Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont laissé une review, c'est encourageant et surtout très rassurant. Et puis, il faut dire ce qui est, ça fait toujours plaisir. :)


Quand la gueule de bois n'est pas le pire

Lorsqu'il se réveilla dans un lit bien douillet, la tête sur un oreiller moelleux, le Fullmetal Alchemist Edward Elric se dît qu'il était vraiment bon de vivre.
Lorsqu'il fut suffisamment réveillé pour sentir, ou plutôt entendre les tambours dans sa tête, il se dît qu'il aimerait bien mourir.
Lorsqu'il se rappela que la douleur était dû à l'alcool ingurgité dans la soirée, il se promit de ne plus jamais boire autant.
Lorsqu'il se rappela avec horreur la soirée, presque chaque détail de cette soirée, il se maudit de ne pas avoir bu plus d'alcool et ne trouva rien de plus subtil à dire que :

- Dans quoi j'ai encore foutu mon cul cette fois ...

- C'est ce que j'aimerai bien savoir Fullmetal!

La voix lui glaça le sang. Il se risqua à lever d'un demi millimètre l'une de ses paupières et la referma immédiatement. Pourquoi de toutes les personnes sur Terre, il fallait que ce soit celle-ci qui soit présente pour ce douloureux réveil.

Qu'est-ce que j'ai fais au bon Dieu? Un de ces quatre, je vais le trouver et lui péter la gueule, pour toutes les merdes dans lesquelles il m'a foutu.

À peine avait-il pensé cela, qu'il eu la désagréable impression d'un déjà-vu (Dans le cas présent, d'un déjà pensé). Une image de lui, les bras au dessus de la tête, plaqué contre un mur par une certaine personne aux cheveux vert lui revînt instantanément en mémoire et il vira au rouge fluo.

Oh mon Dieu! Plus jamais d'alcool, même pas un petit verre, c'est promis. Et si tu pouvais faire de ça un gros cauchemar, je promets d'être un garçon sage et obéissant.

Il en était là de ses pensées, lorsqu'il se fît la réflexion que c'était étrangement humide. Mouillé serait même plus exact, et cette pensée se confirma lorsque, s'étant décidé à ouvrir les yeux, il remarqua que son cauchemar du moment tenait un verre d'eau se vidant lentement sur sa petite personne.

-Mais qu'est-ce que vous foutez espèce de dégénéré!!

-Tu semblais divagué, je te ramenais à toi, nabot. La prochaine fois, j'utiliserai la méthode forte et je te ferai flamber...

-Qui est-ce que vous traitez de nabot si petit qu'on pourrait lui marcher dess...

En parlant... Euh... En hurlant, Ed avait entrepris de se lever dans la ferme intention de se défouler sur le dégénéré en question, sans prendre en compte le fait qu'il s'agissait de son supérieur (Oui, parce que le dégénéré en question, c'est Roy Mustang), mais il s'écroula lamentablement à terre, pris de vertiges doublés d'un lancinant mal au derrière.

-Enfoiré... grogna-t-il à la pensée du responsable. Mustang, qui l'entendit ronchonner, prît l'insulte pour lui.

-Je sais que je suis infiniment compétent, mais ta chute, tu la tiens de ta fiesta d'hier, pas de moi. D'ailleurs, je veux des explications Edward! Ton comportement est indigne d'un militaire.

Parce que les militaires n'ont pas le droit de s'envoyer en l'air?! Fût la première chose qui vînt à l'esprit du nabot.

Nan, mais avec un ennemi (du sexe masculin en plus), ça peut poser quelques problèmes déontologique.

Sa propre réponse lui glaça le sang. Il était foutu. Jamais l'Armée n'accepterait l'excuse de l'alcool, il serait virer et adieu le corps de Al et le sien.

-Alors? J'attends, Edward.

-Je... enfin...y'vait l'alcool... et pi...'fin... j'tais malad'... je...

-Je ne parle pas le Schtroumpf Fullmetal.

-Je...

Le Schtroumpf en question essayait vainement d'aligner une pensée cohérente mais tout ce qu'il réussissait à faire était de s'embrouiller davantage. Il se voyait déjà virer de l'Armée pour cause de "coucherie" avec l'ennemi. Il serait montré du doigt, les enfants lui jetteraient des cailloux. Et puis Al lui tournerai le dos, ne pouvant supporter l'idée de ce que son frère avait fait. Il finirait vagabond, allongé sur un carton dans une ruelle sombre. Avec le temps, ses automails tomberaient en lambeaux et il n'en aurait pas d'autres parce que Winry et mamie Pinaco ne voudront plus le voir.

