Titre : Hôtel Umaid Bhawan Palace
Auteur : Iroko
Base : Gundam Wing
Genre : romance indienne
Disclamer : les personnages ne m'appartiennent pas, pas plus que l'hôtel.
Blabla de l'auteur : Il s'est passé beaucoup de temps entre l'écriture du début et de la fin de ce chapitre. Encore une fois la preuve que je n'ai aucune notion du temps et que j'ai trop de projets en cours. J' en suis désolée et je remercie les lecteurs fidèles qui continuent de lire mes histoires malgré la parution sporadique, et puis les nouveaux aussi ^^. Quand j'ai pas le moral il me suffit de relire vos reviews pour tenir le coup.
Hôtel Umaid Bhawan Palace
Chapitre 5
Oulà, je suis vraiment pas frais ce matin. Même la douche a pas réussi à me réveiller complètement. Et je vous parle pas de la gueule de bois. D'ailleurs j'ai commandé une aspirine, je pourrais pas tenir toute la journée avec un mal de tête pareil.
Toc toc toc.
Aïe aïe aïe. Pourrait pas frapper moins fort ?
- Ouais ?
- Room service. Vous avez demandé une aspirine.
Ça je sais. J'espère que vous apportez le verre d'eau avec, ça fera ça de moins à chercher. C'est bizarre cette voix me dit quelque chose.
- Merci beauc…
- De rien, tenez.
- …ah euh… merci.
- Bonne journée.
C'est moi ou ce damné japonais vient encore d'apparaître devant moi alors que je ne m'y attendais pas ? Et je suis sûr qu'il en a profité pour se rincer l'œil. Vu que j'avais enfilé un peignoir un peu à l'arrache je me retrouve avec une épaule à l'air libre et un torse un peu découvert. Heureusement les bijoux de famille étaient bien drapés. Mais je dois avoir une tête à faire peur ! J'ai les cheveux tout ébouriffés – remarque, ils le sont dès qu'il y a un peu de vent – les yeux bouffis et les sourcils froncés à cause du mal de tête. Bouh, si j'avais un ticket je suis sûr que je l'ai perdu. Comment ça j'en ai jamais eu ? Z'êtes pas gentils de me briser tous mes espoirs là. Même si c'est moi qui ait commencé. Enfin bon. Au moins une journée qui a aussi mal débuté ne peut que finir bien, non ? …J'adore votre optimisme. Puisque c'est comme ça, je vais passer à la seconde épreuve de la journée : me rendre présentable. Avec un peu de chance… non j'suis sûr que maman va me mettre à jour direct. Ça fait longtemps qu'elle ne m'a pas grondé pour des abus de boisson. Grondé tout court aussi. Pouf, j'ai l'impression d'avoir perdu cinq ans d'âge mental en cinq jours. Faudra que je demande à papa s'il s'était senti aussi bête quand il courtisait maman. Sauf que lui il avait ses chances. Moi il me reste deux jours avant de dire adieu à mon japonais. Et sans qu'il ait été mien. D'un autre côté, même s'il n'était pas indifférent, c'est pas avec mon assurance de puceau que j'aurais été capable de lui faire du gringue. Au moins ça restera un beau fantasme. Et moi j'en suis un sur pattes. Elégant comme je suis, nul ne pourrait deviner l'état dans lequel je me suis levé. Allons faire avaler cette couleuvre à maman.
***
- Bonjour papa, maman.
- Bonjour fiston.
- Bonjour, toi tu as trop bu hier.
- …Comment tu as deviné ?
- Je suis ta mère. Et en général tu t'habilles plus décontracté quand tu as quartier libre.
- On n'a pas de rendez-vous aujourd'hui ?
- Si tu ne t'étais pas mis la tête à l'envers, je suis sûre que tu t'en serais rappelé. Cet après-midi tu ferais bien d'aller te rafraîchir les idées à la piscine.
