Titre : Hôtel Umaid Bhawan Palace

Auteur : Iroko

Base : Gundam Wing

Genre : romance indienne

Disclamer : les personnages ne m'appartiennent pas, pas plus que l'hôtel.

Blabla de l'auteur : J'ai chopé la grippe pendant les vacances, c'est pas la forme. Merci à ceux qui continuent de me lire et de me reviewer malgré le rythme sporadique de parution. J'ai déjà écrit la moitié du prochain chapitre donc il y a une chance qu'il arrive plus vite.

Hôtel Umaid Bhawan Palace

Chapitre 4

Bouh, j'ai pas revu mon japonais depuis hier matin. C'est triste la vie. Par contre j'ai pu faire la grasse matinée ce matin. Le service d'étage est passé mais il n'a pas eu l'outrecuidance de me réveiller pour pouvoir refaire mon lit. En fait je dormais pas mais j'ai fait semblant, c'est pas souvent que je peux trainer au lit le matin. Ah j'adore les lits king size. Bon. Il est presque midi. Faudrait peut-être que je me lève, non ? Déjà que j'ai loupé le petit-déjeuner – ce qui ne me ressemble pas – mais si j'avais commandé au lit les gus seraient revenus une heure après pour ramasser et faire le lit. Qu'on me laisse tranquille ! Enfin, c'est pas tout ça mais faut pas que j'arrive en retard pour le déjeuner. Et cet aprèm, on retourne faire des affaires. Ce soir : cocktail. Mais c'est à notre hôtel donc je pourrais m'éclipser discrètement si j'ai envie.

(en chantant)

- Bonjour ô soleil ! Éclaire ma journée ! Que…

Comment ça que j'arrête de m'égosiller ? Pff. Vous êtes pas mélomanes. Z'avez qu'à aller voir ailleurs si j'y suis pendant que je prends ma douche. Vous restez quand même ? Je le savais que vous étiez une bande de hentaï. Vous allez le regretter.

* Bruit d'eau *

Bon, alors 38°… c'est long… ah, là on est à la bonne température.

- (en chantant) J'ai deux roupies dans ma poche, j'ai aucun argent, j'ai deux roupies dans ma poche, j'ai aucun argent, et toujours gay-gay, et toujours gaiement… (1)

Hum, il sent bon ce savon. Dommage que j'ai personne pour me frotter le dos.

- (toujours en chantant) … j'aurais voulu être paysan et puis épouser un beau brun, mais c'est plus possible maintenant que j'suis dev'nu maître du monde… (1)

Je suis sûr que ce beau brun a le corps joliment sculpté. Et ses mains m'ont semblées plutôt douces quand elles m'ont frôlé. S'il daignait les poser sur mon corps… mince, j'ai réveillé ma libido maintenant. Et j'ai pas trop le temps de traîner sous la douche. Couchées les hormones.

Tant pis, je suis trop excité. Et puis il faut bien se détendre avant une dure journée de travail, non ? Vite fait, bien fait, bien que ce serait meilleur si j'avais quelqu'un pour m'aider. Hmm, un japonais sous la douche…

* se « caressant » de manière sauvage plus que véritablement sensuelle – même si… – Duo parvint rapidement à la jouissance, se libérant dans un cri à vous faire rougir jusqu'au bout des orteils (c'est là que le personnel de l'hôtel aurait du en profiter pour vérifier l'insonorisation) *

Ah ! Qu'il est bon de commencer la journée aussi agréablement. Et je suis même pas en retard pour le déjeuner.

Toc. Toc.

Tiens, qui ça peut être ?

- Oui ?

- Duo ? Nous allons déjeuner, tu es prêt ?

- Oui maman. Je termine mon nœud de cravate et je sors.

J'ai l'impression d'être un petit garçon là. Heureusement que je m'entends bien avec mes parents parce que je travaillerai avec eux jusqu'à ce qu'ils prennent leur retraite. S'ils la prennent.

