Harry Potter and the Shiverin Descendant
Disclamer : Tout appartient à J. K. Rowling et à Angel Lain sauf la traduction qui me revient de droit. Il peut arriver que j'utilise par mégarde certains des noms anglophones.
Note de l'auteur : Le Shiverin est seulement un personnage que j'ai inventé. Et je suis désolé si cela ressemble à toutes les nombreuses fics sur les Veela. J'ai essayé de la rendre différente.
Les Dominants et les Dociles ont des taches sur leurs dos. Il y a une manière de les différencier. Les taches du Dominant couvriront le dos complètement, et parfois quelques-unes continueront vers le haut sur l'avant de leurs épaules et sur leur ventre. De même que les taches du Docile couvriront l'arrière des épaules et environ les trois à quatre premiers pouces de leur dos, puis elles voyageront jusqu'au bas de la colonne sur environ une ligne de un à deux pouces. Aucun Shiverin n'a le même marquage. Il est toujours différent et vous pouvez les identifier par ces marquages. Celles des Dominants ont normalement une couleur brune rougeâtre, foncée tandis que les Dociles ont des taches de brun clair au rose rouge.
Ils ont tous deux des ailes qui poussent, mais celles du Dominant sont généralement plus grandes. Tous deux ont des griffes et des crocs (Parfait pour mordre comme Draco l'a déjà montré.) Mais seul le Shiverin Dominant possède des écailles. La majeure partie du temps celles-ci sont seulement sur les avant-bras, mais lors de situations extrêmes, elles s'étendront sur tout le bras et le torse, le ventre et le dos agissant en tant que sorte d'armure. Et naturellement, leur poison à tous deux est toxique mais seulement une fois provoquée.
Résumé de l'histoire : Durant l'été suivant sa cinquième année, Harry découvre qu'il n'est pas entièrement humain. Qu'est-ce qu'est exactement un Shiverin et qu'est-ce que Drago à avoir à faire avec cela ?
Avertissement : Cette histoire est un slash et comportera aussi plus tard une grossesse masculine. Si cette idée vous choque ou vous rebute, passez votre chemin, cette fic n'est pas pour vous.
Homophobes, s'abstenir !
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Harry Potter and the Shiverin Descendant
Chapitre 3. (2/2)
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Il souleva un morceau de parchemin. « C'est une lettre de Patrick délivrée par poste hibou retardée, envoyé cinq ans après la naissance de Lily. »
« Par la poste sorcière, alors vous voulez dire que ? »
« Patrick Darvoux était un Sorcier. Il a réellement écrit la lettre pas longtemps après avoir rencontré Lily pour la première fois. Mais, elle a été charmée pour être envoyée après sa mort. » L'homme commença à lire à voix haute la lettre :
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Mes chères, Claire Evans et Lily Evans,
Je suis triste de dire que si vous recevez ceci, c'est que je suis mort. J'ai voulu que vous sachiez, que vous étiez toutes les deux, les choses les plus importantes qui ne me soient jamais arrivées dans la vie et que j'aurais souhaité avoir pu être là pour vous. J'aurais aimé voir Lily commencer sa première année à l'École de Sorcellerie. J'ai entendu dire que Poudlard était l'une des meilleures. Mais mon passé m'a finalement rattrapé.
Il y a plusieurs années, j'ai fait une terrible erreur. J'étais jeune et très confus. Étant d'une famille sorcière de Sang Pur, j'ai grandi en croyant que nous étions meilleurs que les Moldus. Ce fut juste après avoir gradué de l'école que j'ai été initié chez les Mangemorts. Nous étions un groupe de fidèles sorciers et sorcières qui servaient sous les ordres de Lord Voldemort. J'ai progressé rapidement à travers les rangs et fus bientôt inclus dans son cercle intime. Mais pas longtemps après, je suis sorti de l'illusion grâce à ses enseignements. C'était un fou furieux qui souhaitait épurer le monde de la Magie. Il croyait que toutes les familles sorcières de Sang Pur devraient être sous contrôle. Et que tous les Nés de Moldus devraient être détruits. Ce qu'il voulait, c'était un génocide. Peu importe l'âge d'un Né de Moldus, ils devaient être tués. Je pense que j'en ai finalement eu assez la nuit où je l'ai vu tuer un petit bébé juste parce qu'il était un Né de Moldus. C'était seulement un bébé, pour l'amour de Merlin. Même pas assez vieux pour parler ou marcher, encore moins pour utiliser une baguette magique. Mais Voldemort avait indiqué qu'il pouvait sentir la magie de l'enfant, il devait donc être détruit. Je ne pouvais juste plus jurer mon allégeance à ce monstre.
