Harry Potter and the Shiverin Descendant

Disclamer Tout appartient à J. K. Rowling et à Angel Lain sauf la traduction qui me revient de droit. Il peut arriver que j'utilise par mégarde certains des noms anglophones.

Note de l'auteur : Le Shiverin est seulement un personnage que j'ai inventé. Et je suis désolé si cela ressemble à toutes les nombreuses fics sur les Veela. J'ai essayé de la rendre différente.

Les Dominants et les Dociles ont des taches sur leurs dos. Il y a une manière de les différencier. Les taches du Dominant couvriront le dos complètement, et parfois quelques-unes continueront vers le haut sur l'avant de leurs épaules et sur leur ventre. De même que les taches du Docile couvriront l'arrière des épaules et environ les trois à quatre premiers pouces de leur dos, puis elles voyageront jusqu'au bas de la colonne sur environ une ligne de un à deux pouces. Aucun Shiverin n'a le même marquage. Il est toujours différent et vous pouvez les identifier par ces marquages. Celles des Dominants ont normalement une couleur brune rougeâtre, foncée tandis que les Dociles ont des taches de brun clair au rose rouge.

Ils ont tous deux des ailes qui poussent, mais celles du Dominant sont généralement plus grandes. Tous deux ont des griffes et des crocs (Parfait pour mordre comme Draco l'a déjà montré.) Mais seul le Shiverin Dominant possède des écailles. La majeure partie du temps celles-ci sont seulement sur les avant-bras, mais lors de situations extrêmes, elles s'étendront sur tout le bras et le torse, le ventre et le dos agissant en tant que sorte d'armure. Et naturellement, leur poison à tous deux est toxique mais seulement une fois provoquée.

Résumé de l'histoireDurant l'été suivant sa cinquième année, Harry découvre qu'il n'est pas entièrement humain. Qu'est-ce qu'est exactement un Shiverin et qu'est-ce que Drago à avoir à faire avec cela ?

Avertissement Cette histoire est un slash et comportera aussi plus tard une grossesse masculine. Si cette idée vous choque ou vous rebute, passez votre chemin, cette fic n'est pas pour vous.


Harry Potter and the Shiverin Descendent

Chapitre 4. (2/3)


« Qui est ce M. Dumas ? » demanda Remus s'assoyant dans une des chaises rembourrées.

« Martin Dumas est à la tête du bureau français des affaires magiques internationales. Et je crois qu'il sera justement la première personne à qui nous devrons parler aujourd'hui. »

« Cela va me donner un mal de tête, n'est-ce pas ? » Ronchonna le loup-garou.

Le vieux sorcier chercha dans sa poche. « Bonbons aux citrons ? » Il offrit un sac en papier brun à son ami.

« ALBUS ! » s'écria le brun.


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Draco se reposait dans sa chambre feuilletant quelques vieux livres qu'il avait pris dans la bibliothèque familiale. Il faisait une recherche sur les sorts de protection essayant d'en trouver un qui pourrait aider son Harry. Mais peu importe ce qu'il trouvait, il semblait qu'il ne pouvait pas en trouver un qui n'interférerait pas avec les sorts qui étaient placés autour de la maison des Granger. « Merde Dumbledore, tu rends les choses trop dur. » Il jeta un autre livre par-dessus son épaule et soupira. Comment était-il censé protéger son compagnon quand il ne pouvait pas trouver un charme qui n'alerterait pas tous les Aurors en fonction ?

Il prit un autre livre et repoussa les draps à sa taille. Son esprit continuait de lui dire qu'il y avait une façon très facile de protéger son compagnon. Enlever le Gryffondor au corps magnifique et le traîner dans un endroit ou personne ne pourraient le trouver. Puis, faire des choses indescriptibles à ce corps sculpté par le Quidditch.

