Attirance Hors-Norme. Partie 3.

Chapitre 7 - partie 2 : FrOid.
Chapitre 8 : Noël.
Chapitre 9 : UtilisatiOn de la main droite.
Chapitre 10 : L'anguille dans la grotte.
Chapitre 11 : Que veux-tu que je te dise ?

°¤_¤°

°¤_¤°

« Sévélia ? Je peux entrer ? » Questionna Rogue.

Sévélia leva les yeux au ciel, poussa un soupir de frustration et jeta un coup d'œil à Nathanaël. Il avait l'air plus en colère que gêné. La voix de Rogue avait eu un effet radical sur son érection.

Sévélia descendit rapidement en répondant à son père.

« Deux minutes, je sors de la douche ! Attends ! »

Elle ouvrit la porte de son armoire, en sortit un peignoir et l'enfila.

« Entre là dedans ! » ordonna t-elle à Nathanaël.

Ce dernier prit sa chemise qui traînait au sol et entra dans l'armoire. Sévélia l'embrassa avant de l'enfermer. Sa culotte était trempée et elle s'en voulait de quitter Poudlard tout à coup. Elle alla ouvrir à son père, les joues rougies par la gêne. Son père la regarda de haut en bas, les yeux écarquillés.

« Il est 17h30… Tu n'es pas prêtes, je supposes ? »

Elle grimaça alors qu'il entrait dans la chambre. Elle remarqua qu'il s'était mis sur son 31. Il était rasé de près, et sortait de chez le coiffeur. Il s'était mis de l'eau de colonne, et portait une chemise propre.

Elle se retint de rire.

« Je vais m'habiller. Je reviens tout de suite ! »

Elle fila dans la salle de bain, avec un regard vers l'armoire. Son père en profita pour observer la chambre. Un coin de la pièce était entièrement occupé par des livres, des parchemins et des plumes et il se rappela de l'insupportable Miss je sais tout qu'était Hermione. La chambre était incroyablement propre hormis un t-shirt, une jupe, un soutien gorge et un pantalon qui traînaient par terre.

Un pantalon ?

Rogue s'avança vers le lit de sa fille.

Dans l'armoire, Nathanaël avait du mal à respirer. Claustrophobie. Il avala difficilement sa salive. Quel idiot était-il d'avoir oublié son pantalon. Et quel dommage qu'ils n'aient pas pu finir ce qu'ils avaient commencé. C'était la première fois de sa vie que son désir avait été contrôlé par autre chose que son pénis. C'était le genre de fille qui vous hantait toute votre vie quand votre désir n'avait pas été assouvi. Il repensa aux baisers que Sévélia déposait sur son torse et son nombril. A cet instant précis, il détestait son parrain.

Rogue prit le pantalon qui traînait et le défroissa. Un serpent était cousu à la ceinture. La mère de Nathanaël en brodait sur tous les vêtements de sa famille.

Nathanaël commençait à vraiment manquer d'air et à voir flou.

C'est là que Sévélia fit son apparition, vêtue d'une jupe en jean assez courte et d'un débardeur blanc.

« Qu'est ce que tu fais ? demanda t-elle à son père.

-Tu portes souvent les jeans de ton colocataire ou il est venu dans ta chambre tout seul ? »

Sévélia rougit. Mentir à sa mère était devenu une habitude mais pour son père… C'était une autre histoire.

« J'ai renversé de l'encre dessus hier, alors je l'ai lavé. Tu sais comment est Nathanaël, il s'énerverait sûrement si…

-Depuis quand l'appelles-tu Nathanaël ? »

Sévélia s'insulta intérieurement.

« Ça fait stupide de dire Malefoy en considérant que c'est ton filleul et tu es mon père… Enfin, il est tard, on ferait mieux d'y aller, maman est hyper stressée. »

Le père acquiesça en observant l'armoire qui avait légèrement tremblé. Il commença à sortir pendant que Malefoy s'étouffait presque. Sévélia promit.

« Papa, je te rejoins tout de suite, deux minutes ! »

Elle ferma la porte derrière son père et ouvrit la porte de l'armoire.

Le Nathanaël qui en sortit était totalement différent de celui qui y était entré. Ses cheveux collés à son front, ses lèvres étaient bleutées et il était encore plus pâle que d'habitude.

Sévélia le fit sortir de l'armoire, un air inquiet sur le visage.

