Attirance Hors-Norme. Partie 2.
Chapitre 5 : Je t'en pris...
Chapitre 6 : Life is Life.
Chapitre 7 -partie 1 : Chaud...
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Le mois d'octobre fila à toute vitesse pour Sévélia qui évitait Malefoy le plus possible. Elle attendait toujours une réponse de sa mère et discutait beaucoup avec son père, désirant rattraper en quelque sorte tout ce qu'ils avaient manqué.
Le soir d'Halloween finit par arriver, la magie toujours plus présente. L'ambiance était légère et même McGonagall s'était déguisée pour l'occasion. Enfin, une fausse araignée pendait dans ses cheveux, ce qui venant d'elle était déjà un exploit.
Le repas et la soirée passèrent plus vite que d'habitude et quand Sévélia retourna dans son dortoir, il était déjà plus de minuit.
Elle s'assit sur le canapé, à moitié endormie, n'ayant plus le courage d'aller plus loin.
C'est alors que les gémissements commencèrent.
Elle fut tentée de s'en aller plus que rapidement, mais un désir, qu'elle trouva malsain, s'empara d'elle et la bloqua.
L'adolescente accompagnant Malefoy gémissait et hurlait son prénom : Nathanaël. C'était la première fois qu'elle entendait une fille l'appeler comme ça.
Sévélia glissa timidement sa main sous sa jupe. Juste pour vérifier ce que je ressens…se promit elle. Juste pour savoir quel effet ça me fait…
Elle écarta le tissu de sa petite culotte, remarquant alors l'état dans lequel elle était. Non mais je deviens folle ! Comme si mes rêves avec lui ne suffisaient plus, maintenant, plus besoin de dormir… Malefoy ne peut pas me plaire ! Ce n'est qu'un abruti de première catégorie ! Je ne peux pas être dans un tel état à cause de lui ! Mon Dieu SVP, faites que je sois lesbienne et que ce soit la fille qui… Désolée de vous mêlée à ça, mon dieu. Pendant que j'ai une main dans ma culotte en plus ! Elle glissa doucement sa main sous le tissu et se caressa délicatement. Les gémissements d'à coté se firent plus pressés, la copine de Malefoy s'approchant de l'orgasme. Mais pourquoi ne l'entendait-elle pas ? Il ne ressent tellement plus rien que même le sexe le laisse de marbre ! Et pourquoi je veux l'entendre d'abord ? Je m'en fiche de lui ! C'est la situation qui m'excite. Pas Malefoy ! Ça pourrait être n'importe qui d'autre… Alors pourquoi est ce que je rêve de Malefoy ? Le cri de jouissance de la copine de Malefoy annonça la fin de leur partie de jambes en l'air et sortit Sévélia de ses pensées folles. Elle enleva sa main de son entre jambe humide, plus honteuse que jamais. Pas autant de ce qu'elle avait fait, car ce n'était pas la première fois, mais de l'objet de son plaisir.
Elle resta assise quelques instants pour se calmer, tentant de retrouver son souffle. La porte de la chambre de Malefoy s'ouvrit et une fille en sortit. Sévélia reconnue Maria Gomez, de serpentard. Malefoy sortit quelques secondes plus tard.
« Tu écoutais ? » remarqua-t-il avec un rire railleur en la voyant installée.
Elle l'observa, il était dans l'embrasure de la porte, ne portant qu'un boxer bleu. Elle se sentit rougir. Il ferma la porte derrière lui et s'approcha d'elle. Elle rassembla ses affaires et se dirigea vers sa chambre.
Il fut plus rapide qu'elle et la bloqua à quelques mètres de la porte. Il l'embrassa, mais son baiser n'avait rien du précédent. Nathanaël l'embrassait durement, brusquement, sans se soucier réellement d'elle. Il glissa sa main sous la jupe de la jeune fille, et glissa un doigt sous sa culotte.