- Bonne idée, je n'y ai pas encore mis les pieds. Je me demande à quoi ressemble une piscine de maharadjah. Et vous vous avez prévu de faire quoi ?
- Ta mère va faire du shopping et moi je rejoins un associé pour une partie de golf.
- Nous allons donc faire du sport tous les trois.
- Ça dépend si tu comptes faire des longueurs à grand déploiement de muscles ou si tu restes à faire la méduse dans un coin de la piscine.
- Comment peux-tu comparer ton fils à une méduse ?!
- Assez facilement. Vous êtes tous les deux beaux, dangereux et vous traînez nonchalamment quand ce n'est pas l'heure de la chasse.
- Mouais.
- Mange donc fiston, tu sais bien que tu n'auras jamais le dernier mot avec ta mère.
- Parles pour toi, je n'ai pas encore renoncé.
- C'est beau l'inconscience de la jeunesse.
- Au fait Duo, tu ne nous as pas dit ce qui t'avait amené à ces excès de boisson inhabituels ?
Et m… J'aurais mieux fait de me faire oublier. Ça va être dur de noyer le poisson maintenant.
- Ma foi, j'ai tellement parlé que je ressentais le besoin de m'hydrater régulièrement la gorge. Et le champagne était plutôt léger, concentré sur la conversation j'ai mis du temps avant d'en percevoir les effets, et de me rendre compte que j'avais bu plus que je ne m'autorise d'habitude.
Vite, trouver quelque chose pour détourner son attention, ça m'étonnerait qu'elle avale ça.
- D'ailleurs, Monsieur Arjuna (1) s'est montré très intéressé par un partenariat pour vendre ses bijoux aux Etats-Unis.
- Le troisième meilleur joailler d'Inde ? C'est une opportunité à ne pas manquer.
- En effet. Surtout qu'avec la vitesse à laquelle il a construit sa réputation, il pourrait bien passer deuxième d'ici peu.
- Je vais contacter nos chargés de relation pour entamer les négociations.
- Tu pourras en profiter pour m'acheter une parure.
- Tu veux un de ces monceaux de pierres précieuses qui pèsent trois tonnes, font trois mètres de long et te rendent aveugle ?
- Très drôle. Il fait toutes sortes de parures tu sais. Pas que le tape à l'œil clinquant des grands maharadjahs. C'est le prix qui te gène ?
- Voyons ma chérie, tu sais bien que je dépenserais ma fortune pour toi.
- Notre fortune ne va pas fondre avec l'achat d'un petit bijou. Et puis ça fait toujours son petit effet de porter le produit du client avec lequel on négocie.
- Tout à fait. Par contre, finies les taquineries. Si je ne me dépêche pas je risque d'être en retard.
C'est vrai qu'on est en train de finir le dessert et que l'heure est déjà avancée. Il me tarde d'aller me délasser dans la piscine.
- Bon après-midi.
- Bon shopping.
- Bon golf.
- Bonne médusation.
- Maman !
- À ce soir, mon chéri.
Ah là là. Bon au moins j'ai réussi à dissimuler l'objet de mon trouble. Allons chercher le maillot de bain. Prenez garde, le requin arrive ! Une méduse, non mais vraiment…
Hmmm. Ça fait du bien de se prélasser dans une aussi belle piscine. Surtout qu'y a pas un péquenot. Les gens doivent venir plus tard. En tout cas je vais pouvoir faire mes longueurs en toute tranquillité. Enfin, une fois que j'aurais fini de me détendre en faisant la planche. …Le premier qui me reparle de méduse, je le noie.