« Ça va ?

-Mmm… ça va… besoin d'air…

-Bouche à bouche ? » Ronronna t-elle.

Il pensa : Non, Tête à queue. Il sourit très légèrement et inspira profondément, reprenant rapidement quelques couleurs.

« On a faillit se faire repérer. »

Elle rit et l'embrassa.

« Mr Malefoy aurait-il une peur cachée ?

-Claustro… ne te moques pas. » Grogna t-il.

Elle rit… intérieurement. Savoir que quelqu'un comme lui pouvait avait avoir peur la toucha, sans qu'elle puisse expliquer pourquoi. Elle l'embrassa passionnément en plaquant ses mains sur son torse.

« Tu va me manquer…

-Joyeux Noël. Ce collier est vraiment magnifique sur toi. »

Il l'embrassa une dernière fois avant de la laisser sortir.

Quand elle fut près de la porte, il jeta un coup d'œil à ses jambes et chuchota :

« J'ai toujours eu bon goût. »

Et je ne parle pas que de toi, Sévélia…

°¤_¤°

Sévélia et Rogue arrivèrent chez Hermione, légèrement en retard. Rogue regarda sa fille, un air désespéré sur le visage.

« Tu est sûre que c'est une bonne idée ?

-Bien sur ! Euh… si maman a l'air surprise, c'est normal… Elle ne sait pas que tu viens ! »

Elle sonna à la porte sans observer la réaction de son père qui avait l'air d'avoir reçu un cognard en pleine tête.

Des pas se firent entendre dans l'escalier et la porte s'ouvrit brusquement.

« Sirius !? »

Le Sirius en question enlaça sa filleule, un grand sourire sur les lèvres. Un sourire qui se fana immédiatement quand il vu qui l'accompagnait.

« Qu'est qu'il fait là, lui ? »

Hermione apparut alors derrière Sirius. Elle enlaça sa fille. Elle avait l'impression qu'un siècle avait passé depuis la dernière fois où elles s'étaient vues. Puis elle vu Rogue, son ancien professeur, son amant d'une nuit, le père de sa fille. Sévélia se sentit idiote. Elle avait entendu parler de la haine entre Sirius et son père et craignait que ça tourne mal.

« On peut rentrer ? «

Sa mère sourit en retenant Sirius par le bras ayant peur qu'il morde Rogue. Sévélia entra dans la maison, suivit de Rogue, qui salua Hermione uniquement. Le maître des Potions se sentait stupide d'avoir accepter l'invitation. Hermione avait tant changé. Elle n'avait plus rien de l'adolescente fluette qu'elle était autrefois.

Ses cheveux étaient restés les mêmes. Elle avait un visage plus rond et doux : un visage de mère. Quelques rides d'expression marquaient son visage, mais c'était tout. Elle avait grandi de quelques centimètres. Sa grossesse l'avait transformée : plus de poitrine et de hanches, mais sans être grosse. Elle était très belle. Si belle que Rogue regretta de ne pas avoir été présent pendant ces 17 années.

Sirius grognait presque. Hermione lui jeta un regard meurtrier, prit une grande bouffé d'air frais et l'informa :

« Le professeur Rogue est le père de Sévélia, alors je te prierais d'être gentil et d'aller rallumer le feu. Il fait froid.»

Sirius surprit par son ton, commença à sortir de l'entrée pour aller dans le salon, mais se ravisa.

« C'est le père de Sévélia ?

-Oui !

-Mais… Sévélia est ta fille ?

-Oui Sirius !

-Mais, alors ça veut dire que toi et ce… avaient… ?

-Je suppose que tu sais comment on fait les enfants, Sirius ? Cela répond donc à ta question. »

Sirius avait l'air d'avoir avalé un elfe de maison entier. Hermione lui sourit gentiment, pour lui proposer de quittait la pièce. Il sortit. Hermione soupira :

« Il doit vieillir… Ma puce, tu peux sortir deux secondes ? Pattenrond aurait besoin d'un câlin !

-Maman, dit moi juste que vous voulez parler, ça ira plus vite. »

Hermione leva les yeux au ciel devant l'insolence de sa fille qui sortait de la pièce. Elle regarda discrètement Rogue qui lui sourit, gêné.

« Pourquoi ne m'as tu pas que tu était enceinte ?

