Coucou les gens !
Et oui, me revoilà après mes vacances, plein d'idées dans la tête ! J'espère que vous allez bien et que vous passez de bonnes vacances aussi pour ceux qui y sont (en vac' xD)
Sinon, pour parler de cet OS, il est différent des autres que j'ai publiés jusque ici (et aussi plus long x) ), tout simplement parce que c'est un "all humains" =)
Oui, je m'y suis tenté et ça m'a vraiment plus je dois avouer ^^
Je ne met pas de résumé, j'espère donc que c'est assez clair =D. Après avoir beaucoup hésité, je le met en deux partis, histoire que ça ne soit pas trop long ^^
Bref, bonne lecture, en espèrant que ça vous plaira !
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- Bonjour mademoiselle, puis je avoir le numéro de la chambre d'Isabella Mansen s'il vous plait ?
La réceptionniste leva la tête d'un air surpris, qui s'allongea encore quand elle vit qui se trouvait en face d'elle. Ses yeux s'agrandirent légèrement, et elle entrouvrit la bouche.
Il faut avouer qu'il était bien foutu : un corps musclé mais pas trop, pas comme Emmett, ni trop fin comme Edward. Il avait des cheveux blonds ondulés dont certaines boucles lui retombait sur le visage, lui donnant un petit air « sauvage » comme aimait dire Rose.
Mais bon, c'était pas une raison pour le dévisageait de la sorte !
Il se racla la gorge, façon discrète de ramener la jeune fille à la réalité.
- La chambre d'Isabella Mansen s'il vous plait ? répétât-il.
- Mansen ? (Elle fouille quelque secondes dans ses papiers.) Je n'ai pas de Mansen, mais j'ai une Isabella Swan qui a été hospitalisé pour fracture à la jambe.
Quel imbécile ! Bien entendu que Bella ne s'appelait pas encore Mansen !
- Oui, excusez moi, je me suis trompé, dit-il avec un grand sourire qui fait perdre ses moyens à la secrétaire pendant quelques instants. C'est bien Isabella Swan.
- Tenez voici le numéro de sa chambre, répondit l'hôtesse en lui tendant un petit bout de papier plastifié sur lequel était écrit en chiffre digital le numéro vingt cinq. Par contre, il me faudrait votre nom, reprit-elle.
Il soupçonna fort que l'hôpital n'avait nullement besoin de son nom, et que cette femme ne lui demandait que pour pouvoir mettre une étiquette à « ce super canon de dieu grec ». Il sourit à l'évocation de l'expression. C'était Emmett qui l'avait prononcé, après un après midi où toutes les femmes qu'ils croisaient tous les trois les reluquaient … pas du tout discrètement.
« Que voulez vous les mecs, quand on est des Apollon comme nous, faut en profiter avant que la vieillesse nous rattrape ! »
Dixit Emmett, ancien coureur de jupon jusqu'à ce qu'Apollon tombe sur Vénus et en tombe amoureux. Rosalie et lui s'était mariés il y a un an maintenant. Peut être un peu tôt dirait les mauvaises langues, mais quand on rencontre l'amour de sa vie, il n'y avait pas besoin d'attendre leur avait Emmett un soir.
Ah lala, sacré Emmett. Un numéro unique celui là, et il avait eu de la chance d'être tombé dessus.
Mais bon, il s'égarait, et déjà qu'il n'était pas très en avance, si en plus il se perdait dans ses réflexions, il n'y arriverait jamais.
- Vous voulez que je vous laisse mon numéro de téléphone aussi ?
Elle rougit, mais réussit à garder contenance.
- Bien sur cher monsieur.
Accompagné du battement de sourcil.
Il s'approcha de oreille et entendit son cœur s'accélérer. Il sourit, et lui murmura d'une voix sensuel :
- Et ben non.
Et sur ce, il marcha d'un pas tranquille vers l'escalier, vers la chambre numéro vingt cinq.
[ … ]
Vingt et un, vingt deux, vingt trois, vingt quatre …
Vingt cinq.
Il se planta devant la porte, réfléchissant à la façon dont il devait faire son entrée. Il entendait des bruits étouffés, probablement Edward et Bella se murmurant des mots doux. Attendrit, comme chaque fois qu'il pensait à ce couple, il songea qu'il vivait avec deux duos diamétralement opposés : Edward et Bella étaient fait pour être ensemble, tout comme Rose et Emmett, mais eux avaient mis du temps à s'en rendre compte, et ne voulaient pas brusquer les choses. Surtout Bella qui tenait le mariage en horreur, pensa-t-il avec un petit rire.
