Harry Potter and the Shiverin Descendent
Disclamer : Tout appartient à J. K. Rowling et à Angel Lain sauf la traduction qui me revient de droit. Il peut arriver que j'utilise par mégarde certains des noms anglophones.
Note de l'auteur : Le Shiverin est seulement un personnage que j'ai inventé. Et je suis désolé si cela ressemble à toutes les nombreuses fics sur les Veela. J'ai essayé de la rendre différente.
Les Dominants et les Dociles ont des taches sur leurs dos. Il y a une manière de les différencier. Les taches du Dominant couvriront le dos complètement, et parfois quelques-unes continueront vers le haut sur l'avant de leurs épaules et sur leur ventre. De même que les taches du Docile couvriront l'arrière des épaules et environ les trois à quatre premiers pouces de leur dos, puis elles voyageront jusqu'au bas de la colonne sur environ une ligne de un à deux pouces. Aucun Shiverin n'a le même marquage. Il est toujours différent et vous pouvez les identifier par ces marquages. Celles des Dominants ont normalement une couleur brune rougeâtre, foncée tandis que les Dociles ont des taches de brun clair au rose rouge.
Ils ont tous deux des ailes qui poussent, mais celles du Dominant sont généralement plus grandes. Tous deux ont des griffes et des crocs (Parfait pour mordre comme Draco l'a déjà montré.) Mais seul le Shiverin Dominant possède des écailles. La majeure partie du temps celles-ci sont seulement sur les avant-bras, mais lors de situations extrêmes, elles s'étendront sur tout le bras et le torse, le ventre et le dos agissant en tant que sorte d'armure. Et naturellement, leur poison à tous deux est toxique mais seulement une fois provoquée.
Résumé de l'histoire : Durant l'été suivant sa cinquième année, Harry découvre qu'il n'est pas entièrement humain. Qu'est-ce qu'est exactement un Shiverin et qu'est-ce que Drago à avoir à faire avec cela ?
Avertissement : Cette histoire est un slash et comportera aussi plus tard une grossesse masculine. Si cette idée vous choque ou vous rebute, passez votre chemin, cette fic n'est pas pour vous.
Homophobes, s'abstenir !
Harry Potter and the Shiverin Descendent
Chapitre 4. (1/3)
Le silence fut la seule réponse à l'annonce de Ti'anfal. Il attendit patiemment que son maître parle. Il savait que s'il soulevait la tête, se relevait ou parlait sans permission il serait sévèrement puni.
« Ainsi ? » parla finalement l'homme sur l'estrade. « Où est-il ? »
« Mon Seigneur, je m'excuse, je ne pouvais pas avoir M. Potter tout de suite. Il... »
« Vous ne pouviez pas l'obtenir, » grogna son maître.
Cette fois, Ti'anfal se jeta sur le plancher devant le grand homme. « Je suis vraiment désolé, mon Seigneur. Il reste dans la maison de son amie, entouré par plusieurs autres personnes, je ne pense pas qu'il aurait été sûr de... »
« T'ai-je dit de penser à ce qui était sûr ? » grogna le Seigneur se mettant sur ses pieds, marchant vers la personne inclinée.
« Non, mon Seigneur, je suis désolé, mon Seigneur. » Ti'anfal essayait tout pour calmer son maître. Mais il savait que c'était une cause perdue.
Le grand homme saisit Ti'anfal par le cou et le tira vers le haut afin que ses pieds ne touchent pas terre. « Je suis vraiment fatigué de toi, Ti'anfal. D'abord tu ne peux pas attraper le garçon sur le Chemin de Traverse. Maintenant tu t'inquiètes de quelques humains. Tu aurais pu seulement pénétrer par effraction dans cette maison et l'attraper. Tu es un Zerram sans valeur. »
Ti'anfal sentit un crachat couler sur son visage mais il n'osa pas l'essuyer. Au lieu de cela, il inclina juste la tête pendant que son maître parlait. Il essaya de ne pas trembler quoiqu'il était terriblement effrayé. Son maître était un homme de grande taille et large d'épaule. Il avait de longs cheveux et des yeux bruns si noirs que la pupille en était totalement absente. Ces yeux brûlaient maintenant avec colère en direction de son domestique. « Je suis désolé, Lord Gramèn, je jure que je ferai mieux la prochaine fois. »
« Non, Ti'anfal, tu ne pourras pas. » Et avec une torsion rapide, Gramèn cassa le cou du Zerram. Il laissa tomber le corps et revint à son trône. Il jeta un regard noir au cadavre de Ti'anfal et se passa la main sur le visage. « Mi-cla, vient ici maintenant. »
La garde entra et s'inclina devant son Lord, ne prêtant même pas attention au corps abandonné de Ti'anfal. « Oui, mon Seigneur. »
« Débarrasse-toi de cette chose sans valeur. » Il se dirigea vers le corps. « Et appelle Vaaku à mes quartiers. »
« Oui, mon Seigneur. » Mi-cla se leva, saisit le corps déjà refroidi et le traîna hors du hall fermant les portes derrière lui.