Naturellement, cela eut lieu également en même temps que je t'aie rencontrée Claire. La femme la plus belle et la plus étonnante que j'aie jamais rencontrée avant, s'avérait justement être une Moldue. Tu as introduit quelque chose dans ma vie que je n'avais même pas réalisé y être absent, l'amour. Et je pense que si tu ne m'étais pas rentré dedans sur les Champs Elysée, je souffrirais encore sous ce dictateur. Tu m'as ouvert les yeux à la beauté qui était absente de ma vie. Tu m'as fait réaliser comment le monde pouvait être merveilleux. Je chéris chaque moment que nous avons passé ensemble. Et souhaite pouvoir les revivre encore une fois.
Je sais que j'avais tort de t'embrasser ce jour-là, dans le parc. Tu étais mariée après tout. Tu me l'avais dit le premier jour où nous nous sommes rencontrés. Mais tu étais si bouleversée en début de journée. Parce que ton mari avait brisé sa promesse d'aller avec toi au Jardin d'Acclimatation. Je voulais juste te rendre heureuse. Je ne pense pas que tu saches comment j'étais heureux lorsque tu as décidé de venir avec moi. Le sourire sur ton visage, quand nous avons remonté la Rivière Enchantée, était si beau. Je voulais m'en rappeler pour toujours. Est-ce que je savais où ce baiser mènerait ? Non, mais je suis certain dorénavant que je t'aimais déjà à ce moment-là. Cela n'importait pas que nous ne puissions être ensemble. Tu étais toujours dans mon cœur.
Tristement, j'ai perdu ta trace quand tu es revenu en Angleterre avec ton mari. Mais pas un jour n'est passé sans que je ne pense à toi. J'ai été étonné lorsque j'ai reçu une lettre de toi environ deux ans après. Je n'étais pas sûr de comment tu m'avais trouvé. Mais, j'étais exalté que tu aies voulu me revoir. Tu m'avais dit que tu avais quelque chose de très important à me dire. Je ne pouvais pas imaginer ce que cela pouvait être, après toutes ces années. Mais j'ai pris des arrangements pour te rencontrer en Angleterre pendant que ton mari était en Amérique. Ce qui m'attendait fut le choc de ma vie. J'étais père, je ne pouvais pas le croire. Mais, ses yeux le confirmaient. J'ai pensé alors, et encore aujourd'hui, qu'elle était la plus belle enfant au monde. J'aurais cependant souhaité avoir pu passer plus de temps avec vous deux. Je t'ai quitté avec la promesse que tu resterais en contact et me tiendrais au courant au sujet de Lily. Je ne pouvais pas être une partie importante de vos vies puisque ton mari croyait qu'elle était de lui. Je comprenais et ne voulais causer aucun problème dans ton mariage. Mais, je t'aimais toujours avec tout mon cœur.
Je savais ce que je devais faire par la suite. J'ai coupé tous liens avec les Mangemorts. Et, je suis me caché. Sachant très bien qu'ils ne me laisseraient jamais vivre. J'ai décidé de mettre de l'ordre dans mes affaires. J'ai ouvert une chambre forte dans une filière française de la banque de Gringotts. Ma chère Claire, inclus dans cette lettre il y a la clef de cette chambre forte. J'ai laissé des instructions explicites, s'il devait m'arriver quelque chose, que toi et Lily puissiez avoir tout ce qui est dans cette chambre forte. Il y a quelques papiers importants que tu pourrais vouloir regarder parce qu'ils expliquent certaines choses au sujet de ma généalogie qui pourraient affecter Lily plus tard dans sa vie, ou du moins celle de ses enfants. Quand tu entreras dans la banque ne sois pas effrayée par les Gobelins. Ils ne te feront rien si la chambre forte t'appartient légalement. Ils le sauront par mes initiales qui sont gravées sur la clef.