Il trouva alors la manière parfaite d'entrée dans la chambre, et poussa la porte.
[ … ]
Seule.
Seule.
Ce mot résonnait dans sa tête tandis que les larmes coulaient sur ses joues et qu'elle était secouée de sanglots.
Seule.
La solitude n'existe que pour celui qui a connue la compagnie. Pour celui qui n'a jamais eu personne, la solitude est une chose normale, banale. Oubliée.
Alice Cullen avait eu des amis. Elle avait été entourée.
Sauf que maintenant, il n'y avait pu personne. Elle était seule.
Perdu dans ses pensées morose - et quand bien même, ses larmes lui brouillaient la vue - elle ne vit pas la porte s'ouvrir en grand et un jeune homme entrer. Par contre, elle l'entendit s'exclamer :
- Coucou les gens ! Ça va ? J'suis pas trop en retard ? Désolé j'ai eu quelques petits soucis avec la secrétaire d'en bas, si vous voulez mon avis, elle va pas rester très longtemps ici. J'vous dérange pas en amoureux au moins ? Parce que sinon vous n'avez qu'a me le …
La fin de sa tirade mourut quand il se rendit compte qu'il se trouvait en face d'une jeune fille en pleurs sur un lit d'hôpital, et non pas devant le binôme qu'il pensait trouver là.
Les hoquets d'Alice s'estompèrent peu à peu pour disparaître, mais les larmes ruisselaient toujours sur sa joue. L'homme qui se tenait était plutôt beau, non, même plus que beau, son visage montrant une stupeur qui ne faisait que s'allonger de seconde en seconde.
Les minutes passèrent. Il ne savait pas s'il s'était écoulé dix minutes ou une demi heure, il savait juste qu'il était complètement envoûtés par ces grand yeux noirs qui s'étaient posé sur lui.
Envoûtant, oui, mais encore plus, fascinant.
Au bout d'un moment, qui aurait pu être autant cinq que cinquante minutes, il se rendit compte qu'il n'avait arrêté de la dévorer du regard. Non seulement il entra dans sa chambre en faisant un boucan du tonnerre - alors qu'elle n'avait pas l'air bien, pas bien du tout - mais en plus il la dévisageait ! Où sont donc passés tes bonnes manières ? se réprimanda-t-il en pensée.
- Ex … excusez moi mademoiselle ( ce mademoiselle avait quelque chose de différent par rapport à celui qu'il avait adressés à la réceptionniste ), balbutia-t-il, je … je vais m'en aller, encore désolé …
Il allait rebrousser chemin, à contre cœur, il se l'avouait, quand elle éclata en sanglots.
xXx
Il l'avait captivé. Cet inconnu avait provoqué en elle des réactions étranges, inhabituelle, et, un court instant, elle eut peur d'une nouvelle crise. Mais le regard qu'il posa sur elle, léger, doux, fit envoler cette peur loin. Ces yeux vert l'avaient littéralement happé vers un autre univers, un univers loin de cette maladie, loin de ce monde, loin de cette solitude.
Elle l'avait trouvé. Elle n'était plus seule.
Aussi, quand il avait dit qu'il allait partir, elle craqua, une fois de plus. Ses pleurs reprirent, plus forts, plus douloureux encore que les précédents.
- Mademoiselle … l'entendit-elle, mademoiselle … vous allez bien ?
Question idiote bien entendu, se dit-il. Bien sur que non, elle n'allait pas bien ! Mais c'était venu comme un réflexe, un stupide réflexe d'ailleurs !
Mais quand il entendit un drôle de bruit -il cru qu'elle sanglotait encore plus fort alors qu'elle s'était mise à rire - il ne trouva plus son réflexe si stupide.
- J'avoue que c'est une question un peu bête, admit-il.
- Je vous l'accorde, réussit-elle à dire une fois la crise de fou rire passée.
- Je voulais dire plutôt … est-ce que je peux faire quelque chose pour vous aider ? demanda-t-il, prudemment.
Elle le regarda, surprise. Et sentit les larmes lui monter aux yeux avant qu'elle ne puisse les retenir.
Il la regarda, paniqué.
- J'ai dis quelque chose de mal ? Excusez moi, je ne voulais pas ! Vraiment pas !
- C'est p-pas de v-votre faute, articula-t-elle tant bien que mal.