o0o0o0o
Harry soupira alors qu'il attachait la lettre à la patte d'Hedwige. Elle pinça son doigt et se secoua la tête. « Ne t'inquiète pas ma fille, je suis juste fatigué. » Il sourit et lui donna du miamhibou. « Maintenant, j'ai besoin de toi pour me faire une très grande faveur. Tu dois d'abord emmener cette lettre à Draco, mais tu ne peux pas te laisser voir par aucune autre personne, seulement lui. Tu comprends ? » Certains penseraient qu'il était un peu étrange d'avoir des conversations intelligentes avec Hedwige. Ils diraient qu'elle était juste une chouette qu'il n'y avait aucune façon qu'elle puisse le comprendre. Mais, il n'était pas aussi certain à ce sujet. Elle semblait beaucoup plus intelligente que certains qu'il connaissait.
Elle poussa des cris perçant et mordilla son doigt à nouveau.
Il était certain que c'était sa manière de dire oui. « Bonne fille. » Il la caressa en retour et elle décolla.
« Harry, qu'est-ce que tu fais ici dehors ? » demanda Hermione progressant sur le patio.
« Je parlais juste avec Hedwige, je devine qu'elle a dû s'ennuyer et s'est envolée pour chasser. » Il craignait que son amie l'ait entendu mais il semblait que ce n'était pas le cas.
« Bon, maman et papa ont dit qu'ils seraient d'accord si nous utilisions la piscine alors qu'ils sont absents. Aimerais-tu aller te baigner ? »
Il sourit. « Sûr. »
Elle prit sa main et le tira vers la maison. « Bien, nous devrons aussi accepter Hildey. Penses-tu que tu peux faire ça ? »
Il rit légèrement. « Je suis sûr qu'elle ne mord pas. »
Hermione sourit. « Ne t'inquiètes pas, je pense qu'elle a un faible pour Ron. »
Harry n'y pouvait rien et il rit à cela. Qu'avaient les jeunes femmes de la famille Granger avec les cheveux roux ?
o0o0o0o
Draco flânait sans but dans le jardin, le gravier crissant sous ses pieds. La nuit dernière avec son Harry avait été incroyable. Mais quelque chose le tracassait encore. Il savait qu'il aimait Harry, qu'il aimait le petit Shiverin de tout son cœur. Il n'était pas sûr du moment exact où il était tombé amoureux de Harry, ils se détestaient tous les deux l'année précédente, mais maintenant c'était comme si cela n'avait jamais existé. Puis, il y avait le trajet en train menant à Poudlard durant leur première année. Il avait tellement essayé de se dire qu'il avait seulement voulu être l'ami d'Harry pour le trahir plus tard ou l'entraîner du côté de Voldemort. Mais maintenant, il commençait à se demander si cela n'avait jamais été vrai. Peut-être qu'il avait vraiment voulu être l'ami d'Harry alors.
Était-il possible que son côté Shiverin est pu détecter le Docile alors même qu'ils n'avaient que onze ans ? Quoi qu'il en soit, cela importait peu, il était totalement et complètement en amour avec son ange aux yeux verts. Il ne voulait rien de plus que de passer le reste de sa vie avec son Docile. Mais que ressentait son compagnon pour lui ? Harry lui avait dit qu'il avait des sentiments pour lui, mais était-ce de l'amour ? Le cœur de Draco se serra à la pensée que son compagnon pouvait ne pas l'aimer. Il ne pouvait arrêter de penser à l'espoir que son ange aux cheveux corbeau l'aime en réalité. Puisque Draco savait qu'il n'y avait aucun moyen qu'il puisse vivre sa vie sans son compagnon avec lui pour toujours.