« Vu ton état, je suppose que tu as écouté. »
Il la plaqua plus violemment, ne se souciant pas de ses cris :
« Malefoy, arrêtes ! Tu me fais mal ! »
Il prit les deux poignets de Sévélia dans une de ses mains et les releva au dessus de sa tête. Il déchira sa culotte d'un mouvement brusque et commença à la caresser. Contrairement à ce qu'elle avait espéré, elle n'en éprouva aucun plaisir.
Elle sentait les larmes se bousculer derrière ses paupières. Pas comme ça… Pas ce soir… Avec toi… Mais pas maintenant, je t'en pris.
Il l'embrassa une fois encore, les larmes de Sévélia commencèrent à couler.
Le goût salé de la bouche de Sévélia le surprit. Il releva les yeux vers elle et vit les larmes dégringolant sur les joues rouges de la jeune fille.
Il s'éloigna brusquement d'elle, comme touché par une décharge électrique et la laissa s'écroulée sur le sol, massant ses poignets endoloris.
Nathanaël serra les dents en l'observant.
« Je… Je suis… désolé… »
Il eut envie d'ajouter « Je ne sais pas ce qu'il m'a pris » mais savait que ce serait hypocrite de sa part. Si, je sais… Tu es magnifique et tu oses m'envoyer sur les roses, ce que personne ne fait en général… Et il y a plus d'émotions dans un seul de tes regards qu'il y en a dans toute ma vie. Mais je ne t'aime pas, tu as du sang impur et ignoble de ta race. Je te détruirais si tu tentes de me changer. Et puis pourquoi pleures-tu ? Si tu te caressais en m'écoutant, pourquoi ne voudrais-tu pas de moi ? Ta virginité te rend capricieuse… Et puis pourquoi me suis je arrêté ? Je ne veux pas te faire de mal… Juste me faire du bien.
Il s'approcha lentement, laissant son orgueil et ses pensées derrière lui. Elle recula un peu. Il se rapprocha d'avantage et la prit dans ses bras, puis la souleva. Elle se blottit contre son torse glacé. Il ouvrit la porte de la chambre de Sévélia d'un coup de pied et la déposa sur son lit. Il commença à sortir mais la voix de Sévélia l'arrêta :
« Reste avec moi… » Murmura t-elle, si bas qu'il faillit ne pas l'entendre.
Il se blottit contre la peau brûlante de Sévélia, la serra très fort contre son torse et la laissa s'endormir.
Quand il fut certain qu'elle dormait, il chuchota à son oreille ce qu'il n'avait jamais pensé dire un jour :
« C'est fou l'effet que tu me fais. »
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Quand Sévélia ouvrit les yeux, le lendemain, Malefoy était là et elle en fut agréablement surprise. Elle observa l'ange qui avait partagé son lit. Ses cheveux blonds tombaient négligemment devant son visage d'albâtre et ses joues étaient légèrement rosies par la chaleur des draps. Son torse sculptural était exposé devant les yeux curieux de la jeune fille qui ne pouvait détacher son regard de cette homme si parfait. La main gauche du jeune homme était posée sur son ventre. Elle la caressa et Nathanaël frémit. Elle se dégagea des draps et passa quelques minutes à l'observer. Si calme, Malefoy semblait avoir à peine dix ans. Le mépris et l'animosité qui se dégageaient de lui habituellement avaient disparu. Elle sortit du lit, de peur d'être surprise en train de le dévisager. Il grogna doucement, remarquant son départ et se rendormit.
Elle se doucha, se changea et revint rapidement dans sa chambre. La déception fut lisible sur ses traits quand elle remarqua son lit vide. Elle avait espéré, stupide adolescente qu'elle était, qu'après cette nuit, ils auraient pu… Qu'est ce que j'ai cru finalement ? Qu'il éprouverait quelque chose pour moi ? N'importe quoi ! Il ne m'a pas violé juste parce que faire ça avec une sang de bourbe l'aurait répugné…Mais ça n'a rien à voir avec de l'amour, ni de l'amitié. Juste du dégoût… Elle observa ses poignets. Les doigts du garçon y avaient laissé des marques bleutées.