-C'était exclu, et vous… tu le sais. Répondit elle, surprise qu'il aborde si vite le sujet. Et puis, qu'aurait-tu fais ? On se connaissait à peine tous les deux. »

Il soupira.

« Elle te ressemble beaucoup…

-Miss je sais tout ? »

Il acquiesça, surprise qu'elle se souvienne de ce stupide surnom. Peut être l'avait-il plus toucher qu'il ne le croyait à l'époque.

« Désolé d'être arrivé comme ça… Elle m'avait dit que tu était d'accord. Et je l'ai cru… »

Elle ne fut pas surprise du mensonge de cette dernière.

« Je me suis beaucoup inquiétée pour Malefoy. C'est ton filleul, non ? Si je lui demande ce qui c'est passé, elle va encore dire que je la surprotége !

- J'ai l'impression que c'est réglé… Il faudra tout de même que j'ai une petite discussion avec Nathanaël, enfin avec Malefoy… »

°¤_¤°

Sirius partit le lendemain, ne pouvant plus supporter Rogue. Celui-ci tentait par tous les moyens d'être discret, mais pour Sirius, c'était insuffisant… bien évidemment… de plus, il avait soit disant besoin de discuter avec Lupin.

Les cinq jours de veille de Noël de déroulèrent sans encombre. La neige tombait presque tout le temps et il leur était presque impossible de sortir. Hermione avait des discussions ennuyeuses à mourir avec Rogue sur les potions, les sortilèges et autres…

La veille de Noël, Severus retourna à Poudlard, Dumbledore avait besoin de lui. Hermione pensa qu'une discussion sur le fils Malefoy devenait obligatoire.

« Ça s'est fini comment, cette histoire avec Malefoy ?

(-Sur un lit…)

-Oh… plutôt bien, enfin, on s'évite…

-Il n'a rien tenté de violent sur toi ?

(-Si, mais il s'est vite fait pardonné.)

-Non. Rien.

-Il n'a rien fait qui puisse t'humilier ?

(-Si tout le temps, mais ce n'est pas un Malefoy pour rien !)

-Non, maman. Rien.

-Ma chérie, commença Hermione, je sais que…en ce moment… tu as peut-être des envies, des pulsions qui te donnent envie de faire certaines choses et…

-Tu me parle de sexe ou je rêve ? demanda Sévélia.

-Je suis sérieuse, Sévélia ! Non, ce que je veux te dire, c'est que... tu ne devrais pas obéir à ces pulsions. Ce n'est pas de l'amour, juste de l'attirance physique qui fait que tu peux désirer le corps d'un autre, sans pour autant ressentir quelque chose pour lui.

-Tu es un peu mal placée pour parler, répliqua Sévélia. Et puis quel rapport avec Natha… euh avec Malefoy ?

-Tu m'as bien dit qu'il était beau ?

-Et alors ? Je trouve bien Diego Luna beau, je coucherais pas avec lui pour autant… Enfin, si je réfléchis bien… peut être qu'après tout…

-Sévélia ! Tu peux être sérieuse cinq minutes ?

-Ok ! Nathanaël est le mec le plus sexy que j'ai jamais vu de ma vie… Il a cette façon de lécher ses lèvres quand il a fini son repas, ou de glisser sa main dans ses cheveux pour se dégager le visage… bref il me fait craquer physiquement. Mais il est aussi méprisant, orgueilleux, hautain, bref, il m'insupporte. Alors, ne te fais pas de soucis, d'accord ? »

Hermione acquiesça, pas tout a fait rassurée.

°¤_¤°

« Je peux l'ouvrir ?

-Dans 3…2…1… Ouvrez vos cadeaux ! »

Rogue sourit en voyant la pile de cadeaux accumulés sur les genoux de sa fille : bijoux, CD, livres... Il lui avait offert son exemplaire du « Manuel avancé de préparation en potions » de Libabus Borage. Il lui avait servi pendant toute sa scolarité et il y avait mis des conseils personnels. Harry Potter l'avait utilisé pendant sa sixième année à Poudlard et Hermione grimaça en le reconnaissant.

Sévélia eut l'air ravie. Il offrit un collier à hermione. Un collier incrusté de pierre verte, censé repoussé le malheur.

Plus tard dans la cuisine, Hermione lui dit.

« Tu l'a gâté, dis donc. Trois cadeaux ! C'est pour rattraper le temps perdu ?

