Chapitre 6

Armand se baladait dans les rues de Cambridge. En fait, il flânait surtout, un peu comme un touriste. Il adorait le contraste entre l'architecture des bâtiments du 11ème siècle et ceux du 20ème siècle. Il aurait du chercher son repas…car il ne fallait pas oublier que malgré son attitude sans défense, il n'en était pas moins un vampire. Mais il n'en avait plus l'envie. Il en avait marre de toutes les misérables vies qu'il avait prises. Il savait qu'il en avait besoin mais il n'avait plus envie de tuer encore et encore. Il ricana en se disant qu'il allait mourir s'il ne faisait rien…Lui, l'immortel, il allait mourir. Quoi de plus pathétique ! Sans qu'il s'en rende compte, des larmes de sang se mirent à couler sur sa peau blafarde. Il leva la tête et regarda les étoiles tout en continuant à avancer. Elles étaient si belles…pures, pas comme lui. Marius lui avait dit que son état était normal et il aurait du, selon lui, s'enterrer pour revenir plus tard dans la société mais Armand ne le voulait pas. Il aimait pouvoir regarder le monde même si ce n'est que pendant la nuit. Il soupira. Sa situation était vraiment compliquée.

« Attention ! » cria quelqu'un

Armand n'eut pas le temps de comprendre ce qu'il se passait qu'il tomba dans le fleuve qu'il longeait déjà depuis un moment. Heureusement pour lui, le fleuve n'était pas très profond et il savait bien nager. Il regagna la rive et vit alors l'homme qui l'avait prévenu…en retard…

« Est-ce que tout va bien ? » demanda-t-il

Armand ne répondit pas. Il était perdu dans la contemplation de cet étranger. C'était l'homme le plus beau et le plus étrange qu'il n'avait jamais vu. L'homme avait de longs cheveux blancs et une peau très pâle. S'il n'avait pas l'odeur caractéristique d'un humain, Armand l'aurait pris pour un vampire. L'inconnu lui tendit une main pour le hisser sur la rive. Armand aurait pu le faire tout seul mais il n'arrivait pas à détacher son regard de l'inconnu.

« Vous êtes quand même une drôle de personne pour ne pas regarder où vous allez alors qu'il y a un fleuve tout prêt…A moins que vous n'ayez eut subitement l'envie de prendre un bain. » dit l'inconnu avec un léger rire dans la voix.

Sans savoir réellement pourquoi, Armand éclata de rire. L'inconnu lui fit un magnifique sourire.

« Enfin, j'entends le son de votre voix. Allez, venez, on va vous trouvez de quoi vous sécher ! »

Armand se leva et suivit docilement le jeune homme. Il ne devait pas avoir plus de trente ans. Il était svelte et avec ses cheveux, on aurait dit une femme, s'il n'avait pas eut ses épaules carrées. Armand se rapprocha un peu et respira profondément. L'inconnu était bien un humain mais pas un humain ordinaire…Un sorcier vraisemblablement. Il y avait une autre odeur, celle de la mélancolie de la tristesse. Armand s'étonna. Comment un homme aussi mignon pouvait-il être triste ? C'est limite s'il ne sentait pas une envie de mourir…Il ne comprenait pas.

« Pourquoi êtes-vous aussi triste ? » demanda le vampire sans pouvoir s'en empêcher.

L'inconnu s'arrêta un instant avant de reprendre sa marche et de rentrer dans une petite maison. Il vit installer Armand dans son salon et s'en alla. Le salon était pauvrement décoré mais il était chaleureux. Il y avait des livres un peu partout et sur tous les thèmes. L'inconnu revient très vite avec une serviette qu'il tendit au vampire.

« Vous n'êtes pas d'ici, n'est-ce pas. » ce n'était pas une question mais Armand hocha la tête. « Je ne suis pas très aimé dans le coin…à cause de mes cheveux blancs et de mes yeux violets. Selon d'anciennes croyances, je porterais malheur à ceux qui me côtoya »

« C'est n'importe quoi…je n'ai jamais vu d'être aussi beau ! » dit vivement Armand

Son interlocuteur rougit fortement et se détourna de son invité. Il alla dans une autre pièce et revient très vite avec du thé et quelques biscuits.