Il sentit une poussée de chaleur le traverser à la penser de finalement réclamer son compagnon. « Non, mauvais Draco, ne pense pas à ça. » Se réprimanda-t-il. « Comment es-tu censé trouver un charme pour protéger Harry si tu ne penses qu'avec tes hormones et non ton cerveau ? »

Il essaya rapidement de penser à autre chose, mais la pensée d'un Harry nu dans ses bras, son souffle profond et sporadique, ses lèvres molles gonflées par les baisers, pour ne pas mentionner ces yeux verts dilatés par le désir. « Merde ! » Hurla-t-il alors qu'il sentait le problème entre ses jambes devenir plus évident. « Par la barbe de Merlin, » gémi-t-il pendant qu'il essayait de se déplacer pour soulager la pression sur cette partie très sensible de son anatomie. Mais, le frottement le rendit seulement plus mauvais. « Regarde maintenant la situation dans laquelle tu t'es mis, » siffla-t-il alors que son jeans serré était encore frotté.

Regardant l'horloge, il vit qu'il était six heures. Quatre heures encore, avant qu'il ne parte pour aller voir son beau compagnon. Il ne pensait pas que ça prendrait deux heures pour y arriver mais cela ne le dérangeait pas de se donner une certaine marge de sécurité. Il se leva et créant la meilleure image qu'il pouvait d'Harry, il se dirigea vers la salle de bains pour prendre soin de son problème. Il devrait revenir à sa recherche plus tard.


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Harry, Ron, et Hermione étaient tous assis sur le patio, buvant un thé glacé en observant les quelques nuages duveteux qui passaient.

« C'est tranquille, » mentionna Hermione en prenant une profonde respiration.

Ron inclina la tête. « Je ne peux pas croire comment on est calme ici. Quand tu vies dans une maison avec autant de personnes que je le fais, tu ne peux pas avoir beaucoup de tranquillité. »

Harry sourit seulement. Il devait admettre que Ron avait raison. La tranquillité n'était pas quelque chose qui était abondant dans la maison des Weasley. Mais peu importe, il aimait de toute façon y être.

Leur amie aux cheveux touffus les regarda du coin de l'œil. « Vous ne pensez pas les garçons que nous devrions faire un peu plus de recherche sur les Shiverins ? »

Le docile laissa échapper un soupir et plaça son verre sur la table du patio. « Ouais, tu as raison Hermione. Je ne pense pas que nous avons beaucoup regardé les livres depuis que nous sommes revenus du Chemin de Traverse. Est-ce que cela vous dérange si nous les emmenons dehors ici ? Il fait si beau. »

Elle sourit. « Bien sûr, Harry. »

Ils allèrent dans leurs chambres, chercher leurs livres et revinrent sur le patio.

Harry plaça son livre sur la table et l'ouvrit à la page qu'il avait lue en dernier. Il avait fini sur l'explication de H. D. Shipper sur le cycle d'accouplement du Shiverin docile. « Chaque année un Shiverin docile passe par un cycle d'accouplement. Ces cycles durent pendant trois mois et commence à l'anniversaire du docile. Pour les Shiverins au sang pur, leur premier cycle d'accouplement commencera dès qu'ils atteindront la maturité sexuelle à l'âge de quatorze ans. Pour la plupart des autres Shiverins, le premier cycle commencera à l'âge de seize ans. »

Harry remerciait réellement son étoile pour être seulement un croisement. L'idée de devenir probablement enceinte à l'âge de quatorze ans ne l'enchantait gère. « Le cycle d'accouplement d'un Shiverin docile est très semblable au cycle mensuel d'une femme humaine. Les équilibres hormonaux et chimiques sont instables les rendant très émotifs. » Ce qui expliquait beaucoup de choses. Maintenant il savait pourquoi il avait perdu pied devant Ron, et pourquoi il avait tellement besoin de Draco. « Lorsque le cycle d'accouplement arrive à la fin, le docile devient si instable émotionnellement que n'importe quoi peut le contrarier. Et les seules choses capables de le calmer sont une forte dose de calmant ou leur dominant. »Sa bouche s'ouvrit en grand. Sûrement que si Draco le mettait enceinte avant, il ne devrait pas passer par ça. « Malheureusement, la grossesse ne diminue pas tous ces symptômes. »