- Je ne lui ai offert que le livre !

- Mais... et le collier et, la peluche avec laquelle elle dort ?

- De quoi parles tu ? »

A l'évidence, il n'y comprenait rien. Sévélia entra dans la cuisine. Hermione la regardait, un air suspect sur le visage.

« Qui t'as offert le chien et le collier ?

- Je ne sais pas, et ce n'était pas signé, enfin... si. C'était signé 'Le chien', répondit elle.

Rogue sursauta.

« Quel genre de chien ?

-Un labrador blond »

Rogue serra les dents. Pantalon. Armoire. Chien. C'était trop de coïncidences pour réellement en être.

°¤_¤°

Les vacances de Noël passèrent à une vitesse alarmante.

Sévélia s'ennuyait un peu de Poudlard, tant les discussions de ses parents étaient sans intérêt : potion, école, sorts…

Elle se retrouva à Poudlard si rapidement qu'elle crut ne jamais être parti.

Le désir de revoir Nathanaël était plus puissant que la tristesse de quitter sa mère.

Sévélia était dans les toilettes des filles quand elle entendit une conversation qui allait rapidement modifier ses intentions envers Malefoy.

Une certaine Maria Gomez discutait avec Vickie Crabbe devant les miroirs alors que Sévélia était dans l'une des cabines.

Maria Gomez se peinturlurait de maquillages comme d'habitude, alors que Vickie la regardait, l'admirant presque.

« Tu l'aurais vu ! Commença Maria. Il était parfait. C'est dingue. Il est simplement le meilleur coup de ma vie. Et je ne suis pas prête à le lâcher ! Malefoy est une vraie bête ! Je n'ai jamais autant eu d'orgasmes!

-Tu veux dire qu'il est mieux que Davis ?

-Mille fois mieux ! Il embrasse comme un dieu et m'a fait des trucs extraordinaires ! -Elle baissa la voix. J'envie cette petite garce de Sévélia d'être dans son dortoir.

-Pourquoi ? Il n'a pas couché avec elle, quand même ?

-Bien sur que si ! Il s'en vantait la dernière fois. Elle n'est pas si bonne que ça ! C'est ce qu'il a dit à Zabini. Et Patty m'a dit qu'elle les a vu faire à la bibliothèque. Et puis c'est clair que cette sale sang de bourbe craque pour lui ! Elle bave presque à chaque fois qu'elle le voit.

-C'est sur ! Il la mettra enceinte comme son père avait mis enceinte la petite Parvati et se débarrassera d'elle. Il doit bien se foutre d'elle. »

Sévélia respira un bon coup avant de fondre en larmes. Ce garçon avait décidément un don pour la faire pleurer.

Elle revit Malefoy le soir même de son retour à Poudlard. Il entra dans la salle commune, clean pour une fois.

« Sévélia ! T'es revenue ? »

Elle ne prit pas la peine de répondre, et s'enferma dans sa chambre. Elle s'allongea sur son lit, luttant contre son envie de le frapper.

Complètement abasourdi, il la rejoint quelques minutes plus tard.

« J'avais imaginer un autre genre de retrouvailles.

-Moi aussi, figure toi ! répliqua t-elle. Maria est bonne j'espère ? Parce qu'il faudra te contenter d'elle pendant un bon bout de temps. »

Il s'installa près d'elle sur le lit, puis d'un air provocateur, lui annonça.

« C'était pour passer le temps… Rien du tout d'important, même si je t'avoue, qu'effectivement elle est bonne. Et puis, je ne me rappelle pas que nous ayons signés un contrat d'exclusivité tout les deux. Nous ne sommes pas mariés que je sache. »

Il caressa ses cheveux, puis plus tendrement, lui susurra :

« J'ai envie de toi…

- Je t'autorise à te branler en pensant à moi, ça te va ? Et maintenant, sors de ma chambre ! »

La première semaine de reprise de cours fut la plus dure de la vie de Sévélia. Les professeurs commençaient à leur parler des ASPIC. Elle passait son temps entre les cours, ses devoirs, ses révisions, ne prenant le temps de manger que la nuit, en allant voir les elfes de maison, dans les cuisines. Mais elle ne dormait plus.

