Chapitre 5
Ly était assisse dans un fauteuil et attendait son client. Il n'allait pas tarder. Elle était vêtue d'une robe en mousseline blanche et avait détaché ses longs cheveux châtains, ce qui la rendait encore plus fragile. Elle replia les genoux et prit une moue triste. La porte s'ouvrit lentement et un homme entra. Il avait une carrure très impressionnante mais l'aura qu'il dégageait était douce. Ly sourit intérieurement, elle n'allait avoir aucun mal avec celui-là.
« Bonjour, on m'a dit qu'il avait quelqu'un en danger de mort ici ? » dit l'homme en se rapprochant de celle qu'il avait prit pour une enfant.
Ly se leva et son attitude changea du tout au tout. Elle avança tel un serpent et le prit par la main. L'homme, totalement déconnecté, se laissa faire. Elle le fit tomber sur le lit et s'assit à califourchon sur lui.
« Oui, il y a quelqu'un en danger » dit-elle en sortant lentement la lame qu'elle cachait derrière son dos. « Et c'est toi ! » hurla-t-elle en abattant d'un coup sec le couteau vers la tête de l'homme.
Celui-ci tourna la tête sur le côté, évitant ainsi la lame de peu. Ly fut déstabilisé par son comportement. Il ne s'agitait pas et avait même fermé les yeux. Ce qui est peu commun pour un homme qui vient d'essuyer une tentative de meurtre. Soudain, elle aperçut une lueur rouge sur sa droite. Par pur réflexe, elle se coucha et évita ainsi un rayon qui lui parut très chaud. Comprenant que la menace venait de l'homme, elle se mit hors de portée. Celui-ci se leva très rapidement et la regarda. Ne comprenant rien à cette personne, Ly se rejeta sur lui en brandissant le couteau. Il l'évita en parant avec un coussin. A nouveau, Ly se recula. Pourquoi n'essayait-il pas de fuir ou de hurler au meurtre. Ils étaient pourtant dans un immeuble très fréquenté. Elle lui balança le coussin au visage et un nuage de plume blanche s'en échappa.
Elle profita de l'inattention de sa proie pour essayer de le blesser. Mais, il lui agrippa le bras qui tenait le couteau. Ly écarquilla les yeux mais n'arrêta pas le combat pour autant. Elle lui balança son pied à la figure. L'homme tomba sur le côté, libérant ainsi la jeune femme qui reprit son souffle. Soudain, il fit un geste de la main qui n'eut aucune signification pour la jeune femme. Mais peu après, elle se sentit partir dans les vapes. Elle tomba…
Elle se réveilla dans une pièce plongée dans le noir mais cela ne la gêna pas plus que cela. Elle y avait été habituée depuis qu'elle avait 5 ans. Son père, de par son métier et pour l'honneur de la famille (n'ayant pas de garçon), l'avait entraîné à toutes les possibilités dés son plus jeune âge. Elle devait être sans reproche car elle tombait dans un milieu difficile et surtout un milieu d'homme. Mais elle avait réussi à rendre son père fier d'elle avant qu'il ne meurt… de ses propres mains.
Elle sortit méchamment la langue. Elle avait échouée. Depuis plus de 20 ans de réussite, elle avait échoué. Et capturée…Jamais le conseil lui pardonnerait cette faute. Elle pouvait dire adieu à son salaire… et à sa vie. Alexandre ne la raterait pas. Elle devait sortir de là et achever coûte que coûte sa mission.
Elle se leva et découvrit qu'elle était attachée à la cheville. Elle tâtonna pour découvrir qu'il ne s'agissait que d'un simple petit cadenas. Elle sourit et sortit de son soutien-gorge, son matériel de crochetage. Elle ne mit pas longtemps à se libérer de ses chaînes. Elle fit jouer sa cheville, engourdie et alla jusqu'au mur, les mains devant elle. Ses pas étaient légers et marchait sur une ligne droite, comme sur une poutre. Après tout, elle était dans un lieu inconnu, dans le noir. On ne pouvait savoir quels étaient les obstacles dressés devant elle. Elle ne tarda pas à atteindre la porte. Là encore, la serrure fut facile à déjoué. La porte s'ouvrit sur un couloir lumineux. Elle sourit un peu plus, elle avait de la chance dans son malheur. Elle allait pourvoir se camoufler facilement. Bon, maintenant, trouvons cette proie.
