Zelda-sama : merci encore pour tes reviews. Eum j'ai pas très bien compris ta question sur le non! Je ne dis jamais non...je pense que tu fais référence à la gueguerre James/Siri: si tu insiste ça peut toujours s'arranger lol Après tout Sev adore qu'on s'entre-déchire pour lui. Il compte les points d'ailleurs. xd. Allez à bientot j'espère: comme promis la fics est rapidement arrivée

Chapitre5 : la noirceur de l'infirmerie

"""SS"""

J'observe les gouttes de pluie défiler sauvagement à travers la vitre. Chacune d'elles me rappelle à quel point leur vie est éphémère, malgré cela elles accomplissent tellement de choses étonnantes depuis leur nuage. Et chacune d'elles a une expérience qui lui est propre. Certaines nourrissent la terre, d'autres la noient, quelques-unes se vengent sur les sorciers sortant impunément dehors, se croyant invincibles même face à une pneumonie. Elles peuvent être néfastes comme bienfaitrices.

Et aujourd'hui c'est moi la gouttelette, qui a répandu dans la maison des Gryffondors une inondation sans précédent.

Je me délecte de ta prison d'or

Seule l'eau pourra éteindre cette flamme

Celle qui orne ta maison

Celle qui hante mon coeur

Il fallait juste compter sur une seule chose : la stupidité grandiloquente des Gryffondors mâles ou femelles. Ces deux camps se sont affrontés suite à mon plan, opération «douche froide ». Il aura suffi de deux parchemins et d'un peu d'encre. Dans l'un j'ai expliqué à un crétin de rouge et or aux hormones en surexcitation une formule pour voir dans les douches, et dans l'autre j'ai appris à une greluche qu'elle et ses copines se faisaient mater. Bien entendu seul Potter pouvait faire une chose aussi abjecte, cela va de soi. Mais pour leur faire comprendre, j'ai quand même précisé son nom, car on sait tous que les neurones des Gryffondors se connectent difficilement, surtout à l'approche de l'hiver. Ils gèlent parait-il.

Posant mon regard sur mon ami, je vois Lucius me sourire gentiment. Il me serre la main, la caressant tout en me chuchotant avec ses yeux rieurs

« je t'ouvre les rideaux mon Sev »

Oui je veux admirer ce spectacle, le résultat de mon œuvre...Et Lucius me fait voir la pièce, dans laquelle les blessés sont disposés par quelques trentaines. Et là dans les lits en face du mien se tient à ma plus grande joie (c'est si rare) la trilogie des crétins, les Maraudeurs.

Bien entendu, il manque le parfait Lupin, mais je sais qu'il va être l'un des premiers à récolter les réprimandes de sa nounou Mcgonagall et son tonton Dumbledore, car un préfet doit être garant de l'ordre avant toute chose.

Oh vous voulez une description ? Je comprends votre excitation, moi-même cette scène me délecte.

- Potter en citrouille en pleine décomposition

- Black en fleur de pissenlit dormant dans un ravissant pot rose

- Pettigrow en calamar

Si vous mettez en rage une armada de fille, on peut s'attendre au pire, la preuve est là. Mais même dans un pot pourri, il émane de Potter des ondes maléfiques dirigées instinctivement contre moi. Non je ne suis pas parano ! Je vois ses yeux scrutateurs, ceux qui m'envoient des flèches venimeuses. J'ai encore détourné mon regard. Je n'aurais pas dû. Surtout face à une citrouille.

Je réussirai à affronter ton regard sans être blessé

Mes prières ont été entendues. Je vois Lucius se lever et à l'insu de l'infirmière, il s'empare de la citrouille poterienne et la place devant moi. Les hurlements dudit Gryffondor et de ses camarades sont étouffés par un silencio. Et je vois Lucius sortir un appareil photo, probablement chapardé à l'une des victimes de mon plan. Je ne resiste pas, je m'empare des couverts de mon plateau repas, et tout sourire je les pointe vers la citrouille. La photo est prise. Lucius me regarde d'un air de triomphe et m'ébouriffe les cheveux.

Mais aujourd'hui, j'ai enfin pu brandir dans les airs mon trophée Que je sais éphémère et de courte durée, mais...

…hélas notre manège s'achève. Lucius replace Potter à sa place, sans oublier de le recouvrir d'un drap. Avec un peu de chance l'infirmière l'écrasera par inadvertance en s'asseyant sur le lit. Je vois mon ami refermer les rideaux. Sans même avoir prononcé un mot, il a deviné que leur vue m'indispose déjà. C'est drôle qu'une vengeance accomplie peut étouffer la joie qu'elle émane dans l'œuf. La lassitude est un vain mot.

Je pourrais encore demander à Lucius de faire apparaître une guêpe, histoire qu'elle aille tourmenter Sirius. Mais elle ne voudrait pas de lui, puisque ce n'est qu'une mauvaise herbe. Quoique je m'imagine le planter dans le jardin de Poudlard. Je verrais bien tous les chiens se précipiter vers lui pour assouvir leur besoin ou déterrer un os. Je me voyais déjà transformer Remus en vache pour qu'il aille le manger.

