Chapitre 7 : Point de vue d'Eloise

Une jeune fillette d'une dizaine d'année se faufila entre les piétons qui faisaient leurs courses de noël, derrière elle, un homme ventripotent essayait tant bien que mal de la rattraper. Mais la foule était trop dense pour le laisser passer. Il finit par la perdre de vue. Alors, essoufflé et fatigué, il retourna à son épicerie. Ce n'était pas la première fois qu'elle lui faisait le coup mais il n'avait jamais réussi à la rattraper.

Mais cela n'était pas très étonnant. La gamine était une habituée du vol à l'étalage. Elle volait depuis qu'elle avait quatre ans. Ce n'avait pas été facile au début…Elle s'était fait attraper et on l'avait mise dans des familles d'accueil mais à chaque fois, elle s'en échappait pour retrouver ses amis de la rue. Ils vivaient dans un ancien immeuble désaffecté, ne se nourrissant que des maigres tributs des vols. C'était un groupe très éclectique. Il y avait deux enfants d'une quinzaine d'année qui préféraient voler des portefeuilles (moins risqué selon eux), une jeune femme de 20 ans qui se prostituait à son propre compte et deux enfants dont la gamine. Ils étaient souvent de paire pour voler dans les petites épiceries comme celle de l'homme.

Elle rejoignit son comparse qui l'attendait, les bras chargé de victuaille, au coin de la rue. Leur équipe marchait comme cela. La gamine volait de manière visible et quand le proprio décidait de la courser, son ami en profitait pour faire la razzia dans le magasin. Ce coup-là était un de leur meilleur car il marchait à chaque fois, même s'il arrivait que l'un d'entre eux se fasse attraper.

« Bravo, Eloise. Je crois que ce soir, on aura droit à un vrai repas de noël ! » Dit un garçon, un peu plus âgé qu'elle.

Eloise lui fit un sourire et ils se hâtèrent de rejoindre leur maison. Elle n'était pas très grande car malgré que tout l'immeuble soit vide, il était trop désaffecté pour être entièrement utilisé. En fait le petit clan n'occupait qu'un appartement. L'installation était plus que sommaire. Il n'y avait que des matelas quelque peu défoncé et des couvertures qu'avaient ramenées Alexia et Marc que leur ancienne maison d'accueil. Ils avaient pu aussi se payer un réchaud avec l'argent récolté par les deux adolescents et par Nataniya. Enfin, tout cela pour dire qu'ils survivaient, malgré les conditions de vie. Eloise se dit même que pour rien au monde elle aurait changé de vie…Elle aimait sa famille.

Quand ils entrèrent dans l'appartement, ils furent accueillit par la toux grasse de Nataniya. La jeune femme était tombée malade depuis plus d'un mois maintenant et cela faisait quelques jours qu'elle ne pouvait plus aller travailler. Les hommes ne voulaient pas d'une femme amaigrie et malade. Alors elle avait laissé tomber. Eloise et Jen avaient volé des médocs mais son état ne s'améliorait pas. Ils avaient peur pour elle. Ils lui avaient demandé d'aller voir un médecin mais la jeune femme leur rétorqua qu'elle n'avait pas l'argent pour cela. Et quand Alex lui avait proposé l'argent qu'ils avaient volé, elle avait refusé. Elle n'en valait pas la peine. Cela se guérira tout seul. Elle ne pouvait pas savoir qu'un mois plus tard elle allait mourir…

C'est la nuit de son enterrement qu'elle fit pour la première fois sa rencontre. Comme personne ne connaissait leur existence, ils avaient du se débrouiller pour l'enterrer selon sa religion. Car même si la vie n'avait pas été sympa avec elle, elle avait gardé foi en Dieu. Donc, durant la nuit, ils avaient embarqué le corps et étaient rentré dans un cimentière. L'ambiance lugubre les fit frissonner de concert mais ils n'abandonnèrent pas. Ils trouvèrent un caveau ouvert et se glissèrent de dans. Mais quelque chose retient Eloise.