Je vous aime tellement toutes les deux. Vous êtes mon plus grand trésor et je ne pourrais souhaiter plus. S'il vous plait, gardez-vous en sécurité dans les temps noirs à venir.
Avec mon amour éternel et dévoué,
Patrick Darvoux
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Remus cligna des yeux. C'était incroyable. Patrick savait qu'il n'y avait aucune chance pour qu'il ne soit jamais avec la mère de Lily. Pourtant, il se consacrait toujours à elle entièrement. « Albus, vous pensez que la mère de Lily a déjà visité la chambre forte ? »
Le vieil homme secoua la tête. « Je ne le pense pas, Remus. Nous sommes passés aux travers toutes ces boîtes et n'avons rien trouvé. Mais la chose qui me préoccupe est : où est la clef qui était censée être dans cette lettre ? »
« Elle n'est pas là ? » Interrogea franchement Lupin. Sans cette clef, ils n'avaient aucune chance d'entrer dans cette chambre forte. Harry méritait de voir ce qu'il y avait à l'intérieur. Patrick était son grand-père après tout. Il méritait de connaître l'homme. Ses yeux errèrent encore une fois sur la photo. Un des ses coins était légèrement plié, Remus nota qu'il y avait un peu d'écriture bleue dessous. Il la tira soigneusement de l'album et la retourna. « Attendez un peu Albus. Je crois que nous pourrons avoir notre réponse. » Il remit la photo au directeur.
En encre bleue et écrit d'une main ordonnée, il lut 'Probablement le plus grand amour de ma vie, Patrick Darvoux.' Mais en dessous de cela était écrit en noir 'Boîte à Musique Angélique'. « Remus, Lily avait-elle une Boîte à Musique avec un Ange ? »
« Non, pas à mon souvenir. Mais je n'espère pas parce que cela signifierait qu'elle était dans leur maison et a été détruite. »
« Alors, peut-être que nous devrions encore demander à Pétunia. J'espère juste qu'ils ne sont pas endormis. Je détesterais devoir les réveiller. »
Pétunia finissait justement de laver les plats lorsque des coups survinrent à la porte arrière. Que pouvaient-ils lui vouloir encore ? Elle ouvrit la porte et leur fit un regard noir. « Quoi maintenant ? »
« Pétunia ma chère, posséderiez-vous par hasard une boîte à musique avec un ange ? » Demanda Albus Dumbledore.
Elle blanchit. « Je… heu, pourquoi ? » croassa-t-elle.
Il sourit. « Je prendrai cela pour un oui. »
Elle était sans voix maintenant et visiblement secouée. « Je... Je... » Bégaya-t-elle, incapable de former ses mots.
Le vieux sorcier la fixa avec un regard connaisseur. « Il n'y a rien à expliquer. Veuillez juste nous l'apporter, s'il vous plait. »
Elle se tint là, sans réaction pendant un moment, puis acquiesça, consciente de sa défaite. « Suivez-moi, mais soyez silencieux, Vernon est déjà couché. » Elle les mena dans le salon à un meuble vitré qui se tenait à côté de la cheminée. Ouvrant la porte de vitre, elle en sortit une boîte bleue de taille moyenne en porcelaine. Alors qu'elle se tournait pour leur faire face, ils purent voir un ange peint sur le dessus. Il était magnifique. Il avait une peau délicate et pâle, une robe bleu-clair et de longues tresses russes. Ses ailes argentées s'ouvraient derrière lui. Elle la remit à Dumbledore.
Il la retourna à l'envers et vit que quelque chose avait été peint à l'endos. « N'oubliez jamais les chansons chantées avec le coeur. » P.D. « Vous le saviez, n'est-ce pas ? »
Elle inclina la tête. « Oui, je savais. Je le sais depuis un certain temps maintenant. J'avais l'habitude de voir maman écouter cette boîte à musique, pendant de longs moments, lorsque j'étais plus jeune. Elle pleurait toujours, mais elle souriait en même temps. Le jour où Lily a reçu sa lettre, elle l'a écouté pendant un très long moment, le plus long dont je peux me souvenir. Un jour, alors que j'étais seule à la maison, j'ai pu vraiment examiner la boite. Je ne pouvais pas bouger mais pensais combien l'ange sur le dessus me rappelait Lily. Mais je n'avais aucune idée de qui était P.D.. Ce ne fut que lorsque Lily annonça qu'elle était fiancée que je l'ai découvert. Maman s'était enfermé ici, en-haut, dans la chambre et avait écouté cette boîte à musique… si longtemps.
