Toujours dans les toilettes, round 1
En moins de deux, Ed se retrouva plaquer contre le mur, le bras droit au dessus de la tête. Lorsqu'il se rendit compte qu'il pouvait commencer à avoir chaud aux fesses, il voulu envoyer son point dans la figure de l'homonculus, mais il eu la désagréable impression que le dieu auquel il ne croyait pas était en train de se venger. Il vit son poing partir au ralenti, et eu tout le temps de regretter son geste lorsque son sadique d'agresseur s'en empara pour l'amener rejoindre l'autre au dessus de sa tête. Il n'aimait, mais alors pas du tout, cette situation de merde, qui en fin de compte arrivait pile dans le prolongement de sa journée. Il se promit de se renseigner plus en détail sur l'existence d'un dieu quelconque pour pouvoir l'implorer, s'il lui arrivait un jour de se refoutre dans une situation pareille. Puis finalement, lorsqu'il sentit un souffle chaud près de son cou, il se ravisa et se dit que s'il existait bien un dieu, il irait lui exploser la tronche.
Soudain, il sentit une main se poser sur son torse et remonter jusqu'à ses pectoraux.
-P'TAIN! Mais touche à ton cul !!
-Naaan ... Le tien m'a l'air bôôôôcoup plus intéressant. Mais faut pas brûler les étapes, fullmetal nabot! Sinon, tu vas avoir du mal à t'asseoir pendant quelques temps.
Le fullmetal nabot en question se figea, à la fois parce que l'allusion évidente à ce qui allait se passer l'avait grandement inquiété ( juste envie d'être téléporté à des kilomètres d'ici ...), mais aussi parce que cette phrase avait été soufflé dans son oreille avec la voix la plus sensuelle qu'il eu jamais entendu. La main sur son torse se fit plus insistante, tandis qu'une langue lui titillait le lobe de l'oreille.
-Mais lâche-mhhhh...
Son cri se termina en gémissement lorsque sur son torse, l'un de ses boutons de chair fut soudainement pris en otage entre deux des doigts de l'homonculus aux idées perverses. Il avait eu mal sur le coup, mais une étrange chaleur commençait à monter en lui. Et la langue qui glissait le long de son cou ne l'aidait pas beaucoup. Il commençait à avoir très chaud et ne souhaitait qu'une chose, l'éloigner le plus possible.
-Envy arr... arrêt...
Il ne termina pas sa phrase, un genou bien entreprenant étant venu se glisser entre ses cuisses. Cela aurait pu être le dernier de ses soucis, tandis qu'un main baladeuse continuait de maltraiter ses tétons, mais ce genou se faisait de plus en plus insistant, venant le taquiner par petits à coups. Et ce qui ne lui plaisait pas, c'était que justement, ça ne lui déplaisait pas. Il trouvait la situation de plus en plus dangereuse, mais parallèlement, savait de moins en moins comment réagir. Envy sembla s'en rendre compte :
-Tu disais ... ? ... Oses-dire que tu détestes...
Ce fut comme un électrochoc pour l'Alchemist qui tenta d'envoyer son genou dans le ventre de son agresseur, mais l'alcool n'y aidant pas, il réussit à peine à lever la jambe, ce qui empira sa situation. En effet, Envy prit ça pour une invitation et vint encastrer son genou plus profondément entre les jambes de sa proie. Ed étouffa un gémissement de douleur et aussi, malheureusement pour sa conscience, de plaisir. Il ferma les yeux pour se reprendre mais les sensations n'en étaient que plus exacerbées. Les attentions particulières accordées alternativement à chacun de ses tétons commençaient à porter leurs fruits, il se surprit même à vouloir gémir pour manifester son plaisir lorsque soudainement, la main sur son torse cessa de s'occuper de lui et le genou se figea . Il ouvrit les yeux, surpris, et tomba nez-à-nez avec deux améthystes qui l'observaient, mi-amusé, mi-affamé. Il rougit et baissa les yeux comme un gosse pris en faute, et attendit qu'il se passe quelque chose
- Eh baaa... Le grand Fullmetal Alchemist n'est pas si innocent que ça en fait ...