Elle se retourna lentement et tomba nez à nez avec un très bel homme. Elle ne distinguait pas réellement les traits de son visage mais il se dégageait de l'homme une aura, un charisme attrayant. Sans s'en rendre compte, elle s'avança vers l'homme qui continuait à la regarder, sans qu'elle sente de sa part une menace quelconque. Mais la transe dans laquelle elle était fut brisé par l'arrivé de Jen qui l'avait vu s'éloigner d'eux.

« Elo, tu viens, on a trouvé un endroit pour Nataniya ! » dit-il d'une voix fluette.

Eloise acquiesça mais avant de rentrer, elle se retourna une dernière fois. L'homme avait disparut.


Sa seconde rencontre fut deux mois après. Ils avaient été découvert et tous séparés dans différentes maisons d'accueil. Mais cette fois-ci, personne ne pensait à s'enfuir. Alex et Marc étaient dans une maison avec d'autres enfants de leurs âges avec qui ils s'entendaient bien et Jen s'était fait adopté. Eloise aurait bien fui mais elle ne voulait pas se retrouver toute seul, sans le reste du groupe. Alors, sans perdre son air revêche, elle resta où elle était. Un soir, un éducateur vient la chercher. Une famille voulait d'elle. Elle n'hésita pas une seule seconde et décida de se montrer sous son plus mauvais jour.

Mais quand elle reconnu l'homme du cimetière, elle perdit contenance. Il était là et lui souriait avec bienveillance et une pointe de moquerie. Elle réprima son envie de lui tirer la langue, comme la sale gamine qu'elle voulait jouer. Comme si l'homme avait entendu ses pensées, il lui tira discrètement la langue. Eloise eut un sourire avant de répondre, beaucoup plus franchement. Cela amusa beaucoup l'homme ainsi que son compagnon, mais ce ne fut pas au goût de l'éducateur qui faillit la gifler. Mais l'homme retient sa main.

« Alors, miss, est-ce que tu veux partir avec nous, ou on doit te laisser avec cet homme? » demanda-t-il ensuite. Sa voix était grave et rauque.

« Mm, n'étant pas suicidaire, je crois que je vais vous suivre ! Je tiens à mon teint de pêche ! » Dit-elle avec une fausse voix aristocratique.

« J'l'aime bien cette gamine ! » dit le second homme.

Elle se retourna vers lui et l'étudia d'un œil critique. L'homme semblait plus jeune que l'autre et plus fragile. Il possédait aussi de longs cheveux blancs et des yeux violets qui brillaient d'amusement. Eloise le trouva mignon…Quoique un peu vieux. Finalement, elle se dit que ce ne serait pas mal de vivre avec deux hommes aussi beaux mais elle n'allait pas les gâter…Loin de là !

« Moi aussi, j't'aime bien…T'es plutôt mignon, dans ton genre ! »

« Peut être mais le mignon, il est déjà pris, gamine ! »

Elle eut une moue déçue avant de sourire. « On verra bien ! Vieillard ! »

« Je l'adore déjà ! » dit l'homme aux cheveux blancs, sous les grognements de son compagnon.


Eloise était devant le manoir de Voldemort…Elle le regarda un instant avant de rentrer à l'intérieur. L'extérieur était plus que délabré. Elle s'étonna même qu'il soit encore debout. Il manquait plusieurs fenêtres, ne laissant que des trous béants dans les murailles fissurées en plusieurs points. Si l'extérieur était dans un tel état, elle redoutait l'intérieur. Et elle eut raison. On voyait bien qu'il n'y avait que des hommes et pas (ou peu) d'elfe de maison. Les couloirs avaient bien besoin d'un coup de balais…Eloise eut une grimace de dégoût en voyant une araignée d'une belle taille slalomé entre les moutons de poussières.

Les deux hommes qui l'accompagnait depuis qu'elle était rentré dans le château haussèrent les épaules…Ils avaient l'habitude. La veille, Eloise avait envoyé une lettre au seigneur noir en lui disant qu'après mûre réflexion, elle acceptait son offre. Le mage noir s'était empressé de lui faire parvenir un portoloin. Après un dernier au revoir à sa famille, elle prit l'objet pour tomber dans une forêt sombre et lugubre. Elle se dit qu'elle était à l'image du château. Les deux hommes la conduisirent jusqu'à une grande salle.

