Bon j'espère que tout le monde a reçu ma réponse à sa review...sinon je confirme l'idée que les technologies du futur ne m'apprécient pas.
Je suis encore désolée pour le retard. Tuons les exams avant qu'il nous tue et nous empêche de faire nos fanfics!
Petit avertissement: Présence ici d'un viol, au premier sens du terme! Il n'est pas vraiment décrit (en tout cas j'ai essayé d'en mettre un minimum) et se trouve dans la partie de James. Les tentatives de Lestrange, et le lemon James/Sev vous ont un peu préparé à cette scène. Je rappelle que je ne cautionne pas le viol. C'est même ici tout le contraire. Et j'espère que vous verrez la fin comme un hymne contre la violence.
Petit indice pour me faire pardonner de tant de haine: les anti-uke seront bientôt venger (mais quand?) ah ah ah
Chapitre 14 : un face à face d'incompréhension
""SR""
De sa main émane une chaleur réconfortante, une douce chaleur qui envahit mon corps et qui me pousse à aller de l'avant. Je me laisse guider. Et pourtant je reste sur mes gardes, car quand j'aurai franchi la porte, je retomberai sur un être méprisable, dont je maudis intérieurement le nom sur plusieurs générations.
« Es-tu prêt Severus ? »
Il prononce mon prénom comme jamais personne d'autre ne l'avait fait auparavant, d'une manière si sensuelle. Un sourire se dessine doucement sur mes lèvres. J'ai tellement confiance en ses yeux gris, en ses douces mains qui me caressent le visage.
« Oui, je murmure, troublé par la situation.»
On pénètre dans la salle, et seul un silence pesant nous accueille. Potter manque à l'appel. Tous les autres visages se sont retournés pour nous voir, les murmures nous environnent comme une étrange mélodie qui me fait frémir de peur. Mais je ne montre pas mon angoisse, seule la main de Lucius broyée par la mienne sent que quelque chose me fait mal de l'intérieur. Je baisse légèrement les yeux, pour ne plus les regarder. Ces gens qui ne comprennent pas pourquoi Lucius me prend par la main et me mène vers la table des Serpentards. J'ai peut-être détruit sa réputation. Après tout ce n'est pas tous les jours que l'on voit la Belle et la Bête, ou Le Prince et le Pauvre en chair et en os. Mais est-ce que c'est ça qui les dérange, ou bien le fait que ce soit deux hommes ensemble ? Je ne sais pas, tout ce que je sais c'est que je m'en veux d'avoir mêlé Lucius à cette vaste mascarade.
Mais soudainement, il me lève le menton et m'embrasse devant toute la salle, je suis pétrifié...Mais son sourire me fait oublier la situation, me fait oublier tout le reste, le monde qui nous entoure, le lieu, le temps. Il ne reste que nous deux et notre étreinte.
Un charmant poète m'a fait oublier
En l'espace de quelques foulées
Une vie entière jonchée de blessures.
Mais la porte claque et me sort de cette rêverie et de ses yeux si bleus. Je sens comme une aura lugubre s'abattre autour de nous et en me retournant pour voir qui fait tant de tapage, je vois Potter.
Il est devant nous. Il est entré en claquant la porte. Un sourire malsain orne son visage. Il tend sa baguette vers Lucius, qui dégaine à son tour. Je reste immobile comme hypnotisé par ce regard froid et dangereux. Ses yeux orageux me font baisser la tête. Un grand froid m'envahit par sa soudaine présence. Je me sens mal.
Mais mes pas finissent par dériver.
Gentil poète, vois-tu, je suis emporté
Moi et mon âme, dans les griffes du canidé.
Qu'est ce qui se passe ? Mon esprit repasse la nuit effroyable où Potter et moi nous nous sommes unis pour le pire. Quelque chose au fond de moi me murmure des mots incompréhensibles, un vertige me prend. Lucius resserre son emprise autour de ma taille pour me relaxer. Potter éclate.
« Sale fouine ! Un duel ! Toi et moi devant le saule cogneur !
- Et pourquoi Potter ?
- Ne joue pas à ça avec moi.
- Je suis vraiment triste Potter, y aurait-il quelque chose chez moi qui te déplaise pour qu'on en arrive à un duel ?
- Je vous trouve tout simplement répugnants. Au fait sale bête où est ta marque sur le bras ? Tes parents ne t'ont pas encore fait tatouer comme un vulgaire clebs.
- Redis un peu ça.
- Les enfants, je vous prie de vous calmer, les arrête Dumbledore.»
Les professeurs les séparent avant qu'ils n'en arrivent à se lancer des sorts en plein dîner. Mais avant, j'ai clairement entendu Lucius murmurer un « Très bien Potter, dans trois jours à l'aube .»