Elle sortit de sa chambre. Malefoy était devant la fenêtre de leur salle commune. Un hibou cognait son bec contre la vitre. L'adolescent grogna, de mauvaise humeur.
« Je crois que c'est pour toi ! »
Il avait l'air en colère, pour une raison inexplicable. Il était en colère contre lui même. De ce qui s'était passé cette nuit. Il était allé trop loin, il s'en rendait compte. Mais peut être que finalement, s'il était allé jusqu'au bout, le désir qu'il éprouvait devant la jeune fille serait moins puissant. Après tout, avait-on déjà vu un Malefoy aimer ?
Sévélia s'approcha de la fenêtre et l'ouvrit. Malefoy s'éloigna d'elle. Autant ne pas trop se tenter, songea t-il. Elle lui sourit timidement en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille. Pourquoi faut-il qu'elle soit si… attirante ? C'est une sang de bourbe ! Une sale Sang de bourbe ! Mon dieu pourquoi faut-il qu'elle soit si sensuelle ? Je t'en pris, Granger ! Arrêtes de jouer avec tes cheveux, tu me stresses ! Et puis tu n'es pas si belle finalement, tu as les cheveux gras, des dents de lapins et… Non, tes cheveux sont lisses et doux. Tes dents te donnent un air enfantin qui te rend si… Là, je délire ! Il sortit de la pièce, sans un regard pour Sévélia. Elle lui tira la langue, dans un accès de gaminerie qu'il ne perçut pas. Elle prit la lettre au hibou qui commençait à s'impatienter, puis déplia le parchemin, reconnaissant l'écriture de sa mère.
Mon ange,
Je suis sincèrement désolée… Je me doutais que tu allais le rencontrer, mais je ne l'ai pleinement réalisé qu'après avoir lu ta lettre. J'ai eu un peu de mal à imaginer le professeur Rogue comme tu l'as décris. Car je ne l'ai vu qu'une fois attentionné et doux. Mais je suis heureuse que tu t'entendes avec lui.
Je suis si fière que tu sois préfète. Essaie d'être objective et de régler les problèmes de tous.
Cela m'étonne beaucoup que tu sois à Serpentard. Je ne t'imaginais qu'à Gryffondor.
Venons en au cas Malefoy. S'il tente quoi que ce soit d'étrange ou tente de te faire du mal, parle en à quelqu'un ou écris moi rapidement. Car, sans vouloir t'inquiéter, Drago Malefoy violait les filles qui -selon lui- lui manquaient de respect.
Je commence à me demander si t'envoyer à Poudlard était une bonne idée, étant donné tout ce qui s'y passe toujours.
Fais attention à toi, je t'aime,
Ta vieille maman qui s'inquiète.
Sévélia relu la lettre plusieurs fois, en espérant y trouver autre chose qui l'aiderait réellement. Mais la lettre l'inquiétait davantage.
Et si Nathanaël était comme son père ?
Il s'était arrêté la veille, mais saurait-il le faire la prochaine fois ?
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L'hiver arriva plus tôt que les autres années. La neige recouvrait les toits de Poudlard et les arbres de la forêt interdite à la mi novembre.
Le premier match de Quidditch opposa les Serpentard aux Serdaigle.
Nathanaël, en bon fils à papa, était attrapeur et il se cassa le bras en tombant de son balai. Il réussit tout de même à attraper de vif d'or avant la chute.
Toutes les élèves se collèrent encore plus à lui que d'habitude pour -soit disant- l'aider à porter son sac. Il n'avait pas l'air de s'en plaindre et disparaissait souvent pendant quelques heures accompagné d'une fille. Les blondes avaient l'air d'être ses favorites.
Sévélia l'évitait le plus possible. Voir des mannequins accrochés à ses bras la dégoûtait.