« Merci…au fait, je m'appelle Merryck. »

« Armand, merci pour le thé…et le serviette. »

« Ce n'est rien, pour une fois qu'une personne n'a pas peur de moi » dit-il avec le sourire.

Cependant, il eut un geste malheur en voulant prendre une tasse de thé pour lui et le plateau se retrouva au sol. Merryck soupira avant de se baisser pour ramasser. Armand eut ainsi l'agréable vision d'un magnifique mortel à genoux. Mais comme un malheur n'arrive jamais seul, Merryck s'entailla le doigt et l'odeur de son sang rendu fou Armand. Il essaya de se contenir mais quand Merryck lécha la goutte de sang, cela fut trop pour le vampire. Il sauta sur le jeune homme et le mordit dans le cou. Il suça son sang avec avidité, inconscient aux gémissements de Merryck qui se laissa faire. Soudain, Armand reprit ses esprits et s'arracha à Merryck qui tomba sur le sol, le souffle court, les yeux fermés. Paniqué et dégoûté de lui, Armand partit sans demander son reste.

Cependant, il ne put s'empêcher de revenir voir le jeune homme sans que celui-ci ne s'en rende compte. Il le vit souvent aller à l'endroit où ils s'étaient rencontrés. Il vit aussi les persécutions qu'il subissait chaque jour. L'envie de le rejoindre se faisait de plus en plus forte. Mais il résista, il ne voulait plus le blesser et puis…Il devait avoir peur de lui.

« Armand…où es-tu ? » murmura un soir Merryck, un an après leur rencontre.

Cela choqua tellement le vampire qu'il tomba de l'arbre où il se cachait pour atterrir dans le fleuve où tout avait commencé. D'abord surprit, Merryck ne tarda pas à éclater de rire. Armand grommela et quand Merryck lui tendit une main, il le tira dans l'eau. Il l'enlaça avec force et lui demanda pardon pour la dernière fois. Il n'avait pas voulu que cela arrive.

« Je m'en fous que tu sois un vampire. Je n'arrive pas à me passer de ta présence même si elle n'est que nocturne, je m'en fiche ! »

« Aimerais-tu devenir mon calice ? » demanda soudainement Armand. Il ne voulait pas quitter le jeune homme et il ne voulait pas qu'un autre vampire y touche. Il en avait sentit quelque uns lui tourner autour. Merryck l'embrassa doucement.

« Allons chez moi ! J'ai envie de toi. »

Cela, il n'aurait pas du le dire. Armand, très excité par la proposition, employa ses pouvoirs vampiriques pour atterrir directement dans la chambre, nus. Merryck gloussa.

« Seriez-vous pressé, monsieur le vampire ? »

« Tu ne peux pas savoir combien, je le suis ! »

Il attrapa un téton de Merryck et le lécha avec douceur, l'emprisonnant entre ses lèvres, pour ensuite le mordre. Merryck haleta sous la douleur mais elle fut vite remplacée par une excitation quand Armand commença à sucer son sang. Ses jambes s'ouvrirent impudiquement pour l'inviter à s'installer entre elles. Merryck brûlait d'excitation et d'anticipation, il crevait d'envie qu'il le prenne… Chaque endroit où sa peau touchait celle du vampire lui donnait l'impression que ça brûlait d'un feu hypnotisant, douloureux mais en même temps si jouissif. Merryck faisait courir ses doigts sur le dos du vampire attendant que celui-ci daigne descendre faire quelque chose.

Armand continuait à embrasser le torse de son bel inconnu partout où il était possible, il le léchait tout en l'agrippant avec possessivité, il se retenait de ne pas le mordre tellement Merryck le rendait fou… Il ne voulait pas le blesser mais s'il se laissait aller, il voudrait s'y perdre comme les fois précédentes sans retenues. Mais là, il voulait être vraiment prévenant avec lui, son âme et ce corps si excitant.

Il se glissa entre les jambes de son amant, embrassant et léchant l'intérieur de ses cuisses. Il s'attaqua ensuite gentiment à ses testicules qu'il prit entre ses doigts tout en les léchant. Merryck se cambrait, se prenant les doigts dans ses propres cheveux… C'était en même temps si bon et si horrible… L'attente douloureuse du plaisir, il sentait le feu brûler dans son ventre.