C'est ridicule. Et puis pourquoi se battent-ils ?...Pour Lucius je comprends, mais pour Potter, que cherche-t-il à prouver ?...En croisant rapidement son regard de haine, je pense avoir compris. Il veut détruire tous ceux que j'aime et qui comptent pour moi. Il me hait tellement. Je le vois tourner les talons et repartir.
Quelque chose me bouleverse, ma poitrine me fait si mal et je ne comprends pas. Pas même le parfum de Lucius n'arrive à me calmer.
Et s'ils mouraient dans trois jours ?
Qui du poète ou de l'ombre du lion survivra?
Les journées ont ainsi très vite passé, si bien que l'on est déjà à la veille de leur affrontement. Je suis anxieux. Potter a tenté à plusieurs reprises de m'approcher mais heureusement la présence de Narcissa, Lucius, ainsi que deux gorilles de ma classe (qu'ils ont préalablement payé) l'empêche de me joindre. J'ai reçu des lettres. A part celles de la rose noire, les autres je les brûle. Je ne veux pas voir ou entendre de mots cruels.
Ce soir là, je me promène avec Narcissa, quand soudainement nous croisons Remus.
« Je peux te parler Narcissa ? »
Il semble mal à l'aise et rouge comme une tomate pas fraîche. Je lève un sourcil interrogateur à Narcissa qui me sourit un peu gênée. Elle me cache quelque chose.
« Tu n'vois pas que je suis occupée, Lupin ?
- S'il-te-plait tu peux bien m'accorder 5 minutes...et seul à seul. »
Je lui fais signe de la tête pour lui dire que c'est bon, je peux rester 5 minutes sans me faire écorcher vif par un Gryffondor. Mais qu'est-ce qui se passe entre eux ? Leur discussion semble s'envenimer de loin. Et puis soudain, je vois horrifié Lupin plaquer Narcissa contre le mur et l'embrasser furieusement. Je n'ai pas le temps de dire « Hein y a un problème dans l'énoncé ! » qu'une main couvre mon nez et ma bouche d'un mouchoir.
L'odeur qui en émane me fait plonger dans l'abîme, après avoir vu ses yeux sombres me brûler de leurs éclairs. Ses bras m'entraînent dans un autre monde que j'espère ne pas être aussi dangereux que lui.
L'ombre du lion m'a kidnappé...
"""JP"""
J'ai réagi comme un crétin, je le reconnais. Avoir proposé un défi un Malfoy était de la pure folie. C'est un suppôt du mage noir qui a dû tuer plus d'un homme et plus d'un enfant lors de ses missions nocturnes. Mais quand je l'ai vu toucher ce qui m'appartenait, je n'ai pas pu réagir autrement. Servilus est à moi, depuis le commencement, depuis qu'il s'est confessé à moi, depuis que je l'ai fait mien lors d'une nuit glaciale, depuis que je me suis confessé à son âme.
J'ai donc cherché à l'approcher, pour enlever les traces du démon blond, pour lui rappeler qui est son maître
J'ai donc demandé à Remus de m'aider dans mon approche car je n'arrive pas à l'atteindre. De sales sangsues le collent. La fille semble la plus intelligente, elle pourrait nous écouter. Alors j'ai envoyé Remus pour qu'il lui parle et la détourne de sa tache initiale c'est à dire garder un oeil sur Severus. Je dois avouer qu'il a très bien fait son travail, je ne pensais pas qu'il détournerait son attention de cette façon, mais ça a marché. J'ai fait humer à mon cher Severus une potion de sommeil, et je l'ai emmené à la salle sur demande.
Je le dépose délicatement sur le sofa rouge. Je touche ses lèvres délicates de mes mains et les embrasse doucement. Caressant ses cheveux d'ébène, j'attends sagement le retour de mon agneau à mes cotés. Mes mains deviennent un peu trop entreprenantes. J'ai bien vite regretté ma curiosité. Lentement, j'ai entrouvert son col, et ce que j'ai découvert m'a laissé de glace.
Un suçon. Et ce n'est pas le mien.
Mon ange, je suis désespéré,
J'ai mal. Je grince les dents pour m'empêcher de pleurer et hurler de rage. Mais je ne peux plus rien contrôler. Je déchire violemment sa chemise. Les traces qui sont présentes m'avouent sa traîtrise. C'est donc bien ce sale blond qui m'a pris mon Servilus. L'âme que j'ai vue dans le miroir n'est plus. Je regrette le Severus qui me suivait partout en souriant à travers les miroirs. Celui-là ne m'avait pas trahi.
Tes marques menacent ma vie de s'écrouler,
Ton coeur tente de me détruire.