Ed releva la tête une rage simulé dans les yeux, en espérant désespérément que cela fonctionne et que la tentation s'éloigne. Car depuis qu'il avait ouvert les yeux, surpris et énervé que les attentions se soient arrêtés, il ne pouvait plus se cacher à lui même qu'il était très réceptif à l'homonculus, ou en tout cas, à tout ce qu'il laissait traîné sur lui...
-Ouuuh! Mais c'est qu'il va mordre le fullmetal ... Je devrais peut-être le relâcher avant qu'il se mette à chialer ...
La pression sur ses poignets se fit alors moins forte et Ed voulut en profiter pour en coller une à cet enfoiré qui se foutait ouvertement de lui. Il se précipita de toute ses forces vers l'homonculus, pour au moins réussir à le projeter en arrière, mais celui-ci, avec une agilité et une vitesse incomparable (sûrement accentué par l'alcool qui ralentissait le cerveau de la crevette) se décala de quelques centimètres en laissant son pied traîner sur la trajectoire de l'Alchemist, si bien que sans vraiment savoir comment, Ed s'étala de tout son long sur le sol, et se jura une fois de plus que si Dieu existait, il lui ferait regretter cette journée.
Il tentait de se relever lorsque quelqu'un décida qu'il était très confortable : Envy s'était assis sur lui, ses jambes de part et d'autre des cuisses de l'Alchemist, si bien qu'il le chevauchait littéralement, et empêchait ainsi tout tentative de fuite. En effet, l'homonculus, voyant sa proie étalée sur le sol, se dît que la crevette lui facilitait beaucoup les choses et qu'effectivement, le sol serait beaucoup plus pratique pour continuer.
-Il fallait le dire que tu n'étais pas à l'aise contre le mur, j'aurai pu t'allonger dès le début...
Une fois de plus, Ed tenta d'envoyer son poing métallique vers le pervers qui avait élu domicile sur lui, mais une fois de plus, ce fut un échec. Pour une fois, il n'eut pas à maudire l'alcool ingurgité plus tôt : Envy, lorsqu'il s'était assis sur Ed, avait, pour avoir les mains libres, coincé la seul bras encore dangereux de l'Alchemist sous son genou. Ainsi, il était libre de ses mouvements et la crevette sous lui n'avait plus qu'à abandonner toute résistance.
Et cette position, plus que suggestive, avait la fâcheuse manie d'empêcher le Fullmetal de réfléchir. Tout ce qui passait dans sa petite tête en surchauffe, s'était ce poids sur ces hanches qui n'allait pas tarder à devenir dangereux. Envy, lui, savourait ce moment : être assis ainsi sur le fullmetal nabot en état d'extrême faiblesse, perdu dans ses pensées, c'était comme découvrir au matin de noël, sous le sapin, un cadeau désiré auquel on ne s'attendait pas. Mais ce qui l'amusait le plus, et, il faut le dire, l'excitait le plus, c'était de voir le grand Alchemist à la volonté d'acier qui restait paralysé, sans vraiment savoir quoi faire. Il pouvait voir sur son visage toutes sortes de sentiments se succéder : la rage, le désespoir, la honte et un peu d'excitation aussi.
Et tandis qu'il se surprit à vouloir faire passer d'autres expressions sur ce visage qu'il trouvait étrangement excitant, il glissa lentement une main sous le débardeur de la crevette qui sortit immédiatement de sa torpeur.
Ed, en plein combat intérieur contre lui-même, sentit une main s'aventurer sur son ventre, il leva les yeux vers son propriétaire et tomba sur deux améthystes en train de le fixer. Une seconde main alla rejoindre la première, et fut suivit quelques secondes plus tard par une vague de frissons qui n'échappa à aucun des deux. Le temps semblait réellement figé. Puis lentement, Envy se pencha vers lui, de ses mains il releva son débardeur, et sans le quitter des yeux, il passa langoureusement la langue dans son nombril. Il commença par quelques à-coups qui, pour son plus grand bonheur, firent sursauter le blond, puis remonta peu à peu tout en continuant à fixer les deux billes dorés de son appétissante proie. Plus sa langue remontait, plus le blond se cambrait sous l'effet des frissons qui s'emparaient de lui.
