Attirance Hors-Norme. Partie 4.
Chapitre 12 : Non déclaré.
Chapitre 13 : Promesses non tenues...
Chapitre 14 : Excuses.
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Sévélia et Guenièvre se baladaient dans le parc de Poudlard en plein mois de février. L'air glacé faisait trembler Sévélia, alors que le seul fait de parler de Viktor Dubois réchauffait Guenièvre. Viktor était le nouveau petit copain de Guenièvre, le capitaine de l'équipe de quidditch, le fils d'Olivier Dubois. Et Guenièvre était folle de lui, à l'évidence. Sévélia était pressée de retrouver Nathanaël dans leur salle commune. Elle aurait pu faire n'importe quoi pour faire taire Guenièvre. Le sujet Viktor semblait être inépuisable. « Viktor est trop trop sexy ! » « Il embrasse bien ! « « Et il fait de ces trucs… » Elle finissait chaque phrase par des gloussements suraigus. Atroce ! Elle peut pas se taire cinq minutes ? Elle avait parlé de Nathanaël à Guenièvre qui avait posé des question obscènes pendant près d'un quart d'heure : « C'est vrai qu'elle est … grosse ? » « Il s'y prend bien ? » « Il est aussi endurant qu'on le dit ? » Sévélia s'était contenté d'une série de réponses évasives.
C'est alors qu'elles commençaient à rentrer, qu'une ombre noire s'approcha des deux jeunes filles. Sévélia se tourna vers Guenièvre dont les yeux étaient écarquillés par la peur. Elle ne regardait pas l'homme, contrairement à Sévélia, mais le ciel. La marque des ténèbres planait dans le ciel vide d'étoiles. Guenièvre laissa ses larmes couler sur ses joues rosit par le froid. Elle se souvenait des premières années de sa vie où les mangemorts continuaient à terroriser les sorciers. Elle se rappelait de cette marque qui flottait au dessus de sa maison et du corps de sa grand-mère qui reposer sur le sol de la cuisine. Sévélia n'avait pas l'air de se rendre compte de la gravité de la situation. Genièvre saisit son bras et l'entraîna en lui ordonnant de courir. Le saule cogneur ne semblait pas être d'accord pour les laisser passer. Sévélia s'emmêla les pieds dans une des racines qui ressortait et tomba à plat ventre. Guenièvre continua à courir sans un regard pour son amie.
Sévélia essayait désespérément de se relever, mais la peur la paralysait.
Le mangemort découvrit son visage, qui était recouvert d'une capuche noir. Il observa la jeune fille pendant un millième de secondes pour s'assurer qu'il s'agissait bien de celle qu'il cherchait. Elle ressemblait tant à son père qu'aucun doute ne lui était permis. Un sentiment de trahison envahit sournoisement sa poitrine. Comment son meilleur ami, son père de remplacement avait-il pu s'abaisser à engrosser une sang de bourbe ? Son regard dégoutté transperça Sévélia. L'homme respirait le mépris.
« Bonsoir, sale bâtarde de sang de bourbe. »
Sévélia eut la très désagréable impression d'entendre la voix de Nathanaël en plus grave. Elle se retourna sur le sol, ne parvenant pas à se dégager de la racine emmêlée à son pied. Le mangemort ressemblait trait pour trait à Nathanaël, en plus vieux, ridé, plus carré de visage et avec des cheveux beaucoup plus longs. Drago Malefoy.
Ce qui était sûr, c'est qu'il était au courant de son existence, et qu'il n'avait pas l'air ravi.
Il leva sa baguette vers la jeune fille. Cette dernière fouilla sa poche à la recherche de la sienne. Introuvable. Elle remarqua alors le bout de bois, trop bien taillé pour être une simple branche, à un peu plus d'un mètre devant elle. Impossible de l'attraper. Le ricanement amer de Drago brisa le silence du parc. Drago visa la jeune fille :
« Avada… »
Il n'eut pas le temps de finir d'énoncer la formule. Un énorme labrador blond sauta sur lui et le planta ses cros à sa cuisse. Malefoy poussa un cri de douleur et s'écroula sur le sol. Le chien grognait en regardant l'homme. Du sang dégoulinait de sa bouche.
Malefoy leva sa baguette vers le chien, le chien le mordit une deuxième fois au bras.
« Endoloris ! » Hurla Malefoy.
Le chien hurla de douleur, le corps secoué de spasme.
Sévélia observa les yeux du chien. Les mêmes yeux qu'elle voyait à chaque fois qu'un orgasme la saisissait.
« Naël … » murmura t-elle.
Et avec un élan de courage, elle sauta sur sa baguette et la pointa sur l'homme ensanglanté.