Il se sentit comme si on lui donnait un coup de corne dans le dos. Comment était-il supposé garder secret le fait qu'il était un Shiverin lorsqu'il pouvait se transformer en pleurnichard à la plus petite chose. Il soupira et continua.« C'est pendant ce cycle et seulement pendant, que le docile est capable de devenir enceinte. Plusieurs pensent que c'est la raison pour laquelle beaucoup de Shiverins ont des naissances multiples. La période de gestation d'un Shiverin, de même qu'un sorcier métissé est de dix mois. » Les yeux d'Harry s'élargirent. Dix mois, il allait être enceinte pendant dix foutus mois, merde. Il retourna à sa lecture. « Seulement lorsque le temps est venu de donner naissance, le dominant doit être là aussi. Il est impossible que le docile donne naissance sans l'aide de quelqu'un et s'il n'a pas la stimulation du dominant, il y a de fortes chances pour que lui et les enfants meurent. Oui, les Médicomages ont essayé de les sauver par césarienne mais cela a réussi seulement une ou deux fois. (Pour plus d'information sur le processus de stimulation, référez-vous s'il vous plait à la page 578.) »

À cet instant, Harry se sentait relativement malade. Il ne s'était jamais vraiment rendu compte de combien il allait vraiment être dépendant de Draco. Non seulement, avait-il maintenant désespéramment besoin du Serpentard blond. Mais, une fois qu'il serait devenu enceinte, il ne pourrait même pas donner naissance sans la présence de son compagnon. Et quoique la seule pensée que Draco soit là le rassurait de par sa présence, la situation entière le mettait à l'envers, cela le dérangeait aussi également d'une certaine manière. Il jeta un coup d'œil vers Ron et Hermione pour s'assurer qu'ils n'avaient pas noté ses frissons. Naturellement, ses pensées pour Draco furent interrompues par Hermione qui appelait son nom.

« Hé Harry, regarde-ça. Il y a un court dictionnaire dans celui-ci sur les anciens termes Shiverins. Des mots comme An'quin qui est un ancien mot pour désigner la maison. Mais, la majeure partie est consacrée aux différents types de Shiverin. Un dominant s'appelle Yasnaque et un docile Kav. » Sa main vola à sa bouche. « Oh, mon dieu. »

Maintenant, il était curieux. « Qu'est-ce qui ne va pas Hermione ? »

« Je me risque à deviner que peut-être la société Shiverin n'est pas totalement égale, quand elle en vient aux droits du Docile et du Dominant. Ils ont des termes comme Kèrta : le mot Shiverin pour premier compagnon ; la majeure partie du temps, le compagnon d'un dominant reste avec lui durant sa vie entière. Mais, pas toujours. Il est également le favori de tous leurs compagnons. »

Harry s'étouffa. « Premier compagnon, tu veux dire qu'un dominant peut avoir plus d'un compagnon ? » Il se sentait un peu étourdit maintenant. Il ne voulait pas penser à la possibilité de partager Draco avec un autre docile, ou avec quelqu'un d'autre de cette façon. Le blond était son compagnon et à lui seul. Il haleta et se mordit la lèvre quand il réalisa ce qu'il faisait. Il commençait à ressentir quelque chose de fort pour Draco. « Est-ce que c'est seulement pour les Shiverins au sang pur ou les croisés aussi ? » Il essaya de ne pas avoir un ton de voix trop plein d'espoir.

Elle haussa les épaules. « Je ne sais pas Harry, mais je suis sure qu'un couple de Sorciers au sang mêlé, n'est pas le même qu'un couple au sang pur. Je ne pense pas que tu voudrais être un docile dans un couple au sang pur. Si ce livre est d'un quelconque conseil de ce qu'ils sont. Il y a à l'intérieur plus de mots injurieux concernant les dociles que je ne peux en compter. Bien qu'il y ait réellement moins qu'un compagnon docile. Il semblerait qu'on s'attende à ce qu'un Docile ait déjà un compagnon avant d'avoir trente-cinq ans. S'ils n'en ont pas, ils se situent dans le bas de la société Shiverin. Un Docile sans compagnon est capable de devenir un Ixin, qui est un domestique pour un dominant. Mais, ils sont vus comme étant plus bas que terre. Ils sont également connus comme Zerram qui ce traduit lâchement comme détritus inutilisé. »

« C'est horrible, » indiqua Ron.