Pouf. Je pense que je me suis fait assez de muscles pour un mois. J'espère que je n'aurai pas trop de courbatures. Parlant de ça, ils doivent faire des massages. J'vais aller me renseigner tiens. Je fais juste un dernier tour de piscine. On se croirait dans un palais aquatique. Les décors d'algues sur les murs, le silence à peine troublé par le clapotis de l'eau autour de moi… Bon être seul doit y être un peu pour quelque chose. Et il est temps que je sorte, je commence à avoir la peau fripée. Ce qui n'est pas convenable pour ma réputation ! Ben oui, je suis sensé être un requin. Qui a dit méduse ?! Bon je vais me sécher et vérifier que je suis présentable avant d'aller chercher des infos sur les masseurs. Ah non, si c'est des masseuses je passe. Pas envie de me faire tripatouiller par une nana. Comment ça si c'est un mec je vais bander ?! Non mais vous me prenez pour un sex-addict ?! Je tombe pas pour tous les hommes que je croise, le masseur ne me fera pas plus d'effet que mon père ou Quatre, sauf si c'est mon type mais il y a une chance sur un million.
…J'avais oublié que le millionième travaillait ici. Mais pourquoi il change tout le temps de poste ! C'est vrai quoi, un jour il sert de portier, un autre de serveur au restaurant et il a choisit aujourd'hui pour faire le masseur ! J'ai vraiment pas de chance. Comment ça c'est la chance de ma vie ? Ah non, hors de question ! S'il pose un seul doigt sur moi je vais frissonner des pieds à la tête. J'ai pas envie de me ridiculiser. Il ne peut rien y avoir entre nous à part un peu de flirt discret pour s'amuser. Je vais pas lui laisser voir à quel point il me trouble. Je retourne dans ma chambre.
Hmm. C'est trop bon, j'ai jamais été aussi détendu. Mon corps est recouvert d'huile mais je n'arrive pas à déterminer si je me sens engourdi ou au contraire tous les sens aiguisés. Tous mes muscles sont dénoués… sauf ma virilité qui se durcit de plus en plus alors qu'il me masse au niveau du ventre, de l'aine… encore un peu plus près… aaaah ! Oui, comme ça. Mon premier massage intime. La première personne qui me touche à cet endroit depuis que je me lave tout seul. Nah pas penser à maman, ça tue l'ambiance ! Huh ! Là même moi j'avais jamais rien mis – non j'ai jamais eu besoin de suppositoire – c'est étrange… mais pas désagréable. Avec l'huile ça passe tout seul. Même le deuxièèèèèèèèème ! C'est troooooooooooop bon, Quatre tu m'avais pas dit que c'était si délectable de se faire tailler une pipe. D'un autre côté je te vois plutôt le faire à ton mec plutôt que l'inverse. Hmmm… s'il continue comme ça je vais jouir. Eh ! Pourquoi il arrête ?! Et il retire ses doigts aussi, tiens je m'étais pas aperçu qu'il en avait mis un troisième… que… ha ! Quatre je suis plus vierge ! Mmmm il est si chaud en moi. Il me possède entièrement, c'est plus agréable que tout ce que j'avais imaginé. Ses va et viens me font trembler de plaisir, je sens que je vais bientôt… hmm… encore un peu… !
Ah, y'a pas à dire un petit fantasme agrémenté de quelques coups de poignet, ça fait du bien. Quoi, vous croyez que j'y étais allé finalement ? Pas fou non ? Sinon j'aurais pensé au préservatif. Et ça aurait certainement été moins agréable, il parait que la première fois ça fait bien mal. Et puis même après c'est pas de la tarte – merci Quatre pour les informations encourageantes et sinon pourquoi t'as toujours l'air sur un nuage quand tu sors de ses bras alors ? M'enfin bon, si j'y étais allé j'aurais eu un massage très agréable mais très professionnel, et je serais reparti aussi rouge qu'une tomate d'avoir bandé – bien malgré moi – et lui ce serait sûrement moqué de moi avec les autres serviteurs. Nope, préservons ma dignité et allons dîner comme un prince, inaccessible au commun des mortels. On y croit. Comment ça le room service va devoir s'occuper des draps souillés ?
TZUSUKU
(1) il parait que ça veut dire « le brillant » en hindi, j'ai trouvé ça approprié pour un vendeur de bijoux
