Cette Fanfiction est la première que j'écris dans l'univers whovien. J'espère que je ne trahirai pas trop l'esprit, mais bon, un petit peu quand même parce que c'est bon de sortir des sentiers battus.
Disclaimers : les personnages ne m'appartiennent pas, tout comme le poème en introduction qui vient d'un livre de Robin Hobb.
Chapitre un
P.O.V. Rose Tyler
Canary Walf. Ces deux mots avaient changé ma vie, à jamais. Ils avaient transformé le rêve en cauchemar, la vie en survie.
Le Docteur. Il était devenu toute ma vie, maintenant que j'étais piégée dans ce monde parallèle, je ne savais plus quoi faire. Certes, j'avais gagné un père. Ici, Pete était vivant. Mais le gain d'un père valait-il la perte d'un docteur ? J'avais fait mon choix. J'avais décidé de retourner vers lui alors qu'il m'avait renvoyée vers ma famille. Il était tout pour moi et désormais, j'étais seule.
Je le savais reparti à l'aventure, avec son Tardis. Il me l'avait dit quand nous nous étions vus en Norvège. J'espérais pour lui qu'il s'était trouvé une autre compagne. Il n'était pas fait pour rester seul. Il ressassait alors trop de mauvais souvenirs.
Pendant des journées entières, je m'étais engluée dans une mélancolie sans fond. Puis les journées s'étaient transformées en semaines, les semaines en mois et dans une semaine, cela ferait un an que j'avais quitté le Docteur, que ma vie avait pris fin.
Je travaillais avec Pete, Mickey et d'autres à Torchwood. Tous les mondes avaient été ébranlés par le voyage des cybermen de ce monde vers le mien. La faille s'ouvrait régulièrement en laissant sortir des surprises plus ou moins plaisantes. Le travail ne manquait pas. Cependant il manquait une touche de folie, une main tenant la mienne, me disant « Cours ! ».
Il y a une semaine, je me baladais dans une librairie. Enfin, je traînais ma carcasse, parce que ma mère ne voulait plus me voir faire le zombi près d'Enzo. Enzo, mon petit frère. Ma mère avait accouché quelques semaines plus tôt. Elle était devenue gâteuse, tout comme Pete. Je me sentais la seule adulte dans cette maison. Mais, des fois, la nature reprenait ses droits et ma mère redevenait ma mère et se rendait compte de mon état. Dans ces moment-là, elle m'exhortait de sortir me détendre, de voir Mickey. Le pauvre, depuis que j'étais revenue, je ne le voyais plus. Nous n'étions plus les Rose et Mickey d'il y avait trois ans. Le jeu de carte avait été redistribué. Il avait gagné au change et moi…
Donc ma mère m'avait poussée à voir Mickey. Nous avions décidé de nous balader dans le centre de Londres. Et c'était là que mon attention avait été attirée par une minuscule librairie coincée entre deux géants de l'habillement. J'entrai, pendant que Mickey protestait que les livres n'était pas la solution à mon problème. Enfin, c'était surtout que lui y était allergique. Sur une étagère, au milieu d'autres livres, un livre était ouvert à une page et sur cette page, était écrit un poème, quelconque à première vue, mais qui me retourna au plus profond de mon être.
A cet instant, je compris. Jusqu'à présent, je m'étais laissée faire, trimbalée pendant toute une année d'un point à un autre, sans contrôler ma destinée. A ce moment, je décidai que c'était assez ! Je ne le laisserais pas s'en aller. J'irais retrouver le Docteur, quelque soit le prix à payer. De toute façon, je ne pouvais plus vivre loin de lui. La vie n'avait plus aucun sens.
Le Docteur m'avait dit que la faille ne pourrait pas se rouvrir, que je devais rester dans ce monde. Mais personne n'était omniscient, bien qu'il fut la personne qui s'en rapprochait le plus. Il y avait sûrement une faille dans son raisonnement et je la trouverais. J'étais prête à y passer toute ma vie. Je ne savais pas que mon vœu allait être si rapidement exaucé.
J'étais retournée à Torchwood, laissant Mickey perdu au milieu de la bibliothèque. Je savais que s'il existait une solution à mon problème, elle se trouverait là-bas. C'était là que tout avait commencé et donc devait finir. J'étais dans la salle, la tête collée à ce mur. A ma demande, la pièce était restée intacte. C'est dans cette position que Pete me trouva. Il était essoufflé. Mickey avait dû les appeler, s'inquiétant que je parte sans aucune explication.
« Rose, que fais-tu là ? »
« Je cherche quelque chose, il doit forcément y avoir quelque chose. »
« S'il te plaît, tu peux lâcher ce mur et rentrer à la maison ? Tu sais bien qu'il n'y a rien, les meilleurs spécialistes ont passé des jour à l'étudier. »
Je devais avoir une tête de démente pour qu'il me parle comme à une enfant de trois ans. D'un autre côté, il était normal que je ne garde pas une permanente en traversant tout Londres en courant comme si ma vie en dépendait.
« Je sais que je ne suis pas la femme parfaite à marier, mais j'ai quelques notions en couture et quelque soit le talent de la couturière, quand on recoud une déchirure, il reste toujours une trace, aussi infime soit-elle. »
« Rose, je reconnais que les jours à venir ne vont pas être des plus facile pour toi, mais arrête de croire au Père Noël. Tu n'as plus trois ans ! »
« Pete, s'il te plaît, laisse-moi croire à ce que je souhaite. Je trouverai l'accro même si je dois rester ma vie devant ce mur. »
« Très bien, tu es adulte. C'est ta vie que tu gâches à courir après une chimère, après tout. »
« Le Docteur n'est pas une chimère ! Ce monde n'est pas le mien ! Je retournerai dans mon monde quoi qu'il en coûte ! »
Pete avait le don de me mettre hors de moi. Mettez deux Tyler dans la même pièce et vous aurez un mélange plus explosif qu'une bombe atomique. J'étais le Bad Wolf. J'avais absorbé le vortex du temps. J'avais apporté la vie et la mort. Ce n'était pas un mur qui allait me résister ! Un frisson me parcourut alors que je pensais cela. Je sentais que quelque chose d'anormal se passait dans la pièce. Quand je me retournai, Pete avait disparu, tout comme la lumière. Il faisait un noir d'encre. L'étonnement me calma et la lumière revint immédiatement. Et si le Bad Wolf pouvait contrôler la faille ? Et si ce dernier arrivait quand j'étais hors de moi ? Je savais que je tenais une piste, il ne fallait pas que je la lâche.