« Crois-moi Ron, c'est l'un des paragraphes les plus gentils. Cela devient pire dans les suivant. » Elle sauta quelques pages. « Ce que je pense qui est le plus horrible, c'est qu'il n'y a absolument aucun mot dérogatoire pour les Dominants à l'intérieur. Je pense que nous pouvons supposer que les Dominants contrôlent la société Shiverin. »

Harry permit lentement à sa main de trouver la tache sur son cou où Draco avait placé son bureshaw. Était-il possible que Draco pense de la même manière que ces autres Shiverins ? Mais, c'était impossible, n'est-ce pas ? Son compagnon semblait vraiment se préoccuper de lui, de même que l'aimer. Il ne le jetterait pas simplement de côté s'il obtenait une chance, où le ferait-il ?


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Quelque part en Angleterre, au Manoir Malfoy, Draco avait fini de prendre soin de son petit problème et essayait maintenant de trouver un sortilège qui pourrait protéger son compagnon. Il ne permettrait pas que quelque chose arrive à son aimé. Après avoir cherché dans le grand livre relié en cuir devant lui, il hurla et le jeta à travers la chambre brisant encore un vase. C'était impossible, pourquoi ne pouvait-il rien trouver ? Son Harry devait être protégé. Bien sûr, il y avait les protections que Dumbledore avait mis et ses partisans patrouillaient autour de la maison de Granger, mais évidemment ils ne seraient pas d'une grande aide si ce bâtard trouvait encore Harry. Non, c'était le travail de Draco de protéger son compagnon contre ceux qui pouvait vouloir lui enlever le Gryffondor. Mais, peu importe comment il essayait, il ne pouvait pas trouver un sortilège qui n'exigeait pas que de la magie soit lancée directement sur la personne qui devait être protégé.

Et voyant qu'il était encore mineur, il ne lui était pas permis d'utiliser la magie en dehors de l'école. Bien sûr, les protections misent autour du Manoir Malfoy empêchait le Ministère de détecter le peu de magie accidentelle qu'il avait fait durant l'été. Seulement, il ne serait pas au Manoir et la quantité de pouvoir qui était nécessaire pour jeter un sortilège de protection serait certainement détectée et lancée à l'extérieur des protections situées autour de la rue des Granger. Il était sûr que ses parents connaîtraient un sort qui n'aurait pas besoin d'être lancé sur la personne indiquée. Mais, puisqu'il ne leurs faisait pas confiance pour apprendre qui était son compagnon, il ne pouvait pas le leurs demander. Il gronda et se jeta hors de son lit. Qu'allait-il faire ? Peut-être pourrait-il envoyer un elfe de maison surveiller Harry. Non, son père noterait si un des elfes venait à manquer. « Attends une minute, » chuchota-t-il. « C'est ça. » Il sauta et courut hors de sa chambre. « J'ai cherché le type inapproprié de sortilège. » Déboulant en bas du corridor, il arriva à la cage d'escalier et descendit les marches deux à deux. Rendu en bas, il fonça presque dans son père.

« Draco, au nom de Salazar, qu'est-ce que vous pensez faire. On dirait presque que vous êtes poursuivit par des centaures furieux. »

Le Shiverin Dominant s'arrêta pour essayer de retrouver son souffle. « Père... puis..puis-je ? »

« Draco, prenez à l'instant votre respiration et alors, vous poserez votre question. »

Prenant de profondes inspirations pour se calmer, le blond ferma les yeux et voulut que sa fréquence cardiaque ralentisse. Dès qu'il fut calmé, il ouvrit ses yeux bleus argentés et plongea son regard dans celui de son père. Il était heureux de s'être développé au cours de l'année car maintenant, il était presque aussi grand que le vieil homme. C'était beaucoup moins intimidant si vous pouviez regarder un adversaire dans les yeux. « Père, serait-il possible que j'ailles par cheminette au Chemin de Traverse ? »

Lucius regarda son fils de manière incrédule. « Puis-je demander pourquoi ? »

« Je dois aller chercher quelques choses pour l'école, » répondit Draco avec pondération.