Sans s'en rendre compte il avait libéré le bras métallique de l'Alchemist tandis qu'il remontait le long de son ventre. Il s'en aperçut lorsqu'il arriva à l'un de ses tétons, lorsqu'il y déposa la langue, celui-ci eu un sursaut un peu plus brusque que précédemment et vint par réflexe, en voulant s'accrochait à quelque chose, la déposait sur les hanches de l'homonculus à la langue providentielle. Surpris et enivré par cette douce chaleur humide posé sur une partie qu'il trouvait intime de son anatomie, Ed avait tourné la tête et fermé les yeux. Il les rouvrît lorsqu'il sentit Envy se penchait encore plus au dessus de lui pour venir lui dévorer le cou. Celui-ci en effet avait pris le détournement de tête de l'Alchemist comme une occasion rêvée pour aller dévorer ce cou ainsi offert. La main du blond se crispa sur la hanche de ce dernier lorsqu'une paire de dents vînt lui mordre la clavicule.
Il ne savait vraiment plus quoi faire, l'alcool mais aussi le plaisir lui embrumaient l'esprit, et cet être presque irréel penché sur lui ... ses formes si sensuelles, la courbe de son dos ... Tandis qu'il rêvassait, et sans vraiment s'en rendre compte, il leva sa main gauche, et tandis que celle de métal se trouvait toujours sur une certaine hanche, il fit courir ses doigts le long de ce dos qu'il ne pouvait qu'à peine voir étant donné leurs positions.
Envy, surpris, et sous l'effet des frissons ainsi procurés, se redressa soudainement pour regarder le blond. Celui-ci, qui avait agis sans vraiment faire attention, ôta rapidement sa main et tourna la tête pour faire face à l'homonculus.
Celui-ci fixa les deux prunelles dorées qui le regardaient un peu perdu, et tandis qu'il esquissait un sourire de victoire et de satisfaction, il lui dit :
- Ça y est ? Tu arrêtes de résister inutilement ...
Ed, sans décoller ses yeux des deux améthystes envoutantes, resta pensif devant les paroles de l'homonculus. Arrêter de résister ? C'est une forme d'abandon, nan? S'abandonner ... Le terme prenait enfin tout sons sens, et sans se torturer plus l'esprit, il posa la seule question qui le troublait encore.
- Mais ... si quelqu'un... entre ? réussît-il à articuler à peu près convenablement.
- Fastoche, je lui pète la gueule et on reprend.
- C'est pas humain de dire ça aussi naturellement... fit remarquer Ed en fronçant les sourcils de désapprobation pour satisfaire sa conscience. Car en effet, Envy pouvait très bien mettre à exécution sa menace sur une pauvre victime innocente venu satisfaire sa vessie (car il faut rappeler qu'ils sont au beau milieu des toilettes), ce n'est pas lui qui irait s'interposer. Il n'aurait ni la force, ni même la volonté de bouger son popotin, qu'Envy avait d'ailleurs qualifier de "bôôôcoup plus intéressant". (Cette pensée mit d'ailleurs Ed en mode tomato-écrevisse avec option fluo lumineux.)
- Tu as tout compris. Envy s'était de nouveau rapproché de son oreille. Et puis de toute façon, avant d'entrer ici, j'ai déconseillé à qui que ce soit d'entrer. Heureusement qu'il y a d'autres toilettes...
- Enfoiré ! T'avais tout ... tout prévu, hein ...
Envy lui fit un grand sourire et tout en re-glissant ses mains sous le débardeur de l'Alchemist, il lui répondit :
-Oui. Je peux même te dire que cette pièce a une très bonne isolation sonore et qu'il y a suffisamment de bruit dans ce bar pour qu'on ne t'entende pas crier...
Tandis que Ed, les yeux exorbités, n'était plus très sûr de vouloir rester ici avec l'homonculus, Envy lui, souriait à l'idée que les choses sérieuses allaient enfin pouvoir commencer...
à suivre ...
Rooo, le suspense à la mords-moi le noeud. (J'adore cette expression ... :-) ). Je me suis totalement laissée aller alors c'est beaucoup plus long que prévu, et donc pour respecter les délais (:-D), j'ai coupé cette scène en deux. Mais c'est aussi pour une autre raison : j'aimerai vraiment qu'on me dise ce qui ne va pas dans ce mi-lemon, pour bien réussir le passage aux choses sérieuses que Envy attends tellement (Envy : Oh, vii!! ).
Voilà en espèrant que ça vous plaise!!
