Chapitre 4
Lorsque je rouvris les yeux, je découvris que j'étais sur une scène, dans un théâtre. Et pas dans un théâtre contemporain à en juger la paille qui recouvrait le sol.
« Qui est là ? »
Cette voix venait des coulisses et semblait passablement énervée que j'ose être dans ce lieu.
« Bonjour, excusez-moi de vous déranger, je me suis perdue et je suis entrée pour demander mon chemin »
« Vous vous êtes égarée ? Comment peut-on s'égarer et entrer par hasard dans le Globe ? »
« C'est le Globe ? Donc vous devez être … »
« Will Shakespeare, pour vous servir, gente dame »
« Monsieur Shakespeare, c'est un honneur ! »
Après Charles Dickens, j'étais devant William Shakespeare, il ne me manquait plus qu'Agatha Christie et, j'aurais vu tous les plus grands auteurs du Royaume-Uni… William Shakespeare ! Je n'arrivais pas à la croire. Le Docteur cherchait-il à impressionner Martha ?
« Appelez-moi William, je vous en prie. Laissons les Monsieur Shakespeare pour les grandes occasions. »
« comme vous voudrez, William. J'aurais une question étrange à vous poser… »
« Allez-y niveau étrangeté dernièrement, je suis servi. Ce n'est pas tous les jours que l'on peut rencontrer des sorcières… »
« Des sorcières ? à Londres ? Encore un coup du Docteur… »
« Le Docteur, vous connaissez le Docteur ? Il sait vraiment s'entourer de belles femmes. Il faudrait qu'il m'explique comment il fait. Vous ne seriez pas Rose par hasard ? »
« En effet, c'est moi. »
« Je ne sais pas ce qu'il s'est passé entre vous deux, mais il est clair, qu'il n'est toujours pas passé à autre chose. Il regrette votre départ. Je suis sûr qu'il serait très heureux de vous revoir. »
« Il n'y a pas que lui qui regrette. Si vous saviez… »
« Alors qu'attendez-vous ? Foncez ! »
Comme si ses paroles avaient été une formule magique, le bourdonnement recommença. Je savais que le noir n'allait pas tarder à arriver. Je me tournai vers William Shakespeare et je n'eus que le temps de le remercier avant que le noir ne fondit sur moi. Je me demandai où j'allai atterrir.