Il entendit un bruit perçant et quelque chose voler au-dessus de sa tête. Il leva son regard pour voir une grande chouette couleur neige tourner autour de lui. Attendez une minute, il connaissait cette chouette, c'était celle d'Harry. Comment l'appelait-il déjà ? Ah oui, Hedwige.
Elle vola encore semblant regarder d'un côté et de l'autre comme si elle cherchait quelque chose puis elle amorça rapidement une descente de façon brusque presque alarmante. Mais peu importe comment cela semblait drastique, elle atterrit avec élégance sur un des bancs de marbre. Elle hérissa ses plumes et le regarda fixement. Puis, comme il ne bougeait pas, elle poussa des cris tandis qu'elle s'agitait et sautait à cloche-pied vers lui plusieurs fois. Présentant sa patte, elle cria et lui lança un regard noir. Elle le regardait presque comme si elle était inquiète.
« Qu'est-ce qui ne va pas fille, Harry va bien ? »
Elle le nargua et jeta un coup d'œil sur la lettre attachée autour de sa patte.
Draco détacha l'enveloppe et la caressa sur la tête.
Elle mordilla légèrement son doigt et l'observa avec des yeux jaunes si expressifs.
« Bien, je lirai la lettre. » Il ouvrit l'enveloppe et retira le parchemin plié. L'ouvrant, il vit une lettre écrite d'une main régulière et ordonnée.
Cher Draco,
Compagnon, il est toujours étrange de t'écrire comme ceci. Si n'importe qui m'avait dit que j'écrirais à Draco Malfoy au cours de l'été, je lui aurais dit qu'il était fou, mais je le fais. Naturellement si n'importe qui m'avait dit que je découvrirais que je n'étais pas humain, que tu étais mon compagnon, et que hum, toutes les autres choses que nous faisons, je l'aurais emmené à Sainte-Mangouste dans la section psychiatrique.
Draco rit à cela. Il pouvait très bien voir son compagnon devenir complètement rouge en écrivant la dernière partie.
Mais je suis désolé que ce ne soit pas simplement une lettre amicale. Tu m'as dit de te dire si jamais je voyais ce type encore.
Maintenant le ventre de Draco se serra. Qu'était-il arrivé, le type avait-il attaqué son ange ? Harry était-il blessé ?
Ne t'inquiètes pas, je ne suis pas blessé ou quelque chose d'autre.
La bouche du Dominant s'ouvrit en grand. Comment avait-il su ?
Et ne fais pas cette tête. Je pense que j'ai assez appris sur toi ces dernières semaines pour bien te connaître.
Il est revenu ce matin à l'extérieur de la maison d'Hermione, il se cachait dans un des buissons. J'ai essayé de te rejoindre dans tes rêves, mais je devine que tu t'étais déjà réveillé. Je dois admettre que je suis effrayé, Draco. Est-ce que tu peux imaginer ça, Harry Potter –le garçon-qui-a-survécu– est effrayé ? J'ai rencontré Voldemort et combattu contre des araignées géantes, pour ne pas mentionner un basilic. Pourtant un type qui ne semble même pas effrayant me glacent les veines. C'est nouveau pour moi Draco, je ne sais pas quoi faire.
Je suis devenu si habitué à gérer les choses par moi-même que j'ai du mal à demander de l'aide. La plupart de mes amis constatent qu'on doit me forcer. Mais je te le demande Draco, mon compagnon, mon tout, je te demande de l'aide. Je ne sais pas s'il reviendra et je ne sais pas d'où il vient. Je ne comprends même pas pourquoi je suis si effrayé. Il y a juste quelque chose à son sujet qui me fait froid dans le dos. Peut-être que c'est combiné avec tout ce qui arrive cet été. Tout ce que je sais, c'est que je ne peux pas gérer cela par moi-même. Je dois te voir Draco, et pas seulement dans nos rêves mais en personne.
Il y a un parc juste pour le quartier en bas de la rue, il est toujours couvert par les protections ainsi ne t'inquiète pas, il s'appelle Rose Circle. Peux-tu m'y rejoindre, s'il te plait, aussi longtemps que tu n'utilises pas la magie pour entrer ou pendant que tu es dans le dôme personne ne saura que tu es ici. Je serai là à minuit, attendant sur les balançoires sous ma cape d'invisibilité, je te prie de venir, je dois sentir tes bras autour de moi. Renvoie ta réponse avec Hedwige. Et ne t'inquiètes pas qu'elle soit vue, je lui ai expliqué qu'elle devait rester bien cachée et ne laisser personne la voir sauf toi. Espérant te voir ce soir.
