ne plus jamais foncer tête baissée dans des situations dangereuses.

Pour l'instant, cette promesse était franchement compromise, songea-t-il. Rogue leva sa baguette – une idée, vite, une idée – et ouvrit la bouche…

Le jeune homme rassembla toute son énergie et, à l'aide de l'occlumency, frappa tel un bélier les murailles mentales de Rogue. Celui-ci tressaillit comme si on l'avait giflé. Un autre impact mental fissura les barrières. Harry se faufila aussitôt dans la brèche.

Le temps d'un éclair, il se retrouva submergé par une foule de souvenirs et de sentiments qui le noyèrent de leur essence, imprimant leur marque sur lui. Il en apprit durant ce bref laps de temps, beaucoup plus qu'il ne l'aurait voulu.

Lorsqu'il parvint à se dépêtrer de cet amalgame, il avait découvert ce qu'était le passé de Rogue, son adolescence à Poudlard, entouré de toutes parts de serpentards sang purs, alors que lui n'était que le fils d'un moldu au chômage, grognon et un peu trop porté sur la bouteille. Pour s'intégrer et échapper à une solitude qui le poursuivait depuis son enfance, il s'était servi de son ascendance maternelle et de son talent naturel pour les potions et la magie noire, que l'influence de ses camarades de dortoir avait amené sur son chemin. Sa vie aurait dû être très facile à suivre qu'il n'avait jamais eu Lily Evans comme voisine en cours de Potions dès la première année.

La jeune fille et lui avaient, aux yeux de Rogue, de nombreux points communs : ils avaient tous deux une origine moldue, une passion pour les potions, adoraient la glace au chocolat, la lecture et les surprises et bien sûr, détestaient James Potter cordialement.

Une amitié véritable était rapidement née entre eux, malgré la violente rivalité entre leurs maisons. Une amitié qui, au fil des conversations autour des chaudrons et des fous rires étouffés à la bibliothèque, s'était peu à peu transformée en autre chose, que le jeune Severus avait identifié comme de l'amour.

Amour non partagé, comme il l'avait constaté lorsqu'avec inquiétude il voyait Lily se plaindre de moins en mooins de 'Potter', qu'elle avait ensuite appelé 'James' alors qu'elle s'éloignait de plus en plus de lui, Severus.

Son anxiété, sa passion, son désespoir et son sentiment de trahison lorsque Lily avait fini par sortir avec James, tous cela l'avait laissé comme hébété et c'est dans une sorte de sursaut de révolte qu'il s'était retrouvé devant le Seigneur des Ténèbres et lui avait juré allégeance, se promettant par devers lui de ne plus jamais laisser ses sentiments prendre le dessus sur le reste

Et il s'était tenu à sa promesse, jusqu'au jour où, par le plus grand des hasards, il avait surpris une vieille chouette déclamer des prédictions d'une voix d'outre-tombe à propose de quelqu'un susceptible de vaincre le maitre. Comprenant qu'il possédait une bombe à retardement, il avait couru auprès de son Seigneur lui répéter tout ce qu'il avait entendu. L'orgueil qu'il avait tiré de la promotion obtenue ensuite avait vite laissé place à l'horreur lorsque le nom de Potter s'était mis à être chuchoté dans les couloirs de la forteresse des Ombres, ainsi que l'on nommait la cachette du maitre.

'Le maitre veut le fils Potter.' Disait-on. Le fils de Lily. Et sa conscience, qui jusque là s'était tue, lui chuchotait qu'il n'avait pas le droit d'ignorer les rumeurs, de laisser Lily en danger de mort ; qu'il n'avait pas le droit, en somme, de s'opposer à elle dans une guerre qui n'en finissait pas. Pour Lily, et surtout pour lui-même, il avait mis son orgueil de côté et était allé voir la seule personne vers qui il pouvait se tourner : Albus Dumbledore.