Elle marchait tranquillement dans le couloir quand elle entendit des pas. Ceux-ci venaient vers elle. Il n'y avait aucun renforcement dans le mur où elle puise se cacher facilement, à part une porte. En jurant, elle sortit son poignard et entra très silencieusement. Mais cette fois-ci, la chance ne fut pas de son côté.
« Je vous avez dit de mettre un sort d'alerte sur elle. » soupira sa proie.
Elle le regarda avec une lueur cruelle dans les yeux. Elle aurait voulu l'attaquer sur le champ mais elle était cernée. Surtout qu'elle avait vu dans les auras, au moins deux personnes avide de sang et même légèrement en manque. Il s'agissait d'un très bel homme mais habillé comme au début du 19eme siècle et d'une femme très sexy, sans pour autant être vulgaire. Ly hésita. Soit elle tuait sa proie, si elle la tuait, et était morte. Soit elle ne faisait rien et elle était morte. Vraiment elle ne savait pas quoi choisir. Elle respira profondément et les regarda tous à nouveau. C'est alors qu'une troisième possibilité s'ouvrit à elle. La fuite ! Elle pouvait toujours prendre l'un d'eux en otage, comme cet homme avec les cheveux blanc et s'enfuir…Non, elle ne pouvait pas. C'était contraire aux règles et puis elle n'était pas du genre à fuir devant un danger même s'il est beaucoup plus gros qu'elle. Elle pensait se jeter sur sa proie quand la jeune femme mit la parole.
« Je l'aime bien, cette petite. Elle a des pensées intéressantes ! »
« Mouais, sauf quand elle pense à toucher à MON Merryck ! » répliqua l'homme du 19eme siècle
« Armand, je suis assez grand pour me défendre tout seul ! » lui rétorqua le dénommé Merryck
Ly en profita pour sortir de la pièce et de trouver une autre cachette. Elle attendrait la nuit pour terminer sa mission. Elle monta à l'étage et chercha une pièce vide où se cacher en attendant. Elle entra dans une chambre de grande taille. Le lit à deux places prenait la majorité de la place. A côté de la porte, il y avait une grosse penderie en ébène et une autre porte qui donnait, elle aussi, sur le couloir. Curieuse de nature, elle l'ouvrit pour la refermer aussitôt. Jamais elle n'avait vu une pièce aussi glauque. Qui pouvait garder des yeux dans des bocaux et puis l'odeur…écoeurant. Au bord de la nausée, elle décida de trouver refuge sur le balcon. Elle s'y assit en tailleur et fit le vide dans son esprit. Apparemment, ces cinglés pouvaient lire dans les pensées. Elle ne pouvait pas se permettre d'échouer pour une telle connerie…
Ly regardait le soleil se coucher. Elle avait sur le visage, un sourire remplit de joie. Elle s'était mariée aujourd'hui avec l'être plus bizarre mais aussi le plus fantastique qu'elle avait rencontré. Elle ne regrettait vraiment pas de ne pas l'avoir tué.
« A quoi penses-tu ? »
« A nous ! » répondit-elle en se détachant de son époux.
Elle lui fit un sourire charmeur avant de rentrer dans LEUR chambre. Elle se coucha sur le lit, nue. Daniel arriva peu après, nu lui aussi.
« Je ne te savais pas exhibitionniste ! » dit-elle avec un petit rire de gorge
« Mais tu ne connais pas mon côté sombre. »
« Montre le moi ! »
Daniel s'allongea à ses côtés et doucement lui caressa ses épaules, embrassa son cou. Daniel sentait les mains de Ly sur lui, il voulait que ce moment dure une éternité. Il caressa ses jambes alors qu'elle le regardait. Puis il remonta à ses lèvres. Elle le caressa plus intensément. Daniel ne pensait plus, il sentait son corps se recouvrir d'une fine couche de sueur et son cœur accélérer, il avait besoin de la toucher, de l'embrasser. Il descendit sa main vers le bas ventre de Ly et le caressa, il la vit fermer les yeux.