"Armand… Je t'en prie" supplia-t-il les yeux clos, le souffle erratique.

Le vampire regardait le petit sorcier avec délectation… Seule sa vision était suffisante à lui procurer un immense plaisir. Très doucement, il fit glisser sa langue autour du bout de la verge de son amant. Merryck gémit, il rejeta sa nuque en arrière en haletant.

"Oh…Armand, s'il te plaît…"

"Quoi ?" demanda-t-il tout à fait innocemment.

C'était horrible, ça lui vrillait les reins… Le désir, l'attente, l'envie.

"Suce-moi !" s'écria-t-il, en rouvrant ses yeux.

Le vampire remarqua que ses prunelles améthyste étaient complètement assombries par le désir. Il sourit et fit glisser le bout de sa langue tout le long du membre turgescent de son amant. Il prit un malin plaisir à effleurer malencontreusement de ses dents le sensible membre. Merryck grogna, et Armand s'excusa avec un grand sourire faux. Le sorcier lui jeta un regard meurtrier, puis il se radoucit :

"Armand…" lui dit-il d'une voix suppliante.

"Oui ?" demanda-t-il avec douceur.

Il s'avança à la hauteur de la tête de Merryck, laissant sa main caresser la virilité de son amant.

"Suce-moi…" haleta-t-il

"C'est ce que j'allais faire…" assura-t-il, il embrassa le sorcier passionnément et redescendit au niveau de l'objet de ses désirs.

Sans plus de préliminaires, il prit enfin le membre en bouche et le suça divinement bien sous les yeux pleins d'étoiles de Merryck. Celui-ci était tellement à bout qu'il ne tarda pas à venir dans la bouche de son amant, qui sans prévention avala le tout. Ca ne lui déplaisait pas à lui d'avaler la semence de son amant, enfin surtout parce que son amant était Merryck. Armand revint vers Merryck et embrassa le coin de sa bouche doucement, le sorcier ouvrit les yeux encore lourds de plaisir, mais à la vue de son amant nu et encore prêt à l'attaque il ne tarda pas à être excité de nouveau. Il se glissa sous son amant, afin qu'il le prenne sur-le-champ. Mais Armand voulait que les choses soient faîtes en douceur… Il fit d'abord apparaître un tube de lubrifiant et dévissa le capuchon avec lenteur, il en mit sur ses mains et commença à rentrer un doigt très facilement dans son entrée. Merryck voulait beaucoup plus, un doigt paraissait si minuscule.

Sentant son amant sous l'influence du plaisir et prêt à le recevoir, le vampire se glissa entre ses cuisses et suréleva ses jambes. Il passa discrètement du lubrifiant sur son sexe dressé douloureusement et entra tout en douceur en Merryck. Celui-ci gémit de bien et de mal, accueillant avec plaisir cette nouvelle venue en lui. Il passa une main sur le torse d'Armand et glissa sur son dos pour le rapprocher de lui. Le vampire se pencha plus et enfouit sa tête dans le cou de son amant. Il commença à bouger doucement, Merryck gémissait presque silencieusement… La sensation était si belle, si euphorisante. Le sorcier avait fermé les yeux, il se perdait dans le plaisir extatique.

Ils ne mirent pas longtemps à se perdre dans un plaisir sans nom. Armand se détacha de son amant et l'embrassa tendrement dans le cou. Merryck marmonna un « pas comme la dernière fois » et attira son amant près de lui. Ils s'endormirent, Merryck avec ses mains sur la taille d'Armand et sa tête contre son torse. Il était heureux. Depuis trop longtemps, ils étaient enfin heureux