Le seigneur l'attendait déjà devant. Il affichait un sourire amusé et quelques peu lubrique. Elle répondit à son sourire quoique plus gêné. Elle laissait quelques rougeurs transparaître sur ses joues. Le sourire de Voldemort s'agrandit. Elle pouvait maintenant voir le désir tapi dans ses yeux rubis. Elle réprima un frisson de dégoût et ferma son esprit comme lui avait appris Armand. Elle ne devait pas faire connaître au seigneur noir l'étendue de son plan…Le séduire sans pour autant lui céder…

« Bonjour à toi, nouvelle recrue…Je suppose que tu sais ce quoi t'attends dans cette pièce ! »

« Un moldu que je devrais torturer et puis tuer pour te prouver mon allégeance… »Dit-elle, l'air de rien.

Voldemort hocha la tête et lui ouvrit galamment la porte. Elle entra tout en faisant attention à frôler le seigneur noir. Et quand celui-ci ferma la porte, elle lui fit un sourire charmeur. Mais celui-ci disparut très vite quand la porte fut fermée. Dieu que cet homme était repoussant. Elle soupira longuement avant de se ressaisir. Il en allait de la réussite de sa mission…Et de sa survie. Elle se tourna vers le moldu terrorisé qui pendait au milieu de la pièce…Le reste ne fut que boucherie.

Quand elle ressortit de la pièce, sa robe de sorcier était tellement imbibée de sang qu'elle lui collait à la peau, rendant ses formes encore plus visible au grand plaisir de Voldemort. Il lui fit signe de le suivre, laissant la pénible tâche du ménage à un de ses hommes qui l'avait déçu lors d'un combat. La jeune femme le suivit, jusqu'à une chambre décoré avec beaucoup de goût bien que trop luxueuse au goût d'Eloise qui se garda bien de le dire à son patron.

« Voici tes quartiers quand tu te trouve au château. Personne ne peut rentrer dans la pièce à part toi et sauf si tu en décides autrement. » Dit Tom, tout en lui faisant comprendre qu'il ne serait pas contre pour lui rendre visite de temps en temps. Eloise lui fit un sourire timide et le remercia vivement.

« Bien, repose-toi. Je viendrais te chercher demain. Je veux en savoir un peu plus sur toi. Bonne nuit ! »

« Bonne nuit, mon seigneur. » dit-elle avant de fermer la porte. Elle passa ensuite le reste de la soirée à élaborer une histoire qui se tenait parfaitement et qui avec quelques souvenirs réels…Ce qui donnerait une meilleure base pour son occulmencie.


Le lendemain matin, elle fut réveillée par des coups discrets sur la porte. N'étant pas encore très frais et perdu dans les restes de son rêve, elle se leva et sans prendre quelque chose pour se couvrir un peu mieux, elle ouvrit la porte sur un Voldemort, déjà parfaitement habillé. Se rendant compte qu'elle était en nuisette devant un type qui bavait sur elle, elle rougit violemment. Ce qui fit sourire le Lord.

« Bonjour, jeune Eloise. Je vois que je te réveille. Est-ce que je peux rentrer ? » Demanda-t-il avec galanterie.

«Bien sûr, par contre est-ce que cela vous dérangerez d'attendre un petit peu…J'aimerais prendre ma douche avant de parler. » dit-elle d'une petite voix, craignant une réaction négative du Lord

« Evidemment, ce serait être rustre de ma part. De plus, je ne comptais pas parler dans votre chambre, ce qui serait inconvenant, mais dans mon salon, devant un bon petit-déjeuner et deux ou trois personnes que je souhaiterais vous présenter. »

« Je vous en remercie. » dit-elle avant de s'éclipser dans la salle de bain.