J'ai promis à Remus de ne pas lui faire de mal. Mais lui m'en fait tellement. Il faut bien que je me venge, qu'il paie pour ma souffrance. Aidé par sa cravate et la mienne, je le bâillonne et lui attache les mains dans le dos. Je commence à le déshabiller. Il ne se réveille pas, alors je le gifle.
Alors j'ai tenté de te casser,
Pour éviter d'être blessé.
Ses yeux de Judas s'ouvrent doucement et me regardent étonnés, puis effarés. Aie peur car je récupère ce qui m'appartient ! Mon pantalon s'ouvre, je le retourne et je le pénètre violemment. Fermant les yeux ; je le sens crier à travers son bâillon jusqu'à ce que ma jouissance termine notre union de haine.
Le lâchant légèrement, il tente de s'échapper, encore tremblant. Il s'effondre sur le sol. Je lui avais aussi attaché les pieds avec des bouts de sa chemise. Je le regarde gémir de douleur. Déchu, on dirait un ange déchu.
J'ai toujours mal. Doucement je m'approche et enlève le bâillon de sa bouche. Sa respiration est saccadée. Et je vois soudainement ses yeux sombres me fixer tristes et accusateurs :
« JE TE HAIS »
Il hurle, il répète ses mots. Puis il éclate en sanglots. Cette sentence brise quelque chose à l'intérieur de moi. Alors doucement je m'écroule et je l'enlace vivement, comme si c'était une dernière étreinte avant ma mort. Des larmes coulent sur ma joue. Je me sens perdu. Et à ce moment là je réalise que ce n'est pas lui qui m'a trahi avec Malfoy mais moi avec ma jalousie débordante.
Mais je me suis brûlé les pattes,
En voulant briser tes ailes.
Doucement je prends ce qui reste de mon Severus dans mes bras. Et je le dépose délicatement dans un lit que j'ai fait apparaître. Une fois la chose faite, il recommence à se débattre, à gémir à pleurer, alors je le reprends dans mes bras. Mes lèvres s'approchent de son oreille. Je lui détache progressivement ses liens tout en murmurant d'une voix brisée par l'émotion :
« Tu ne comprends pas Severus, tu ne vois pas que je suis jaloux de Malfoy.»
Ses gémissements s'arrêtent et je continue désespéré.
« Tu ne comprends pas que je suis fou de toi, que je ne peux plus me séparer de toi. »
Il semble trembler, mais il ne pleure plus.
« Tu ne comprends pas que j'ai des sentiments pour toi. »
Cette fois il me regarde, les yeux écarquillés. Non, il ne comprend pas. Je me détache de lui doucement, et je ramasse ses affaires, lentement je lui remets son caleçon, son pantalon comme si rien ne s'était passé. Mais un sentiment de malaise m'a envahit. Et chacun de mes mouvements me rappelle ma folie. Quand mon regard se repose sur lui, ses yeux ont fui les miens. Je suis sur le point de partir, sur le point de fuir cet être qui me fait ressentir tant de sentiments contradictoires. Mais sa main retient mon bras. Sa tête est baissée, mais cela ne l'empêche pas de me murmurer encore incertain et tremblant : « Reste.»
Un triste sourire apparaît sur mon visage, et une écharpe de tendresse enveloppe mon coeur. Je le prends à nouveau dans mes bras et je le glisse dans les draps en ma compagnie.
On s'est endormi ainsi, en espérant à un lendemain meilleur, notre coeur et nos doutes s'allégeant au fil de la nuit.
Pourra-t-on un jour se comprendre
Sans passer par des tranchées de violence?
Pourra-t-on un jour s'aimer
Sans passer par des sommets de peur ou de haine ?
Et quand je me suis réveillé, j'ai vu avec étonnement et ravissement cet être si doux et chaud, reposant sur mon torse. Je suis peut-être resté là à le contempler pendant des heures, jouant avec ses mèches noires. Je ne peux plus me détacher de lui. Il est mon tout, ma vie. Je le caresse doucement le faisant frissonner, mais sans le réveiller pour autant. Je sens l'ensemble de mon être s'embraser. Mais avant que je ne commette l'irréparable encore une fois, je me détache de lui progressivement. Me réajustant, je regarde encore une fois mon coeur étendu dans ce lit d'or. Murmurant un «à bientôt mon ange», je passe la porte pour affronter l'aube et le duel.
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Bon j'espère que vous êtes encore en vie et que vous ne me tuerez pas! Il s'agit d'un chapitre transitoire en ce qui concerne les relations et le comportement des personnages. Et je signalerais seulement, qu'il n'y aura plus de présence de viol, mais la violence sous une autre forme risque de réapparaître comme l'indique le dernier mot du chapitre.
Voilà j'espère que malgré tout cela vous a plu, et que vous resterez pour connaître la suite, sans doute plus douce...