Sceptiques, les yeux argentés fixèrent de manière ennuyeuse le plus jeune. Bien que Lucius ne crut pas vraiment son fils, il n'avait pas envi pour le moment d'en discuter avec lui. Les jeunes Shiverin devenaient rapidement agressifs. « Bien Draco, faites juste attention. »

Draco sourit et sprinta jusqu'à sa chambre. Il saisit son sac, manteau, argent et balai. Puis, courut plus que marcha vers la cheminée, prit une poignée de poudre de cheminette, et fit un pas dans la grande structure de marbre. « Chemin de Traverse, » cria-t-il et alors, il sentit le sol quitté ses pieds et le monde commença à tourner autour de lui.

Soudainement tout bascula alors qu'il frappait le sol dans un bruit sourd. S'époussetant, il sortit de la cheminée du Chaudron Baveur.

« Bien le bonjour, jeune M. Malfoy, » le salua Tom.

« Bonjour Tom. »

« Vos parents vous rejoindront-ils aujourd'hui ? » L'aubergiste lui remit une serviette humide pour essuyer la suie sur son visage.

« Non, pas aujourd'hui, je suis seulement venu ici pour faire quelques achats pour l'école. »

L'homme rachitique regardait le balai.

Draco sourit. « Je dois acheter un nouveau kit d'entretien pour mon balai et j'ai quelques questions précises à poser à M. Bumblesheen. À plus tard, Tom. » Il fit son chemin entre les nombreuses tables de l'auberge Magique et sortit par la porte arrière. Sortant sa baguette magique, il tapa les briques à sa droite et le portail du Chemin de Traverse s'ouvrit devant lui. Il le traversa et alla rapidement au bout du Chemin de Traverse. Il savait exactement où il allait. Et c'était dans l'Allée des Embrumes. Il s'y cachait parmi de nombreux magasins de magie noire, une petite bijouterie qui passait facilement inaperçue.

Il y était venu une couple de fois avec sa mère. Ils vendaient de très beaux articles. Mais la chose la plus importante était qu'ils mettaient n'importe quel sortilège que vous pourriez imaginer sur l'objet acheté. La plupart du temps, c'était un charme de magie noire qui s'activait lorsque la victime le mettait. Ils y avaient également la possibilité d'inclure de bons sorts passant facilement inaperçus. Mais ce n'étaient ni l'un ni l'autre qu'il cherchait aujourd'hui. Il était à la recherche d'un simple charme de cheminement. Si l'incantation était assez simple, elle ne dérangerait pas les sorts de protections lancés autour de la maison des Grangers. Cela lui donnerait cependant la capacité de garder Harry en sécurité et si besoin était de le retrouver. Il sortit de Gringotts, tourna à gauche et descendit les escaliers menant à l'allée des Embrumes.

« Bonjour jeune Draconis, où est votre mère aujourd'hui ? » Lui demanda une sorcière grande et sans aucunes courbes.

« Désolé Mme Hemmet, mais elle n'est pas venue avec moi aujourd'hui, » ricana-t-il presque à la sorcière. Il détestait se faire appeler Draconis. Bien sûr c'était son nom, cependant il ne laissait même pas ses parents l'appeler ainsi.