Nathanaël aussi travaillait beaucoup, s'endormant sur ses bouquins, les cernes violacés s'agrandissant de jour en jour. Il trouvait tout de même le temps de ramener Maria dans son dortoir. Elle était devenue sa petite amie officielle, ce qui donna à la jeune fille un air supérieur. Il ne s'était jamais casé avant et ça étonna tout le monde. Il n'était pas rare de les voir collés l'un contre l'autre comme des limaces. Souvent à la bibliothèque, ce qui dérangeait grandement Sévélia qui y passait presque tout son temps.

Mais Malefoy dépassa les bornes, un samedi soir de Janvier. Quand Sévélia revint dans leur salle commune, Malefoy et Maria était en sous vêtements, sur le canapé. Sévélia tenta de rester impassible.

« Il y a quelque chose que tu ne comprend pas dans SALLE COMMUNE, Malefoy ? »

Nathanaël se redressa, remarquant enfin sa présence, et poussa Maria qui s'écroula sur le sol.

Sévélia leva les yeux au ciel et partit dans sa chambre, remarquant le regard de Malefoy sur son corps.

Peut-être que le désir est moins puissant que l'amour mais il est tout de même assez fort pour me faire du mal. Pourquoi faut il qu'il soit si beau ? Et si sexy ? C'est un Malefoy, un crétin, un inculte, un stupide crâneur, un bellâtre gominé qui fait tourner toutes les têtes, sans pour autant en avoir une… Je dis n'importe quoi ! S'il travaillait plus, il me battrait dans presque tout les cours ! Je suis stupide de pensait autant à lui ! Et d'avoir autant envie de lui… parce que j'ai envie de lui, plus que jamais je n'ai eu envie de quoi que ce soit… Si seulement je n'avais pas entendu cette stupide conversation entre cette garce et Vickie… J'aurais été avec lui, là maintenant, dans ses bras… Elle fut interrompue par des cris provenant de la salle commune des préfets. Elle ne comprit que des brides de conversations mais, elle en entendu assez pour savoir qu'il rompait. Une porte claqua. Quelques minutes plus tard, il frappa à la porte de sa chambre.

« Sévélia ? Je peux entrer ? »

Elle enfonça sa tête dans son oreiller pour ne plus l'entendre. Nathanaël entra dans sa chambre et s'assit près d'elle, sur son lit.

« Tu m'as réellement manqué, tu sais ? Tu es la personne… la femme la plus belle et la plus intelligente que je n'ai jamais rencontré. Mais… je ne suis pas un garçon pour toi…

-Pourquoi ? » Chuchota t-elle en se relevant légèrement.

Ses yeux brillaient de larmes. Il replaça une mèche de cheveux de la jeune fille derrière son oreille.

« Tu es une sang de bourbe et je déteste les gens de ta… race. Et puis les filles d'un soir, ça a toujours été mon truc. En plus, je ne veux pas te faire de mal… et je t'en ferais…

-Je te demande pas de m'épouser… juste de … »

Sa voix se brisa. Il lui sourit et caressa tendrement ses cheveux.

« J'ai envie de toi, Sévélia… je n'ai jamais autant désiré quoi que ce soit… »

Elle l'embrassa.

« Moi non plus… »

Il l'allongea délicatement en l'embrassant avec fougue. Il l'aida à enlever son t-shirt. Cela lui faisait bizarre d'imaginer qu'il était avec Maria, une fille sans intérêt cinq minutes auparavant ; et que maintenant il était avec la fille qui hantait tous ses fantasmes depuis Noël. Il regrettait presque que Maria l'ait déjà déshabillé. Pour lui, rien n'était plus sexy qu'une femme lui enlevant ses vêtements. Il embrassa ses seins après l'avoir débarrassé de son soutien gorge. Elle glissa sa main dans ses cheveux, priant pour que, cette fois si, Rogue n'intervienne pas. Il embrassa son ventre plat, son nombril, fit glisser sa jupe. Il baisa doucement sa cuisse. Elle pensa un long soupir, sentant son entrejambe s'humidifier au contact des lèvres glacés de son amant. Il remonta jusqu'à son visage embrassant toutes les parties de son corps qui -en général- n'appartenait qu'à elle. Nathanaël sentait son érection coincée dans son caleçon. Il avait apprit à se retenir à quinze ans à peine, et savait qu'il pourrait encore se contrôlé. Il glissa un doigt dans le coté de son string. Sévélia l'observa, un air interrogateur sur le visage. Pourquoi ne m'enlève t-il pas ce truc ? Il ne sert plus à rien de toute façon !