Le vieux sorcier avait eut l'air à peine surpris de le trouver devant la porte de son bureau. Lorsqu'il lui avait expliqué sans détour pourquoi il était là, Dumbledore lui avait proposé de devenir espion à sa cause, le prévenant des hauts risques qu'il courrait. Il avait accepté ; il se fichait des risques désormais.

Ses bons et loyaux services lui avaient valu une protection conte le ministère, un travail et le droit de reprendre son rôle d'agent double lorsque le Seigneur des Ténèbres avait fait son retour, avec les difficultés supplémentaires : le maître voulait qu'il espionne Dumbledore, et Dumbledore voulait qu'il espionne Voldemort. Il j et si bien ce rôle de double espion qu'il en avait fini par ne plus réellement savoir lui-même quelle cause il servait ; on perd très vite ses illusions lorsqu'on est entre deux tirs. Dumbledore avait d'ailleurs, avec se sagacité coutumière, vite remarqué ce détachement total dont faisait montre Severus.

Était-ce pour découvrir par Narcissa Black le projet que fomentait le Maitre qu'il avait fait le Serment Inviolable l'année précédente, ou bien pour leur prouver à tous qu'il était bel et bien un serviteur fidèle et zélée ? Il ne le savait pas et cette question sans réponse l'avait maintes fois empêché de dormir durant les derniers mois.

Un Serment Inviolable est malheureusement, par définition inviolable, ce qui, dans son cas, posait un problème, puisqu'il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il avait bien pu promettre à Narcissa Malfoy. Lorsqu'il avait rapporté cela à Dumbledore, celui-ci l'avait fixé gravement et lui avait annoncé le plus simplement du monde qu'il y avait fort à parier que la mission, c'était lui, Dumbledore.

'Je n'ai pas de certitude absolue, bien sûr, mais certaines informations que j'ai reçu il y a quelques temps appuient cette hypothèse.'

Avec un sentiment d'horreur grandissant, Severus avait observé son protecteur, incapable de dire le moindre mot.

'Evidemment, cela vous place dans une situation quelque peu problématique, car le jeune Malfoy, bien qu'étant un jeune sorcier doué, ne me semble en aucun cas apte à m'assassiner froidement.'

Il y eut un silence, durant lequel Severus rassembla ses forces pour poser la qui l'exécrait, car la réponse, quelle qu'elle fut, ne lui laisserait aucune solution satisfaisante :

'Que dois-je faire ?' Murmura-t-il.

Dumbledore le fixa longuement, le regard songeur.

'Ce que je vais vous demander risque de vous surprendre', dit-il, ' mais je voudrais que vous accomplissiez votre serment ; aidez le jeune Mr Malfoy à remplir la mission que Voldemort lui a confié ; aidez-le à tuer Albus Dumbledore.'

'Que – quoi ???'

'Donnez-moi juste un an. Une année scolaire, le temps de régler quelques affaires, c'est tout ce que je demande.'

'Mais… vous… Vous allez bien, monsieur ?'

'Severus !' S'exclama Dumbledore.

Rogue se tut, intimé au silence. C'est l'effet que produit généralement Albus Dumbledore lorsqu'il se met en colère. C'est froid et puissant et ça fait parfois un peu peur.

'Severus, je ne suis plus tout jeune (Rogue se détendit en constatant que le ton s'était aussitôt radouci) et j'ai fait mon temps. Mon vieux corps est perclus de rhumatismes, je m'essouffle en grimpant les escaliers de l'école et je ne suis plus aussi puissant qu'autrefois. Epargnez-moi les longs moments de déchéance et de maladie qui précèdent la mort. Laissez-moi vivre tranquillement ma dernière aventure. S'il vous plait.'

Severus restait médusé, aussi choqué par le fait que Dumbledore lui avoue aussi simplement ses problèmes de santé que par la supplique que dissimulait sa tirade. Fumseck le phénix émis un trémolo doux-amer, à la fois triste et mélancolique, qui lui fit dresser les cheveux sur la nuque.