« Oh c'est trop dommage, je voulais lui demander où elle avait acheté sa nouvelle robe qui est absolument magnifique. »

Draco ricana presque. Il savait exactement de quelle robe longue parlait Mme Hemmet. C'était une belle robe faite de la soie bleue d'araignée la plus fine. Les côtés étaient embellis par des centaines de perles minuscules. De plus, elle se lassait à l'avant avec une mince corde argentée. Elle était réellement tout à fait simple et sur quelqu'un comme sa mère, elle semblait exceptionnelle. Rien ne pouvait sembler exceptionnel sur Mme Hemmet. Il était sur le point de lui dire, lorsqu'il réalisa que ce n'était probablement pas la chose la plus intelligente à faire. Mme Hemmet était bien connue dans le cercle des connaissances de ses parents comme étant une femme vindicative. S'il l'insultait, elle ne penserait pas deux fois avant d'aller voir ses parents et à tout leur raconter. Il n'avait vraiment pas besoin de devoir répondre aux questions de pourquoi il avait été dans l'allée des Embrumes. Il devait également se débarrasser de cette femme. Il avait seulement une quantité de temps limitée avant d'aller voir Harry. Et il ne serait en retard pour rien au monde.

Se forçant à jouer le gentil petit garçon et à agir innocemment pour elle, il poursuivit. « Je suis désolée Mme Hemmet, mais je ne sais vraiment pas. Si vous voulez, je serais heureux de lui demander quand je reviendrai à la maison. » Il savait qu'il pouvait ressembler à un ange lorsqu'il essayait. C'était une tactique qu'il utilisait souvent sur sa propre mère.

« Non, c'est très bien mon chéri. Je lui enverrai un hibou plus tard. J'allais l'inviter de toute manière pour prendre le thé. Je vous verrai une autre fois, cher. »

« Bien, » il lui sourit gentiment et la salua jusqu'à ce qu'elle soit hors de vue. « Blooming Harpy. » Dit-il, c'était sur son chemin. Il trouva finalement 'Les Bijoux Enchantés de Keanan Kruger.' Et alors qu'il entrait dans le magasin, un son se fit entendre dans la boutique.

« Oui Creatin, je viens. » Appela une voix précaire de l'arrière boutique. « Ah, Draco, c'est gentil de vous revoir. » Le salua un vieux magicien potelé alors qu'il sortait de l'entrepôt et donnait un biscuit à ce qui semblait être une corneille plutôt épluchée, elle était perchée sur une mangeoire à côté de la porte de l'arrière boutique. La chose regardait comme si quelqu'un avait essayé de lui arracher toutes les plumes. Ce devait avoir été ce qui avait crié lorsqu'il était entré.

« Bonsoir, M. Kruger. »

« Comment puis-je vous aider aujourd'hui ? Je ne crois pas que votre mère a une commande que vous pourriez prendre. » Indiqua le vieil homme avec un sourire où il manquait une de ses dents jaunis.

Draco marcha le long d'une des nombreuses vitrines du petit magasin. « Non, je ne viens pas prendre une des commandes de ma mère. En fait, je cherche un présent pour quelqu'un de très spécial. » Il se permit de jeter un coup d'œil aux quelques anneaux affichées. Bien que ce ne soit pas utile pour le moment. Ce devait être quelque chose qui pouvait facilement se dissimuler.

« Le jeune amour est une chose si merveilleuse. Ou serait-ce pour une vengeance ? »

Draco sourit. « Non, c'est pour l'amour. » Il savait ce qu'il risquait en le disant à M. Kruger. Mais l'homme était excellant pour garder des secrets. Si cela n'était pas le cas, il aurait été arrêté par le Ministère il y a un long moment. « Cependant, je dois dire que je ne veux pas que mes parents le sachent. Ce n'est pas que j'ai honte ou quelque chose, mais ils souhaitaient tellement que je marie Pansy qu'ils pourraient en être dérangés. »

« Je comprends parfaitement Draco. Je sais que les mariages arrangés sont tout à fait communs parmi les familles de Sang Purs seulement, ils ne marchent pas toujours. Ainsi vous aimez vraiment cette personne ? »

« Oh, oui, » chuchota le Shiverin. « Il est parfait, magnifique et puissant. » Une image d'Harry lui vint à l'esprit et il sentit des papillons dans le creux de son ventre. Il ne mentait pas, son compagnon était parfait. Cela le stupéfiait de voir comment il était passé de la haine à l'amour pour le Gryffondor en si peu de temps.