Elle en revient très vite, c'étant rendu compte qu'elle avec oublier ses vêtement de rechange. Tom la regarda avec un sourire qu'il voulait séducteur mais qui parut à Eloise pervers. Elle ferma la porte à clé et de peur de le voir surgir au beau milieu de sa douche, elle ne mit que dix minute à se laver, elle qui restait parfois plus d'une heure sous l'eau. Elle se dépêcha de s'habiller et ce fut les cheveux mouillés qu'elle se présenta au lord. Celui-ci était paisiblement assis sur le lit d'Eloise. Il la regarda d'un air goguenard.

« Vous savez, j'aurais très bien pu attendre que vous vous soyez séché les cheveux ! » dit-il avec humour.

« Oh, je suis désolée mais je ne connais pas le sort de séchage…Je ne suis qu'une élève de deuxième année. » dit-elle avec une petite moue déçue.

« Deuxième année, vraiment ? Vous me paraissez bien grande pour une deuxième année. »

« Je pensais qu'on devait en discuter devant un bon repas…Je dois avouer que j'ai faim ! »

« Bien, si mademoiselle a faim, je crois qu'il est temps d'y aller. Mademoiselle ? » Dit-il en lui proposant son bras. Se voyant mal le lui refuser, Eloise le lui prit avec un sourire tendre.


« Mon histoire est plutôt banal, enfin dans les premiers moments de ma vie » commença-t-elle après s'être restaurer un tant soit peu. Elle était aux côtés du Lord et avait à la table, Lucius Malfoy, Bellatrix et son époux, Pansy et Théodore Nott.

« Je fus abandonnée très jeune…Sans doute à cause de la manifestation étrange de ma magie. Je suis pourtant né de parent de sang pur mais ma magie était tellement…vicieuse qu'elle faillit tuer mon père en l'étranglant…Enfin d'après mes souvenirs. Je fus recueillit par une bande de pique-assiette jusqu'à mes quatorze ans où je fus accueillit par des vampires. Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien…peut être que ma magie était aussi féroce que la leur ? Ce sont eux qui m'apprirent à torturer et à tuer pour eux. Evidemment, ils oublièrent les notions les plus simples comme le sortilège pour se sécher les cheveux »dit-elle avec un petit sourire au Lord

« Mais, alors quelle âge as-tu ? » demanda Bellatrix, jalouse de voir que cette petite nouvelle retenait toute l'attention de SON lord.

« Je vais sur mes 20 ans, mais comme mes vampires adoptif, j'ai appris à être sans âge réelle, si je peux dire. » dit-elle avec un sourire en coin. Elle surprit tout le monde, sauf Voldemort qui savait voir au-delà des apparences du sortilège. Lui voyait une jeune femme aux formes pulpeuses.

« Mais alors, pourquoi garde-tu l'apparence d'une gamine de douze ans ? » continua Bellatrix

« Pour pouvoir entrer à Poudlard et ainsi surveiller son directeur. Je le haïs ! C'est lui qui convaincu mes parents de m'abandonner, et qui m'arracha ensuite à mes parents adoptifs…Car, selon lui, les vampires n'ont pas le droit à une descendance. Je rêve de le voir un jour devant moi et de répandre ses boyaux dans d'atroces souffrances. »

Son visage d'une douzaine d'année se brouilla et laissa place à un visage plus mature et déformé par une haine aussi violent que cella qu'éprouvait Voldemort pour Ethan. Celui-ci sourit plus franchement. Cette petite l'intéressait énormément. Il sentait sa magie dévastatrice qui ne demandait qu'à s'exprimer et son motif entrait parfaitement dans ses plans. Il pensait déjà à la faire monter dans son groupe le plus haut placé…Car après tout, il était temps de remplacer Severus, cet immonde traître.

« Messieurs et mesdames, je vous présente Eloise, votre nouvelle compagne au sein de ce petit groupe de privilégiés. » dit-il d'une voix profonde.

Eloise lui fit un sourire enfantin plus que ravi, alors que dans son coin, Bellatrix râlait de se voir prendre le titre de favorite auprès de son maître. Car il ne faisait aucun doute pour elle, que la gamine n'allait pas tarder à se glisser dans les draps de son maître, comme elle le faisait allégrement, n'hésitant pas à tromper son époux.