Il avait relevé les yeux, qu'il avait jusque là gardés baissés et, la gorge noué par un chagrin venu de nulle part, il avait accepté.

Il avait tenu parole. La mort dans l'âme, alors que les autres mangemorts se congratulaient pour cette victoire sur l'ordre du Phénix, lui avait dû recourir à toute sa maitrise de soi pour ne pas hurler son désespoir et son horreur. Cette guerre allait-elle jamais prendre fin ?

Harry, hébété, sortit de la déferlante sonné et se retrouva de nouveau collé au mur par la super glue magique comme un moucheron à une toile d'araignée. L'araignée en question, baguette en main, avait d'ailleurs une lueur très inquiétante qui brillait au fond de ses yeux noirs.

Lorsqu'il croisa le regard de Rogue, il comprit que ce dernier savait exactement ce que le jeune homme avait découvert et que le maitre de potions était aussi furieux que mortifié. D'où la lueur inquiétante.

Harry allait, de toute évidence, regretter amèrement ce qu'il venait de faire.

Au point où j'en étais de toute manière…

Rogue l'observa encore quelques secondes, puis d'un mouvement sec du poignet, fit disparaître la colle qui le maintenait accroché au mur. Harry se sentit s'affaisser et manqua de s'écraser face contre terre. Il parvint tant bien que mal à conserver son équilibre et se redressa devant l'expression impassible de Rogue. Le fait que ce dernier n'esquisse pas le moindre sourire moqueur était peut-être le plus terrifiant.

Toujours menacé par la baguette magique, Harry se baissa lentement pour ramasser la sienne, lâchée lorsqu'il s'était retrouvé collée au mur et tout aussi lentement, la mit dans sa poche.

D'après ce qu'il venait de voir, il estimait que Rogue ne s'abaisserait pas à ensorceler quelqu'un avant d'écouter ce qu'il avait à dire.

Il pria de toutes ses forces pour que ce soit bien le cas.

Rogue arqua un sourcil, mais ne bougea pas pour autant. Parfaitement conscient que sa survie dépendait entièrement du maitre de potions, Harry retint son souffle ; il n'y avait qu'un pas avant qu'il ne se retrouve nez à nez à Voldemort.

Au bout de ce qui lui parut une éternité, Rogue abaissa légèrement sa baguette – sans la ranger, évidemment, on ne peut pas tout avoir.

'Que venez-vous faire chez moi, Potter ?' Demanda-t-il abruptement.

'Chercher un renseignement.'

'Et vous pensez que je vais vous le donner bien gentiment, par bonté de cœur ? Etes-vous stupide ?'

'C'est important.'

Rogue eut un rictus, et éclata d'un rire sans joie.

'Voilà qui est fâcheux ! Car, voyez-vous, je n'ai aucunement l'intention de vous aider en quoi que ce fut.'

'S'il vous plait…'

Le sourire de Rogue disparut. Cette situation venait soudain de lui en rappeler une autre, au sommet de la tour d'astronomie, un autre sorcier aussi à sa merci que le jeune Potter l'était actuellement…

Harry remarqua le changement d'expression de l'ancien professeur et en profita pour retenter sa chance :

'Cobweb Orphanage, une coupe en métal avec la marque de Poufsouffle dessus.'

Rogue le dévisagea avec attention, cherchant à comprendre où il voulait en venir.

'Et en quoi cela est-il important ? Cela remonte à des années…'

Harry eut un sourire ironique.

'Parce que vous pensez que je vais vous répondre bien gentiment ?'

La bouche de Severus prit un pli agacé. 'Très bien.' Capitula-t-il.

'C'était l'une de mes premières missions en tant qu'aspirant mangemort. Je devais ramener cette coupe sans me faire tuer par les pièges qui la protégeaient et la remettre ensuite au mangemort qui faisait le guet.

'Qui ça ?'