- Qu'est-ce qu'il y a alors ? questionna-t-il, avant d'ajouter : Pardonnez moi si je suis trop indiscret, je …
- Non, c'est pas g-grave, le rassura-t-elle. C'est juste que … que c'est un parfait étranger qui me demande si je vais bien, alors que toute ma famille et mes amis (mais étaient-ils vraiment ses amis ?) s'en foutent royalement … Je me réveille d'un coma de trois jours et je vois personne … et c'est un inconnu qui me demande s'il … s'il peut m'aider ! finit-elle avec une nouvelle crise de sanglots ne viennent la submerger. Et en plus, je vous raconte ma vie alors que vous en avez rien a foutre !
Sa voix était partit dans les aigus à la fin. Il se rapprocha, doucement pour ne pas l'effrayer, puis, s'assit sur son lit. Elle le fixa, presque choquée.
- Il vaut mieux un étranger que rien, non ? Je ne suis peut être pas le meilleur homme sur lequel vous aurez pu tombé, mais y'a pire je pense ! Et puis, je n'en ai pas rien à foutre de votre vie, au contraire.
Alice sentait son cœur battre à toute allure. Tomber sur une meilleure personne que lui ? C'était strictement impossible. Toute autre personne se serait déjà enfuie en courant.
Une pensée lui traversa l'esprit et franchit ses lèvres avant qu'elle ne la retienne :
- T'as pas peur ? Si ça se trouve, j'ai une maladie contagieuse, et tu vas l'attraper.
Il remarqua distraitement le tutoiement, qui ne le gênait pas. Pas avec cette fille qu'il avait l'impression de connaître depuis longtemps.
- T'es atteinte d'une maladie contagieuse ?
- Non.
- Alors la question ne se pose même pas, conclut-il dans un sourire.
Elle lui rendit son sourire. Tout était simple avec lui. Naturel. Elle se rendit compte un peu tard que cette discussion menait à une question inévitable.
- Et heu … il essayait, mais il se sentait vraiment mal à l'aise, là. Quel maladie tu …
- Je ne sais pas, le coupa-t-elle. Je crois qu'eux même ne le savent pas. C'est incurable. C'est mauvais. Elle se manifeste par crise. Les médecins disent que ces crises surviennent à un trop plein d'émotions. J'ai pas tout compris, ajouta-t-elle dans un haussement d'épaule.
- Est-ce que sait … ?
Il avait la bouche sèche, et la salive avait du mal à descendre.
- Mortel ? Probablement. Je passe beaucoup de temps à l'hôpital. La dernière crise, qui m'a fait évanouir, était sûrement une des plus violentes que j'avais jamais eu. Et je me réveille, je suis seule.
Elle sentait de nouveau les larmes venir. Cette boule maintenant familière dans la gorge. Elle ferma les yeux et pensa très fort qu'elle ne pleurerait pas. Pas encore.
Il l'a vit refouler ses larmes une nouvelle fois, et prit, d'une impulsion soudaine, se saisit de sa main. De léger picotement agréable le parcoururent, mais il décida que c'était sans importance. Pour l'instant du moins. Elle rouvrit les yeux, une lueur d'interrogation qui éclairait ce puit si noir.
- Tu peux sortir ?
- Je … je crois, répondit-elle.
Elle se leva, chancela, mais il la rattrapa. Son contact la fit frissonner, mais pas de froid. Elle attendit un peu, fit quelques pas, puis alla se changer vite fait. Elle allait sortir. Elle n'était pas seule.
Quand elle revint, elle le vit en train de rédiger une lettre. Quand elle lui demanda ce qu'il écrivait, il lui répondit qu'il expliquait aux infirmières où elle était passé. Puis, ils descendirent lentement les escaliers « Pour ne pas te fatiguer trop vite » avait-il dit et elle s'était une fois de plus émerveillée devant sa gentillesse.
Ce ne fut qu'une fois dehors qu'il lui demanda :
- Au fait, tu t'appelle comment ?
- Alice Cullen, lui répondit-elle, avant de lui retourner la question avidement.
Il l'observa quelques instants, et se fit la réflexion qu'il aurait donné son nom à Alice (que ça lui allait bien !) même si elle ne lui avait pas demandé. Contrairement à l'hôtesse de ce matin, bien que ce matin se résumait à seulement une petite heure. Mais en une heure, il l'avait rencontré, et cette heure lui apparut bien plus importante.
- Jasper, lâcha-t-il alors qu'ils traversaient le carrefour en direction du centre ville de New York. Jasper Withclock.
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Alors, alors ? (anxieuse) ça vous a plu ?
Je poste la suite demain ! =D
N'oubliez pas ma review et donnez moi toute vos impressions, négative ou positive ! =)