Alors qu'Eloise était en train de vomir dans les toilettes de sa chambre, elle entendit quelqu'un frapper à sa porte. D'un geste de la main, elle ouvrit la porte à distance. Elle n'avait que faire que quelqu'un la trouve dans cette position. Et si son visiteur lui demandait quoique ce soit, elle répondrait en fonction de la personne. Heureusement pour elle, ce ne fut pas le seigneur des ténèbres.

Un jeune homme, qu'elle avait déjà vu avec le père de Giovanny, entra dans la salle de bain, un air catastrophé sur le visage. Il s'agenouilla à ses côtés et lui caressa doucement le dos. Eloise trouva cette réaction bien étrange venant d'un mangemort. Ils n'étaient pas réputé pour leur sollicitude…En fait, c'était même l'inverse. Ils étaient du genre à laisser quelqu'un crever dan sa merde.

Quand sa crise fut terminée, elle tremblait tellement que le jeune homme du l'aider à retourner dans sa chambre. Il l'installa sur la banquette qui était le long de la fenêtre et alla nettoyer la salle de bain. Il en revient avec un gant humide et un verre d'eau. Eloise le remercia avant de lui demander le pourquoi de sa visite.

« Je voulais savoir si tu avais encore des liens avec Blaise. »dit-il très sérieux.

Eloise ne sut quoi faire. Etait-ce un test pour savoir si elle avait encore des liens avec un traître pour ensuite la vendre auprès du maître, ou parce qu'il voulait changer de camps. Le jeune homme dut comprendre ses inquiétudes car il développa un peu plus.

« J'aurais voulu pourvoir le contacter… » Il n'en dit pas plus ? Ne savant pas lui-même si il pouvait faire confiance cette jeune femme.

Eloise le regarda dans les yeux, soudant son regard. Elle comprit très vite qu'elle ne serait sûrement pas seule dans cette galère mais il devait d'abord passer devant le conseil de la Nébuleuse…Ce qui ne serait pas une mince affaire. Car il devait pouvoir s'échapper de l'emprise de Voldemort pendant au mois deux jours.

« Il y a une possibilité de le contacter et même de lui parler en face…Mais si tu veux lui parler en face, il faudrait te trouver une excuse pour le Lord » dit-elle très sérieusement.

« Qu'est-ce qui est le mieux…Par lettre ou face à face ? » demanda Théo, avec une grimace d'anticipation.

« Face à face ! » répondit Eloise.

« Bien, je dois avoir quelques jours de vacances qui traîne…J'espère que ce sera assez. »

Eloise hocha la tête et quand le jeune homme fut partit, elle écrivit à Armand, son contact avec l'extérieur. Elle pria que Théo soit accepté. Elle ne supporterait pas longtemps les regards concupiscents du Lord. Elle ne rêvait que d'une chose : l'emplafonner et le torturer encore et encore.


Théo avança prudemment dans le Hall blanc du manoir que lui avait indiqué Eloise. Bien qu'il ne comprenne pas tellement la technique que la jeune femme employait, il était à en être arrivé à éprouver une sympathie pour elle. Soudain, il s'arrêta. Il avait l'impression d'être surveillé. Tous ses sens étaient en aguets, ses muscles bandé prêt à passer à l'attaque.

Soudain, un homme portant un vêtement noir ébène lui sauta dessus. Il ne l'évita que de justesse grâce à une roulade. Il se releva très vite et sortit sa baguette. Mais elle ne resta pas très longtemps entre ses mains. L'homme le regarda avec un sourire carnassier. Il avait des cheveux bruns attaché en catogan et le même port altier que Draco. Mais Théo ressentit une menace beaucoup plus grande que s'il s'était trouvé devant Draco.

Il sentit une présence à la l'orée de son esprit et instinctivement, il le ferma. Le sourire de son attaquant s'agrandit, dévoilant ainsi deux canines blanches, un peu trop longues pour la normale. Théo, sous l'effet de la surprise, recula mais garda toujours son attention sur le vampire qui lui tendit sa baguette. Méfiant, Théo refusa de s'en approcher.

