SuperGirl971 : Ah je ne dis rien, mais ne n'inquiètes pas, toutes tes questions vont trouver une réponse avec cet épilogue ! Merci de ta review ! =)

Polichinelle SGC : La réaction de Tony extrême ? C'est vrai que certains de mes lecteurs sur mon blog m'ont dit la même chose, en plus qu'ils ne verraient jamais Tony frapper Ziva. Mais moi je vois les choses comme ça : il l'aime. Il est même fou amoureux d'elle. Quand elle était accusée par la CIA, il n'a jamais douté d'elle même si les preuves montraient qu'elle était coupable, il a même mis sa carrière et sa vie en jeu pour la sauver. Et là il apprend (et même pas par elle qui lui avoue, mais par un dossier) qu'en fait elle est tout ce pourquoi elle était accusée. Qu'elle espionne le NCIS. Qu'au passage elle s'est sûrement servie de lui. Et que la Ziva qu'il connaissait n'était sûrement qu'un rôle. A partir de ce moment-là, et voyant qu'elle n'est absolument pas en train de se repentir mais qu'elle revendique même ses actes, je ne trouve pas vraiment que sa réaction soit extrême ^^. En tout cas, merci beaucoup pour ta review ! =)


Epilogue

Tony entendit la voiture de Gibbs avant même de la voir tourner au coin de la rue. Elle s'arrêta quelques instants plus tard devant lui dans un crissement de pneus. L'italien bondit sur le siège passager, salua rapidement son patron et constata avec surprise qu'Abby et McGee étaient sagement assis sur la banquette arrière. McGee avait d'ailleurs son ordinateur portable sur les genoux. Il leur adressa un sourire et eut tout juste le temps de boucler sa ceinture avant que Gibbs n'appuie sur l'accélérateur. La voiture fit un bon en avant et l'italien fut plaqué contre son siège.

- Mais qu'est-ce qui t'a pris à la fin ? vociféra Gibbs. Je peux comprendre ta colère Tony, mais tu es un agent fédéral, et tu es tenu de respecter la loi ! Tu n'as pas à te lancer comme ça dans une guérilla personnelle !

- Je sais boss…répondit piteusement le concerné.

- Alors pourquoi…

- Boss ! l'interrompit soudainement McGee. La voiture de Tony s'est arrêtée…Près d'un entrepôt sur les docks. Le numéro…57.

Gibbs appuya un peu plus sur l'accélérateur. Il était 8h51.

* * *

Ziva coupa le moteur et regarda l'entrepôt dans lequel devait avoir lieu le rendez-vous. Elle se pencha sur le siège passager et baissa le pare-soleil avant de s'examiner d'un œil critique dans le petit miroir. Avant d'avoir « emprunté » la voiture de Tony, elle avait fait un saut chez elle pour se changer et nettoyer le sang sur son visage. Même s'il ne restait plus aucune trace, elle préféra vérifier encore une fois. Elle s'assura ensuite que la mallette était toujours à sa place à côté d'elle.

Rassurée sur ce point, elle se tassa dans le siège de la voiture et attendit.

D'où elle était garée, à moitié cachée derrière un container, elle avait une vue parfaite sur l'entrepôt et pouvait tout voir sans être vue.

A 8h55, une première berline noire arriva, bientôt suivie par trois autres. Les chefs de cellule en sortirent et se serrèrent la main avant d'entrer dans l'entrepôt.

A 8h57, les deux dernières berlines arrivèrent, suivies de près par une longue limousine d'un noir brillant.

Une fois que les trois hommes furent entrés, Ziva attendit quelques instants qu'il soit complètement 9h et ramassa la mallette avant de sortir à son tour et laissa les clés de la voiture sur le siège conducteur.

D'un pas tranquille, elle se dirigea vers l'entrepôt et resserra sur son corps les pans du long manteau qu'elle avait enfilé.

A l'intérieur, disposés en demi-cercle, se trouvaient les chefs de cellule ainsi que leur directeur. Ils étaient tous assis dans de larges fauteuils de cuirs face à une table basse. Tout avait été spécialement transporté pour l'occasion.

D'un rapide coup d'œil, Ziva constata que la bombe était déjà en place non loin de là.

Elle tira la porte derrière elle et tourna le verrou avant de se diriger vers les sept hommes.

- Quel plaisir de te voir, ma chère Ziva ! la salua Nasser, qui était assis à la droite du directeur.

- Si j'ai bien compris tout ce que nous racontais Nasser, ajouta le directeur, vous n'avez pas été très présente pour les Ombres ces derniers jours ?

- J'étais occupée ailleurs, répondit Ziva sur un ton poli mais froid. Je devais m'assurer de ne pas faire sauter ma couverture. Heureusement, ça n'a pas été le cas.

- Pas comme pour ce cher Elbaz, commenta le directeur avec un petit sourire, en remarquant au passage le tressaillement de la jeune femme à l'évocation du nom de son ancien équipier. Avez-vous ce que l'on vous a demandé ?

Sans répondre, elle s'approcha de la table basse et déposa la mallette dessus. Elle commença à l'ouvrir puis arrêta brusquement son geste. Le visage grave, elle posa ses yeux sur le directeur des Ombres.

- Je voulais savoir… dit-elle d'une voix douce. Combien d'Ombres ont été abattues parce que vous les soupçonniez de vous avoir trahi ? Et combien de personnes innocentes ont été sacrifiées lors de nos attentats ?

- Voyons, mademoiselle David, répondit le directeur. Mieux que personne, vous savez bien que nous ne devons prendre aucun risque. Et que chaque mission comporte des sacrifices.

- C'est bien ce que je pensais, murmura-t-elle.