Armand sourit et se hâta à la réunion. Merryck devait vraiment lui manquer pour qu'il repense à leur première rencontre…Il s'était bien humilié devant son amour. Il entra dans la salle de classe d'Ethan. Les bancs avaient laissé place à une table ronde de petite taille. Il est vrai qu'il n'était pas nombreux…enfin, assez pour faire des dégâts si quelqu'un venait à leur chercher des noises. Il y avait Blaise et Louna. Le mangemort était presque rétabli mais Armand savait qu'il n'allait pas rester à Poudlard. De un, parce que le sort jeté sur Louna n'est pas permanent et qu'il veut enfin profiter de sa présence et de deux parce que cela était trop dangereux pour lui…avec les enfants de mangemorts, il n'aurait pas été difficile de le capturer. On n'avait pas besoin de cela pour le moment. Le sujet de cette réunion était sur le moyen de remettre un espion au sein des Mangemorts et de Tania. D'ailleurs, Ethan, avec sa fille sur les genoux, était assis entre Daniel et Draco. Il y avait aussi Severus, Ly et Gabe.

« Bonjour à vous tous. Je crois que nous sommes au complet, non ? »

« Bien sûr, vu que tu es toujours le dernier ! Je ne comprends pas…Merryck n'est pourtant pas là ? » Dit Ly avec effronterie

« Dit que je ressemble à Isabelle, tant que tu y ais ! » râla le vampire en s'asseyant entre Blaise et Gabe

« N'est-ce pas ce que je viens de faire ? » s'étonna-t-elle

Armand lui tira la langue et la tablée rigola doucement. Il était habituel de les voir s'engueuler ainsi. Ethan eut un doux sourire sur les lèvres. Ces petites scènes lui avaient manqué pendant les deux mois qu'il avait passés ici. Il ne s'y sentait plus à sa place.

« Bon, si on commençait avant que ces deux-là ne reprenne leur petit combat ! » dit Gabe avec une lassitude feinte

Armand grogna pour la forme et la réunion débuta. On aborda d'abord la question sur Tania. Armand, étant un meilleur occlument que Severus, fit mit à contribution. Mais cela ne le gêna pas. Après tout, il s'agissait de la petite Tania…l'étrange fillette qui après le premier choc passé n'hésita jamais à se jeter dans ses bras…Elle se jette même dans les bras d'Isabelle…Ils ne sont pourtant pas des enfants de chœur et elle le savait mais cela ne semblait pas la gêner plus que cela. Il n'était pas étonnant, après qu'elle veuille garder un léger lien avec son Oncle comme elle l'appelle. Son père, contrairement à ce que tous pensèrent, fut d'accord à condition que si Voldemort cherche de nouveau le dénigrer aux yeux de sa fille, elle coupe la conversation nette ! Elle savait la vérité et si elle avait encore le moindre doute, elle pouvait venir lui en parler. Armand sourit…Le retour du passé d'Ethan l'avait changé…Il commençait à moins étouffer sa fille sous sa protection.

« Le deuxième point est plus problématique. On peut déjà éliminer les trois espions déjà présents… Il est hors de question que Daniel quitte l'école…à cause d'Ethan !

« Hey ! » râla celui-ci

« Pour moi, c'est niet, jamais il ne voudra d'une femme moldu même si elle est une tueuse sans défaut ! »

Armand toussota pour montrer à Ly qu'il n'était pas très d'accord avec le sans défaut. La jeune femme le foudroya du regard et lui tira la langue.

« Pour moi, il n'en ai pas question non plus. Il a quelques vampires à son bord et ils savent que je suis ambassadeur à la nébuleuse blanche »

« Et tu oublies qu'il nous a vu lors du sauvetage d'Ethan et de sa princesse ! » ajouta Gabe

« Moi, je pourrais le faire ! » répondit quelqu'un

Tous se tournèrent dans le coin gauche de la pièce et Eloise sortit de l'ombre, accompagné de Giovanny qui alla rejoindre ses parents. Ils furent étonnés de ne pas les avoir entendu/ sentit plutôt. Eloise rejoignit Armand et le défia du regard. Il savait qu'elle pouvait le faire. Il l'avait entraîné à réagir comme un vampire dès son plus jeune âge. Elle connaissait plus de sorts que les autres enfants et surtout des sorts noirs, des sorts vampiriques. Mais il ne voulait pas de cette éventualité…Merryck allait le tué !

« Je peux le faire et tu le sais. De plus, Voldemort a déjà essayé plusieurs fois de me contacter. »

« Elle a raison. J'étais avec elle quand il a essayé ! » Ajouta Giovanny.