Une fois, alors que je passais près de sa chambre, j'ai entendu sa voix. Elle parlait à quelqu'un qui s'appelait Patrick. Mais c'était davantage comme s'il n'était pas là. Elle disait 'tu ne peux pas croire comment elle a grandi en beauté' et 'tu serais si fier d'elle.' Puis, je l'ai entendu dire quelque chose au sujet de combien elle souhaiterait qu'il puisse être là pour son mariage, je savais qu'elle parlait de Lily.
Mais, ce n'est que lorsque j'ai reçu les papiers que j'ai découvert l'histoire entière. Ce n'est que là, que j'ai découvert que Lily et moi étions en réalité, des demi-sœurs. » La colère remplit ses yeux. « Je ne pouvais pas croire que ma mère ait pu faire cela. Papa l'aimait tellement et profondément et elle, elle était amoureuse d'un autre homme durant tout ce temps. Elle l'avait trahi ainsi que moi, mais je ne pouvais juste pas la détester pour cela. »
« Ainsi à la place, vous avez détesté Lily et puis Harry, » énonça Remus.
« Non, je n'ai pas détesté Lily. Ce n'était même pas de la haine au début, j'étais jalouse. Elle était toujours la spéciale. Elle était si magnifique et tout le monde l'aimait. Bien que nous n'ayons qu'un an d'écart, à l'école, elle était toujours celle avec le plus d'amis. Et je devais toujours vivre avec ses notes. Je l'ai détestée lorsque j'ai eu le même professeur qu'elle avait eu parce qu'il me comparait à elle. Puis, pour couronné le tout, elle était une sorcière. Je ne pensais pas que c'était possible, c'est pourquoi je l'ai détestée. J'ai pensé que si je la réprimandais et critiquais les grandes choses qu'elle pouvait faire, que cela pourrait me faire me sentir mieux. Mais, non. » Elle s'assit sur le divan, semblant totalement déprimé.
Remus était encore sceptique. « Ainsi, pourquoi détestez-vous tellement Harry ? Qu'est-ce qu'il vous a jamais fait ? »
« Il était un rappel de la façon dont ma sœur était spéciale. Ne le prenez pas mal, j'aime beaucoup mon fils, je pense qu'il est le garçon le plus parfait au monde. Mais, je dois également admettre qu'Harry est un bel enfant. Mais avec ces yeux, il est un rappel constant de Lily et de comment elle était spéciale. Non seulement cela, mais il me rappelait également que ma mère avait aimé un autre homme. Harry ne ressemble en rien à mon père, rien. Au lieu de cela, il est un rappel constant qu'elle avait eu un enfant avec un autre homme. Même quand il était un petit garçon, je pouvais voir qu'il n'avait pas simplement hérité les yeux de sa mère, mais son nez aussi… son nez à lui. »
Remus regarda la photo. Elle avait raison. Patrick avait un nez mince que n'importe qui aimerait.
« Il me la rappelle tellement. Même alors qu'il vieillit, j'ai pensé que son visage mûrirait et deviendrait plus angulaire comme son père. Mais à la place, il ressemble de plus en plus à sa mère avec le temps. Il a ses joues hautes osseuses, et son visage ovale. Il a même son physique plus mince. » Elle soupira. « Je ne sais pas pourquoi j'ai gardé la boîte à musique. Je sais que mère voulait qu'elle aille à Lily, et je sais pourquoi. Vous devriez la prendre maintenant, elle appartient vraiment à Harry. » Elle continua à regarder fixement le plancher.