Tiens Éternellement.
Harry Potter
Draco dût admettre qu'il était effrayé et touché par cette lettre mais il était également un peu allumé. C'était la première fois qu'Harry l'appelait 'compagnon'. Il l'avait aussi appelé 'son tout', il y avait peut-être une chance pour qu'Harry l'aime. Non seulement ça, mais Harry voulait le voir ce soir en personne, et la manière qu'il avait signée la lettre le faisait presque venir lui-même. Mais tout cela était souligné par la crainte de qui était après son compagnon. Qui était ce type, et s'il n'était pas un indépendant, pour qui travaillait-il ? Et que pensait Harry en se mettant en danger en partant furtivement dehors pour aller au parc la nuit ? Il grogna et instinctivement mit la main dans sa poche puis, hurla d'anéantissement lorsqu'il réalisa ce qu'il faisait. Il n'y avait aucune chance qu'il ait un morceau de parchemin, une plume et de l'encre dans sa poche. Pourquoi la lettre d'Harry avait-elle dû lui arriver dans le jardin ?
Il se tourna vers le hibou. « Hé fille, pourrais-tu attendre sagement ici jusqu'à ce que je revienne ? » Elle hulula et hérissa ses plumes encore. Il prit cela comme un oui. Les pieds du blond s'envolèrent au-dessus du sol alors qu'il décollait en direction du manoir aussi rapidement que ses pieds pouvaient le porter. Claquant la porte, il courut à travers le hall d'entrée et passa devant sa mère.
« Draco ! » cria-t-elle.
« Pas maintenant mère, je suis occupé, » répondit-il sans la regarder.
« Draco Malfoy, arrête de courir comme si les démons de l'enfer étaient après vous, immédiatement. »
Mais il ne l'écouta pas. Il avait des choses plus importantes dans son esprit que de ne pas courir dans la maison. Il entra dans sa chambre et se précipita à son bureau. Prenant un morceau de parchemin, une plume et de l'encre, il était sur le point de sortir de la chambre lorsqu'il entendit un tapement à sa fenêtre. Il regarda et vit Hedwige pousser contre la vitre pour entrer. « Qu'y a-t-il ? » Il lui ouvrit et elle vola vers la petite table à côté de son lit. « Je pensais t'avoir dit de rester dans le jardin. » Elle hulula et mordilla lentement sa manche. « Je jure que tu es aussi têtue que lui. » Il aurait pu jurer qu'il l'avait vu sourire. Il écrivit sa réponse et l'attacha à sa patte. « Amène cela à Harry aussi vite que possible. » Elle hulula en réponse et décolla.
Il l'observa partir puis s'effondra sur son lit. Qu'allait-il faire ? Il avait dit à Harry qu'il irait le rejoindre. Il n'y avait aucune chance pour qu'il puisse refuser quelque chose à son compagnon lorsqu'il en parlait avec autant d'enthousiasme. Mais comment allait-il y arriver et sans que ses parents l'apprennent ? Il gémit et repoussa les cheveux de son visage.
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Harry se tenait dans la salle de bains de la maison d'Hermione regardant son reflet dans le miroir. Il portait seulement son maillot de bain laissant son dos nu pour que n'importe qui le voie. Maintenant, il commençait à se demander pourquoi il avait dit à Hermione qu'il irait nager avec eux. Il ne s'était jamais rendu compte comment les taches sur son dos étaient évidentes jusqu'ici. Bien sûr, Draco les avait vues mais c'était différent.
« Harry, tu vas bien ? » appela Ron à travers la porte.
Il ne répondit pas à la question de Ron. Il savait que son ami était là pour lui demander pourquoi il ne les avait pas encore rejoints dans la piscine. Ses yeux brûlèrent alors que les larmes commençaient à couler sur ses joues. Il enterra son visage dans ses mains ne voulant pas se regarder plus longtemps. S'il n'était pas un monstre avant alors qu'était-il maintenant ? Un sanglot s'échappa de sa gorge.
« Harry, tu vas bien ? Tu pleures ? » La voix de Ron était pleine de souci.
« Je vais bien, Ron. » indiqua Harry alors qu'il s'essuyait les yeux.