« Hein ? Je peux avoir des explications là-dessus ! » Demanda Armand, pas particulièrement ravi de voir que sa fille avait eu des contacts avec Voldemort et qu'il n'était pas au courant.

« Les futurs mangemorts, présent à Poudlard, ont apparemment pour devoir de montrer les nouveaux. Et il paraît que je suis à son goût malgré ma jeunesse. » Dit-elle en haussant les épaules.

Armand se leva de son siège, complètement écoeuré par l'attitude de sa fille. Il le fut plus encore avec la réponse d'Ethan.

« Est-ce que tu pense pourvoir éviter de le rejoindre dans son lit ? »

« C'est fort possible…Armand m'a appris à jouer de mon charme sans pour autant en donner une miette. » dit-elle en regardant Armand qui se laissa tomber sur sa chaise. Il se fustigea mentalement d'en avoir trop appris à cette puce des rues !

« Alors pourquoi pas ! »

« Quoi, mais tu es taré ! Il est hors de question qu'elle fasse cela ! »

« Tu vois une autre solution, Armand ? Parce que je te signale qu'on a absolument besoin d'un espion et tu sais, tout comme nous, que ta fille est la plus qualifiée pour le boulot ! »

Non, il ne voyait pas d'autres solutions mais c'était sa fille, bordel. Il ne pouvait la laisser faire cela. Son instinct le lui interdisait.

« On doit procéder à un vote ! » dit Daniel, le visage fermé.

Tous furent d'accord et malheureusement pour Armand, il fut décidé qu'Eloise irait rejoindre Voldemort le plus vite possible. La jeune fille eut un sourire glorieux qu'Armand eut envie d'effacer de manière plutôt violente. Il se haïssait pour n'avoir pas su convaincre plus de monde que ce boulot n'était pas pour sa fille.

« Bon, puisqu'on n'a plus besoin de moi…Tania, viens, il est l'heure de ton premier cours d'occlumencie »

« Ne fais pas du mal à ma fille pour te venger Armand ! » dit Ethan

« Ne me prends pas pour le bâtard que je ne suis pas ! »

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Deux jours plus tard, Armand fut convoqué avec tous les autres membres de la Nébuleuse blanche à une autre réunion…Celle avec l'ordre du phénix…chez le dirlo. Cela fit sourire le vampire. Il avait l'impression de retomber en enfance et qu'il allait se faire gronder par son professeur…Bah, il ne pouvait pas être aussi effrayant que les marchands d'esclave et que Marius.

Le bureau, déjà surchargé par des objets d'aucune utilité, fut rapidement bondé avec les quelques membres de l'ordre du phénix et ceux de la nébuleuse blanche présent à Poudlard. Armand examina chaque personne et fut surprit de voir un loup-garou parmi les rangs de l'ordre. Il les pensait tous neutre ou alors avec Voldy mais apparemment il se trompait. Un léger vent froid envahit la pièce à l'entré d'Ethan…Il fallait dire que l'ordre était surtout composé de personne qu'il connaissait et en qui il avait eut confiance. Mais cet étalage de magie ne fut pas ce qui inquiéta Armand…Ce fut la tête du loup-garou. Celui-ci fronçait les sourcils et regardait fixement Ethan comme s'il sentait qui il était réellement. Armand s'approcha de l'homme et lui lança discrètement un sort qui lui brouilla son sens de l'odorat. Le loup secoua la tête et détourna la tête d'Ethan, le visage triste.

« Messieurs ! Je vous souhaite la bienvenue à ceux que je ne connais pas. Je vous demanderai d'ailleurs de vous présenter…avec les spécificités qui vont avec bien entendu ! » Commença le directeur d'une voix froide.

« Ce ne serait pas plus facile de nous demander directement notre fiche d'état civique ? » railla Ly

Armand eut un sourire en coin comme les autres de la Nébuleuse blanche. Cette femme ne pouvait s'empêcher de se moquer de la personne qu'elle avait en horreur…Il le savait bien, il fut un temps sa proie. Mais Armand avait trouvé cela plutôt divertissant. Il faut dire qu'elle avait plutôt la langue acérée pour une humaine !