« Merci Pétunia. Je sais que cela était dur pour vous. Je suis désolé que nous vous ayons gênée. »
Elle releva la tête. « Puis-je vous demander une chose ? »
« Oui. »
« Y a-t-il quelque chose de mal avec Harry ? »
Remus était choqué. Elle semblait réellement intéressée.
« Pas vraiment ma chère. Certaines choses ont été mises en évidence cette année. Et nous devons regarder dans le passé pour avoir des réponses. »
Avant qu'ils ne partent de la maison, le ciel commençait déjà à s'éclaircir.
« Ainsi, la clef est-elle à l'intérieur Albus ? » interrogea Remus, replaçant la pile de papiers et de livres qu'il avait dans les bras.
Dumbledore ouvrit la boîte et regarda à l'intérieur. Une version douce de la berceuse de Brahms joua alors qu'il scrutait l'intérieur. Après il chercha pendant un moment et toucha une petite rune qui était gravée dans la base en métal. Elle rougeoya légèrement et une plaque glissa sur le côté dévoilant un compartiment secret. Glissant deux doigts minces à l'intérieur, il enleva deux choses : un morceau de papier et une clef. Il déplia le papier et lut. « Je t'aime Lily, et dit au petit Harry lorsqu'il naîtra que Grand-maman l'aime aussi. »
« Oh Merlin, » haleta Remus.
« Je pense que nous devrions retourner au château, » dit Dumbledore avec une sinistre détermination. « Nous ne pouvons rien faire d'autre jusqu'à demain et je crois que nous avons tous les deux besoins de sommeil après ça. Je dois également parler avec Herbert. »
Le loup-garou fut d'accord avec lui. Ça avait été une journée chargée en émotions. Et ce n'était probablement que le commencement pour eux et pour Harry. Il était certain qu'ils découvriraient que le sang de Shiverin du côté de Lily venait de son grand-père, mais qu'ils devraient encore le trouver. Ils avaient déjà découvert que Patrick avait été Mangemort. Qu'est-ce qui pouvait être plus étonnant que cela ?
Tous deux transplanèrent à Pré-au-Lard.
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Harry s'assit entre les jambes de Draco, s'appuyant contre le torse du garçon plus grand avec les yeux fermés.
Le blond fit courir ses doigts sur le bras d'Harry pendant qu'il embrassait sa nuque. Il prenait garde à rester loin des taches afin de ne pas déranger son compagnon. Il appréciait ce beau moment tranquille.
Harry ronronna presque et pencha sa tête en avant pour donner à Draco un meilleur accès.
« Tu aimes ça ? » demanda le dominant laissant tranquillement son autre bras serpenter autour de sa taille mince.
« Mmmhmmm, » soupira Harry. « C'est si bon. »
Draco sourit tranquillement mais ne s'arrêta pas.
« Draco, pourquoi tu peux me marquer dans nos rêves, mais que je ne peux pas devenir enceinte ? »
Les lèvres chaudes bougèrent pour aller taquiner l'autre côté du cou du garçon. « Je t'ai déjà expliqué cela, Harry. La marque est vraiment une réaction plutôt simple. Et les Dominants et les Dociles ont tous deux certains produits chimiques qui sont nécessaires pour commencer. Ton corps réagit automatiquement de la manière qu'il suppose le devoir. Mais c'est une question de semaines, c'est pourquoi j'ai dû la renforcer davantage lorsque nous nous sommes rencontrés au Chemin de Traverse. »
« Mmmhmm, » répondit Harry, sa tête se penchant sur le côté.