« Par l'enfer. J'entre Harry. » Et avant que le plus petit Gryffondor ne puisse refuser, son ami avait forcé la porte. « Qu'est-ce qui ne va pas, compagnon ? »
Harry recula lorsque Ron prononça ce mot, ça ne sonnait pas juste venant de la bouche de son ami. Il était permis à une seule personne de l'appeler ainsi. Il sursauta quand Ron saisit son bras.
« Harry ? »
« Je suis désolé Ron, je... » Il n'était pas prêt à discuter avec Ron du pourquoi il ne voulait pas aller nager avec eux. Mais une brève inspection des yeux bleu ciel de son ami et le souci évident qu'ils reflétaient le dissuadèrent. Les larmes coulèrent sur son visage alors qu'il décidait de s'ouvrir devant son ami ; quelque chose qu'il n'avait jamais fait avant. « Ron, je suis si désolé. Je ne sais pas ce qui va pas avec moi. Mes émotions sont complètement chamboulées. » Il essuya ses yeux. « Tu sais que je ne pleure devant personnes. J'essaye de cacher mes sentiments autant que je le peux. Et normalement, je ne m'inquiète certainement pas de quoi j'ai l'air. »
« Huh ? » Ron ne savait que dire.
« Les taches, Ron. Je ne peux pas aller nager, tout le monde les verra. »
Ron rit et tapa son ami dans le dos. « Harry, c'est la seule chose qui t'inquiète ? Viens, Hermione et moi les avons déjà vus. Ce n'est pas comme si nous nous en inquiétions, de toutes manières tu es toujours notre ami. »
« Vous les avez vues mais pas Hildey. Et si les parents d'Hermione revenaient à la maison ? Qu'est-ce qu'ils penseraient des sorciers restant chez eux ? »
« Maintenant, tu vas arrêter ça, »cria Ron, tout rire ayant quitté sa voix. « Tu parles de tes maudits relatifs. La mère et le père d'Hermione ne sont en rien comme cela, ainsi qu'Hildey. Cette fille embrasse si facilement tout ce qui attrait à notre monde. Je ne pense pas avoir déjà rencontré une Moldue avec autant de connaissance de la magie. Naturellement, je ne connais pas beaucoup de Moldus. Mais je suis sûr que si cette fille finit par être une autre Née de Moldus. Elle pourra même donner une leçon à Hermione. »
Harry rit.
« Allez, pourquoi n'allons-nous pas rejoindre les filles, Hermione va s'inquiéter. » Il remit à Harry une serviette. « Essuie ton visage pour qu'elle ne s'inquiète pas plus. Tu sais comment elle peut être mère poule. »
Harry sourit et prit la serviette que lui tendait la tête rousse.
o0o0o0o
Il y eut un fort pop lorsque Albus Dumbledore et Remus Lupin apparurent dans une grande salle aux planchers de pierre et aux vieux murs maçonnés.
« Où sommes-nous, Albus ? »
Le vieil homme sourit. « Au ministère de la Magie. »
« Quoi ? » haleta Remus, il était complètement confus.
« C'est le ministère de la Magie français, mon cher Remus, » expliqua Dumbledore mais il ne pu s'empêcher de sourire un peu.
« Oh. »
« Bonjour, bonjour Monsieur Dumbledore, Monsieur Lupin. J'espère que votre voyage a été satisfaisant. » Un grand homme maigre d'environ vingt ans se dirigeait vers eux.
Lupin arqua un sourcil. Naturellement, leur voyage avait été satisfaisant, ils avaient transplané en France, ce n'était pas comme s'il avait duré longtemps.
« Si vous voulez bien me suivre. » Il leur fit signe et se dirigea vers un hall sombre.
Dumbledore le suivit et Lupin se dépêcha pour les rattraper.
« Albus, je pensais que nous allions à leur filière à Gringotts ? » demanda tranquillement Lupin.