Daniel n'en pouvait plus des caresses de sa belle, il intensifia les siennes et Ly commença à se cambrer sous lui en écartant doucement les jambes. Son sexe était très dur et ses doigts humides. Il prit alors les jambes de Ly et les écarta plus largement avec douceur. Elle le regarda intensément. Il entra avec une douceur affolante. Ly retient son souffle, se laissant aller au plaisir que cette entrée provoqua en elle. C'était une sensation extrêmement agréable. .
« Ca va ? » Lui demanda-t-il d'une voix douce
« Très bien », répondit-elle dans un chuchotement, « Viens. »
Daniel s'exécuta, il balança ses hanches d'avant en arrière et sentit le plaisir monter en lui. Il regardait Ly dans les yeux, près à déceler le moindre signe de douleur et continua son va et viens doucement. Ly respirait très fort et Daniel ressentait un plaisir intense. Progressivement, il augmenta le rythme du mouvement de ses hanches et sentit son esprit s'évader. Jamais il n'avait ressentit tant de plaisir. Il sentit des frissons remonter son dos et accéléra encore le mouvement. Profitant de chaque seconde, il releva la tête et sentit son corps tout entier se raidir.
Une seconde plus tard, il ressentit une sorte d'explosion de plaisir dans son ventre, il se sentait en paix, et ne pensait plus à rien, il se rallongea sur le corps de Ly, cessant tout mouvement. Il mit quelques instants à se remettre de cette sensation de perfection et regarda L dans les yeux. Il était essoufflé et transpirait à grosses goûtes. Ly le regardait, elle aussi épuisée et couverte de sueur. Elle lui souriait. Tout deux se regardèrent un instant les yeux brillants, heureux d'avoir partagé ce moment si intense. Ly caressa les lèvres de Daniel et lui sourit. Il passa une main encore tremblante dans les cheveux doux de la jeune femme et lui rendit son sourire avant de s'affaler à ses côtés et de s'endormir
Ly marchait dans le château sans réellement se préoccuper des élèves qui la dévisageaient. Ils se demandaient tous qu'est-ce que cette étrangère venait faire ici. Surtout que la rumeur disait qu'elle était moldu…hors les moldus ne peuvent pénétrer au sein de Poudlard et les rumeurs ne mentent jamais.
« Ha, Ly, je te cherchais justement. Je voudrais que tu viennes à mon cours, si cela t'es possible. »
Cela aussi, c'était un sujet de discutions dans tout Poudlard. Comment le professeur de DCFM pouvait si facilement reconnaître une personne d'une autre alors qu'il était aveugle. Dieu qu'être un élève à Poudlard était fatiguant et pas uniquement pour les cours. Tous ses mystères à résoudre. Un vrai casse tête.
« Je veux bien, mais tu sais que je n'ai pas de pouvoir ! » lui dit Ly en le prenant par le bras.
« Je veux leur montrer un combat à mains nues afin qu'ils se rendent compte que la magie, c'est bien mais qu'il faut aussi savoir se débrouiller sans. »
« Alors je suis partante, mais un vrai combat où tous les coups sont permis ! »
« Il va sans dire ! »
Ils entrèrent dans une salle dénuée de son meubler habituel. Les élèves, de sixième année selon Ly, attendaient contre le mur du fond. Ils discutaient allégrement sans se soucier de l'entrée de leur professeur. Ly trouva cela révoltant et serra le bras d'Ethan qui lui fit un sourire sadique. Il fit un geste de la main et, soudain, tous les élèves furent trempés de la tête au pied. Ce fut à leur tour d'être scandalisé par le comportement de leur professeur.
« Que ceux qui savent lancer un sort de séchage correct le lance sur les autres. Nous commençons tout de suite. »
« Que fait cette femme ici ? » dit méchamment un garçon au visage anguleux.
« Je suis là pour vous enseigner les combats rapprochés. »
« Pour quoi faire ? Cela ne sert à rien, on a nos baguettes ! » lui rétorqua le même garçon.