« Votre nom et votre métier en dehors de la Nébuleuse blanche me suffira amplement pour le moment, Mademoiselle… »

« Madame ! Je m'appelle Ly et je suis l'épouse de Daniel…Et tueuse à gage à mes temps perdu ! » Lâcha-t-elle avec dédain.

« Moldu ? » demanda un homme qui était debout derrière le directeur.

« Cela vous pose un problème…N'êtes-vous pas sensé défendre les moldus ? »

Armand décida d'intervenir avant que Ly ne perde réellement patience et décide d'en tuer un pour se divertir…heureusement qu'Isabelle n'était pas là…Elle aurait fait un carnage. Il n'était pas étonnant que les deux femmes s'apprécient autant.

« Je suis Armand et je suis un vampire…Suceur de sang comme métier me correspond le plus, je crois ! »

« Un vampire ? » s'étonna une jeune femme qu'il avait déjà vue dans les couloirs.

« Oui et je serais ravi de venir vous en apprendre plus sur notre société. » dit-il en lisant toute la soif de connaissance que réclamait la jeune femme.

« Gabe, un chat-garou…Je suis d'ailleurs étonné de la présence d'un loup-garou parmi vous. »

« Et moi de la votre…Je ne savais pas qu'il existait un ambassadeur pour les garous ! »

« Je vois que vous ne devez pas appartenir à une quelconque meute ! Sinon, vous le seriez ! »

« Effectivement, mon mordeur s'enfuit aussitôt son acte accomplit ! »

Armand bailla, cette réunion était d'un ennui ! En fait tout le monde discutait entre eux ou attendaient comme lui la fin de la réunion. Il n'y avait que le directeur qui semblait prêt à exploser sous l'effet de sa colère. Armand le regardait avec délectation, attendait que la vapeur atteigne son point culminant…5…4…3…2…1…

« SILENCE !! Vous n'êtes pas aussi pour faire connaissance ! » Dit le directeur en tapant sur son bureau

« Pourquoi sommes-nous là alors ? » demanda Gabe avec son calme habituel

« Vous n'êtes là que parce que je le veux bien et d'ailleurs je vous demanderai de quitter Poudlard le plus vite possible ! »

« Non, pas question. Tant que vous n'êtes pas amène d'assurer une réelle protection à vos élèves, nous ne partirons pas ! »

« Qui êtes-vous pour me juger ainsi ? » demanda le directeur, ulcéré par tant d'audace

« Nous sommes des membres de la Nébuleuse blanche et de ce fait, nous avons le droit investir le château quand et comme nous le voulons. »

Armand sourit. Le directeur ne pouvait plus rien leur dire. Ils avaient la carte de la Nébuleuse sur la table. De par son lien avec l'équilibre, l'organisation pouvait à tout moment intervenir dans le monde et donc investir le lieu qu'elle voulait. Mais il était quand même malheureux d'en arriver à une telle extrémité. Le directeur, conscient de sa défaite et de son humiliation devant son ordre, serra avec colère une boule de verre qui sous la pression ne tarda pas à exploser, ouvrant la main de Dumbledore. La vue du sang attisa avec frénésie la soif d'Armand.

Il transplanna au manoir très vite et chercha l'odeur de Merryck. Il devait voir son compagnon. Lui seul avait le pouvoir de le calmer quand il était dans cet état-là. Heureusement il se trouvait dans la bibliothèque. Armand entra en trombe et fondit sur Merryck qui ayant sentit l'envie de son compagnon se laissa faire. Il ne sentit que deux petites piqûres. Après - eh bien, ce qui se passa après dépasse l'entendement des mortels. Armand commença à sucer le sang qui suintait de la blessure en émettant des petits gémissements de délectation.

La respiration du sorcier se transforma en hoquets rauques. La bouche de son compagnon faisait des choses absolument merveilleuses et envoyait des ondes de chaleurs et des fourmillements dans tout le corps de Merryck qui déglutit.