Les gémissements se faisaient de plus en plus fréquents, comme si le feu de cheminée ne suffisait plus à réchauffer le beau blond. S'il s'était contenté d'une fille par nuit au début de l'année, à cette période, on aurait pu croire à un défilé. Sévélia trouvait souvent des vêtements sur le sol de leur salle commune. Ou il apparaissait, un air triomphant sur le visage, observait Sévélia, qui était toujours plongée dans ses bouquins. Il n'était pas rare qu'il lui adresse un sourire narquois ou une remarque du genre « La dernière fois ne t'a pas suffit ? », « Toujours pas de petit copain ? », ou « Sang de Bourbe travaille toujours ? Tu ressembles à un elfe de maison. »
Elle ne prenait plus la peine de répondre tant elle le trouvait stupide.
D'ailleurs, elle aurait arrêté de le trouver si attirant si l'hiver n'avait pas eut un tel impact sur lui.
Ses cheveux avaient beaucoup poussés depuis septembre et il était obligé de glisser sa main dedans pour dégager son visage. Cela ne servait pas à grand chose car les cheveux retombaient quelques secondes après, mais Sévélia ne pouvait s'empêcher d'observer ce geste si…sexy. Ses yeux devenaient de plus en plus clairs et sa peau également. Les entraînements de quidditch avaient renforcés sa musculature. Bref, il était de plus en plus beau… et il le savait.
Rogue et Sévélia passaient de nombreuses heures dans les appartements du professeur. Ils avaient beaucoup de temps à rattraper. Tous les sujets ou presque ayant été définitivement explorés, Sévélia comprit qu'une discussion sur sa mère s'imposait.
« Papa… Comment… ça s'est passé entre toi et maman ? »
Rogue observa sa fille, dépité. Il ne s'était pas attendu à avoir ce genre de discussion avec elle. Et surtout, comment pouvait-il lui expliquer ?
« Euh…disons que c'est arrivé très rapidement… »
La jeune fille sourit, émue devant l'incompétence de son père. Pas très doué le papa sur ce coup là !
« Je sais comment je suis arrivé, t'inquiète… Je suis pas inexpérimentée à ce point… Mais comment est-ce arrivé ? »
Le professeur observa ses pieds, gêné.
« En retenu. »
Sévélia retint un rire. C'était si étrange. Elle s'était imaginé que ça c'était passé en dehors de Poudlard.
« Comme ça, tout d'un coup ? Ou tu avais tout organisé ? »
Rogue regarda sa fille, surprit. Il ne se souvenait pas d'avoir posé ce genre de questions. D'ailleurs, pour lui, à seize ans, le sexe n'était qu'un mot dans le dictionnaire. Puis, il repensa à son filleul. Les jeunes n'était plus les mêmes. Nathanaël avait l'air bizarre ces temps ci, autant sur ce point là que sur le reste. Son parrain le soupçonnait de vouloir battre un record de coups sans lendemain.
« Papa ? »
Rogue se concentra sur la discussion.
« Non, c'est arrivé comme ça… Nous étions en période de stress… Et puis, c'était comme si rien ne s'était passé… Enfin, jusqu'à ce que tu arrives. Ton existence change tout…
-Et c'est mal ? » L'interrogea t-elle.
Son père lui sourit tendrement. Le genre de sourire destiné uniquement à sa fille et à Nathanaël.
« Pas du tout… sauf que je te vois comme une enfant de deux mois et non comme une adolescente de seize ans et demi… J'avais perdu tout espoir de fonder une famille un jour et maintenant tu es là ! J'ai l'impression d'être sur Terre pour une raison désormais… » Lui avoua t-il.
Elle sourit, les larmes perlant au coin de ses yeux. Elle tentait de savoir ce qu'il pensait de son arrivée si inattendue et il venait de le lui dire, lui cédant un peu plus de place dans sa vie.
« Je ferais mieux d'aller me coucher. Il ne faudrait pas que je sois fatiguée demain matin pour mon cours de potions… Le prof est horrible…
-A ce point ? Osa t-il demander.
-L'humour, ça existe dans ton monde ? »
Il l'embrassa sur le front pour seule réponse et la poussa vers la porte.
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Une ballade à Pré-au-lard fut organisée environ une semaine avant Noël.