« Je vois que tu es méfiant…Serpentard ? » dit le vampire, railleur.

« Je ne vois pas où est le mal ! Nous sommes méfiants, voire peureux pour certains, certes. Mais cela ne nous empêche pas d'être ambitieux et d'être d'excellents stratèges…ou espion… »

« Bonne réponse ! » répondit le vampire.

Il lui lança la baguette que Théo attrapa au vol. Le vampire le regarda avec son éternel sourire moqueur et le jeune homme se jura qu'il fera tout pour le lui faire ravaler. Il alla jusqu'à une porte qu'il ouvrit. Théo eut juste le temps de voir une pièce aux allures plus chaudes que celle du Hall avant de se faire sauter dessus par une femme pulpeuse à l'étrange chevelure bordeaux.

« Isabelle ! Arrête, on n'a pas le temps de jouer ! »

« Oh, espèce que rabat-joie ! Ce n'est pas parce que Merrick a décidé de faire ceinture avec toi que tu dois être aussi désagréable ! « dit la femme, sans pour autant lâcher Théo.

« Oh, toi ! Espèce de démon ratée ! »

« Tu veux voir si je suis un démon raté, vampire d'opérette ! » répondit beaucoup plus méchamment la femme en lâchant Théo qui recula légèrement. Il sentait les effluves de haine qui se dégageait de la femme.

« Silence, espèce d'idiots ! Vous faites fuir un précieux atout ! » Dit une personne derrière Théo.

Celui-ci sursauta et se retourna vivement. Il se retrouva face à face avec un homme qui avait des cheveux brun clair courts et des yeux mordorés comme les chats. Mais ce n'était pas le plus étonnant. Le plus étonnant était les deux ailes blanches qu'il avait dans le dos. La jeune femme le bouscula et sauta au cou de l'ange. Théo les regarda sans plus rien dire. Il se demanda vraiment où Eloise avait bien pu l'envoyer.

« Désolé, mon Raphaëlou mais, Armand a été méchant avec moi. Il a dit que j'étais un démon raté ! » Dit-elle d'une voix enfantine, en faisant des ronds sur la poitrine de l'ange.

« Armand ! Vous n'êtes que tes gamins. Allez, allons-y, je crois que notre nouvel espion doit être mit au cours de quelques petits détails. »


Pré au lard, une semaine après l'intronisation d'Eloise.

Ils étaient tous là, tout le groupe des élus du maître…Ils étaient là pour fêter l'entrée d'Eloise dans le clan et aussi pour porter un coup à Ethan, en passant. Ils attendaient qu'il y ait le plus d'élèves possibles avant de passé à l'attaque. Tout marchait comme prévu…les professeurs qui surveillaient était des incapables, c'est-à-dire Draco Malfoy et une vulgaire moldue.

« Il est l'heure d'aller s'amuser ! » dit Lucius en voyant le signal vert du maître.

Ils sortirent en une seule fois, les baguettes déjà levées et prêtes à servir. Au départ, ils ne firent qu'effrayer les gens, se délectant de la peur qui se lisait sur leur visage. Puis quelques sorciers, plus courageux que d'autres, se mirent entre eux et les fuyards. Enfin les choses sérieuses allaient pouvoir commencer. Ils laissèrent le premier sort à Eloise qui stupéfixa un homme ventripotent. Après se fut la débandade. Tout le monde courait dans tous les sens, évitant parfois à l'extrême vitesse les sorts que les mangemorts et les quelques sorciers assez courageux pour les affronter lançaient.

Lucius souriait. Il adorait ce genre de bataille. L'odeur paniquée des gens et surtout des enfants l'enivrait tel un bon vin. Mais quelque chose le contrariait fortement. Son fils, le traître, celui qu'il avait éduqué à avoir peur pour lui, osait le défier alors qu'il n'était plus qu'un handicapé.

« Comment allez-vous père ? » demanda le blond d'un ton badin.