- Me voici ma dame ! Mille excuses pour mon retard impardonnable indépendant de ma bonne volonté.

- Dit celui qui vient de passer trois heures sous la douche.

- Comment osez-vous m'injurier de la sorte ? Venez madame, laissons ce cuistre aller seul. Je saurais mieux que lui vous être agréable.

- Inutile de tenter de charmer ta mère, fiston. Elle n'a jamais eu d'yeux que pour moi.

- C'est bizarre, il me semblait que tu avais rivalisé avec le premier de promo pour me séduire.

- Papa a eu un rival ?!

- Eh oui. Un japonais beau à croquer.

- Mais euh !

- Comment il s'appelait déjà ?

- Me souviens plus.

- Comme si tu pouvais oublier le nom de ta Némésis. Vous étiez des rivaux acharnés. Y'a pas une matière où vous ne vous disputiez pas la première place.

- J'aurais voulu voir ça.

- C'était très amusant. C'est pour ça que je n'ai pas dit tout de suite à ton père que j'étais amoureuse de lui.

- De quoi !

- Allons, avoue que ça t'aurais frustré de ne pas avoir pu battre Yuy pour une fois.

- Il s'appelait Yuy ?

- C'était son nom de famille. Et comme il n'autorisait personne à l'appeler par son prénom, je ne m'en souviens plus. En tout cas, il avait beau être une gravure de mode, il était aussi froid et expressif qu'un glaçon alors je ne l'ai jamais considéré comme un petit ami potentiel.

- Et c'est maintenant que tu le dis. Ah les femmes…

- Bah, tu n'as jamais regretté de m'avoir épousé, non ?

- Laisse-moi réfléchir…

- Mais c'est qu'il est taquin.

- Et dire que c'est mes parents…

- Insolent !

… je n'en changerais pour rien au monde. Etre d'aussi terribles businessmen et garder un tel humour, ça parait presque incompatible. M'enfin, je suis bien parti pour leur ressembler sur ce point.

***

L'après-midi a passé très vite. Habillé tel un prince hindou – bon peut-être pas un prince, ils sont couverts de bijoux onéreux en général – je me rends à la réception. Un sourire de circonstance plaqué sur le visage, je fais mon numéro de charme à nos clients actuels et potentiels. Eh ! J'ai pas dit charme physique. Même si ça peut aider. Je montre surtout que je me suis intéressé à leur entreprise, je les flatte sans en avoir l'air et je leur développe comment nos sociétés pourraient générer un succès commercial en s'associant pour tel projet. Évidemment le champagne est de rigueur et, venant de terminer mon premier verre, je cherche un serveur des yeux quand le bras de l'un d'eux entre dans mon champ de vision pour me proposer une coupe. Ce n'est que lorsque nos doigts se frôlent que je me rends compte de la teinte dorée des siens et que je regarde réellement le serveur. Mon japonais, une fois assuré que je ne lâcherai pas la coupe en cristal, agrandit son sourire d'un demi-centimètre – ou alors c'est moi qui fantasme – avant de s'en aller, son plateau vide sous le bras. À partir de là un rituel s'instaure. À chaque fois que ma flûte est vide, il apparait comme par enchantement pour m'en offrir une autre. Je ne sais plus combien de fois nos doigts se sont frôlés – au milieu de cette foule je n'osais pas pousser plus avant ce jeu – pas plus que le nombre de verres de champagne que j'ai bus. À un moment donné je me suis rendu compte que je commençais à être sérieusement soul et j'ai préféré quitter la réception avant de faire un quelconque éclat. Arrivé dans ma chambre je me suis écroulé comme une masse sur mon lit, après avoir ôté le plus délicatement possible mon costume qui devait encore servir cette semaine. Je me sens sur un petit nuage, troublé comme une collégienne par ce petit jeu dont je commence à douter de l'innocence. À ce stade ça ne peut plus être des coïncidences, non ?

TZUSUKU

(1) mais non je n'écoute pas Naheulbeuk.