Mais c'est injuste, parce que lui, il n'avait rien demandé, il ne voulait pas du tout. Et puis d'autres images lui revinrent alors en mémoire. Lui, laissant l'homonculus le déshabiller. SA main traînant sur le torse de l'homonculus. SA main dans ses cheveux, l'encourageant à continuer. SES mains parcourant son corps. Et le pire de tous pour sa conscience, SA lame déchirant le short de cet homonculus de malheur. Le rouge lui montait encore aux joues, il en était à une teinte très originale que l'on ne peut pas trouver dans la nature lorsque le Flame Alchemist, las d'attendre les explications de la crevette fluo se racla bruyamment la gorge et parla :

-Bon, j'imagine que je vais devoir attendre que tu t'en remettes. Vu ta taille, tu dois dérouiller. (petit sourire sadique, genre "oh, mon pauvre... niark niark niark!!") Quoi qu'il en soit, je veux te voir dans l'après-midi au QG pour m'expliquer pourquoi et comment tu t'y es retrouvé ivre mort et débraillé au beau milieu de la nuit.

Avant que l'information n'ait eu le temps de lui monter au cerveau, l'Alchemist de Flamme avait déjà fichu le camps.

-Ivre mort et débraillé devant le QG au beau milieu de la nuit... ?

Vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond. Comme l'impression d'avoir loupé un épisode, sauf que, petit problème, il n'y a pas de résumé dans le programme TV, ni de possibilité de télécharger l'épisode sur internet.

Ivre mort : OK. Pas de problème sur ce point, je me rappelle avoir bu.

Débraillé : euh... à poil, ouais. Mais débraillé ...

Devant le QG : il me manque vraiment quelque chose. Aux dernières nouvelles, j'étais dans les toilettes.

-Ed?

-Hmm? Des extraterrestres? Je me suis fais enlever dans les toilettes et ils m'ont relâchés devant le QG. Nan, pas cohérent du tout mon pauvres Ed, tu perds la boule. Ils pouvaient pas savoir que j'étais un militaire, ni donc savoir qu'ils pouvaient me déposer là-bas.

-Tu ne te rappelles vraiment de rien ?

-Nan... Je me suis à moitié rhabillé et je me suis dirigé vers le QG et là, je me suis écroulé. Nan, pas sérieux. J'ai pas réussi à sortir des toilettes alors marcher jusqu'au QG.

-ED !!

-Quoi?!

-Tu m'écoutes?

-Ouais, ouais. J'arrive juste pas à me souvenir d'être arrivé au QG. Qu'est-ce qu'il voulait dire par débraillé?

-Ba, t'avais juste ton caleçon et ta veste d'Alchemist, et ton pantalon attaché autour de la tête. Pantalon attaché autour de la tête ?! Je vais le tuer. C'est sûr, je le croise, je me le fais. Nan, mauvaise idée. Mais je le croise, je le défonce jusqu'à ce qu'il ne puisse plus se relever. Qui d'autre? Y a que cet enfoiré qui m'aurait fait un coup pareil.

-Et qui m'a trouvé? Quand? Comment?

-Le colonel Mustang et le lieutenant Hawkeye, ils sont tombés sur toi, tu étais étalé sur les marches, devant le QG. Ils m'ont appelés pour que je vienne te chercher.

-Je sens que je vais y avoir le droit pendant très longtemps. "Et le Fullmetal qui est tellement petit qu'il lui suffit de respirer de l'alcool pour être bourré", "La fois où le Fullmetal a bu un bouchon d'alcool, il s'est retrouvé à poil devant le QG" ...

-Tu ne devrais pas jouer les victimes, c'est toi qui t'es saoulé et qui t'es mis dans cet état. Tu n'a même pas l'âge légal pour boire! Tu ne peux pas être aussi inconscient et vouloir en même temps que l'on arrête de te prendre pour un enfant.

Des sermons. Il eut le droit à une journée entière de sermons. Celui de son petit frère était le premier de tous, mais pas le plus désagréable.


En presque fin d'après-midi (le temps de dessaouler un peu)

Arrivé au Quartier Général de Central, il eut le malheur de croiser Hughes qui, entre deux "regarde ma petite Elicia, elle est pas mignonne?", lui reprocha d'avoir été faire la fête ... sans lui, avant de se raviser car "être papa, c'est un tas de responsabilité, mais ça faut le coup" avec au passage un "tu verras, quand tu seras papa toi aussi" puis, avec un clin d'œil et un coup de coude qu'il reçu très mal, un petit "mais pour ça, faudrait déjà que tu passes entre les bras d'une femme, hein petiot". La dernière phrase ayant eu le malheur de le transformer en boule disco à facettes rouges à la fois car il se souvint que "petiot" était le surnom que lui avait attribué le patron du bar où ses emmerdes avaient réellement commencé, et à la fois car effectivement, il n'était jamais passé entre les bras de qui que ce soit, excepté un homonculus mâle, complètement cinglé. Autant dire qu'il n'avait pas de quoi se vanter.