Lucius serra les dents et toisa le jeune homme qui se contenta de lui sourire, moqueur. Il ne comprenait pas pourquoi son fils n'avait pas peur de lui, alors qu'il n'était plus qu'un moins que rien en fauteuil roulant. Il brandit sa baguette devant et lui lança un sort de douleur. Draco n'eut pas le temps de brandir sa baguette et de se forger un bouclier. Son père, heureux de sa réussite, laissa le sort jusqu'à ce que Draco s'évanouisse. Il quitta sans plus attendre le champ de bataille avec le corps de son fils dans les bras. Il avait plus important que l'odeur de la peur.

Plus loin dans le village, Eloise et Théo s'étaient mis ensemble et tout en lançant des sorts de tortures très douloureuses, s'efforçaient de louper leur cible ou quand il y avait un mangemort qui s'intéressait à eux de lancer des stupéfix à tout va. Certains enfants comprirent qu'ils n'étaient pas à la solde de Voldemort et pour les aider, ils tombaient au sol et se tordaient comme sils étaient touché par des crucios. Quand Théo ou Eloise passaient à côté d'eux, ils se penchaient pour prendre leur pouls et souriaient en leur murmurant merci. De loin les autres mangemorts eurent l'impression qu'ils torturaient jusqu'à la mort et qu'ils appréciaient énormément tuer. Ils leur firent peur.

« Espèce de…Tu peux dire que tu nous as fait une belle frayeur. » dit soudain, une personne en tirant Eloise dans une ruelle sombre

Elle se retourna vers la personne et lui sauta au cou. Il s'agissait d'Isabelle. La démone l'enserra dans ses bras avant de la relâcher. Ils n'avaient que trop peu de temps pour parler.

« Comment vont mes pères ? » demanda Eloise tout en surveillant l'entrée de la ruelle.

« Ils vont bien, même si Merrick en veut cruellement à Armand…Il doit faire ceinture ! »

Eloise éclata de rire, très vite suivit par Isabelle. Mais elles furent interrompues par l'arrivée d'un mangemort. Celui-ci abaissa sa capuche et elles furent soulagées de voir qu'il s'agissait de Théo. Isabelle s'empressa de se jeter à son cou et de l'embrasser fougueusement. Bizarrement, Eloise sentit son cœur se serrer cruellement. Mais elle ne sut pourquoi.

« Désolé, mais je crois que la récréation est fini. On a sonné la retraite…Il parait qu'un membre du clan s'est fait tué…On a rendez-vous chez le maître. »

Eloise grimaça. Isabelle la regarda avec un sourire penaud. Elles se doutaient, toutes les deux, ce qu'ils les attendaient.

« Mais il y a plus grave…J'ai trouvé le fauteuil de Draco…Mais…Vide !! » dit Théo, jetant un froid sur les deux femmes.

« Bien, je vais le signaler auprès de la nébuleuse blanche…je crains pour Gabe. » dit Isabelle en serrant les dents.

Les mangemorts hochèrent la tête et sortirent de la ruelle avec un sourire vicieux. Personne ne leur demande ce qu'ils y faisaient…Pensant qu'ils avaient du s'amuser avec un quelconque sang-de-bourbe.


Un peu avant, dans un coin du village, Ly faisait face à la plus sanguinaire des mangemort, Bellatrix Lestranges. Elle se savait en position de faiblesse face à la sorcière mais cela ne l'empêchait pas de sourire face à la femme. Celle-ci était la plus hideuse qu'elle n'avait jamais vue. Son visage était coupé au couteau et déformé par une grimace de haine, telle qu'elle ne l'avait jamais vu.

« Comment ose-tu croire, espèce de sale moldue survivre, face à moi ! »

« Connais-tu la Famille Verdina ? » demanda alors Ly, avec un sourire en coin.

La mangemorte la regarda bizarrement. Bien sûr qu'elle connaissait cette famille. C'était la plus célèbre famille de tueur qu'elle connaissait, elle avait même des contacts avec Alexandre. Mais elle croyait que c'était une famille de sorcier…Alors pourquoi cette idiote de moldue lui en parlait-t-elle ? Sa curiosité dut se lire sur son visage car le sourire de Ly s'agrandit.