« Nous y allons Remus seulement nous devons passer par des chemins détournés. Même si nous avons la clef, nous ne pouvons pas simplement entrer à Gringotts et sortir les articles. Nos noms ne sont pas sur le compte ainsi nous devons les mettre en règle. »
Lupin se gifla mentalement. Naturellement, ils ne pouvaient pas simplement entrer et faire ouvrir par quelqu'un d'autre la chambre forte. Et puisque aucune des deux femmes qui y étaient inscrites n'était vivante, cela pouvait devenir assez compliqué. « Albus, n'aurait-il pas été plus simple si nous l'avions juste dit à Harry ? Je suis sûr qu'étant le fils de Lily, il aurait le pouvoir de l'ouvrir. »
« J'y ai pensé, Remus. Mais nous ne sommes pas sûrs de ce qu'il y a à l'intérieur et je n'ai pas voulu briser les espoirs d'Harry. Le pauvre enfant a déjà été assez perturbé cet été et je ne pense pas qu'il ait besoin de plus encore. Je sens que les choses vont devenir bien plus compliqués pour notre jeune M. Potter. Nous savons qu'il a un compagnon mais, nous n'avons pas encore découvert qui. »
« Vous pensez qu'Harry le sait ? » Ils tournèrent rapidement vers un autre hall et alors, Remus lui lança un drôle de regard.
« Je pense que oui, » confirma le directeur d'une voix sombre.
« Alors, pourquoi nous ne le lui demandons pas ? »
« Car lui demander qui est son compagnon n'aboutira à rien. La famille du Dominant a tout fait pour cacher que leur fils est un Shiverin. Harry, étant le Docile, dépend totalement de son compagnon et il fera n'importe quoi pour le garder cacher. Si le Dominant veut que personne ne soit au courant alors Harry ne dira rien parce que cela risquerait de contrarier son compagnon. Nous devons également tenir compte de la possibilité que son compagnon puisse être quelqu'un qu'Harry croit que nous verrions comme une menace pour lui. »
« Et il le maintiendrait caché parce qu'il pense que nous pourrions essayer de les séparer. » Lupin commençait à comprendre. « Alors, les rêves qu'il a. Ceux pour lesquels Hermione voulait la potion de Sommeil sans Rêve, sont… ? »
« Sont probablement les rencontres entre lui et son compagnon. Je pense que leur rapport progresse beaucoup plus rapidement que je l'avais prévu. Selon la lettre que j'ai lu de Mlle Granger, je pense qu'Harry pourrait l'avoir combattu tout d'abord mais il semblerait qu'il l'ait accepté maintenant. Elle a écrit pour me dire qu'il refusait d'utiliser la potion, utilisant comme excuse qu'il s'inquiétait de pouvoir en devenir dépendant. Elle a mentionné que cela avait commencé peu après leur sortie au Chemin de Traverse. »
« Vous ne pensez pas qu'ils sont déjà liés ? »
« Non, je ne crois pas qu'ils le soient. Mlle Granger est très observatrice et a également mentionné une marque sur la nuque d'Harry. Elle a pensé en premier que c'était ce que les Moldus appellent un suçon, ou en d'autres termes, une morsure d'amour. Elle est apparue un jour après qu'Harry a eu un petit accident dans la salle de bains. Ils l'auraient trouvé sur le plancher sans connaissance. Cela a pris beaucoup de temps pour qu'ils le réveillent. Seulement quand ils l'ont finalement fait, la marque était là. Et après leur sortie au Chemin de Traverse, elle jurerait qu'elle était pire. Je crois que cette marque est le début d'un Bureshaw. »
« La marque réclamante du Dominant. Si la marque n'est pas totalement formée alors ils ne peuvent pas encore être liés puisque cette marque est le déclencheur de l'accouplement. »
Dumbledore sourit joyeusement. « Exactement, Remus. Je savais que j'avais pris la bonne décision. »
« De quoi parlez-vous, Albus ? » Maintenant le loup-garou était curieux. L'humeur du directeur avait changé soudainement et ce n'était jamais un bon signe.
« Je me demandais justement, mon cher Remus, si tu trouverais l'idée de revenir à Poudlard, comme professeur de défense contre les forces du Mal, amusante. »
La bouche de Remus s'ouvrit en grand. « Mais Albus, c'est impossible, après cette fameuse année, aucun parent ne me permettra d'enseigner à son enfant. À part Harry, Hermione, et les Weasley peut-être. »
« Je t'assure que tout a été pris en compte. Comme tu peux l'imaginer, j'ai eu de la peine à trouver quelqu'un pour remplir le poste. »
« Non, je ne peux pas imaginer pourquoi, » rit Remus.
« Oui bien, après l'année dernière, j'ai besoin de quelqu'un qui est capable d'enseigner aux enfants la défense pratique. »
« De ce que j'ai entendu après l'année dernière, vous avez besoin de quelqu'un qui puisse enseigner de tout, » se moqua l'autre homme.