Le Colonel Armstrong fut le troisième de ses bourreaux. Son sermon fut moins terrible que tout ceux qu'il subit ce jour-là, excepté pour les démonstrations physiques qui devaient lui démontrer (logique, une démonstration qui démontre :) que pour boire, il faut être un homme, un vrai. Cette partie là ayant pu s'appeler Le retour de la boule disco à facettes rouges quand Ed eut le malheur de penser qu'avec ce qu'il s'était pris, il était, pour le coup (à prendre dans les deux sens du terme :D ) plus une femme qu'un homme.

Le sermon qui suivit fut le plus désagréable et humiliant de toute sa vie : celui du lieutenant colonel Roy Mustang. Pour être servi, il le fut.

Il y eut les reproches quand à l'éthique que se doivent de tenir les militaires. Une partie plutôt ennuyante et somme toute assez banale.

Il y eut les sarcasmes quand à sa taille.

- Edward, je comprends que tu ait ressenti le besoin de noyer dans l'alcool le GRAND malheur de ta vie qui est de n'atteindre qu'à peine la poignet des portes, mais ait l'obligeance d'attendre d'avoir l'âge de te moucher toi même.

- Il y a quand même un mystère que je n'arrive pas à éclaircir. Non, je ne comprends vraiment pas ... comment qui que ce soit a pu te vendre de l'alcool alors que tu n'es pas plus grand qu'un gamin de 8 ans... ça reste un mystère pour moi.

Et ce qui fut sûrement le plus pénible, le moment où le Flame Alchemist cessa de parler (et Dieu sait pourtant que pour Edward, ce fut un soulagement), pour entendre ses justifications.À chaque fois qu'il essayait de s'expliquer, c'est-à-dire à chaque fois qu'il essayait de débiter un mensonge qui pourrait tenir la route, une nouvelle version du film la boule disco à facettes sortait en salle. Il y eut La boule disco à facettes rouges qui brille même dans le noirlorsqu'il se rappela avoir dit que Envy s'occupait de lui lorsque le patron du bar était venu prendre de ses nouvelles, il y eut La boule disco à facettes rouges qui clignote et fait du bruit au souvenir de la langue de l'homonculus sur les parties les plus intimes de son corps et enfin La boule disco à facettes rouges fluo qui fait radiateur et sauna au souvenir des gémissements que son partenaire avait étouffé dans son cou peu avant que tout deux se libèrent.

L'impatience de son supérieur se faisant de plus en plus grande, et lui-même souhaitant mettre fin à sa torture prolongée dans les plus bref délai, il choisit le seul mensonge qui ne lui demandait pas trop d'effort :

- Je ne me souviens pas, c'est le trou noir.

Autant dire que le dit supérieur accueillît assez mal l'excuse. Mais, après un dernier petit lot de sarcasmes en rapport avec la taille du Fullmetal (rien de surprenant vous me direz) et un dernier sermon de la part de Riza Hawkeye qui eut le don de réellement le faire culpabilisé et promettre de ne pas recommencer (le pistolet pointé sur sa tempe y étant aussi un peu pour quelque chose) Ed put enfin rentré à l'hôtel.


C'est dans le calme de sa chambre d'hôtel, Al étant parti se promener (traduction : Al étant parti à la chasse aux chats abandonnés), que Ed se rendît compte que la gueule de bois n'était certainement pas ce qui l'empêcherai de recommencer à se saouler. En revanche, la pensée de cette journée lui ferait à l'avenir, certainement réfléchir à deux fois avant d'avaler quoi que soit qui ne fut pas de l'eau plate.

Sa journée s'était résumée à rester debout pendant des heures à écouter à peu près tout le monde lui reprocher son comportement stupide, mais pourtant il ne pouvait s'empêchait de se dire qu'il n'y avait pas eu que du mauvais dans cette soirée. À cette pensée il fut pris de bouffées de chaleur et décida d'aller prendre une bonne douche.

La douche le rafraichît quelque peu mais ne l'aida en rien. Lorsque pour la quatrième fois il se jeta sous le jet d'eau froide de la douche pour calmer son excitation naissante, il se dit que vraiment c'était une situation de merde et ne retînt pas un cri de rage.

- Enfoiré !!


Voilaaa! J'espère que ça vous a plu!! Please R&R!