Elle ouvrit alors la mallette d'un geste sec et en sortit deux armes automatiques. Avant que qui que ce soit ait pu faire un geste, elle abattit cinq des six chefs de cellule d'une balle en pleine tête. Emme s'arrêta une seconde devant Nasser et murmura :

- Vous avez été si gentil avec moi…

Avant de l'abattre froidement de la même manière que les autres.

Elle se tourna ensuite vers le directeur et braqua ses deux armes sur lui. Ce dernier la regarda d'un air parfaitement calme.

- Voyons, mademoiselle David… Vous savez très bien que le compte à rebours se mettra en marche à la seconde où mon cœur cessera de battre. Ne faites pas cette bêtise.

Sans un mot, elle vida ses deux chargeurs sur lui.

* * *

Gibbs et son équipe étaient sortis de la voiture un peu avant que les premiers coups de feu ne se fassent entendre. Même Abby avait exceptionnellement eu le droit de les accompagner, tant elle avait insisté.

Quand les premiers coups de feu retentirent, ils se baissèrent tous instinctivement et ceux qui possédaient une arme la sortir. Ils se précipitèrent vers l'entrée de l'entrepôt.

Tony essaya sans succès d'ouvrir la porte ; les balles n'eurent aucun effet sur la serrure.

Il tambourina alors à la porte en hurlant le prénom de Ziva.

* * *

Cette dernière regardait toujours le corps désormais sans vie du directeur, sourde aux hurlements de Tony. Elle tourna la tête vers la bombe et vit que le décompte annonçait 50 secondes.

Elle alla tranquillement s'asseoir devant l'engin, adossée à une caisse, puis sortit son téléphone portable et appela Gibbs. Ce dernier décrocha à la première sonnerie.

- Ziva, sors de là ! hurla-t-il.

- Non Gibbs, répondit-elle d'un ton très calme. Eloignez-vous du bâtiment jusqu'à la voiture de Tony. Elle est derrière le container rouge. Je ne voudrais pas que l'explosion vous touche.

- L'explo… ?! Sors de la tout de suite !

- Gibbs, je vous en prie…supplia-t-elle. Je n'ai pas beaucoup de temps…

- C'est bon, on s'éloigne, dit-il en faisant signe à son équipe de le suivre. Tony, Abby et McGee sont là aussi. C'est bon, ajouta-t-il une fois qu'ils eurent rejoint la mustang de l'italien.

- Est-ce que vous pouvez mettre le haut parleur ? demanda-t-elle.

- C'est fait.

- Merci. Je voulais déjà m'excuser auprès de chacun de vous. Je ne voulais vraiment pas vous mentir, mais j'étais obligée, même si je sais que cela ne justifie en rien mes actes. J'aurais tellement que tout ça se soit passé dans d'autres circonstances… Vous avez été tous si gentils avec moi… Gibbs… Je suis tellement désolée d'avoir trahi votre confiance. Je croyais me battre pour une cause juste… Gibbs, vous avez été le meilleur professeur que j'ai jamais eu. Merci pour tout ce que vous avez fait…Et continuez de frapper Tony quand il le mérite. Quand à toi McGee… Tu es un agent, un écrivain et surtout un ami formidable. Ne laisse jamais personne te dire le contraire. Et toi Abby… Tu es une amie fantastique… Tu seras la seule fille de la bande désormais, alors veille bien sur eux… Dites à Ducky que ce fut un plaisir et surtout un honneur de travailler avec lui. Et à Jim qu'il fera un médecin légiste hors-pair. Appelez mon père aussi, et dites lui que je l'aime. Et que sa fille pensait se battre pour une cause juste. Quand à toi Tony… Est-ce que je peux lui parler seule à seul s'il vous plait ?

- Bien sur.

Gibbs débrancha le haut-parleur et tendit le portable à Tony qui le prit, les mâchoires serrées et la mine grave. Blottie dans les bras de McGee, Abby pleurait doucement.

- Je t'écoute, dit Tony.

- C'est à toi que je dois les plus plates excuses… J'aurais tellement aimé que notre histoire se passe dans d'autres circonstances…Même si pour moi ça n'a rien changé, et que, malgré ce que tu peux croire, je t'ai aimé comme une folle…

La voix de Ziva se brisa dans un sanglot. Elle essuya ses larmes d'un revers de la main. Le compte à rebours annonçait 20 secondes.

- Ziva, supplia Tony, sors de ce bâtiment. Tu seras jugée pour ce que tu as fait, tu feras de la prison, mais sors je t'en prie…

- Non. Je te l'ai dit, la partie est finie pour moi… Je n'irai pas en prison… Je veux décider seule de mes actes pour une fois.

- Ziva…

Quinze secondes.

- Tony… Est-ce que tu m'aimes ?

- Bien sur que je t'aime… J'ai espéré comme un fou que tout ceci ne soit qu'un cauchemar, que la vraie Ziva reparaisse…

- C'était la vraie Ziva. Tu n'as connu qu'elle… Je t'aime Tony.

Dix secondes.

- Je t'aime aussi. Plus que ma vie…Bien plus.

- Dis-moi que tu me pardonnes Tony…

Six secondes.

- Je te pardonne Ziva. Tu as agis pour ce que tu pensais être juste. Personne ne pourra te le reprocher.

- Dis-moi que tu m'aimes.

Quatre secondes.

- Je t'aime. Je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime.

- Ne m'oublie pas…

Deux secondes.

- Jamais. Jamais je ne t'oublierai. Je t'aime plus que tout, plus que j'ai cru pouvoir aimer un jour.

Une seconde.

- Je t'aime Tony.

Le bâtiment explosa.

THE END


Merci à vous tous qui avez suivit cette fiction, et qui m'avez laissé vos impressions ! J'espère que vous avez aimé la lire autant que j'ai aimé l'écrire, et je vous dis à très bientôt dans une prochaine fic !