J'en parle un peu avec Lucius et il se met à rire, me réchauffant le coeur. Avec lui je me sens beaucoup mieux, beaucoup moins nerveux. Peut-être que finalement j'ai trouvé ce que je cherchais.

...Un espoir me sourit enfin

"""JP"""

Je pourrais vous mentir en disant que ces quelques jours après mon incarcération forcée à l'infirmerie se passent merveilleusement bien. Mais je préférerais éviter de placer dans la tête d'autrui trop d'illusions. Ma vie, qui était jusque-là remplie de félicité, s'est transformée en cauchemar...

Je suis une citrouille.

Ce qui fait que quand je dois aller d'un point à un autre, je dois me dandiner pour tomber et rouler sur moi-même. Les plus optimistes diront que je vais m'y habituer, mais il ne faut pas se complaire dans des hallucinations.

Je ne sais pas pourquoi l'enfer me tourmente. Mais en tout cas il a décidé d'entrer définitivement dans ma vie au moment où je me suis retrouvé en face de deux virus, Malfoy et Rogue.

Ils m'ont torturé et ce n'est pas un vain mot. J'ai même surpris le blondin apporter un livre de cuisine et un magazine sur Halloween. Ils m'énervent, leur complicité m'énerve, leurs jeux m'énervent. Bref je suis au bord de la crise de nerf.

Amuse-toi tant que tu en as la force

Car tant que je suis encore là

Tu souffriras

Quand il ouvre les rideaux, je vois très bien le petit manège de la raclette autour de Rogue avec ses clins d'œil, ses petits mots doux dans l'oreille, ses petites tapes soi-disant amicales mais très mal placées, ses petits bisous à la main (yeurk),...etc... Et le pire c'est que pendant que je rumine un plan machiavélique pour tenter de lui arracher ses dents trops blanches, celui-ci me sourit avec son air de Saint. Je vais le tuer, l'étouffer dans sa chevelure de paille, et le balancer dans les écuries.

Cette comédie a duré peu de temps heureusement sinon je crois que j'aurais supplié Remus de me faire en soupe. Comme me l'avait prédit l'infirmière, je sens mon corps reprendre forme humaine...

Je regarde mes deux amis, ils sont toujours dans le même état. Il parait que ce sera plus long pour eux. Je n'ai pas très bien compris pourquoi. Je crois que ça a rapport avec leur densité moléculaire...

Lorsque je me sens enfin moi-même, il doit être trois heures du matin. Je n'ose pas réveiller l'infirmière. Je regarde vaguement autour de moi, mais étrangement mes yeux se portent vers le lit en face de moi. Un sourire angélique apparait sur mon doux visage.

Cette nuit sera signe de ma vengeance

Celle que tu attendais tant

Celle qui viendra te torturer à ton tour

Sans hésiter je me lève, et j'empoigne les ciseaux qui traînaient sur une table.

Poussant les rideaux du lit de mon détesté, je décide qu'il est grand temps de refaire la coupe de cheveux de Servilus afin d'en faire un vrai top modèle pour le magazine des morts-vivants.

Il dort à poings fermés, ses blessures ont presque toutes disparu. Effleurant ses cheveux, j'ai un choc. Ils sont doux, comme de la soie. C'est impossible ! Rogue a toujours eu les cheveux gras...Il a dû mettre une perruque...Et pourtant non… ils sont vrais...J'en écarte quelques-uns soigneusement avant de reposer mon ciseau sur sa table de chevet. Je m'approche, j'ai l'impression qu'il marmonne dans son rêve. Je cherche simplement à savoir ce que c'est par simple curiosité, et puis son souffle est si chaud qu'il faut bien que je m'approche un peu plus pour me réchauffer. Au bout du compte je finis par effleurer ses lèvres.

« mmh, Lucius, arrête ça »

Mon sang se glace, je me relève subitement. Je sens une douleur insubmersible se propager dans mon corps. Des larmes de frustration aux yeux, j'empoigne rapidement les ciseaux. Je les pointe sous sa gorge. J'hésite. Et malgré ma rage sanguinaire, c'est l'oreiller que je fends brusquement avec les lames de cet instrument mortel.

Je voulais tant te tuer, que quand tu t'es réveillé

J'ai noué mes mains autour de ta gorge

Afin de faire sortir de ton corps

Toute pensée qui n'était pas tournée vers moi

Je me sens alors puissant, surhumain je veux presque l'étouffer pour m'avoir fait mal. J'entends les hurlements de l'infirmière et elle m'arrache de lui. Mais je n'entends plus personne, plus rien,...

Je te regarde toi tenter à nouveau de respirer et de revivre

Je ne regarde rien d'autre que ta vie que je suis seul à posséder.

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j'attends vos reviews, vos cries de joie, d'horreur que j'aime, que j'adule que je photocopie en plusieurs exemplaire xd.
Mais une question s'impose : dois-je faire souffrir encore James ou abréger ses souffrances ?