« Mais, devenir enceinte est beaucoup plus compliqué. Les mêmes produits chimiques qui aident à former le Bureshaw sont nécessaires, mais il faut beaucoup plus que ça. Le contact physique en est une grande partie. Le livre indique que la raison pour laquelle la plupart des Dominants marquent leurs compagnons dans le cou, est que la morsure fait réagir et produire dans le corps du Docile le matériel génétique qui a besoin de se mélanger au sperme du Dominant pour créer le bébé. »
« En d'autres termes, l'œuf. »
« Oui, d'une certaine manière, quoi que ce soit un peu différent. Et puisqu'il y a d'autres produits chimiques qui sont libérés par le Dominant seulement lors des rapports, que le Docile ne crée pas, nous devons être ensemble physiquement pour que quelque chose se produise. Quoi qu'il en soit, il est très difficile de transférer le sperme réel à l'intérieur de toi dans un rêve. Pourquoi penses-tu que je dois me laver chaque matin ? »
Harry rit mais s'arrêta et se mordilla la lèvre inférieure, réfléchissant pendant un moment. Puis il inclina de nouveau la tête renvoyant son sourire à Draco. « Okay, je crois que je comprends maintenant. »
Draco sourit et embrassa ses lèvres légèrement. « Je peux pas attendre jusqu'à ce que je puisse réellement te faire l'amour pour de vrai. Cette substance rêveuse est bien, mais je ne pense pas qu'elle tiendra une chandelle lorsque je t'aurai fait mien de manière permanente. »
« Ne suis-je pas déjà tiens ? » demanda Harry avec désinvolture. Il se redressa jusqu'à pouvoir passer un bras autour du cou de Draco pour l'emmener dans un autre baiser.
Mais le blond résista et regarda son compagnon d'un air interrogateur. « Tu l'es ? » Il savait qu'il avait dit à Harry plusieurs fois qu'il l'aimait depuis leur rencontre au Chemin de Traverse. Mais son compagnon ne lui avait jamais répondu. Harry l'aimait-il ? Il aimait espérer que le Gryffondor l'aimait. Sûrement qu'il n'aurait jamais laissé Draco faire la moitié des choses qu'ils avaient faites sinon. Peut-être était-il juste effrayé de lui dire ?
« Que veux-tu dire Draco ? »
« Ce n'est rien, je suis désolé. » Il essaya d'embrasser les lèvres de son compagnon. Mais Harry bougea sa tête, et le baiser frappa seulement sa joue.
« Non, ce n'est pas rien, je peux le dire. Qu'est-ce qui ne va pas Draco ? »
Le Shiverin dominant soupira. « Je suis désolé Harry, ce n'est vraiment rien. Je ne devrais pas me questionner à propos de ce que tu ressens pour moi. »
« Quoi ? »
« Oublie juste ça. » Il tira sur la taille d'Harry et essaya de l'embrasser encore.
« Non, Draco, c'est bien. Tu as raison, nous devons parler de cela, » soupira le Docile. Il savait que cela était pour arriver à un moment. Mais il n'était toujours pas prêt pour ça. « Je sais ce que tu ressens. Tu me dis chaque nuit que tu m'aimes. Cela fait une semaine entière depuis ce jour au Chemin de Traverse et je ne me suis jamais senti plus aimé de toute ma vie. Bien sûr, Ron et Hermione m'aiment mais c'est plus comme un frère et une sœur. Je sais que Sirius m'a aimé, mais c'était comme mon père. Je n'ai jamais eu quelqu'un qui m'a aimé comme toi. Et je sais que tu espères que je ressens la même chose pour toi. Mais je ne sais pas si je suis prêt à exprimer entièrement mes sentiments. J'ai des sentiments pour toi mais, je ne peux pas leurs mettre un nom, je suis désolé. » Les larmes commencèrent à couler sur ses joues et il ferma ses yeux verts. Il cru mourir lorsqu'il sentit son compagnon le repousser. Il était certain que Draco le détestait maintenant. Mais soudainement quelqu'un fut devant lui, le serrant dans des bras forts et l'odeur imbattable de Draco le consola.
Draco posa un doigt sous le menton d'Harry et approcha son visage de sorte qu'il puisse lui faire face. « Harry, ouvres tes yeux, amour, s'il te plait pour moi, ouvre tes beaux yeux. » Il sourit alors que les yeux de son compagnon s'ouvraient. « J'ai compris que tu ne pouvais pas me le dire encore. Je pense que si j'étais passé par ce que tu as vécu dans ta vie, j'aurais beaucoup de mal à exprimer mes sentiments. » Il embrassa légèrement ces lèvres douces. « Je suis patient, je peux attendre, et lorsque tu me le diras finalement, cela sera l'un des plus beaux moments de ma vie. » À cela, il écrasa ses lèvres sur celles d'Harry et l'embrassa voracement. Ce ne fut pas long pour que leurs vêtements soient en pile sur le plancher. Il fit courir ses mains à travers la traînée de taches d'Harry faisant crier et gémir le garçon. Une main traîna vers le bas en une douce caresse et l'utilisa comme levier pour les tirer plus étroitement ensemble. Bientôt, ils dérivèrent vague après vague vers un bonheur pur et dur.