« Stupéfix ! »
Drago Malefoy se figea. Le chien, tout endolori, se releva et s'approcha de Sévélia.
Elle glissa sa main dans son poil et chuchota :
« Naël ? »
Le chien reprit alors sa forme humaine.
« Animagus non déclaré. Ne le dis à personne. »
Sur ses mots, ils remontèrent tous les deux dans leur salle commune, laissant le corps inerte de Drago et en le réanimant que depuis la fenêtre de leur chambre.
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Le mois de février passa à une vitesse infernale. Entre les révisions pour ses ASPIC et la relation cachée qu'elle entretenait avec Nathanaël, Sévélia ne voyait presque plus son père. Ce dernier passait son temps à enlever des points à Nathanaël, même s'l était dans sa propre maison, pour des raisons totalement stupides. Tous les élèves s'étonnaient du nouveau mode de vie du jeune Malefoy. Car aux yeux du monde, il ne sortait avec personne. Les rumeurs allaient bon train : un sortilège avait rendu son sexe minuscule, il avait des problèmes d'érection, il avait changé de bord et était devenu gay, il s'était marié… Et ces rumeurs faisaient rire Sévélia qui pensait : Si seulement ils savaient… Et elle et Nathanaël plaisantaient sur ces rumeurs pendant des heures.
Nathanaël était désormais sûr de ce qu'il ressentait pour Sévélia. Après avoir mordu son père, il s'était rendu compte que rien n'aurait pu le détourner de la jeune fille.
« Sévélia ? Tu vas bien ? »
Sévélia était enfermée dans les toilettes depuis plus d'une demie heure. Elle en sortit, les yeux bouffis et rougis, l'air fatigué et plus pâle que d'habitude. Il la regarda, un air inquiet sur le visage.
« Ça fait trois jours que tu vomis tous les matins ! Tu vas bien ? »
Sévélia se blottit dans ses bras.
« J'ai peur de… avoua t-elle.
- Peur de quoi ? » S'étonna t-il.
Elle ferma les yeux, un air coupable se gravant sur son visage.
« Je crois que… que je suis… enceinte… »
Il la lâcha vivement et la regarda, plus inquiet encore.
« Tu crois ? On… on a fait attention pourtant… »
S'il était à présent certain de l'aimer, il n'était pas certain d'être capable à l'assumer. Et si elle était enceinte, il sera bien obliger d'assumer. Elle s'inquiétait elle aussi, mais elle était certaine d'arriver à s'en sortir.
« Naël, je suis désolée… soupira t-elle.
- De quoi ?
- De t'apporter autant de problèmes.
- Je t'aime et rien ne pourra changer mes sentiments pour toi… »
Il l'embrassa avec plus de passion que d'habitude.
« Je ne te quitterais jamais, quoi qu'il arrive. Même si tu es enceinte, même si je dois défier mon père, le tien… »
Son cœur battait à 100 à l'heure. Il venait de lui faire une promesse qu'il n'était pas certain de pouvoir tenir. Avoir un enfant maintenant serait une véritable malédiction. Elle l'enlaça, glissant sa tête dans le creux de son cou, appréciant l'odeur de son parfum et de son after shave. Elle mordit son cou, puis remonta doucement pour mordiller son lobe d'oreille. Il poussa un râle de plaisir. Sévélia l'entraîna jusqu'à son lit et s'installa au dessus de lui, une fois qu'il fut installé. Ses hormones devaient la déranger : elle n'avait autant eu envie de lui.
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« Malefoy ? Je peux te parler ? »
Maria Gomez interpella Malefoy à la sortie du cours de métamorphoses. Nathanaël la suivit dans un couloir.
« Qu'est ce que tu veux ?
- Toi ! » Répondit elle sournoisement.
Sa ténacité aurait plu à Nathanaël autrefois, mais maintenant, ça le dérangeait.
« J'ai cours, désolé. »
Il commença à s'éloigner. Elle le retint. Elle le plaqua contre le mur et l'embrassa langoureusement en glissant sa main sous sa chemise.
« Avoue que tu en as envie ! »
De son autre main, elle défit sa braguette.
« Tu ne pourras pas te contenter de cette sale sang de bourbe toute ta vie ! »
Il la poussa de toutes ses forces. Elle se cogna la tête contre le mur. Il serrait les poings.
« Qu'est ce que tu as dis ?
- Elle n'est pas faites pour toi et au fond de toi tu le sais ! »
Elle partit avec un geste de la main, plus qu'aguicheur.
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Quand Nathanaël entra dans la chambre, Sévélia était allongée sur son lit. Elle n'avait pas prit la peine de venir en cours de toute la journée. Elle observait le plafond, sans ciller. Il s'approcha d'elle et remarqua que ses yeux brillaient de larmes.