'Lucius Malfoy. En quoi cette coupe vous intéresse-t-elle, Potter ?'

Harry ignora la question, réfléchissant. Voldemort tenait à ses horcruxes plus qu'à la prunelle de ses yeux rouges, alors pourquoi avait-il voulu récupérer celui-ci ? Et pourquoi confier la tâche à un bleu ? Cela ne tenait pas debout !

'Votre maître vous a-t-il donné la raison de cette mission ? Une explication quelconque ?'

Le regard que le mangemort lui lança valait toutes les réponses du monde. Evidement que non, imbécile, voulait-il dire, le Seigneur des Ténèbres ne nous raconte pas sa vie ! C'est à peine si on sait quel est son plat préféré !

'Oui, bon, laissez tomber.' Soupira Harry. 'Ah, au fait pourriez-vous ranger votre baguette ? Je n'arrive pas à me concentrer.

Rogue ne bougea pas d'un millimètre et poursuivit comme s'il n'avait rien entendu.

'Le maitre n'a rien dit, dit-il, mais j'ai cru comprendre que les aurors surveillaient l'endroit d'assez près, alors que lui était occupé à préparer une attaque d'importance.'

'Mmh. D'accord, merci pour tout.' Mû par une inspiration subite, Harry posa une autre question. 'Au fait, vous ne savez pas quand Nagini ne sera pas avec Voldemort ?'

'Nagini ?'

'Le serpent qui l'accompagne toujours.'

'Ah ! Eh bien, non… Ah, si ! Le mois prochain, une attaque d'intimidation est prévue contre Mrs Longdubat. Cette vieille chauve-souris… cette honorable vieille dame s'est mise en tête de dénoncer les pots-de-vin que certains employés du ministère reçoivent de notre part en échange d'informations, et le Seigneur des Ténèbres n'apprécie pas beaucoup qu'on vienne lui mettre des bâtons dans les roues (il lança un regard significatif à Harry). Bref, il y aura le serpent, Nagini, pour qu'il puisse surveiller par son intermédiaire comment se passe la mission.'

'Où et quand ?'

'Le 18 février, aux alentours de dix heures. Mrs Longdubat va diner chez des voisins et elle a l'habitude de rentrer chez elle à pied.'

'Très bien, merci.'

Rogue grommela de façon incompréhensible alors qu'Harry se dirigeait vers la porte.

'Potter !'

Le jeune homme se retourna, surpris. 'Oui ?'

'Sachez que c'est la dernière fois que je vous aide. Faites attention à vous à l'avenir.'

Harry ne savait pas très bien s'il devait considérer cette dernière remarque comme une menace ou comme une recommandation. A défaut, il hocha la tête et sortit en refermant la porte.

Severus Rogue resta immobile, sa main toujours serrée sur sa baguette, au milieu de ses chaudrons qui n'émettaient qu'un léger clapotis. Seul, au milieu du silence, il fixait la porte par où était parti peut être le seul espoir du monde sorcier. Un courant d'air froid s'insinua dans son cou et il frissonna avec l'impression d'entendre chuchoter.

'Et veillez à ce qu'Harry survive Severus, en dépit de notre animosité envers lui. Car nul n'a besoin de plus d'aide que lui...'

'J'ai fait ce que je pouvais.' Marmonna-t-il par devers lui.

Alors ? Alors ? Alors ? Ca vous a plu ??????????????????????????????????????????????????????????

Bon, passage en mode bande annonce...

Dans le prochain épisode de Harry Potter et la guerre de l'ombre : la lune (satellitaire) ;les exploits au Quidditch du nouvel attrapeur (ennuyeux) ; des reliques mortelles (qui sont pour bientôt ! le 21 juillet !) ; quelques petits problèmes (comme d'hab) ; une polémique sur les mesures drastiques prises par l'ignoble Vous-Savez-Qui (interminable & douloureuse) ; des gâteaux faits par Tonks (infects) ; et...