« Qu'est ce que tu attends ?

-Ton père… » Soupira t-il.

Elle éclata de rire, et l'embrassa avec passion. Il fit glisser son string le long de ses cuisses… de ses mollets… de ses pieds… et le lança par dessus le lit. Il s'allongea à ses cotés. Elle le débarrassa de son caleçon. Il n'avait jamais été aussi excité … S'il avait déjà fait perdre leur virginité à plusieurs filles, il se rendit compte qu'avec elle, ce serait différent. Elle prit son sexe d'une main et commença alors un long va et vient. Elle l'embrassa tendrement. Il soupira :

« C'est en toi que je veux jouir ! »

Elle le lâcha et s'allongea, l'entraînant contre elle. Elle susurra avec une pointe d'hésitation.

« Prends moi. »

Il l'embrassa lentement en passant sa langue sur ses lèvres. C'est alors qu'il remarqua que son parfum avait encore changé… Il lui était inconnu : un parfum moldu sans doute, mais l'odeur était parfaite, se mariant parfaitement avec la jeune fille. Il sourit de son adorable sourire en coin. Elle écarta lentement les jambes, tremblante d'excitation, prête à l'accueillir, comme elle le rêvait depuis Septembre. Il glissa lentement en elle en l'embrassant. Il n'entra pas complètement, ayant peur de lui faire mal.

« Naël… je suis pas en sucre… »

Il entra entièrement et brusquement, comme pour la punir de ses paroles moqueuses. Mais quelle magnifique punition ! Elle ne put retenir un cri : mélange de bonheur et de douleur. Il s'inquiéta, ayant peur d'avoir été trop brutal.

« Ça va ? »

Elle resserra ses jambes autour de lui. Il prit ça comme un oui.

Il allait et venait en elle, tantôt doucement, tantôt rapidement. Elle gémissait à chaque pénétration, resserrant son étreinte autour de la taille du jeune homme. Quand il sentit qu'il allait jouir, il rapprocha sa bouche de l'oreille de Sévélia et y murmura :

« Je t'aime. »

Ils furent alors tenaillés d'un puissant orgasme, en même temps.

Tous les muscles de leurs corps se contractèrent. Et ils restèrent tout deux, sans bouger, pendant plusieurs secondes. Puis Nathanaël s'écroula sur le coté, un sourire ému sur le visage. Il n'avait jamais ressenti ça. Comme une décharge électrique. Elle respira un grand coup.

« Tu m'aimes ? » demanda t-elle, hésitante.

Il acquiesça.

« Tu en doutes ?

-Un peu… avoua t-elle.

-Je n'ai jamais aimé avant. Mais je n'ai jamais rien senti d'aussi puissant que ce que je ressens pour toi. Je ne sais pas si c'est de l'amour, je n'ai jamais aimé, mais…

-Je t'aime aussi… » Le coupa t-elle.

Sévélia et Nathanaël ne quittèrent pas leur lit jusqu'au lundi matin. Ils firent l'amour tant de fois qu'il furent plus fatigués que jamais.

« Naël… tu crois qu'on doit le dire à mon père et aux autres ?

- Je ne suis pas sûr que ce soit une idée. Du moins pas pour l'instant. »

°¤_¤°

« Nathanaël ? Pourrai-je te parler cinq minutes s'il te plait ? »

La fin du cours de potions du lundi matin rendait Malefoy heureux. Sévélia et lui avaient prévu de se retrouver dans leur salle commune à l'heure du déjeuner. Mais Rogue dérangeait ses plans, comme une certaine fois que Nathanaël préférait oublier.

Il attendit que tout les élèves soit sortit puis retrouva Rogue près de son bureau.

« Salut parrain ! Ça faisait longtemps…

- Je ne veut pas te parler de la pluie et du beau temps ; maugréa Rogue.

- De quoi alors ? demanda Nathanaël, priant intérieurement pour qu'il ne veuille pas parler de Sévélia.

- De Sévélia. »

Nathanaël tiqua légèrement.

« Pourquoi ? L'interrogea t il, se donnant volontairement un air bête.

- Le chien. Répondit simplement Rogue.

- Je te demande pardon ?

- Pourquoi lui as tu offert ces chiens ? Et qu'est ce que ton pantalon faisait dans sa chambre ?