Sévélia décida d'y aller pour trouver des cadeaux pour sa mère, pour Sirius et -si elle y arrivait- pour son père. Elle quitterait Poudlard, le lendemain pour les vacances de Noël, et avait envie d'inviter son père à l'accompagner. Mais elle avait peur de ce qu'il se passerait entre ses parents s'ils se revoyaient. Et son père avait des réactions si excessives parfois qu'elle craignait qu'il refuse.
Elle regardait les vitrines d'un magasin d'antiquités quand Nathanaël la repéra.
Elle s'était maquillée pour une fois et ça lui allait bien. Son écharpe de couleur rouge s'enroulait autour de son cou et couvrait presque son nez. Ses cheveux noirs descendaient en cascade jusqu'au bas de ses reins et les décorations de Noël les illuminaient, les rendant encore plus brillants que d'ordinaire.
Elle était tout simplement magnifique.
Il la contempla quelques instants puis recommença à marcher dans la neige quand elle retourna, sentant un regard dans sa nuque.
Il voulait lui offrir quelque chose… n'importe quoi, mais il voulait lui faire plaisir.
Pour quoi faire ? Depuis quand faire plaisir à une sang de bourbe est l'une de mes préoccupations ? Enfin, peut-être est ce juste pour qu'elle me cède… Pourquoi voudrai-je qu'elle me cède après tout ?
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Le lendemain matin, Sévélia remarqua immédiatement qu'une forme étrange posait au bas de son lit. Elle se leva brusquement, ayant peur qu'il s'agisse du chien de la dernière fois.
C'était bien un chien. Un labrador blond en plus. Une jolie petite peluche de 20cm tout au plus. Elle la prit tout doucement. On aurait dit un vrai. Une enveloppe avait été scotchée sous son ventre. Elle l'arracha lentement, prenant garde à ne pas prendre les poils du labrador. Elle l'ouvrit, les mains tremblantes. Un pendentif doré tomba dans sa paume. Un chien. Elle le mit directement, la peluche toujours dans ses bras. Elle déplia le morceau de parchemin qui se trouvait dans l'enveloppe et lu.
Noël en avance, un cadeau pour le jour, un pour la nuit. En espérant remplacer la peluche un jour… Tu es la fille la plus magnifique et sensuelle que je n'ai jamais vu de ma vie et je prie pour passer une nuit dans tes draps, ou plutôt dans tes bras. C'est fou l'effet que tu me fais, rappelles toi.
Le chien.
Sévélia était obsédée par l'identité de ce chien, ce matin là. Mais l'invitation qu'elle devait faire à son père l'inquiétait d'avantage. Elle se dirigea vers son bureau après avoir prit une douche.
« Papa ? »
Rogue était assis à son bureau et corrigeait des copies qu'il avait l'air de trouver médiocre.
« Tu aurais pu travailler d'avantage pour ce devoir… Je n'ai pas pu te mettre Optimal.
-Pas grave… J'ai d'autres soucis en tête en ce moment. »
Il leva brusquement ses yeux des feuilles et demanda :
« Quelque chose ne va pas ? »
Il était devenu père tard, mais il apprennait vite à s'inquiéter. Elle grimaça.
« Pas pour ça que je suis là… Je me demandais ce que tu faisais pour Noël ? »
Rogue lâcha son stylo sous l'effet de la surprise.
« Euh… Je reste ici, je présume. »
Elle s'approcha de lui et s'assit sur la chaise qui faisait face au professeur.
« Tu voudrais pas venir avec moi pour Noël ? Murmura t-elle.
-Ta mère est d'accord ? S'étonna t-il
-Bien sur ! » Mentit elle.
Sa mère serait sans doute surprise, mais pas en colère. Elle n'était que très rarement énervée.
Son père sourit discrètement, sans remarquer que sa fille lui avait menti. Ce serait la première fois depuis bien longtemps qu'il passerait Noël en dehors de Poudlard.
« Alors, je suis d'accord. »
Elle sauta de joie de son siège.
« Cool ! On part à 17h ! »
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Sévélia préparait ses bagages quand Malefoy entra dans la salle commune.