« Tu vas bien ? Tu n'était pas en DCFM, cet après midi. Le professeur Lupin m'a demandé si tu allais bien.
- Je suis enceinte. Le test est positif. »
Il s'allongea à ses cotés et la prit dans ses bras. Elle laissa les larmes dégringoler sur ses joues. Elle ne pleurait pas de joie comme il semblait le croire, mais de peur et d'inquiétude. Elle voulait finir ses études, se marier, trouver un travail puis avoir des enfants, plus tard. Il la serra plus fort, une boule s'était formée dans son estomac.
« Qu'est ce que tu veux faire ? »
Elle se leva et observa longuement la réaction de l'homme qu'elle aimait.
« Le garder, bien évidemment. »
Il l'embrassa.
« Moi aussi… ça va être dur de l'annoncer à nos parents… »
Elle haussa les épaules.
« Tant qu'on sera tout les deux, tout ira bien. Tu ne crois pas ? »
Il la serra plus fort. Ils avaient tous les deux besoin de réconfort et d'aide. Besoin de quelqu'un pour les soutenir.
Ils firent l'amour comme jamais, avec plus d'amour et de passion que jamais.
Elle s'endormit. Il l'observa, paisible et calme. Il glissa sa main sur le ventre de Sévélia et se baissa pour embrasser son nombril.
« Toi aussi, je t'aimerai. »
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Maria Gomez devint le plus gros problème de Nathanaël, très rapidement. Elle se mit à le suivre dans tous les couloirs et à s'asseoir avec lui dans tous les cours. Elle arborait des tenues de plus en plus légères. Et Nathanaël avait beau être amoureux de Sévélia, il ne pouvait s'empêcher de trouver Maria particulièrement attirante… non, pas attirante, bandante.
Un soir qu'il rentrait dans son dortoir, elle était là, allongée sur son lit, vêtue uniquement d'une nuisette.
« Qu'est ce que tu fous là ? » demanda t-il.
Sa voix avait légèrement flanché. Elle répondu tranquillement :
« Je t'attendais. »
La voix de Maria laissait entendre ce à quoi elle s 'attendait. Il ordonna, pas très convaincu.
« Sort, s'il te plait ! »
Maria enleva la nuisette, il ne pouvait détacher son regard du corps sans défaut de l'adolescente. Elle avait beaucoup plus de poitrine que Sévélia et il ne put s'empêcher de l'admirer. Elle fut nue très rapidement. Elle écarta doucement les jambes. La proposition la plus alléchante qu'il eut depuis longtemps.
Et il ne pu la refuser.
Il se déshabilla rapidement et sans plus de cérémonie, se rapprocha d'elle et la pénétra brutalement.
Ce fut mille fois moins romantique et bien qu'avec Sévélia. Il avait la très désagréable impression d'être redevenu lui même. Un coup sans lendemain, qui, il s'en rendit compte trop tard, pourrait lui faire perdre beaucoup.
Sévélia crut qu'une partie d'elle se brisait quand elle entendit les gémissements et les cris de Maria, provenant de la chambre de Nathanaël. Elle s'enferma dans sa chambre et se mit à pleurer.
Elle lui avait fait confiance…
…elle était enceinte de lui…
…et le plus stupide…
…c'est qu'elle l'aimait.
Nathanaël ne dormit pas de la nuit. Il vira Maria après avoir couché avec elle, mais n'osa pas aller voir Sévélia. Il était presque sûr qu'elle l'avait entendu… et les prochains jours le lui prouveraient. Il se sentait sale, mal, et stupide. Il lui avait tout promis, et c'était éclipsé à la première occasion.
Sévélia ignora Nathanaël pendant toute la dernière semaine de mars. Elle évitait ainsi la confrontation et son issu qui pourrait être dramatique. Même si elle devait élever seule son enfant, elle le ferait. Après tout, ça mère l'avait fait, pourquoi pas elle ? Son ventre commençait à s'arrondir. Elle accoucherait début octobre si tout allait bien.
Nathanaël la suivait 24h sur 24, vérifiant si elle allait bien. Il voulait lui parler, s'excuser, se faire pardonner par n'importe quel moyen, mais il avait peur que leur discussion se termine mal. Il passa trois nuits dans son lit sans qu'elle s'en rende compte. Il essuyait ses larmes, sachant qu'elle les avait versé par sa faute. Puis l'observait, s'attardant sur son ventre arrondi. Fille ? Ou garçon ? Il priait pour que ce soit un garçon. Il pourrait lui apprendre à jouer au Quidditch, et à draguer. Il s'y voyait déjà.
Le dimanche, il passa la nuit à caresser son ventre, comme la veille, et l'avant veille. Mais cette fois ci, elle se réveilla.