Après ce qui sembla être des heures incroyables à faire l'amour, deux Shiverins satisfaits gisaient côte à côte. Harry était face à Draco, sa jambe posée tendrement sur la cuisse du Dominant. Il traçait de légers cercles sur ce torse admirablement ciselé. Il nota que, bien qu'ils jouent tous deux au Quidditch, le physique de Draco était beaucoup plus défini, et beaucoup plus masculin. Lui, quoi qu'il ait toujours une certaine musculature, était plus mince. Il pensa alors qu'il était presque féminin dans ses traits.
« Wow, » indiqua Draco en respirant fortement.
« Ouais. »
Draco tira son compagnon plus étroitement à lui et déposa un baiser sur le sommet de cette douce tête de minuit. « Oh Dieu, ce que c'était bon, la première fois que nous ferons l'amour pour de vrai, ce sera merveilleux. »
Harry rit nerveusement. « Tu veux seulement me mettre enceinte. »
Draco embrassa encore le dessus de sa tête. « C'est seulement la cerise sur le gâteau. La chance de te tenir dans mes bras, de sentir cette peau soyeuse, et d'être réellement à l'intérieur de toi pour de vrai sera simplement étonnante. Et si tu t'avères justement à devenir enceint, ce sera encore mieux. Je crois sincèrement que tu seras magnifique en portant mon enfant. » Il glissa sa main entre eux deux pour frotter l'estomac d'Harry. « Je ne peux pas attendre pour te voir tout beau et rond avec nos magnifiques enfants. »
Harry déglutit. « Heu, attend, enfants ? Au pluriel ? »
« Je ne te l'ai pas dit ? » Draco sourit joyeusement. D'après le regard sur le visage de son Harry, il pouvait dire qu'il ne savait pas. « Oups, je suis désolé, j'ai dû oublier. C'est très commun que les Shiverins aient plus d'un bébé à la fois. Je ne sais pas, peut-être que c'est parce que le Docile est seulement capable de tomber enceinte trois mois par année. D'une manière ou d'une autre, il est très possible que nous puissions avoir plus de deux enfants la première fois. »
« Oh. » La tête d'Harry tomba en avant de sorte qu'elle s'appuie sur le torse de son Dominant. « Je vais devenir si gros. »
Draco rit. « Ne t'inquiètes pas amour, je suis sûr que tu seras plus beau et plus sexy que jamais. Non, je sais que tu le seras. Tu seras le plus renversant des Dociles jamais connus. Tu seras absolument magnifique, à tomber avec ton ventre tout beau et tout rond. Et tout mien. »
Harry gémit. « Tu me fais sentir comme si j'étais un fruit que tu examinerais pour t'assurer de la maturité. »
« Oh Harry, » rit Draco et il embrassa son compagnon.
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Il faisait toujours sombre lorsqu'Harry s'éveilla dans la chambre qu'il partageait avec Ron. Se levant silencieusement, il se dirigea en bas des escaliers pour prendre un verre d'eau. Ne se sentant pas vraiment tout à fait prêt à se rendormir, il se rendit tranquillement au salon afin de regarder à l'extérieur par la grande fenêtre. Il commença à penser à Draco et à devenir, probablement, enceint. Bien sûr, il voulait une famille, c'était ce qu'il avait toujours voulu. Il n'avait juste jamais pensé qu'il serait celui qui donnerait naissance aux enfants. Il mâchouilla sa lèvre inférieure. Puis, il y avait la question de ses sentiments pour le Shiverin dominant. Que ressentait-il exactement envers Draco ? Bien sûr, le blond disait qu'il l'aimait. Mais pourrait-il aimer son compagnon en retour ? Il avait des sentiments pour le Serpentard, mais étaient-ils profonds ? Ce n'était pas tout, il y avait bien longtemps que tous les deux se détestaient, seulement tout semblait avoir disparu comme si ça n'avait été qu'un mauvais rêve. Draco ne pouvait pas encore se rabaisser à être complètement gentil avec ses amis. Mais cela pouvait très bien être appelé de la jalousie. Le Dominant était très possessif. Et même si Harry essayait de lui dire que Ron et Hermione étaient seulement ses amis, pratiquement sa famille, cela ne semblait pas importer. L'autre Shiverin était encore jaloux et le serait probablement jusqu'à ce qu'ils soient complètement unis.