« Vous semblez être un jeune homme très chanceux, Draco. »

« Je le suis. »

« Puis-je demander ce que vous cherchez exactement ? »

Draco se pinça les lèvres et secoua la tête légèrement. « Et bien, je n'y ai pas vraiment pensé. Ce doit être petit de sorte qu'il puisse être facilement caché sous une chemise. » Il laissa ses yeux errer sur un étalage de colliers et de broches magnifiques. Il voulait quelque chose de parfait pour son Harry. Ce devait être quelque chose de beau mais pas féminin. Harry était petit et mince, cependant quoiqu'il fût petit, il avait de magnifiques jambes et un beau derrière. De plus, le garçon avait des yeux dans lesquels on pouvait facilement se perdre. Ces beaux yeux verts, bordés par de longues mèches noires, coupaient votre respiration. Seulement son compagnon était certainement un mâle. Il devait donc avoir quelque chose qui était beau mais, masculin tout comme son amour.

Ses yeux s'arrêtèrent sur le collier le plus merveilleux qu'il n'ait jamais vu. C'était une pierre vert-foncée taillée en forme de larme. La couleur était parfaitement assortie aux yeux d'Harry. Et elle était assez loin du vert Slytherin ce qui ferait que le Gryffondor ne la verrait pas comme une marque de propriété. Il y avait enroulé autour d'elle, un dragon finement travaillé en argent. La queue du dragon était courbée afin de constituer l'anneau de fermeture. Ses petites ailes étaient repliées contre son corps et ses quatre pattes griffées semblaient menaçante. Il devait l'avoir.

« Celui-là. »

« Merveilleux choix Draco, la pierre est un Serpens Lacrima ou les Larmes de Dragons. Ils sont tout à fait rares et connus pour leurs qualités protectrices. Ils sont créés à partir de la première larme du cri d'un bébé dragon qui est par la suite enfermée dans une coupe faite de la corne d'une Licorne. Les propriétés magiques de ces deux créatures réagissent entre elles et la larme cristallisée capturent certains de leurs aspects. Elle est connue pour protéger contre le danger en rougeoyant légèrement. Et si le porteur est blessé, elle aide à accélérer la guérison aussi longtemps que les dommages ne sont pas grave. »

Il avait presque envi de taper ses mains ensemble sous la joie ressentie, mais naturellement ce n'était pas digne d'un Malfoy. « Je prendrai celui-là et pourriez-vous s'il vous plait me faire une faveur et y mettre un simple sortilège de cheminement pour moi ? Oh et un charme obligatoire. »

Keanan souleva un sourcil. « Oui monsieur, ce sera facile. » Il enleva le collier de l'étagère et le plaça sur un morceau de tissu. Sortant sa baguette magique, il l'ondula plusieurs fois au-dessus de l'article et marmonna quelques mots. Le collier s'illumina d'un doux bleu et retourna ensuite à son état normal. Le soulevant, il le plaça dans une petite poche de velours bleu-foncé avec un petit motif argenté brodé sur le côté. « Tenez Draco, ce sera cent Galleons. »

Draco sortit rapidement l'argent de sa poche et puis, remit les pièces de monnaie à M. Kruger. Il se tourna pour quitter et salua l'homme le plus âgé.

« Merci d'être passé, Draco et j'espère qu'il l'aimera. »

Cela figea le dominant. « Quoi, mais je ne l'ai jamais dit. »

Les lèvres minces s'ourlèrent d'un sourire. « Vous ne l'avez pas fait, mon enfant. Je me suis juste rendu compte de comment vous n'avez jamais réellement dit quel sexe la personne était. Et puisque la plupart des personnes n'ont aucun problème à admettre que leur amour est du sexe opposé. J'ai juste supposé que ce devait être un garçon. » Il observa étroitement les émotions défiler dans les yeux argentés du jeune homme. « Ne vous inquiétez pas Draco, je ne le dirai pas à vos parents. Ce ne serait pas bon pour mes affaires si je racontais les secrets de mes clients et je crois que je connais ma place. »

« Merci M. Kruger. »

« De rien, mon cher garçon. Rappelez-vous seulement que je vends aussi de très beaux assortiments d'anneaux de fiançailles et mariage. » Les yeux du vieil homme miroitaient de joie.