Armand suça un peu plus fort, et là, il fut littéralement et visiblement excité. Il empêcha tout gémissement de sortir de sa gorge mais ne put empêcher son cœur de battre à toute vitesse, ni son sang de se concentrer dans son bas-ventre en feu, ni sa respiration devenir par moments sifflante. Il avait envie de pleurer, de rire, de crier, de faire l'amour comme un dingue, de se battre, de tuer, mais surtout, de jouir à en mourir.

Le vampire se détacha de son cou et fit remonter sa langue jusqu'à son oreille. Il laissa échapper un gémissement quasi-inaudible.

« Bon dieu, ce que j'ai envie de toi ! » murmura Armand d'une voix rauque.

Sa main se déplaça, relâchant les bras qu'elle tenait toujours, et descendit sur sa jambe avant de remonter, caressant l'intérieur de la cuisse du blanc qui cru avoir des traînés de feu partout où cette main passait. Merryck, sous l'effet de la magie du vampire, ne portait déjà plus qu'un boxer pour dormir et le sous-vêtement ne parvenait pas à cacher le très haut niveau d'excitation dans lequel il se trouvait.

Armand l'embrassa fiévreusement, le goût de son sang accentuant encore, si c'était possible, l'envie du sorcier. Ses canines avaient retrouvé leur taille normale et il en profita pour aller mordiller le lobe de l'oreille de Merryck qui, bien rapidement, l'attira de nouveau sur ses lèvres.

« Non, attends, » gémit-il en se détachant des lèvres de son amant.

« Quoi ? » fit le brun avec impatience.

« On ne peut pas faire ça ici. » dit Merryck en empêchant les mains du blond d'aller plus loin.

Armand comprit aussitôt et se rua dehors de la pièce. Il bouscula Raphaël et entra en trombe dans leur chambre. Merryck eut à peine le temps de fermer la porte qu'il fut plaqué contre le mur. Armand regarda le sorcier avec des yeux brûlants de désir. Merryck sentit son dos s'écorcher- ce qu'il oublia tout de suite quand il goutta à nouveau aux lèvres délicieuses de son amant.

Armand insinua une jambe entre celles de Merryck et, de la cuisse, frotta son entrejambe. Le sorcier étouffa un gémissement dans la bouche du brun qui sourit. Les hanches de Merryck se mirent à onduler contre la jambe du vampire qui eut un grognement et attrapa son amant par les épaules, le plaquant de nouveau contre le mur et le bloquant de tout son corps - vêtu, en tout et pour tout, d'un caleçon et d'une chemise ouverte.

Puis, en deux mouvements des mains, il débarrassa Merryck de la dernière prison de tissu qui l'enveloppait et empoigna le sexe ainsi libéré, débutant un va-et-vient ferme qui le fit gémir et frémir dans ses bras.

Cette même main, témoignant de l'impatience du brun, glissa rapidement plus loin vers l'intérieur des cuisses de son amant qui s'accrocha à la chemise du brun alors que, doucement, il entrait un doigt en lui. Merryck écarta un peu plus les jambes et en releva une sur la hanche du brun, en s'accrochant à lui, alors que le doigt, rapidement suivi d'un deuxième, entama des choses merveilleuses qui le firent crier et presque pleurer. Il souleva Merryck par les fesses, le plaquant encore contre le mur alors que les hanches du blanc se nouaient à sa taille.

Armand colla sa bouche contre celle de Merryck en commençant à aller et venir en lui, balançant de ses mouvements alternatifs le bassin du brun, le plaquant encore à chaque coup de rein contre le mur, écorchant encore son dos.

Il caressa de nouveau le sexe de son compagnon entre eux qui ne put que lacérer le cou du brun de ses ongles. Il avait du mal à croire à tant de sensations… jamais il n'avait couché avec qui que ce soit avec autant d'intensité.

Un coup de rein plus fort et plus profond du brun le fit crier de nouveau. Il voulut retarder le moment, il essaya vraiment, mais la main du vampire dérapa sur son sexe et il se libéra avec un cri étranglé contre sa bouche, rejoint quelques dixièmes de secondes après dans son extase par le brun. Celui-ci, épuisé par un tel plaisir et déposa sur le sol. Puis, tous les deux avec les jambes en coton, rejoignirent leur lit pour s'endormir aussitôt.