« Je vois que quelques étudiants ont été très expressif au sujet du professeur Ombrage. »
« Ils étaient plus qu'expressifs. J'ai reçu beaucoup de lettres d'Harry à propos de comment les dernières années de cours de Défenses étaient sans valeur pour lui. » Maintenant l'homme grognait de colère, le loup-garou revenait à la surface. « J'ai également vu cette cicatrice sur sa main. Cette femme devrait espérer que je ne la trouve jamais. »
Dumbledore savait que son ancien étudiant disait la vérité. Il n'avait aucun doute que si jamais il voyait Dolorès Ombrage, alors ce qui lui était arrivée entre les mains des centaures ne serait rien. « Personne n'a vu ou entendu des nouvelles de cette femme depuis qu'elle a disparu de Poudlard. Elle n'a plus été mentalement saine après et je ne sais vraiment pas ce qu'il a pu lui arriver. »
« Si vous me demandez, ou aux gamins, elle n'était pas saine d'esprit au commencement. N'importe qui, qui enverrait des Détraqueurs après un gosse est fou ou du côté de Voldemort. Non seulement ça mais elle n'a rien fait pour préparer ces enfants pour la bataille qui s'annonce contre les forces du Mal. »
« Précisément Remus, ainsi acceptes-tu ? Tu sais que les enfants apprécient ta manière d'enseigner. Et je sais que tu les prépareras pour ce qui est à venir. Il y a une autre raison pour laquelle je veux que tu prennes le poste. Je crois que cela aiderait Harry d'avoir quelqu'un avec qui il est à l'aise cette année à Poudlard. »
« Mais, je suis sûr qu'il est à l'aise avec vous Albus. »
« J'ai peur qu'après l'année dernière ma relation avec Harry soit plutôt tendue. Je lui ai caché beaucoup de secrets et même s'il ne le dit pas, je crois que cela va prendre quelque temps pour que je revienne dans ses faveurs. » La voix du directeur était douloureuse. « J'ai été égoïste en pensant que je pourrais protéger Harry contre son futur et j'en ai payé le prix. »
« Il ne vous déteste pas, Albus. Je ne pense pas que ce soit dans la nature d'Harry de détester. »
« C'est dans notre nature de détester, Remus. Harry est juste un peu plus ouvert d'esprit que la plupart. Il est certainement l'une des personnes les plus tolérantes que j'ai, à jamais, eu le privilège de rencontrer. » Ils changèrent de chemin pour rejoindre le hall. « Ainsi, prends-tu le poste ? »
« Que diriez-vous de Severus ? »
« J'ai eu un entretien avec Severus, il ne te posera pas de problèmes. Et il n'y aura plus personnes pour révéler que tu es un Loup-garou. »
« Alors, j'accepte. »
« Merci, Remus. »
« Ha, nous sommes arrivés. » Le jeune homme ouvrit une porte indescriptible portant le numéro deux. « Si vous voulez bien vous asseoir en attendant M. Dumas, il arrive dans quelques minutes. »
Dumbledore sourit au jeune homme. « Merci beaucoup. »
L'homme semblait agité alors qu'il sortait de la pièce.
« Qui est ce M. Dumas ? » demanda Remus s'assoyant dans une des chaises rembourrées.
« Martin Dumas est à la tête du bureau français des affaires magiques internationales. Et je crois qu'il sera justement la première personne à qui nous devrons parler aujourd'hui. »
« Cela va me donner un mal de tête, n'est-ce pas ? » Ronchonna le loup-garou.
Le vieux sorcier chercha dans sa poche. « Bonbons aux citrons ? » Il offrit un sac de papier brun à son ami.
« ALBUS ! » s'écria le brun.
À suivre,
Salut tout le monde,
Désolée pour le temps que j'ai pris mais, j'ai eu quelques problèmes c'est temps-ci, il a fallu tout d'abord que je change mon ordinateur et ensuite, il y a eu les examens... Présentement, je suis en vacance donc ça devrait aller mieux.
Vous devriez normalement avoir apparaître un chapitre de Betrayed très bientôt. Je vous souhaite à tous une bonne fin de semaine et je vous dis à très bientôt.
Maya
Prochain chapitre : Harry en apprend plus sur la culture des Shiverin (ceux au sang pure) et Draco rend une petite visite au Chemin de Traverse.
Traduction : Maya
Correction : Dod
Relecture : Vif d'or
30 juin 2006