« Je suis l'unique fille de l'ancien chef de la famille…Veux-tu toujours te battre contre moi ? » demanda Ly

La mangemorte ne lui répondit pas, elle se contenta de sortir sa baguette et de mettre en joue la jeune femme. Elle savait que l'enseignement de tueur ne se faisait que d'hommes en homme. De plus, Alexandre, son ami, était le chef de la famille. Jamais une telle moldue ne pouvait connaître les secrets de la famille. Elle n'était qu'une femme aussi faible qu'un nouveau-né face à elle.

C'est pourquoi elle ne comprit pas comment elle avait fait pour se retrouver aussi vite derrière elle, une lame sur la gorge. De peur, elle en laissa tomber sa baguette.

« Co…Comment ? » bégaya la femme.

« Simple, je suis Ly…La seule femme à laquelle, mon père a révélé tous les secrets de la famille… »Dit-elle calment. Elle sourit en sentant la sorcière tremblait contre elle.

« Impossible ! Jamais Alexandre ne l'aurait permis ! Jamais ! » Rétorqua Bellatrix

« Alexandre n'eut pas son mot à dire…Et toi, tu ne diras plus jamais rien ! » répondit Ly en lui égorgeant la gorge de droite à gauche.


Voldemort fulminait. Jamais encore il n'avait connu une telle colère. Quelqu'un, une moldue selon ses espions, aurait tué sa plus fidèle tueuse sans le moindre effort. Devant lui se tenait Théo, Pansy et Eloise. Quand il vit que Lucius était absent, sa colère augmenta encore plus.

« Est-ce que quelqu'un peut me dire pourquoi Lucius est absent et comment cela se fait qu'une simple petite moldue ait pu tuer Bellatrix ? »

Eloise se leva et s'avança doucement vers Tom. Elle osa le regarder tendrement…Comme elle l'aurait fait pour une personne envers laquelle elle éprouve un sentiment, une attirance. Voldemort la regarda avec un sourire tendre. Cette fillette l'attirait plus qu'il veuille se l'admettre. Il l'a laissa s'avancé jusqu'à ce qu'elle touche son genou d'une main timide. D'un geste brusque, il lui emprisonna le poignet et la tira sur ses genoux.

« Nous sommes désolé, maître…Pour Bellatrix…Mais si elle s'est faite tué par la moldu c'est parce qu'elle était faible ! » dit Eloise

Voldemort éclata de rire. « A t'entendre, j'ai l'impression que tu en étais jalouse, ma douce. » dit-il

« Moui et alors…c'est mal ? »dit-elle avec une moue boudeuse, câline

Tom éclata de rire, cette fillette lui plaisait beaucoup. Sans faire attention aux deux autres membres, il se pencha et l'embrassa. Mais le baiser ne prit pas longtemps. Eloise, dégoûtée, tourna rapidement la tête. Heureusement, Voldemort prit cela pour de la timidité, face à sa grandeur. Mais cela eut aussi une répercutions sur l'humeur du seigneur noir. Sa colère en fut oubliée…Ainsi que l'absence de Lucius, permettant à Draco de vivre un peu plus longtemps. Car elle ne savait que trop bien le sort que lui réservait le Lord.

Dans son fort intérieur, Théo grimaça. La jeune fille jouait un jeu bien trop dangereux à son goût. Mais il savait que rien ne la verrait arrêter. Elle tenait à une trop grande importance sa famille. C'était quelque chose qu'il n'avait jamais connu. Son père n'avait qu'une idée en tête : faire de lui le meilleur pur-sang qu'il existe.


Bon...Je...je n'ai aucune excuse pour mon retard mais ce chapitre était plus complique qu'il ne parait...J'ai eu du mal à trouver comme devait agir Eloïse devant le Lord...

J'ai fini par trouvé et je me fais peur moi-même...Je la trouve un peu trop câline avec Tom... Mais bon, c'est pour la bonne cause...Il fallait des espions...Armand va me tuer et il ne sera pas le seul...en fait, je crains surtout Merryck!

Cela n'a pas l'air mais c'est le plus dangereux des deux!