« Qu'est ce que tu fais? » demanda t-elle sèchement.
Elle prit la main de jeune homme, et l'enleva de son ventre.
« Vas t'en, s'il te plait! »
Les larmes brillaient au coin de ses yeux. Il baissa les siens.
« Je t'en pris… écoutes moi! Et sans me couper la parole! (Aucune réaction de Sévélia, il prit le risque de continuer) J'ai… j'ai passé ma vie à coucher à droite à gauche. Elle me draguer depuis plus d'un mois et je… ça m'a angoissé je crois, cette histoire de bébé et … je ne savais pas quoi faire, j'étais perdu. J'ai craqué. Et je m'en veux, si tu savais ce que je m'en veux… »
Il avait les larmes aux yeux, c'était la première fois qu'il lui disait réellement ce qu'il pensait, sans artifice, sans vouloir obtenir autre chose qu'un pardon qu'il osait à peine espérer. Elle le regardait, voyant les mots se bousculer dans son esprit. Quand elle fut sûr qu'il avait terminé, une boule de stress se forma dans sa gorge, comprenant que c'était à son tour de parler.
« Imagines ce que j'ai du ressentir, pauvre idiot! Toi, tu peux te défiler, pas moi! C'est moi qui suis enceinte, c'est moi qui serais obligé d'assumer! Toi, tu peux te défiler, personne ne s'en rendra compte. TU AS LE CHOIX! Tu as toujours eu le choix. Je ne veux pas que notre relation devienne une obligation pour toi. Mais… je ne te reconnais plus, Nathanaël. J'avais l'impression de t'avoir changé sur ce point là, sur ta façon de voir les femmes, de me voir moi… Je me suis trompé. Je n'étais qu'une de tes…
-Tais toi ! C'était une erreur avec Maria ! Je veux avoir cet enfant avec toi ! Je t'aime !
-Alors prouves le! » Hurla Sévélia.
Aucun d'eux ne parla pendant plusieurs minutes, qui leur parurent une éternité. Puis Sévélia brisa ce silence, devenu trop pesant.
« Si tu t'engages maintenant, tu ne pourras plus changer d'avis!
- Je sais, mais je veux passer ma vie avec toi. »
Il reposa sa main sur son ventre avant d'ajouter :
« Je veux passer ma vie avec vous! »
Elle le jaugea quelques instants.
« Je ne veux pas de toi ce soir. Je dois réfléchir. Et je tiens à te dire que c'est ta dernière chance, à toi de la saisir. »
Il se leva, devinant que la discussion était close, puis l'embrassa doucement avant de sortir de la pièce.
Sévélia se rendormit, décidant que dans tout les cas, elle devait l'annoncer à sa mère. Le plus tôt possible.
« Maman,
Je ne t'ai pas donné de nouvelles depuis noël et je m'en excuse, mais j'ai un emploi du temps plutôt chargé. J'ai beaucoup de choses à te dire, des choses à se dire face à face. Pourrait-on se retrouver à Pré-au-lard, le week end du 3avril. Samedi, vers midi, chez Rosmerta ? C'est très important, alors je t'en pris, sois là.
Je t'aime, Sévélia. »
Hermione s'inquiéta après avoir lu la lettre de sa fille. D'ordinaire, elle préférait tout dire dans les lettres. Ça devait être important, très important.
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Sévélia ignora Nathanaël toute la matinée du lendemain. Plus pour lui faire du mal que parce qu'elle devait encore réfléchir. En effet, elle avait prit sa décision depuis bien longtemps. Après le cours de défense contre les forces du mal, elle lui lança un regard accrocheur et il la suivit jusqu'à la salle sur demande, qui étonnamment fut vide.
Nathanaël n'osait pas la regarder, le regard rivé au sol, il attendait qu'elle parle.
Elle prit une bouffée d'air frais.
« Je… je n'ai jamais autant haï que je te hais. (Il blêmit) Mais je t'aime comme jamais je n'ai aimé. »
Il osa enfin la regarder. Elle souriait.
« Mais, je te jure que si tu me refais un coup de ce genre… tu le regretteras amèrement. Et ce ne sont pas des paroles en l'air. Je ne veux pas que mon enfant soit l'un des enfants bâtards venant s'ajouter aux nombreux enfants bâtards de ta famille. Je veux qu'il ou elle ait une famille. Et si tu n'es pas capable d'assumer ça, je préfère que tu t'en ailles maintenant !
- Je ne t'abandonnerais jamais. Je ne vous abandonnerais jamais. »
Il s'approcha d'elle. Elle l'embrassa prudemment. Il lui faudrait plus de temps.
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Bisous bisous. Reviews Reviews.
Bewitch _ Tales