Le soleil se levait à l'horizon et il soupira alors qu'il se levait pour monter les escaliers. Mais soudainement il nota quelque chose. Il y avait quelque chose qui bougeait dans les buissons. Était-ce un animal ? Cela pouvait-il être Crookshanks ? Non, il était à l'intérieur. Peut-être y avait-il seulement quelque oiseau ou bête égarée du voisinage. Mais cela devait être un animal perdu terriblement gros pour causer tant de chahut. Il garda les yeux fixés sur le buisson plus longtemps, lorsqu'il la vit. Une forme humaine sauta de sa cachette et courut en bas de la rue. Il aurait pu penser que c'était encore un membre de l'Ordre mais ils n'avaient aucune raison de se cacher. Il haleta lorsque le soleil levant éclaira au loin des cheveux brun familiers. Non, cela ne pouvait être… comment l'avait-il trouvé ici ? La crainte emplit son corps. Et il ne voulait rien davantage qu'être dans les bras de Draco en ce moment. Courant dans la cuisine, il plaça le verre sur le comptoir et monta en courant les escaliers. Il savait qu'Hedwige était sortie pour chasser de nuit. Ainsi il devrait attendre jusqu'à demain pour envoyer une lettre à Draco. Il ne pouvait pas faire confiance à Coq pour ne pas causer de soupçons lorsqu'il arriverait chez Draco. Peut-être que s'il pouvait se rendormir assez rapidement il pourrait le dire à son Dominant cette nuit. Et alors, il pourrait se jeter dans les bras ouverts de son compagnon et le laisser lui enlever toutes ses craintes.
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Arrivé à l'intersection, le brunet s'arrêta et regarda fixement dans la rue. « Je ne peux pas croire à quel point je suis chanceux. Je ne comptais vraiment pas le trouver ce soir. Mais il n'y a aucun doute, c'était lui. » Il ferma ses yeux et saisit une pierre bleue qui pendait à son cou et disparut de la rue d'Hermione. Un instant plus tard, il arriva à une grande maison qui était largement décorée. Il fit son chemin à travers un beau vestibule en marbre, ses pas faisant écho contre les murs. Il s'arrêta alors qu'il arrivait à un ensemble de grandes portes en bois découpé.
« Énoncez la raison de votre présence, » ordonna l'un des gardes qui se tenaient à côté de la porte.
« Venu voir Mi-cla. Dites-lui juste que Ti'anfal est ici pour le voir. »
La garde disparut dans la pièce et revint un peu plus tard pour lui tenir la porte afin qu'il puisse entrer.
Ti'anfal passa à côté de lui et fit son chemin à travers le grand hall de réunion jusqu'à la grande estrade surélevée à l'extrémité. Une fois là, il tomba au sol et s'inclina devant l'homme assis sur un large trône. « Mon Seigneur, je l'ai trouvé. »
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À suivre.
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Salut tout le monde,
Alors voici le nouveau chapitre que plusieurs attendaient depuis longtemps, j'espère que vous l'avez apprécié. Le suivant est commencé et est traduit jusqu'à la moitié, j'espère être capable de vous le donner plus rapidement que celui-ci.
Le chapitre 3 de Second Chance devrait bientôt être posté d'ici deux semaines, du moins je l'espère. Darkly Treacherous : le chapitre 1 (nouvelle version) est terminé et sera bientôt envoyé à ma correctrice.
Je vous souhaite une très bonne fin de semaine.
Maya
Prochain chapitre : Ti'anfal subit la colère de son maître, Harry écrit une lettre à Draco et celui-ci lui répond avec hâte. Alors que Remus et Dumbledore se rendent au ministère de la magie.
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Traduction : Maya
Correction : Dod
Relecture : Vif d'or
10 mars 2006