« Accio baguette »
Une vingtaine de baguettes s'envolèrent pour venir se loger au pied d'Ethan. Celui-ci regarda les élèves sans vraiment les voir et leur fit un sourire en coin.
« Et maintenant, si je vous attaque, vous faites quoi ? » dit-il d'une voix polaire
Aucune réponse ne lui parvient.
« Bon, je disais. Ly et moi allons vous montrer un combat et les prochains cours elle vous enseignera et vous entrainera l'art du combat à mains nues. Venez récupérer votre baguette. »
Ethan et Ly se mirent face à face et attendirent. Ly savait qu'Ethan n'attaquerait jamais le premier. C'est un truc qu'elle lui avait enseigné. Attendre que l'adversaire frappe ou bouge pour trouver où il se situe. Elle alla donc contre son instinct et attaqua. Etant proche de lui, elle lui fit un coup de pied rotatif qu'Ethan évita de justesse en faisant une pirouette arrière. Ly ne lui laissa pas le temps de se remettre. Elle lui sauta dessus en vue de le bourrer de coups de poings. Mais Ethan lui prit le premier coup de poing avant qu'il n'atteigne une partie de son cours et fit passer par-dessus son épaule Ly, qui se remit sur ses pieds quelques mètres plus loin.
« Je vois que tu n'as rien oublié de mon enseignement. Même si je te trouve un peu lent. »
« Alors augmente ta vitesse. Ou alors aurais-tu pitié d'un pauvre handicapé ? »
« Pitié ? C'est quoi ce mot, je ne connais pas ! » Dit-elle en sortant une lame. Les élèves qui regardaient étouffèrent une exclamation horrifiée. Ly souffla, boudeuse.
« C'est pas juste, avec eux, je ne peux pas te surprendre ! »
« Si tu veux, on en refera un en privé. » dit Ethan comme s'il parlait à sa fille
Ly battit des mains joyeusement. Les élèves se regardèrent, pensant être victimes d'une hallucination collective…mais non, les deux attaquants avaient l'air de deux gamins en train de s'amuser. Ils sont fous ! Ly ne perdit plus un instant, elle se précipita sur Ethan, la lame devant elle. Comme devant un taureau, l'aveugle lui échappa facilement. Ly tapa du pied, vexée d'avoir été si facilement déjoué. Elle refit la même chose mais quand elle dépassa l'homme, elle le tapa assez durement dans le dos. Désesquilibré, Ethan avança en trébuchant. Il eut à peine le temps de se redresser que Ly lui lança le couteau. Celui-ci se planta dans son épaule. Juste au moment où la sonnerie retentit. Il arracha la lame et se tourna vers ses élèves pour les congédier.
« Je suis désolé, je me suis laissé emporté dans le feu de l'action. » dit Ly, comprenant bien que si Ethan n'avait pas cherché à éviter le couteau, c'était à cause des élèves qu'il y avait derrière.
« Ce n'est pas grave. Rien qu'une petite égratignure. »
« Tu crois que cela va me convaincre de ne pas t'emmener à l'infirmerie ? Tu te mets le doigt dans l'œil. »
Elle le prit par le bras blessé et l'emmena de force à l'infirmerie. En chemin, ils rencontrèrent Tania qui, au lieu de venir voir son père, s'enfuit en courant dans le chemin inverse. Ly ne dit rien mais se promit d'aller à la chercher de la jeune fille et d'avoir une discutions avec elle.
« C'était Tania, n'est-ce pas. Elle me fuit depuis le retour de Blaise…Je n'arrive pas à savoir pourquoi. » Dit Ethan tristement
Ly le laissa à l'entrée de l'infirmerie et partit à la recherche de Tania. Elle alla directement dans le parc. Elle connaissait bien la jeune fille. Quand quelque chose n'allait pas, elle cherchait un endroit calme pour éviter de craquer. Elle l'avait fait une ou deux fois au manoir et avait détruit à chaque fois, une aile.