Draco rit et partit du magasin. Il savait que c'était la manière de M. Kruger de le taquiner. Mais, il devait admettre qu'il aimait l'idée. Il voulait passer le reste de sa vie avec Harry. Et ce ne serait pas la première fois que deux magiciens se mariaient. Ce qui ne semblait pas être aussi facile dans le Monde des Moldus. Pour la plupart des sorciers et sorcières, l'amour n'importait pas avec qui il était. Bien sûr, la plupart des couples étaient toujours strictement hétérosexuel puisqu'il était très difficile d'avoir des enfants dans un couple de même sexe. Cela prenait beaucoup de planification, de breuvages magiques, quelques fois de sortilèges, et beaucoup de chance. Merci Merlin, lui et Harry n'avait pas ce problème. Non, aucun problème du tout puisqu'il projetait d'avoir beaucoup de petits Malfoy autour du Manoir.

Il fronça les sourcils, c'était si la grossesse prenait. Il devait admettre qu'il n'avait pas été complètement sincère avec Harry. Il était vrai que les Shiverins avaient des grossesses multiples la plupart du temps. Mais, ce n'était pas si facile qu'on pouvait le penser de concevoir. Et ce n'était pas la faute des Dociles, comme la plupart des personnes le pensait, non c'était les Dominants. Lorsque la société au sang pur des Shiverins avait joins le reste du monde magique, il y avait une abondance de créatures. Et beaucoup de siècles de croisements et de naissances suffirent pour que le sang pur des Shiverins s'efface de la terre. La nature, comme elle le fait souvent, suit son cours. Personne ne sait lorsque cela commença réellement, mais certains avaient découvert que quelque chose était arrivé au sperme des Shiverins dominants.

Ce n'était pas comme s'ils étaient stériles. C'était juste que pour quelque raison bon nombre d'entre eux semblaient avoir des problèmes et même s'il atteignait les œufs, la fertilisation ne se produisait pas toujours. C'était comme une manière de la nature de limiter le nombre de Shiverin à naitre. Ce problème malheureux était passé aux descendants des croisements entre les sorciers et Shiverins. Si une sorcière ou un sorcier portait seulement le gène des Shiverins, il n'y avait aucun problème. Mais, quand un Shiverin dominant naissait, il avait très souvent un problème pour concevoir avec leur compagnon même s'il était une sorcière ou un sorcier normal. Et autant qu'il espérait que ce soit différent pour lui et Harry, il savait qu'il prévoyait beaucoup de patience. Il savait aussi qu'il devrait le dire à son ange aux yeux verts très bientôt, mais il ne voulait pas inquiéter le garçon encore plus. Harry passait déjà par beaucoup avec son premier cycle d'accouplement. Il ne voulait pas le surcharger. Mais, il lui dirait.


À suivre,


Et bien voilà le nouveau chapitre comme promis avec un petit peu de retard, j'espère qu'il vous a plu… Je devrais normalement poster Darkly Treacherous dans les jours à venir (il reste à relire le chapitre, faire quelques petites modifications et l'envoyer à la correction).

Cependant je vous le dis tout de suite, je ne sais pas si j'aurai le temps la semaine prochaine (pas un mois que l'école est commencée et que j'ai déjà des travaux à remettre…) enfin, si ce n'est pas le cas, ce sera pour le début de la semaine suivante, à savoir celle du 17.

Je vous dis à dans un mois pour la suite de cette fic et passez une bonne fin de semaine.

Maya


Traduction : Maya

Correction : Vif d'or

8 septembre 2007