Elle se leva doucement en tirant sur son sac. Elle avait du mal, et le baguage ne bougea que d'à peine quelques centimètres. Malefoy la regarda se débattre avec pitié.
« Besoin d'aide, Sang de Bourbe ? »
Elle se sentit affreusement stupide. D'un geste rapide et fin, il prit la lanière de son sac et l'avança vers la porte, sans difficultés apparentes. Sévélia le suivit en regardant, plus que ne l'autorisait la courtoisie, le dos et les fesses du jeune apollon. Pas mal aussi de ce coté là. Elle avait essayé en vain de lui trouver un défaut physique.
Elle tripotait son tout nouveau collier, l'identité du chien étant devenue sa principale occupation.
Malefoy mit la valise à l'entrée de la chambre, il la regardait étrangement.
« Joli collier, Granger. Aussi joli que celle qui le porte. »
Par Merlin ! Je viens de lui faire un compliment ! Je deviens fou !
Elle se sentit rougir.
Il s'approcha d'elle et l'enlaça. Il glissa sa tête dans son cou, comme la première fois. Elle avait changé de parfum : fraise. Les plus câlines. Il glissa ses mains dans son dos, sous son t-shirt. Elle frissonna sous les mains glacées de Malefoy. Il embrassa son cou, en la serrant plus fort. Il descendit plus bas, effleurant la chaîne du collier de ses lèvres si douces. Elle étouffa un soupir. Elle s'écarta de lui, et enleva délicatement son propre t-shirt. Il sourit en découvrant son soutien gorge et se rapprocha d'elle en recommençant à embrasser son cou. Elle glissa sa main dans les cheveux soyeux de son ange. Il effleura le soutien gorge pour l'inciter à s'en débarrasser. Ce qu'elle s'empressa de faire. Petits mais fermes… Je deviens fou en répondant à ce genre d'attentes… Pourquoi est ce que je ne me contente pas d'une de ces garces qui m'occupent d'habitudes ? Elle est si… Mais la jeune fille qui se collait contre son torse lui fit perdre le fil de ses pensées. Il se baissa et embrassa délicatement ses tétons gonflées par le plaisir. Il passa sa langue sur ses seins et elle ne put retenir un gémissement. Il continua à l'embrasser, attendant qu'elle en fasse plus. Il savait que cette fois, il ne pourrait faire plus que ce qu'elle voulait. Elle menait le jeu et elle le menait bien. Elle le poussa dans sa chambre et s'allongea sur son lit, l'invitant à le suivre. Il s'installa au dessus d'elle en l'embrassant.
« Tu me rends fou. » Chuchota t-il.
Elle le poussa pour se mettre au dessus de lui.
« Ça, j'ai remarqué ! » répliqua t elle en lui donnant un coup de hanches.
Elle l'aida à déboutonner sa chemise, en l'embrassant langoureusement. Elle était dans un état second, et avait l'impression de ne plus savoir ce qu'elle faisait… Elle posa ses lèvres sur le torse musclé du jeune homme, quand il fut -enfin- débarrassé de sa chemise.
Elle défit le bouton de son pantalon en embrassant son nombril. Il enroulait les cheveux de la jeune fille autour de ses doigts. Si elle ne s'arrêtait pas là, il ne se retiendrait pas longtemps. Elle fit doucement courir ses doigts sur la braguette du jeune homme. C'était sûrement la première fois qu'il ne menait pas la danse, et ça multiplier son désir.
Elle se releva et fit glisser le pantalon du garçon jusqu'à qu'il tombe à ses pieds. Il lui retira sa jupe. Son boxer noir contrastait avec sa peau si pâle. Le caleçon de Nathanaël était déformé par son érection proéminente.
Il hésita quelques instants à lui enlever son boxer.
« Tu es sure de toi ? »
Elle commença à lui enlever son caleçon pour lui répondre. C'était on ne peut plus clair.
Et c'est à ce moment là… Que quelqu'un frappa à la porte.
« Sévélia ? Je peux rentrer ? » Questionna Rogue.
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Bisous bisous. Reviews Reviews.
Bewitch _ Tales