Elle avait raison. Elle était en train de discuter avec une jeune fille plus âgée et à la chevelure noire comme Tania. Ne voulant pas les déranger et sentant que jamais Tania ne lui parlerait aussi librement qu'à la jeune fille, elle alla se cacher derrière un buisson assez proche pour entendre la conversation, sans se faire voir.
« Alors, comme cela, c'est le petit Giovanny qui te fais craquer ? Mais vas lui dire » dit l'inconnu
« NOOn, je ne lui dirais pas ! »
« Aah, la timidité quand tu nous tiens ! Sinon qu'est-ce qui t'amène ici. Généralement, tu ne viens que quand tu vas mal. »
« J'ai vu quelque chose qui m'a fait mal et que je n'aurais pas du voir…Sur papa ! » dit Tania doucement
« Je vois. Mais tu as vu cela quand ? »
« Dans ma tête. Tu promets de ne pas le répéter à quelqu'un. J'ai un lien avec Tom, c'est mon Tonton. Il m'a montré la mort de ma maman… »
Ly comprit que Voldemort avec accès à l'esprit de Tania et qu'il lui avait sûrement montré un mensonge dans le bout de détruire un peu plus son père. Elle sortit de sa cachette et s'approcha des deux jeunes filles. Aussitôt Tania cessa de parler. Elle regarda Ly et soupira. Il était marqué sur le visage de la jeune femme qu'elle avait tout entendu et qu'elle n'était pas très contente de l'attitude de Tania.
« Excusez-moi mais j'aimerais que Tania me suive. Son père est à l'infirmerie et demande à la voir. »
« Vas-y, je te retrouverais plus tard ! » dit la jeune fille en se levant et en retournant au château.
« Elle est sympa. Qui est-elle ? »
Tania se leva lentement et lui répondit sans pour autant la regarder. Elle lui dit qu'il s'agissait d'une amie qu'elle s'était faite à Serpentard avec Eloise. Comme il n'y avait plus de place dans les chambres, elles avaient été mises ensembles. Ly acquiesça et ensemble, elles retournèrent au château.
« Tu aurais du nous dire pour Tom. Ce n'est pas bien. Il n'a pas le droit de venir dans tes pensées. »
« Mais…Comment je pourrais lui parler ou sinon ? Papa ne veut pas qu'il me rende visite ! »
« C'est normal. Tom est un sorcier qui prône des idées contre les gens comme Giovanny et pour affirmer sa doctrine, il n'hésite pas à tuer des gens. »'
« C'est faux ! » hurla Tania
« C'est vrai ! Tu demanderas à Blaise pourquoi il est dans un lit d'hôpital maintenant. Tu demanderas à Severus et à Draco pourquoi ils boitent. Tu demanderas à ton père pourquoi il est aveugle… »
« Je ne lui demanderais rien du tout. Je ne veux plus jamais lui parler ! Il a tué maman ! »
« Mensonge ! Tom a cette facilité de modifier des faits. Si tu veux la vérité, tu demanderas à ton père de te passer sa pensine. Ce sont ses souvenirs. Ceux-là, on ne peut les modifier. Mais pour cela, il te faudra être convaincante et il te faudra lui présenter tes excuses. Tu ne te rends pas compte comme tu lui as fait du mal. »
« Désolée »
« Ce n'est pas à moi que tu dois faire tes excuses mais à ton père. Va ! » Dit Ly en ouvrant la porte de l'infirmerie.
Peu de temps après, Daniel en sortit laissant à Tania et à Ethan le loisir de discuter seul à seul. Le médecin lui sourit gentiment et l'enlaça.
« Cela ne te dit pas d'avoir des enfants. » dit soudainement Ly
Daniel se recula et la regarda surprit.
« Tu veux des enfants mais je pensais que tu voulais ta liberté et que pour toi, les enfants étaient des chaînes ? »
« Oui, mais j'ai envie d'une fille ou d'un garçon à moi…Je crois qu'une telle chaîne ne me dérangerait pas…Et puis la conception est plutôt agréable. »
« Bien, si madame veut un enfant. Allons faire un enfant à madame. » Dit Daniel en embarquant la jeune femme sur son épaule. Ly ria. Dieu qu'elle pouvait l'aimer, cette drôle de famille.