- Je ne vois pas du tout de quoi tu parles ! Et tu m'insultes en pensant que je pourrais offrir quoi que ce soit à une sale sang de bourbe. »

Il s'excusa mentalement auprès de Sévélia. Rogue se tordait sur sa chaise, retenant la colère qui montait en lui. Il n'avait pas du tout confiance en Nathanaël. Et pour cause. Celui ci lui avait tant de fois raconté ses aventures d'un soir, ces choses horribles qui n'avait désormais plus aucun sens. Il avait fait tant de mal à tant de filles, Rogue ne pourrait accepter que ce petit salaud sortes avec sa fille.

« Ne me ment pas ! S'énerva t-il.

- Je ne te mens pas ! Qu'est ce que tu t'imagines ? »

Les yeux de Rogue sortaient presque de leurs orbites. Il avait assez patienté. Il devait savoir ce qu'il se passait.

« Tu t'ais toujours surnommé le chien ! »

Nathanaël, quant à lui, avait un air très calme. Pour l'instant, rien ne pouvait briser son flegme soigneusement étudié.

« Je te répète que je ne vois pas du tout de quoi tu parles ! Répéta t-il.

-Il y a donc un épouvantard dans l'armoire de la chambre de Sévélia, c'est ça ?

Nathanaël serra les dents et marmonna :

« Tu te fais des films ! »

Le ton arrogant du jeune homme déplu fortement à Rogue qui bondit de sa chaise et hurla :

« Ne me parle pas sur ce ton ! Je te connais, Nathanaël ! Tu es un sale petit con ! Tu ne feras pas de mal à Sévélia ! Tu ne sortiras pas avec elle ! Si tu es avec elle, tu lui feras du mal, je le sais ! Je suis certain que tu étais dans cette armoire et que tu lui as offert ces cadeaux ! »

Le flegme de Nathanaël se brisa.

« Qu'est ce que tu veut entendre ? Que je baise ta fille, c'est ça ? »

Le poing de Rogue s'abattit violemment sur le coté du nez de Nathanaël et sur son œil gauche. Quelques gouttes de sang atterrirent sur les parchemins qui reposaient sur le bureau.

Nathanaël se tenait le nez, essayant en vain de retenir les flots de sang qui sortaient de ses narines.

« Oh putain ! T'es devenu dingue ? Je me tire ! »

Il avança rapidement vers la sortie. Rogue l'interpella :

« Si j'apprend qu'il se passe quoi que ce soit entre Sévélia et toi, je t'assure que ça ira très mal pour toi ! »

Nathanaël ne prit pas la peine de répondre. Il parcourut les couloirs menant à l'infirmerie. Il voyait un peu mal de l'œil gauche, et le sang qui l'aveuglait dégoulinait sur sa chemise.

Il s'était laissé emporté, mais les paroles de son parrain l'avaient atteintes plus qu'il ne voulait l'admettre. Il n'avait pas non plus confiance en lui : il allait la faire souffrir, il en était certain… Mais il l'aimait, plus que tout, plus que toutes.

°¤_¤°

« Et il t'a cogné, comme ça, sans raison ? S'étonna Sévélia.

- Il n'a peut être pas apprécier l'expression "baiser" !?

Elle préféra ne plus poser de questions.

« Tu as l'air étrange depuis ce midi… commenta t elle.

- Mon parrain m'a frappé… alors…

- Ce n'est que ça ? Tenta t elle.

- Mon père sais que tu existes » bafouilla t il.

Sévélia ne voyait pas le problème.

« Tu as honte de moi ?

- Non ! Mais… mon père est un ancien mangemort. Lui et rogue s'entendent très bien, vraiment très bien et savoir qu'un ancien mangemort a eu une relation, plutôt intime avec une sang de bourbe… Il aura du mal à accepter. »

Sévélia caressa le nez de Nathanaël, avec douceur. Celui ci grimaça de douleur.

Ils étaient tous deux allongés sur le lit de Nathanaël, nus sous les couvertures vertes et or ornés de serpents.

« Tu veux qu'on arrête de se voir ?

-N'y comptes pas ! » Rugit-il.

Il se glissa sous la couverture et lui embrassa jambes et seins.

°¤_¤°

Bisous bisous. Reviews Reviews.

Bewitch _ Tales